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Valréas 12 juin 1944 - 53 fusillés

actions de l'association

Fusillés-rescapés morts pour la France (?)

31 Octobre 2022, 11:02am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Fusillés-rescapés morts pour la France (?)

Mort pour la France à Valréas !

 

Exception à la règle pour les quatre fusillés-rescapés

J'avais fait cette promesse à Joseph Coutton, fusillé-rescapé du 12 juin 1944 que lors de la disparition du dernier rescapé (le plus tard possible), d'apposer sur le Mur des fusillés une plaque mentionnant les quatre fusillés-rescapés de ce 12 juin : MARY Auguste – SOUREILLAT Gratien – BOUCHET Émile – COUTTON Joseph.

 

Fusillés-rescapés du 12 Juin 1944 à Valréas - 12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS (over-blog.com)

 

Après sa disparition en 2003, la plaque fut mise.

Depuis, à chaque commémoration de cette journée tragique, les noms des 53 fusillés, résistants et otages ainsi que les quatre noms des fusillés-rescapés sont cités la plupart du temps par des enfants des écoles, où à chaque nom l'assistance répond :

 « Mort pour la France ».

 

En ce 75ème anniversaire, j'apprends avec étonnement, qu'il a été reproché lors de cette cérémonie, la citation « Mort pour la France » aux quatre rescapés.

Or, depuis 2004 où la plaque des rescapés a été mise en place, toutes les municipalités qui se sont suivies et bien évidemment celle en place ont œuvré dans ce sens de ne pas faire de distinction entre fusillés et rescapés. Certes le protocole n'est pas suivi, mais l'exception ne confirme-t-elle pas la règle ? 

Les familles de fusillés étant favorable .

« Ils étaient là, eux, face à ce mur à attendre la mort »

 

Difficile d'imaginer ce qui peut traverser l'esprit d'un condamné à mort, où il ne peut même pas faire face au peloton d'exécution. Il est encore difficile d'imaginer pour ces « survivants », ils étaient cinq au départ, Alfred BUEY, ne survécu à ses blessures, le coup de grâce tirer pour chacun d'eux, les laissant pour mort !

« Les morts ne parlent pas »

 

Alors permettez-moi de répondre à la personne qui a eu ce courage de s'offusquer d'une telle citation pour des morts qui n'en seraient pas !

Le protocole, la mention « Mort pour la France » non inscrite sur leurs actes de décès peut justifier cette intervention.

Ils ne sont pas morts ! Ils ont survécu !

 

Ils ont survécus de ce charnier rempli de sang et d'horreur ils se sont relevés parmi les Morts, puis par la suite ils se sont à nouveau battus pour que leurs camarades fusillés-morts, ne soient oubliés.

Alors, permettez-moi, une fois encore, chère personne qui joue sur les mots, que pour nous familles de fusillés, nos quatre rescapés-fusillés sont bien morts pour la France. Ils ont eu un sursis, qu'ils n'ont pas démérité de leurs engagements, avant, pendant et après leur exécution !

Michel Reboul

Président de l'association des Familles de Fusillés et Rescapés

 

Fusillés-rescapés du 12 Juin 1944 à Valréas - 12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS (over-blog.com)

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L’association des Familles de Fusillés, toujours présente dans l’Enclave

29 Août 2022, 15:05pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Il est toujours bon de rappeler certains faits, afin que ceux-ci après la disparition des témoins , ne soient pas entaché d’un résumé qui ne saurait être à l’image de ce qui c’est réellement passé – Malheureusement, si nous ne sommes pas vigilants bien de ces récits sont extrapolés et par cela, les lecteurs s’obligent à lire et écouter, pensant que la réalité leur est conté.

C’est bien l’existence de notre association qui perdure depuis 78 ans, l’une des associations patriotique la plus ancienne de Valréas- Notre association n’est pas affiliée à une association d’anciens combattants, elle représente les familles de Fusillés, résistants et civils et ne veut loin de là qu’il y ait une différence entre les fusillés, les uns certes armés pour le combat, les otages pour qu’il y ait un nombre « raisonnable », remplaçant les maquisards mis en fuite après ce combat ( Les Allemands devaient avoir un compte raisonnable).

Tant que  nous le pourrons, nous ferons en sorte d’être toujours présents et d’intervenir pour faire valoir nos droits.

L’association des Familles de Fusillés, faisant suite au Comité du Monument aux Morts, se devra de continuer sa représentation par un descendant des fusillés, nous ne ferons pas de notre association, une association d’amis. Il nous appartiendra au cas où aucun descendant ne se manifeste, de la dissoudre malheureusement comme bien d’autres associations patriotiques disparues à ce jour dans notre enclave.

Hommage à ceux qui face à l’ennemi ont par leur courage à défendre un lieu, dont l’ordre de repli ne leur « aurait pas été transmis » de s’être sacrifiés pour notre liberté.

Liste des F.F.I. (Force Française de l’Intérieur) , qui prirent part au combat  à la route de Baume.

 BONNAVENT Jacques – BARTHELEMY Raoul – BUEY Alfred – BIANCHI Umberto – CARRIERE Raymond – CONSTANT Édouard-Roger – DEVES Fernand – DEVES François – GROS Georges – GENOT Lucien – GUINARD Raymond – RENZO Roger – VEYRINC Jean -

2 rescapés de la fusillade – COUTTON Joseph – BOUCHET Émile.

 

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Fusillés-rescapés du 12 Juin 1944 à Valréas

12 Mai 2022, 16:22pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Fusillés-rescapés du 12 Juin 1944 à Valréas

Lors de l’Assemblée Générale du Vendredi 16 janvier 2004

 

Avec l’accord du bureau  :

 

Présidente : Raymonde D’ISERNIA (Fille de Fusillé du 12 juin 1944)

Vice-Présidente : Geneviève MARRO (veuve de Déporté)

Secrétaire : Michel REBOUL (neveu de Buey Alfred Fusillé du 12 Juin 1944)

Secrétaire-Adjoint :André BERGERON (Résistant-Interné‚)

Trésorier : Michel REBOUL

Trésorier-Adjoint : André Salard (Fils de Fusillé du 12 juin 1944)

Porte drapeau : André BERGERON

Porte drapeau-adjoint :  Serge JALIFIER (Fils de résistant-interné)

Membres du Conseil d’administration : Claudine BERTRAND (Fille de déporté), Annie GAMOTY (Fille d’Internée)

 

 

je propose la réalisation de 2 plaques où seront inscrits les 4 noms des fusillés-rescapés du 12 juin 1944, par ordre de décès :

 

Fusillés-Rescapés

 

                   Auguste MARY

                   Gratien SOUREILLAT

                   Emile BOUCHET

                   Joseph COUTTON

 

L’une de ces plaques sera apposée au Mur des Fusillés , sur la partie de droite « Les derniers qui virent tomber leurs camarades ». La seconde au Mausolée entre les deux plaques  anniversaires.

 

                                                                  Valréas le 16 janvier 2004

 

                                                                  Michel REBOUL

                                                                  Secrétaire

 

 

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Hommage aux fusillés à la chapelle des Pénitents Blancs

29 Avril 2022, 07:24am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Photographie Laurent Frasson

Photographie Laurent Frasson

Chaque année, le 12 juin à 9h00 du matin dans la chapelle des Pénitents Blancs, les familles de fusillés, les élus et bien des personnes qui œuvrent pour se souvenir de cette tragédie assistent  à la messe en hommage aux martyrs de Valréas.

 

Le 13 juin à 6 heures du matin, les corps des suppliciés furent transportés dans cette chapelle, transformée en chapelle ardente. C’est là, que se firent les mises en bière et que les familles vinrent reconnaître les leurs – 27 résistants et 26 otages

Les noms sont cités, souvenons-nous et n’oublions pas.

 

René ALLOUARD

Henri ANCELIN

Marcel ARNAUD

Raoul BARTHELEMY         

Charles BORELLO

Alfred BUEY       (Bué)

Roger BARJOL

Umberto BIANCHI      (bianqui)

Jacques BONNAVENT

Raymond CARRIERE

Gustave CARTIER

Jules CHARASSE

Claudius COURTIAL  (coursial)

Édouard Roger  CONSTANT

Fernand COULLET

Julien COMBE

Fernand DEVÉS

François DEVÉS

René DISCOURS-BOURDET

Léopold FABRE

Marcel FACH

Émile FERLAY

Lucien GÉNOT

Louis GROS

Georges GROS

René GUITTON

Maurice GUITTON

Roger GUILLARD

Aimé GUILLAUME

Raymond  GUINARD

René GRIMAUD

René HUEBERT

Louis D’ISERNIA

Gabriel JARDIN

Ulysse JARDIN

Georges KRIEGER

Cyril LAGET

Jean MARGERIN

Gabriel MARY

Jean MARTIN

Gilbert MONDAN

Joseph PAUL

Lucien PEYRONNET

Félix RABEL

Raymond RAUD

Roger RENZO  (Rinzo)

Pierre RAYNAUD       

Pierre RIGAUD

Louis-Joseph ROUSSIN

 

Julien SALARD

Charles TARDIEU

Raoul VERGIER

Jean VEYRENC

 

 

Fusillés Rescapés

 

Auguste MARY

Gratien SOUREILLAT (Grasien)

Émile BOUCHET

Joseph COUTTON

                                   

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Non à la Guerre !

25 Février 2022, 16:24pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

L'exode en France de 1940

L'exode en France de 1940

Notre association, condamne fermement les actions répressives sur le territoire Ukrainien, une fois encore ce sont des civils qui sont les proies et se voient de fuir leur propre pays.

Depuis les premiers temps de la civilisation dans ce monde « humain », la guerre a toujours eu malheureusement sa place, on ne saurait être qu’impuissant face à l’ivresse des puissants pour acquérir un territoire. De notre passé des guerres de religions, nous avons tendance à passer aux guerres politiques. Comme un jeu matérialisé par des morceaux de terres qu’ils s’ attribuent par un  échange (rare), mais plus souvent par  la déclaration d’un conflit entre deux ou plusieurs nations, ils déplacent leurs pions armés, sans bouger le cul de leur chaise, et surtout à l’abri de leur bunker (pas fou, quoique), de leurs armes destructives, qui fait le bonheur des marchands de la mort, ils n’ont aucune pitié pour la population.

 « la guerre est la continuité de la politique par d'autres moyens ». Carl von Clausewitz

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Histoire de plaques souvenirs à Valréas

10 Janvier 2022, 15:32pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Histoire de plaques souvenirs à Valréas

Dernière info (?) 

Une réponse nous a été adressée concernant cette plaque, il fallait attendre l'autorisation de
L’Union Départementale de l’Architecture et du Patrimoine (UDAP) alors que d'autres plaques avaient été mises sur cette façade et au dessus du mur des fusillés, présentent le 12 JUIN 2O21 (???)

 

 

 

Une plaque disparaît, une autre ne peut être posée !!!!

Projetons-nous le 12 juin 1974, trentième anniversaire de la commémoration de la tragédie du 12 juin 1944, où 53 hommes, résistants et otages furent fusillés.

Que ne fut l’indignation des familles de fusillés, mais aussi de la population de constater que la plaque déposée le 12 juin 1974 sur la troisième partie du mur « Aux derniers qui virent tomber leurs camarades » ait été enlevée .

Après diverses tractations entre les parties concernées (propriétaire du mur, les anciens combattants, familles de fusillés et représentants de la municipalité), cette plaque encore aujourd’hui a retrouvé toute sa place dans ce lieu souillé par des hommes et leur engagement haineux.

Projetons-nous le 12 juin 2021, où une plaque du Conseil Départemental du Vaucluse devait-être apposée et à ce jour toujours absente malgré mes diverses interventions auprès des pouvoirs publics,  maire et Conseillers Départementaux.

Plaque détenue au Musée du cartonnage et de l'imprimerie en attendant sa pose finale

Cette plaque n’était loin de « souillée » le Mur des fusillés inscrit sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques dit « Mur des Fusillés » par arrêté du 22 décembre 1981 , dont la partie protégée se trouve à hauteur d’homme (pierres apparentes) et que cette plaque doit être fixée au-dessus.

Aurons-nous la surprise de l’avoir lors de la prochaine commémoration ?

Michel Reboul

Président de l’association des Familles de Fusillés

A noter :  la plaque vient d'être déposée début décembre 2021 - On aurait aimé être avisé par la municipalité - Notre persistance auprès des autorités civiles , nous a donné raison au bout de plusieurs mois - C'est là, le rôle de notre association d'intervenir pour perdurer le souvenir de nos martyrs.

Photographie Musée du cartonnage et de l'imprimerie

 

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Mur des fusillés, un apaisement pour la mémoire de nos martyrs.

7 Mai 2021, 06:05am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Mur des fusillés, un apaisement pour la mémoire de nos martyrs.

«  Savez-vous vivants, que sur cette bordure qui longe ce mur, que vos pas chaque jour foulent, des suppliciés se sont couchés sous les balles de l'ennemi, nul cri ne s’élèvera, les morts sont disciplinés ! »

Au vu de ces échanges divers, il était du devoir de la municipalité d'apaiser ces querelles intestines et de trouver une solution durable pour qu'enfin ce lieu repose en paix.

Le 24 mars 1975, un accord a été signé entre Jean Duffard, maire de Valréas et agissant pour le compte de la municipalité de Valréas, ainsi que monsieur Louis Clarice et l'association des Familles de fusillés en ces termes :

 

1- Un soubassement de même hauteur que le parement des pierres supérieur, du premier Monument, marquera les deux autres emplacements où tombèrent nos Martyrs.

2- Les emplacements au sol, autres que celui du premier Monument, seront rétrécis (60cm de largeur en tout), permettant le dépôt de gerbes, mais libérant davantage le trottoir utile en ce carrefour animé.

3- Une plaque sera posée sur socle (comme celles des deux premiers emplacements), devant la troisième partie du Mur.

4- Toute demande de modification apportée à la façade du Mur (partie 2 et 3, voir plan ci-joint), sera soumise à la Municipalité qui l'examinera dans le cadre de la législation relative à l'urbanisme et aux permis de construire.

 

Nous voici dans la phase finale de quatre années à défendre la mémoire d'un lieu, qui se doit par la suite respecté, comme le sont tous les monuments élevés à la mémoire de nos martyrs.

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Quand l'histoire est bafouée par des historiens

13 Avril 2021, 13:55pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Quand l'histoire est bafouée par des historiens

Devons-nous nous arrêter sur des écrits qui nous font penser à une utopie burlesque, ou peut-être l'auteur s'est servi d'un fait historique pour alimenter des pages blanches d'une fiction pour vendre ses livres ?

Christian DURANDET n'en est pas à son premier livre de mémoire de résistance, dont il se joue des faits réels, les mettant en scène d'une plume grossière pour les rescapés et familles des victimes – Des archives s'ouvrent et nous apportent encore plus de réels témoignages et documents, effaçant des années d'engloutissement de faux et usages de faux de documents et de livres mis en page ou en ligne depuis la fin de la seconde Guerre Mondiale – Il est vrai que bien des actes inqualifiables ou supposés ayant existé œuvrent dans la mémoire des hommes et ne sauraient être contredit par certains historiens peu scrupuleux à dire la vérité si ce n'est un charabia de récits pour leurs biens personnels de vendre des histoires qui entachent notre passé.

 

Dans un blog, nous découvrons avec stupéfaction un récit sur la période du 12 juin 1944 à Valréas, il est de notre devoir de contester avec véhémence de tels récits abjects – Nous avons notifier notre désapprobation à l'auteur de ce blog : qui mentionne : Enfin, je précise que le texte ci-dessous est le point de vue de M. DURANDET sur ces événements. D’autres sources ou témoignages, notamment ceux recueillis par l’association des familles de fusillés de Valréas apportent des éléments contradictoires.

 

Quelques passages qui nous ont choqué et dont nous ne pouvons qu'être outré de se servir de ce 12 juin 1944 à Valréas, pour se mettre en « avant » dont l'auteur aurait pu avoir l'obligeance au moins de mentionner « Livre fiction » !

 

Une première attaque allemande se heurte au barrage de la route qui vient de Visan. Sous le feu nourri du Maquis, les forces allemandes doivent se replier. Même les chars ne peuvent franchir les défenses qui ont été dressées avec l’aide de la population et l’Allemand préfère économiser ses troupes d’assaut.

Après quelques heures d’accalmie, la riposte allemande viendra du ciel. Les premiers bombardiers en piqué Messerschmidt font leur apparition, venant des bases de Visan et de Montélimar. La précision du tir est remarquable et les barrages souffrent énormément. Les maquisards comprennent qu’un grand dispositif de riposte est en place et qu’ils finiront par céder sous le nombre et la puissance de feu de l’ennemi. Ils décident pourtant de continuer à tenir leurs positions.

Reprise de la ville par les Allemands

C’est le 12 juin à midi que le drame se noue. Le commandement allemand a réussi à utiliser une ligne téléphonique remise en état. Un responsable F.F.I. prend la communication. L’Allemand parle un excellent français et ses menaces sont précises:

A partir de l’heure qui suit, nous arrêterons les bombardements des barrages. Nous allons par contre, procéder au bombardement intensif de la ville et à sa destruction complète. Nous vous promettons qu’il ne restera plus âme qui vive à Valréas. Si les barrages sont enlevés, les troupes reprendront possession de la ville. Sinon, le bombardement commencera dans la minute suivante jusqu’à la destruction complète de la ville et nous ne tolérerons la survie d’aucun habitant.

Quelques maquisards ont décidé de mourir sur place et de défendre l’accès à la ville. Ils sont exterminés par la ruée des blindés. Les groupes de maquis ont réussi à fuir et prennent le chemin de la montagne. Il ne reste aucun combattant à Valréas.

Mais les Allemands sont déchainés. Ils tirent des centaines de rafales d’armes automatiques dans les rues. Aucune vitre ne reste en place. Ils enfoncent les portes à coup de pied et tirent dans les maisons. Tous les habitants visibles sont la cible des tueurs déchainés. Il se trouve même parmi les Allemands un détachement de la division S.S. Charlemagne, français qui ont choisi l’uniforme tête de mort. Ils s’interpellent en français et lancent des injures aux femmes avant de les cribler de balles. (FAUX selon l’association – participation de la Wehrmarch et de la 8e compagnie Bradenbourg, et non des SS.) - Nous précisons que tout est faux dans ce récit -

A 17 heures, la population est réunie autour du dôme à musique. La place est noire de monde. Le commandant allemand est déchainé et hurle des insultes qu’un français en uniforme allemand traduit avec autant de vigueur. Pendant ce temps, les troupes patrouillent dans la ville et enfoncent les portes des maisons qui, contrairement aux ordres, sont fermées et massacrent systématiquement les habitants.

Même les malades et les vieillards tombent sous les balles (Faux).

 

Cinquante-trois habitants vont faire les frais de cette leçon de l’occupant (27 résistants et 26 habitants selon l’association). Les Allemands ont ramassé au hasard des hommes qu’ils préféreraient ne pas abattre sur place. Tous les prétextes sont bons pour faire parti du lot. L’un n’a pas répondu très poliment (ou bien l’Allemand n’a pas compris ce qu’il disait), un autre revenait de la chasse portant un fusil et n’a pas réussi à prouver qu’il n’était pas un terroriste ( aucun témoignage - burlesque !). Et puis quelques F.T.P. qui se repliaient sur Beaumes ont été pris.

Les 51 restants sont toujours massés contre le mur de la maison Clarice. Le commandant commence lui même le carnage. Il dégaine son pistolet et tire une balle sans viser au milieu du groupe. Il se garde bien de donner l’ordre d’ouvrir le feu au peloton d’exécution. Il tourne des talons et va prendre un verre au café de la place. Puis il revient et finit son chargeur, toujours sans viser, dans la masse humaine rassemblée devant le mur. (Aucun témoignage des survivants sur ce récit)

Entre temps, beaucoup des 2000 soldats se sont lassés de ce jeu; Ils ont préféré partir  en exploration dans les rues de la ville déserte. Ils se livrent au pillage méthodique des maisons et mettent ensuite le feu aux habitations. (une seule habitation route de Vinsobres)

Le commandant a laissé une garde au pied du mur d’exécution. Pendant une heure ou deux, les sentinelles se sont encore amusées à tirer quelques balles dans le tas de cadavres puis, lassées, sont également parties se coucher. (Aucun témoignage concernant ce fait - ni du maire présent)

 

Extrait du livre Les maquis de Provence – Christian DURANDET éditions France Empire 1974

 

Présentation sur le blog : https://nosabsentspresents.com/2019/06/14/12-juin-1944-le-massacre-de-valreas/

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La transmission de mémoire à la Sauce Puy du Fou

16 Septembre 2020, 16:43pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

L'investissement est estimé à 100 millions d'euros. C'est une société privée qui porte le projet. Hervé Morin a un rêve : voir ce Puy du Fou à la sauce normande (même s'il n'aime pas l'expression) prêt pour le 80ème anniversaire du Débarquement en 2024. 

 

Les derniers vétérans, résistants, combattants, déportés s'éteignent et ne seront plus là d'ici peu. On imagine des spectacles pour les honorer à la sauce Puy du Fou, pour transmettre cette mémoire, mais dans quel but, si ce n'est un profit sur le dos des victimes de la seconde Guerre mondiale.Inadmissible !

Petit à petit, nous nous apercevons par la décision politique, que ce soit des élus nationaux ou locaux lors de différentes cérémonies, entre autre celle de la Libération des diverses communes, une autre Histoire, voire une Histoire revisitée, par des « spectacles » effectuées par des associations de reconstitutions des faits de guerre, faut-il qu'elles ne soient pas entachées de mensonges.

Un exemple flagrant, dont je me suis indigné auprès des responsables.

Pour le 65ème anniversaire de la Libération de la commune de Visan (84), une reconstitution a été mise en place : Les américains entrant dans le village et mitraillant des allemands attablés à la terrasse d'un café – Les spectateurs nombreux applaudissaient ce spectacle, sans compter le reste.

D'où, mon indignation, sachant que cette commune à été libérée sans un coup de feu, les allemands étant en repli.

C'est cela que l'on veut transmettre à nos générations futures ?

Comment pouvons-nous imaginer de tels spectacles à la mode du Puy du Fou ?

Mensonge sur notre histoire, alors que nous sommes toujours à intervenir sur certains récits, certains témoignages revisités.

Commémorations, Oui ! Spectacles, Non !

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