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12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

Michel Reboul au Conseil d’administration de l’association ANFFMRFA

28 Novembre 2022, 17:07pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Michel Reboul au Conseil d’administration de l’association ANFFMRFA

C’est avec un grand honneur que je viens de prendre connaissance de mon admission au Conseil d’administration de l’Association Nationale des Familles de Fusillés et Massacrés de la Résistance Française et ses Amis.

Mon engagement dans l’association des Familles de Fusillés (AFFDIRPA) du 12 juin 1944 à Valréas  au sein des divers bureaux, présidés par Joseph Coutton et Mme Raymonde d’Isernia, puis prenant par la suite depuis 2008 la présidence me réconforte dans cet engagement pour la mémoire de nos chers disparus. Je souhaite, malgré certaines péripéties contradictoires poursuivre ceux qui depuis plus de 78 ans ont su perdurer notre association, avec toutefois le soutien des membres des familles de fusillés, qui sans leur présence notre association ne serait viable.

 

Depuis, le massacre de Valréas ne reste pas dans l’oubli :

Joseph Coutton, dernière mémoire de la fusillade du 12 juin 1944 – Association Nationale des Familles de Fusillés et Massacrés de la Résistance Française et ses Amis (familles-de-fusilles.com)

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Occupation éphémère de Valréas par la Résistance.

19 Novembre 2022, 10:54am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Photographie groupe de résistants de Tulle (Corrèze)

Photographie groupe de résistants de Tulle (Corrèze)

Occupation de Valréas par la Résistance décidée, mais loin d'être efficace, si ce n'est de l'inconscience d'un certain haut commandement, sachant que les « troupes de résistants » non loin d'être des centaines d'hommes, mais quelques vétérans de la première guerre mondiale, des résistants venant d'autres lieux « appuyés » par des jeunes réfractaires au S.T.O. Malgré, l'avertissement d'un autre officier, le Commandant Joseph ALAZARD, alias « Don José » : «... le 11 juin au soir, il renseignait lui-même, devant plusieurs témoins à un poste avancé, et sous le feu de l'aviation allemande qui devait se produire le lendemain. Il conseillait une manœuvre en retraite vers le maquis, quitte à faire par la suite un retour offensif. .. » , le repli n'a pas été donné assez vite pour éviter toute confrontation avec l'ennemi. Un des barrages ne le recevant pas, nous en connaissons la suite, comme nous connaissons l'arrestation d'autres résistants en fuite ainsi que des otages civils. Puis cette inconscience d'un « officier » Capitaine par la suite lors de divers combats, André Roger CHAIFFRE, envoyé par le Parti Communiste Français de Marseille pour prendre le commandement des F.T.P.F. Même si sa venue par les FTPF de Valréas est contestée, il a bien était dans l’État Major du Capitaine ALAIN..... et devint par la suite l'officier en second du Colonel LEGRAND au commandement de la Drôme. De cette occupation éphémère, du 8 au 12 juin 1944, deux avions de reconnaissance allemands survolés la région, fallait-il comprendre que les troupes allemandes en retrait étaient prêtes à intervenir au moindre accrochage. Sans repli, comme il avait été décidé, les risques étaient majeurs.

André CHAIFFRE, alias « Roger », se trouvant sur un barrage n'a trouvé de mieux lors du passage des avions, de prendre un fusil mitrailleur et de leur tirer dessus. Fort heureusement sans les atteindre, contrairement au déclaration du capitaine Alain dans un de ses témoignages (le grossissement des actes étant dans chaque engagement militaire bien connu). Mais cet acte, aurait déclenché le mécontentement de certains officiers allemands décidant de prendre en otage la ville de Valréas.

 

Aujourd'hui, cet acte de résistance peut-être perçu comme irréfléchi !

 

Bien des témoignages revendiques, que malgré l'engagement de combattre l'ennemi, la peur était en soi et le manque d'entraînement qu'ils soient du Chef ou du combattant volontaire.

Que ce soit à Tulle, comme décrit ci-dessous, où à Valréas connaissant les faits.

 

« on n'était pas des guerriers, on venait juste de quitter l'école, la charrue. On avait peur pour sa peau. Pour ma part, je songeais d'abord à me protéger des tirs allemands avant de riposter. » - Entretien de Roger Bette avec Emmanuel Amara, dans le documentaire Tulle, enquête sur un massacre 10 juin 1944

« Beaucoup d'éléments ont été décevants sous le feu et on lâché pied dés qu'ils ont senti devant eux une certaine résistance. On ne fait pas des soldats avec des recrues organisées depuis huit jours à peine. Par ailleurs, certains chefs de détachements et de compagnies manquent de l'allant nécessaire pour entraîner les hommes au combat. On sent très nettement la crise des cadres sulbaternes au point de vue militaire » AMT, J.-J. Chapou, Considérations générales sur l'échec de Tulle.

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Hommage aux résistants-combattants

18 Novembre 2022, 14:17pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Hommage aux résistants-combattants

Un peu de rappel en cette période de commémorations diverses et d'engagement (personnel)  dont certaines personnes s'accaparent des faits de guerre, dont ils n'ont entre autre aucune valeur combattante.

A tous ceux qui se sont engagés en qualité de combattants volontaires de la Résistance, poursuivant l'ennemi jusqu'en Allemagne et bravant tous les dangers jusqu'à pour nombreux d'entre eux laissant leur vie pour la Patrie.

Une reconnaissance qui malgré leur absence en cette année 2020, dont la plupart se veulent les témoins de ces valeureux combats ne peuvent être oubliés, et ne peuvent-être occultés par des témoignages qui ne seraient avoir la valeur des leurs. 

Les Valréassiens qui ont poursuivi la guerre après le 12 juin 1944, et surtout repousser les allemands jusqu'en Maurienne et même en Allemagne, ne les oublions pas ; entre autre Élie Jardin, sergent-chef, né le 8 mars 1920 à Vinsobres (Drôme), résistant de Valréas, tué en Maurienne, et bien d'autres résistants de Valréas continuant cette guerre , ceux du Bataillon Morvan , Émile Bouchet, Louis Barthe, Marcel Constant ..

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Tatouage sous le matricule 43360

17 Novembre 2022, 17:03pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Tatouage sous le matricule 43360

Afin de ne pas oublier - Rétro 2005

 

A l’heure où nous nous apercevons que bien des faits de guerre se voient d’être revus ou manipulés par des personnes se devant de donner un autre aperçu des actions menées, mais aussi de certains personnages se donnant une importance, alors qu’il n’en est rien au vu qu’ils ne peuvent apporter une preuve de leurs engagements quelconques dans leurs écrits ou leur parole, nous nous devons de rester vigilants et surtout ne pas hésiter pour la mémoire de nos chers disparus de dénoncer de tels agissements.

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10 JUIN 1944 à Valréas

10 Novembre 2022, 11:02am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

10 JUIN 1944 à Valréas

Toujours dans les recherches de cette période dramatique, loin d’être en « sommeil » , nous découvrons un nouveau document concernant la « libération » de Valréas , le 10 juin 1944 et je suis étonné de prendre note dans cette archive datant ( ?) ,  d’un résumé du 1er bataillon du 1er Régiment F.T.P.F. Drôme

Dates                                                 10 juin 1944             

Nature de l’opération                     Libération

Effectifs engagés                              50

Lieu d’exécution de l’opération    Valréas (Vaucluse)

Résultats obtenus                           nombreuses pertes

Pertes                                                2 tués 1 blessé

Observations                                    (Allemands)

Malgré les 5 éditions de l’ouvrage du 12 Juin 1944 – 53 fusillés à Valréas – Récits et Témoignages, ainsi que mes divers contacts avec les rescapés, que ce soit Joseph Coutton ou Emile Bouchet, de mes diverses lectures d’ouvrages relatant les faits du 12 juin 1944 à Valréas, je n’ai eu connaissance de cette journée du 10 juin 1944 .

Encore une énigme à résoudre…ou pas !

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Le 11 novembre, une cérémonie centenaire

9 Novembre 2022, 10:39am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Le 11 novembre, une cérémonie centenaire

C’est en 1922, voilà 100 ans, que cette date commémorative a été mise en place pour ne pas oublier.

La mémoire de la Première Guerre mondiale s’est mise en place très vite avec des éléments majeurs au niveau local, l’installation rapide de plaques  commémoratives dans les églises (plus rarement dans les mairies) mais surtout par la construction de Monuments aux morts sur l’espace public. Au niveau national la création du soldat inconnu en 1920 puis l’élaboration d’un culte du souvenir avec la cérémonie de la flamme de l’Arc de Triomphe à partir de 1923 ont constitué une autre étape majeure ; Mais c’est la mise en place d’une date commémorative fériée en 1922, qui va ancrer durablement la mémoire du conflit dans la société française.

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Une citation qui ne passe pas à Valréas

8 Novembre 2022, 11:40am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Une citation qui ne passe pas à Valréas

Le 19 août 1945, Charles Borello élu maire après la démission de Jules Niel, décide de faire arranger entièrement le lieu de supplice des otages du 12 juin 1944, c’est-à-dire qu’il soit respecté par tous, par un trottoir avec 2 plaques commémoratives ainsi que de donner suite au projet d’une concession à perpétuité soit réservée aux victimes de la barbarie allemande. Les familles réunies en mairie approuvent le principe : la réunion des corps de nos martyrs dans un même carré au cimetière qui permettra de pérenniser leur sacrifice dans le souvenir de la population. Du reste, depuis la Libération, les deux Conseils successifs qui l’ont précédé ont eu la même pensée. C’est donc un point de vue unanime qui rallie toute la population.

Le 11 novembre 1948, des familles de Fusillés ayant sollicité une concession trentenaire pour qu’y soit inhumé le corps de leur victime, il serait nécessaire, par délibération de février 1947, approuvée le même mois, faisant droit à une concession perpétuelle gratuite, de prévoir le remboursement aux familles des sommes payées à tort en 1944 .

Par décision du 11 novembre 1948, M. le ministre des Forces Armées avait cité à l’ordre de la Brigade, avec attribution de la Croix de Guerre avec Etoile de bronze la commune de Valréas :

Citation : «  Ville martyre qui a subi avec courage des représailles sanglantes, Centre important de la Résistance, sa population s’est généreusement dépensée sans faiblir malgré 52 otages fusillés. Sa combativité est le sûr garant de son attachement à la Patrie à la Liberté. Causant des pertes à l’ennemi, capturant du matériel, sa petite troupe mobilisé procède à sa propre libération, poursuivant l’ennemi en déroute. »

Le Conseil municipal n’avait pas cru devoir accepter le texte de cette citation et avait chargé le Maire de rédiger un rapport qui fut adressé le 8 mars 1949 à M ; Le Préfet de Vaucluse et au Général commandant la IXème  Région Militaire de Marseille. Aux termes de ce rapport, le Conseil municipal de Valréas, qui persiste à revendiquer cette décoration, mais qui entend laisser la prospérité le témoignage d’un évènement historique non déformé, demande que la citation ainsi qu’il suit :

 « Ville martyre qui a subi avec courage des représailles sanglantes. Centre important de la Résistance, sa population s’est généreusement dépensée sans faiblir malgré les 53 otages fusillés. La combativité de ses habitants, son courage et son sacrifice sont le sûr garant de son attachement à  la Patrie et à la Liberté. »

A la suite de ce rapport, le colonel CUSENIER, commandant le subdivision militaire de Marseille, s’est rendu à la mairie de Valréas, le 5 septembre 1949. Il a été reçu par le Maire et ses adjoints. A la suite de sa visite, il a élaboré un projet de citation conçu comme suit :

« Ville martyre qui a subi avec courage des représailles sanglantes. Centre important de la Résistance, sa population s’est généreusement dépensée et 27 de ses fils prisonniers au combat ont été fusillés avec 26 otages civils. La lutte inégale menée contre l’envahisseur est le sûr garant de l’attachement de cette cité à la Patrie et à la Liberté.

« Causant des pertes à l’ennemi, le harcelant  sans cesse, capturant du matériel, sa  troupe participe aux combats de la Libération et poursuit l’ennemi en déroute. »

Le Maire invite le Conseil à se prononcer sur cette nouvelle proposition de citation. Le Conseil, vu ce qui est exposé plus haut, délibère de refuser cette nouvelle proposition de citation, comme il a refusé la première citation comme étant contraire à ce qui s’est passé effectivement pour la libération de Valréas. Il maintient le texte de citation proposée le 8 mars 1949.  Toutefois si l’Administration supérieure estime que le Conseil municipal n’est pas qualifié pour apprécier à leur juste valeur des faits de guerre, le Conseil demande pour la ville de Valréas pour le martyrologue de 53 de ses enfants fusillés le 12 juin 1944 par des troupes d’occupation, une décoration qui soit à la grandeur de leur sacrifice.

Valréas ne reçut pas cette décoration. (1)

 

Voilà l’importance du devoir de mémoire, sans que celle-ci soit détournée de son contexte historique. Dans ce texte ci-dessus, nous pouvons comprendre le refus du Maire et de son Conseil des deux propositions de citation pour la ville de Valréas, au vu de : Causant des pertes à l’ennemi, capturant du matériel, sa petite troupe mobilisé procède à sa propre libération, poursuivant l’ennemi en déroute. »

Si tel est le  cas cité dans cette phrase, la ville de Valréas aurait subi malheureusement une réaction encore plus violentes et plus sanglantes de la part de l’ennemi. Comment accepter l’inacceptable ?  

Une citation à l’ordre est une récompense militaire française donnée pour mettre en valeur un acte remarquable, généralement pour le courage ou l'énergie dont a fait preuve le récompensé au combat.

Une citation qui sort du fond d’un tiroir en 1993 ( ?) Thierry Mariani maire de Valréas de 1989 à 2005 – Par cette initiative, il va à l’encontre de l’ancien maire Charles Borello , père de Charles Borello, fusillé le 12 juin 1944, et des familles de fusillés.

Ce n’est que depuis 1993 qu’il est exposé dans la galerie d’honneur de la mairie, il est vrai dans sa version du 11 novembre 1948.

Ors à Valréas, ce 12 juin 1944, de l’occupation éphémère, il n’y eut de combat intensif, si ce n’est que le groupe d’Emile BOUCHET et Lucien GENOT , fut encerclé et fait prisonnier où Raymond CARRIERE fut tué et Lucien GENOT blessé. (voir livre du 12 juin 1944 – 53 fusillés) après un court combat.

Témoignage des rescapés de la fusillade, Emile Bouchet et Joseph Coutton : Au moment où nous allons traverser la route d’Orange, nous tombons sur une colonne allemande (des chars, des véhicules à chenilles, des camions), qui se dirige vers Valréas. Nous décidons de traverser la route avec détermination afin de surprendre les Allemands par cette rapide traversée. Ils nous tirent dessus avec des armes automatiques. Nous pouvons nous replier vers le quartier des Sablières où d’autres salves nous obligent à nous arrêter et où nous ouvrons nous-mêmes le feu. Il nous semble évident que nous sommes pris en tenaille. Lucien Génot s’éloigne en reconnaissance. Les tirs se rapprochent et se font plus précis. Raymond Carrière qui protège le flanc droit de notre position, est touché mortellement. Notre mitrailleuse s’enraye ; avec Raoul Barthélémy, le tireur, nous essayons d’y remédier. A cet instant les Allemands nous encerclent, ils étaient plus près que nous l’avions supposé. Toute résistance est désormais impossible.

En conclusion, malgré notre dévouement à perdurer la mémoire de nos martyrs, d’autres et encore aujourd’hui détournent le contexte.

Un « combat » qui dure depuis 79 ans !

  1.  Valréas est inscrite dans la liste des villes titulaire de la Croix de guerre 39/45 Source : Catégorie:Ville titulaire de la croix de guerre 1939-1945 — Wikipédia (wikipedia.org)

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Après le massacre du 12 juin 1944, un vent de « révolution »

3 Novembre 2022, 15:27pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Après le massacre du 12 juin 1944, un vent de « révolution »

A noter : Loin de contester certains engagements de l’association du comité ANACR(A) de Valréas, il ne faut pas oublier que l’histoire du 12 juin 1944 laisse certaines ombres sur cette tragédie – Un mémoire de ce 12 juin 1944 est toujours en cours de rédaction et se veut d’informer au plus près pour ne pas oublier nos sacrifiés, résistants et otages fusillés.

Dans ce texte authentique, on ne peut que concevoir que Jules Niel s’est engagé tout au long de cette guerre 39/45 pour ses administrés et n’a par cette action sauvé sa ville malgré la tragédie qui s’en est déroulée sur cette occupation éphémère de la Résistance.

Il faut mentionner que Jules Niel a été le maire pour sa ville, et ce, sur les diverses positions des présidents et gouvernements qui se sont succédé, de Daladier en passant par le Maréchal Pétain pour finir avec le Général de Gaulle. La complicité silencieuse du maire Jules Niel pourtant mis en place par le Maréchal Pétain, en 1941, n'a pas failli à ses engagements jusqu'à vouloir donner sa vie en échange des fusillés du 12 juin 1944. 

On ne peut, par la suite que lui accorder toute notre gratitude.                                             
Le Comité de Libération de Valréas a su le reconnaître.                                             
À travers tout le pays, préfets et autres représentants de la République écartés par Vichy sortent simultanément de l'ombre avec des maquisards, récupérant les places laissées vacantes par les fonctionnaires de l’État français.

Dans les mairies s'installent des municipalités provisoires désignées avec le concours des groupements de résistance locaux, les comités et départementaux de Libération acquérant à partir de cette période une influence considérable.
Cette nouvelle prise de fonction a lieu à Valréas le 3 septembre 1944, le Conseil municipal est alors dissout par le comité local de Libération, mais ce dernier insiste fortement pour que Jules Niel reste à la tête de la municipalité qui doit être provisoire.

En effet, durant la séance, le maire donne lecture d'un courrier qu'il a reçu du président de Libération Marius Gras :                                                 
«  Le comité de Libération de Valréas a l'honneur de vous informer, qu'après-délibération en séance plénière, il adresse au comité départemental de Libération, la liste nominative du nouveau Conseil municipal de Valréas. Le comité se permet d'insister de façon pressante auprès de vous, pour que vous restiez à la tête de la nouvelle municipalité provisoire. En la proposant, nous avons eu pour but unique de sauvegarder la tranquillité de la ville de Valréas, déjà si cruellement éprouvée. »

Constatant que Jules Niel a su garder la population de la ville unie autour de lui pendant les durs moments de la guerre, le comité tient de ce fait pour le moment à ne pas le remplacer, afin de ne susciter aucune '' émotion '' au sein des Valréassiens. 

On pourrait également y voir là l'expression d'un sentiment de craintes pour certains, d'espoir pour d'autres, de la '' révolution ", terme vague regroupant toutes sortes de contestations possibles. A lire l’allocution le 12 juin 1946 de Charles Borello, maire de Valréas   Allocution de Charles BORELLO, le 12 juin 1946, Maire de Valréas - 12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS (over-blog.com)      

                                                           
La réponse qui est alors adressée par le Conseil municipal à Marius Gras et sans appel :

« Le Conseil municipal (...) après avoir pris connaissance de la lettre que vous avez bien voulu transmettre à M. le maire : au sujet du remaniement et de la composition du nouveau conseil que vous envisagez ; croit devoir vous faire remarquer, que tous les membres n'avaient accepté d'en faire partie que dans un seul but, dans les circonstances graves où se trouvait notre malheureux pays, de se rendre utile à la population valréassienne.  Il estime avoir rempli son mandat sans une défaillance n'ayant qu'un but, la défense des intérêts de la commune, et n'avoir jamais trahi leur devoir de bon Français et de patriote.                                                    

Dans ces conditions, tous ses membres s’estiment solidaires et laissent à l'autorité responsable le soin de prendre l’arrêté de dissolution (…) »

Tout en reconnaissant la nouvelle autorité, il considère par conséquence qu'il n'a pas démérité par rapport à la Résistance et prend cet arrêté comme la fin de son ''contrat'' pour lui dûment rempli. 

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Fusillés-rescapés morts pour la France (?)

31 Octobre 2022, 11:02am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Fusillés-rescapés morts pour la France (?)

Mort pour la France à Valréas !

 

Exception à la règle pour les quatre fusillés-rescapés

J'avais fait cette promesse à Joseph Coutton, fusillé-rescapé du 12 juin 1944 que lors de la disparition du dernier rescapé (le plus tard possible), d'apposer sur le Mur des fusillés une plaque mentionnant les quatre fusillés-rescapés de ce 12 juin : MARY Auguste – SOUREILLAT Gratien – BOUCHET Émile – COUTTON Joseph.

 

Fusillés-rescapés du 12 Juin 1944 à Valréas - 12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS (over-blog.com)

 

Après sa disparition en 2003, la plaque fut mise.

Depuis, à chaque commémoration de cette journée tragique, les noms des 53 fusillés, résistants et otages ainsi que les quatre noms des fusillés-rescapés sont cités la plupart du temps par des enfants des écoles, où à chaque nom l'assistance répond :

 « Mort pour la France ».

 

En ce 75ème anniversaire, j'apprends avec étonnement, qu'il a été reproché lors de cette cérémonie, la citation « Mort pour la France » aux quatre rescapés.

Or, depuis 2004 où la plaque des rescapés a été mise en place, toutes les municipalités qui se sont suivies et bien évidemment celle en place ont œuvré dans ce sens de ne pas faire de distinction entre fusillés et rescapés. Certes le protocole n'est pas suivi, mais l'exception ne confirme-t-elle pas la règle ? 

Les familles de fusillés étant favorable .

« Ils étaient là, eux, face à ce mur à attendre la mort »

 

Difficile d'imaginer ce qui peut traverser l'esprit d'un condamné à mort, où il ne peut même pas faire face au peloton d'exécution. Il est encore difficile d'imaginer pour ces « survivants », ils étaient cinq au départ, Alfred BUEY, ne survécu à ses blessures, le coup de grâce tirer pour chacun d'eux, les laissant pour mort !

« Les morts ne parlent pas »

 

Alors permettez-moi de répondre à la personne qui a eu ce courage de s'offusquer d'une telle citation pour des morts qui n'en seraient pas !

Le protocole, la mention « Mort pour la France » non inscrite sur leurs actes de décès peut justifier cette intervention.

Ils ne sont pas morts ! Ils ont survécu !

 

Ils ont survécus de ce charnier rempli de sang et d'horreur ils se sont relevés parmi les Morts, puis par la suite ils se sont à nouveau battus pour que leurs camarades fusillés-morts, ne soient oubliés.

Alors, permettez-moi, une fois encore, chère personne qui joue sur les mots, que pour nous familles de fusillés, nos quatre rescapés-fusillés sont bien morts pour la France. Ils ont eu un sursis, qu'ils n'ont pas démérité de leurs engagements, avant, pendant et après leur exécution !

Michel Reboul

Président de l'association des Familles de Fusillés et Rescapés

 

Fusillés-rescapés du 12 Juin 1944 à Valréas - 12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS (over-blog.com)

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