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12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

Musée de la Résistance en Drôme, plus de 26000 signatures

28 Janvier 2022, 12:38pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Musée de la Résistance en Drôme, plus de 26000 signatures

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Le dernier résistant tricastin n'est plu

27 Janvier 2022, 10:00am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

La Tribune du jeudi 27 janvier 2022

La Tribune du jeudi 27 janvier 2022

Archives Mémoires des hommes

Archives Mémoires des hommes

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Cérémonie du 12 juin 1944 à Valréas

26 Janvier 2022, 11:02am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Dans ce film, plusieurs cérémonies sont mises en photos, qu'il pleuve, vente, ou sous une chaleur torride , la présence des autorités civiles et militaires, nos pompiers, associations patriotiques avec leur porte drapeau, la population et les enfants des écoles nous démontrent chaque année (avec une restriction de participants le 12 juin 2020, la raison de ce montage) que le souvenir perdure.

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12 juin 1944 à Valréas de documents en témoignages

25 Janvier 2022, 18:18pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

12 juin 1944 à Valréas de documents en témoignages

En avant ! F.F.I.

Hebdomadaire des Forces Française  de l’Intérieur de la Région Drômoise

 

Dans cet article, non daté, nous pouvons remarquer que  certains paragraphes sont « glorieusement » utopiques et seul son auteur peut s’en vanter, bien dommage d’extrapoler certains passages de cette tragédie.

Le 8 juin, à 5 heures, Valréas est occupé sans résistance.

La population enthousiasme, reçoit chaleureusement les libérateurs  et la résistance s’organise. Les approches de la ville sont « minées », les armes sortent des dépôts clandestins où certains patriotes les avaient camouflés au péril de leur vie et malgré l’activité incessante de la Gestapo et de la Milice. Ces armes sont distribuées à la population, et la volonté de chasser l’ennemi et telle que l’on peut voir des jeunes gens de 16 ans venir à la Mairie réclamer une arme… 

Note : Les armes ont bien été distribuées le 8 juin au matin. Michel Coulouvrat responsable A.S. , participe à la distribution d’armes organisée au cabanon de la route de Taulignan en présence de Maruis Gras et des différents chefs de groupes accompagnés de volontaires. Livre 12 Juin 1944 – 53 fusillés page 35 – L’occupation de Valréas

A midi, la sirène donne l’ordre de repli, et les postes décrochent, connaissant la signification de l’appel. Par contre, « le barrage de la route de Baumes ignore ce signal et continue sa faction. »

Note : On connait la suite tragique – Lecture des divers témoignages dans le livre du 12 Juin 1944 – 53 fusillés à Valréas – Nous sommes étonnés que cet ordre de repli ne soit connu du barrage de la route de Baumes, où alors il est probable au vu de divers témoignages que cet ordre n’a pas été exécuté par les chefs de groupe du barrage de la route de Baumes, entre autres André Roger Chaiffre alias « Roger »( ?)

 

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"Georges" applique l'ordre d’Alain d'occuper Valréas et Taulignan

25 Janvier 2022, 09:36am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

"Georges" applique l'ordre d’Alain d'occuper Valréas et Taulignan

Pierre Rigaud, avec d'autres officiers du 25e BCA (Bataillon de chasseurs alpins), auquel il avait été affecté antérieurement, il participe à une tentative de reconstitution clandestine de ce bataillon. « Si je suis capturé, prenez contact avec la Résistance locale ! », avait dit le chef du réseau avant son arrestation... C'est cette voie que Pierre Rigaud suit : il rencontre les chefs locaux de l'AS Drôme, dont de Lassus Saint-Geniès ("Legrand"). Pierre Rigaud devient alors "Georges", chef militaire de la Drôme méridionale.

Nous avons vu qu’il n’intervient pas en terrain vierge ; il prend contact avec l'organisation de Résistance qui, depuis 1942, œuvre dans la région sous l'impulsion de quelques patriotes. Parmi eux, Amédée Tena est industriel à Montségur (Drôme) ; Louis et Marius Gras sont deux agriculteurs ; Clarice, ancien de la Guerre d'Espagne et sans doute lié à un réseau allié par l'intermédiaire de la Suisse ; Louis Bazzini est transporteur – « dont l'enthousiasme voire la témérité font merveille ». Amédée Téna, appartenant à une famille d'origine suisse, entretient des contacts avec des réseaux alliés, ce qui permet aux maquisards du canton de Valréas de recevoir des armes parachutées à Comps (Drôme), dès 1943.

C'est dans cet environnement favorable que "Georges" va rechercher et recruter des volontaires dispersés. Il faut ensuite leur donner une formation, notamment sur les armements de provenance anglo-saxonne : c'est un travail de patience et de discrétion. Il apprécie l'aide que lui apportent des sous-officiers démobilisés de l'Armée d'armistice ainsi que des gendarmes de son secteur .(…)

À partir du 6 juin 1944, le début de ce qui va être la bataille de Normandie, « le signal d\'insurrection » donné par les messages de Londres déclenche, partout en France, la manifestation des organisations de la Résistance. Une réelle effervescence se propage dans l'Enclave, à proximité et au-delà. Dans les zones dites « libérées », comme le Diois et le Nyonsais, où les Allemands ne se sont manifestés que par des incursions limitées, la Résistance civile apparaît au grand jour (Buis-les-Baronnies, par exemple, est libérée le 7 ou le 8 juin, et le demeurera d\'ailleurs définitivement). Mais, dans la vallée du Rhône, axe stratégique pour les forces allemandes, et les zones proches, comme l'enclave de Valréas, il en va tout autrement.

Quoi qu'il en soit, "Georges" applique l'ordre d’Alain d'occuper Valréas et Taulignan, les FTP (Francs-Tireurs et partisans) faisant de même. La cité de Valréas se libère dans l'allégresse les 7 et 8. Mais la contre-attaque allemande, le 12 juin, aboutit à l'écrasement des forces résistantes ; environ 71 morts du côté français sont à déplorer dans les communes du secteur.

À la suite de l'attaque allemande du 12 juin, Pierre Rigaud se met au vert avec quelques camarades de combat, à Rieutord (Ardèche), jusqu'au 10 juillet. Il pense à reconstituer sa compagnie afin de poursuivre la lutte. Il s'y consacre dès le départ de l'ennemi du pays de Valréas et Taulignan, aidé par Marius Gras et par Clarice. L'effectif atteint environ 200 hommes dont un groupe de réception de parachutages d'une cinquantaine. On s'arme, on s'entraîne, avec l'aide des gendarmes. Pierre Rigaud aguerrit son unité, en « évitant soigneusement tout affrontement classique, qui n'aurait conduit qu'à un échec sanglant ». C’est dans cette période que les lignes téléphoniques à grandes distances sont attaquées, et que, précisément dans la nuit du 11 au 12 août, se situe la destruction du pont sur la voie ferrée au nord de Pierrelatte, pendant que les maquis de l'Ardèche en font autant sur la rive ouest du Rhône. Une autre équipe décroche un wagon de sucre à Pierrelatte, le vide de son contenu qu'il distribue aux unités du sud de la Drôme, etc.

Après le 15 août 1944 (débarquement de Méditerranée), l'unité de Pierre Rigaud devient la 8e compagnie du 4e bataillon AS Sud-Drôme sous les ordres du commandant Bernard. Elle participera, avec ce bataillon, à la réduction de la poche de Montélimar, servant d'unité d’accompagnement à un élément blindé de la Task-Force Butler. Dès le 20 août, elle s'installe au lieu-dit Le Bridon avant de progresser sur l'axe Dieulefit-Montélimar.

Source : Musée de la Résistance en ligne – Claude Seyve – Michel Seyve

 

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Valréas dans la tourmente de sa position de résistance

23 Janvier 2022, 15:41pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Kiosque et place de la Mairie - Valréas

Kiosque et place de la Mairie - Valréas

En Drôme-Sud, il y a trois points principaux autour desquels s’organisent les maquis F.T.P. : Nyons, Die, et Buis-les-Baronnies

A Nyons, c’est Albin VIHLET qui constitue le premier Comité de Résistance , avec entre autres Maurent Félix, Bayet Henri, Barnouin Falvien, Faure, Buffaven Joseph, sous la présidence du docteur Bourdongle, ainsi que le Pasteur Bonnifas et le curé Correard.

Valréas étant enclavée dans la Drôme, la résistance locale se voit d’être rattachée à celle de Nyons, mais aussi à l’Armée secrète (A.S.) dont le Pasteur Seignol dirige un maquis A.S. sur la montagne de La Lance ainsi que celle du secteur de Montségur/ Lauzon sous le commandement de Tena….. A.S.

De part cette situation géographique, Valréas se voit retirer du département de Vaucluse dans ses engagements de résistance, ce qui par la suite laissera une amertume dans sa reconnaissance d’une ville martyre où 53 de ces enfants, furent fusillés, n’appartenant ni à la Drôme, ni au Vaucluse, laissant bien des cérémonies commémoratives d’une absence d’autorités civiles, comme présents et plus importants au niveau de la Région, du Département, voire d’élus locaux participant aux cérémonies de Sault  dans le Vaucluse ou d’Izon-la-Bruisse dans la Drôme

La venue du Commandant Legrand (de Lassus-Saint-Genies) va changer les rapports entre les groupes F.T.P . et A.S.

Alors que je lui expose (Capitaine Paris FTP), le dispositif mis en place à Buis, arrive Monnier de Valréas, qui vient me demander au nom du Lieutenant Georges, commandant la place, des renforts pour tenir la ville (1)

  • Je regrette, répond Laurent, commandant le 1er régiment Drôme F.T.P.F., mais Valréas ne fait pas partie de mon secteur, de plus, elle est située trop près de la plaine pour qu’une telle éventualité puisse être envisagée avec les moyens dont on dispose. Enfin, ce n’est absolument pas la tactique des F.T.P. basée essentiellement sur la guérilla. Toutefois, j’enverrai une mission de liaison.

Monnier sorti, Laurent me fait remarquer que ce genre de choses risque d’amener des emmerdements (sic).

Dans la soirée, ainsi qu’il avait promis, Laurent désigne une mission pour Valréas . Elle est composée, du Lieutenant Fifi (Fajardot), de Serge, de Renzo, de Claude (Chaze) et de Louis le chauffeur.

Dans l’après-midi (10 juin 1944), la mission Fajardot arrive à Valréas. Claude est envoyé pour prendre le commandement d’un groupe qui tient barrage sur la route d’Orange.

Cependant qu’un autre barrage tenu par le groupe Coulouvrat (A.S.) est mitraillé par deux avions, un des membres du groupe, Roger (Chaiffre), réfugié de Marseille chez Coulouvrat père un paysan des environs et qui a rejoint les F.F.I. la veille, prend le F.M. et tire sur un des avions, debout au milieu de la route. Cette action présentée comme un « acte héroïque » relève plutôt de l’inconscience, incitant évidemment les Allemands à revenir en force.

Dans la journée, Monnier qui jusque-là faisait partie du dispositif A.S. portait un brassard « A.A. » (Armée Alliées), revient avec un nouveau brassard portant le signe F.T.P.F. et réunit un groupe composé de Genot qui en est le chef, Coutton, Veyrenc, Barthelémy Raoul et Antonin, Vard Claudius et Henri, Brocheny, Cheyron, Gaillard et MancellonPierre, Paul et Antonin.

Bouchet qui commande un autre barrage et quelques autres, troqueront leur brassard contre celui des F.T.P.F. Le lendemain 11 juin, Armand prend à nouveau contact avec le Lieutenant Georges.

Le 12 juin, Armand part à moto de Suze-la-Rousse pour avertir le commandement de Valréas de l’arrivée d’une colonne composée de camions et de voitures blindées. Après avoir traversée Bollène, elle se dirige vers Valréas. Au passage il prévient Bouchet qui tient un barrage route de Beaume et se rend au P.C. N’y trouvant pas le Lieutenant Georges il part pour Taulignan où il contacte enfin, sur une position dominant le village. Le Lieutenant Georges et son adjoint le Lieutenant Oudot, décident le repli sur Valréas.

 

(1) Nous comprenons dans cette demande que les effectifs des maquisards est loin d’être en nombre pour tenir les divers barrages de la ville.

 

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Commémoration du 77éme anniversaire de la cérémonie du 12 juin 1944

21 Janvier 2022, 17:58pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Les autorités civiles et la population

Les autorités civiles et la population

«  Savez-vous vivants, que sur cette bordure qui longe ce mur, que vos pas chaque jour foulent, des suppliciés se sont couchés sous les balles de l'ennemi, nul cri ne s’élèvera, les morts sont disciplinés ! »

 

Je tiens à rendre hommage à notre regretté  Joseph Coutton, fusillé-rescapé qui a contribué avec d'autres personnages, à protéger ce mur et faire en sorte qu'il soit inscrit au titre des monuments historiques depuis le 22 décembre 1981. Cette façade représentant le cartonnage et l'imprimerie, dont bien de ces fusillés en ont eu fait leur métier. Un partage de notre mémoire  valréassienne.

Hier, le silence était de rigueur dans bien des familles sur les diverses tragédies de la seconde guerre mondiale, les enfants bien souvent ignoraient ce que vécurent leurs aïeuls.

Aujourd'hui encore 77 ans après, d'autres récits et témoignages apparaissent.

Devons-nous poursuivre à comprendre, à savoir malgré toutes les recherches entreprises de ces faits de guerres auxquelles bien souvent des ombres perfides, dissimulaient certaines vérités ?

Sur les vérités, de tous ces bourreaux qui n'ont eu de cesse de drainer le sang dans le paysage d'une France mutilée.

Sur les raisons que tous ces tortionnaires ont pu obtenir pour continuer une vie paisible, sans inquiétude, sans remords, sans pardon ! Amnistie-Immunité, les beaux mots pour échapper à une condamnation !

 

À Valréas, ce 12 juin 1944 fût une tragédie épouvantable pour nombre de familles, 53 fusillés, mais aussi pour tous les Valréassiens. Qui était le vrai responsable de cette tuerie ? Encore aujourd'hui, nous nous posons la question.

Des officiers présents, capitaine, lieutenant ont tous plus ou moins été disculpés, dont le lieutenant Helmut Demetrio, poursuivant dix ans plus tard sa vie paisible ,de sa fonction de Professeur de musique en 1954 dans un collège et devenant en 1981 un membre du Comité de jumelage d'une ville allemande avec celle d'une ville de France qui n'avait certainement pas connaissance de ses faits de guerre ,  alors que cette troupe dont-il faisait partie, la 8ème Compagnie Brandebourg, de sa sanglante randonnée dans le Sud de la France a laissé derrière elle tant de malheurs, tant d'ignominie....de massacres . On ne peut pardonner !

Ce 12 juin 1944, un bruit assourdissant fige Valréas, la sirène retentit, c’est l’étonnement avant la peur. Deux jours après le massacre du village d’Oradour/Glane, Valréas risque les mêmes représailles.

Le Maire Jules NIEL, destitué de ses fonctions, mais ceint de son écharpe s’interpose devant l’Officier allemand qui l’informe que la ville va être détruite. 

Rassemblée sur la place de la Mairie la population est transite de peur. Du haut du kiosque, un officier allemand harangue la foule, phrases traduites en bon français par un soldat portant l’uniforme allemand. Elle sera épargnée au vu de ce sacrifice. Nous pouvons dire encore aujourd'hui que nombreux habitants de Valréas, hommes, femmes et enfants, et il y en a parmi nous, il y en en a dans nos familles,  témoins de ce drame du 12 juin 1944 sont des survivants ! Ils en sont la mémoire vive de notre ville. Restons humble dans certains témoignages que nous voyons apparaître d'année en année.

Encerclée par des troupes allemandes, seul contre une armée aguerrie un groupe de résistants est encore présent  sur la route de Baume, ordre d’un repli ne lui parvenant pas ou non exécuté, il sera fait prisonnier.

Alignés devant ce Mur, jeunes et moins jeunes, otages civils et résistants représenteront un acte de résistance contre un acte de soumission. ils étaient là, eux, face à ce mur à attendre la mort, bien loin de cette montagne la Lance, terre de repli et de liberté , 46 furent fusillés, coups de grâce, seuls 4 rescapés survivront. Pendant l’attaque 7 résistants et otages seront tués

 

Mais la tragédie ne s'arrête pas là, l'exécution terminée, les Allemands se préparent à partir, deux camions bâchés, dedans 4 hommes et des pelles attendent. Manifestement, ils vont emmener les corps et les mettre dans un charnier – sachant que des corps sont encore vivants, l'infirmière en chef Jeannine Talmon accompagnée de l'infirmière Mireille Montabaranom, va tout faire auprès d'un officier pour que les corps ne soient pas déposés dans une fosse – Après une longue discussion les corps resteront sur place, les quatre rescapés auront été sauvés d'une mort certaine  par ces deux infirmières.

Un engagement responsable par la clameur venant d'Outre-Manche, une France saignante de massacres, de tortures, d'internement dans les prisons, de déportation et d'extermination dans les camps, de tragédies avec la complicité du pouvoir en place, mais une France libre.

La diversité de la Résistance tenait aussi à la variété des origines nationales de ses combattants : ils venaient de partout. Beaucoup avaient fui la dictature de leur pays alliée au régime hitlérien, comme malheureusement bien d'autres le font aujourd'hui. La résistance c'est d'abord un état d'esprit, les actes suivent. L'idée de la résistance n'était pas de mourir en martyr sur l'autel d'une France libérée. Au plus jeune âge, ils aimaient trop la vie pour s'offrir en sacrifice. Ils avaient plutôt en tête de pourrir la vie de l'occupant autant qu'il la leur  pourrissait.

Oui, ils aimaient la vie. Ils voulaient un monde meilleur pour tous. Ils sont morts dans un État qui ne voulait les laisser vivre en toute liberté.

Il fallait composer avec le cru de ceux qui se soulevaient contre l'envahisseur. Qu'ils soient chefs de groupe de résistants ou chefs civils, il fallait improviser sur les diverses manœuvres « militaires » ou « civiles » - Le combat est une stratégie que l'on apprend dans les écoles militaires et dont les politiques en sont aussi les maîtres d’œuvres quand une guerre est déclarée.

La bienfaisance a toujours été l'âme de notre enclave auprès des plus démunis, et le présent tout dernièrement dans cette pandémie, nous l'a bien démontré, par l'engagement d'aider les autres, une forme de résistance.

 

Valréas doit être reconnue comme l'une des villes du Vaucluse les plus touchée par ce massacre – elle se doit d'être représentative lors de cette cérémonie de celles et ceux qui de leur fonction d'élu, représentent, notre ville, notre département, notre circonscription notre région et bien évidemment la présence de notre Préfet, représentant l’État, présent à Valréas  depuis quelques années.

Aujourd'hui, nous attendons de notre jeunesse, non pas de revivre ces événements tragiques, malgré la poursuite de massacres et de génocides dans ce monde soi-disant humain, mais qu’ elle est un regard sur ce passé afin de ne pas oublier.

Et que ce mot Résistance soit la force d'une opposition, contre une situation d' obéissance extrême qui nous ramènerait au passé.

 

Notre association, laquelle me fait confiance en ma qualité de Président depuis 13 ans continuera à perdurer cette mémoire du 12 juin 1944 par la présence de nouveaux adhérents descendants des familles de fusillés, et  le soutien indéfectible de la population valréassienne.

Je tiens personnellement à remercier les porte-drapeaux , ces drapeaux qui incarnent les associations patriotiques, toujours aussi présents en ce 12 juin et  sans aucune limite de participation quelle qu’en soit les raisons et surtout le temps – Merci aussi à tous les représentants d'associations patriotiques présentes depuis 77 ans – Merci aux enfants et accompagnants  – Merci à vous tous !

Allocution du 12 juin 2021   - Michel Reboul

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André Roger CHAIFFRE alias « Roger » Résistant Franc-Tireur Partisan Français (FTPF)

19 Janvier 2022, 15:48pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Récapitulatif de l'Etat Major AS (Armée Secrète) où l'on remarque dans les adjoints départementaux : Adjoint - Commandant CHAIFFRE dit Roger

Récapitulatif de l'Etat Major AS (Armée Secrète) où l'on remarque dans les adjoints départementaux : Adjoint - Commandant CHAIFFRE dit Roger

Depuis quelques mois nous sommes à la recherche des activités du résistant André Roger CHAIFFRE alias « Roger » .

Qu’avons-nous de plus sur ce personnage à l’heure actuelle ?

De nos diverses correspondances, lieux de naissance, de mariage aucune mention sur son décès (après 1989 dixit Joseph La PICIRELLA son livre sur le Vercors), aucune information au Service Historique de la Défense, seule une correspondance  des Archives du Territoire de Belfort, nous informe qu’elle n’a trouvé trace du décès d’André Roger Chaiffre, néanmoins nous informe de sa localisation à la Maison d’arrêt d’Avignon le 24 juin 1955 ( ?)

En attente de recevoir plus d’informations sur ce sujet – A suivre

Epilogue de nos diverses recherches

Dans le livre du 12 juin 1944 – 53 fusillés – Association des Familles de Fusillés, Déportés, Internés, Résistants et Patriotes de l'Enclave, il est fait souvent référence à la présence de André Roger CHAIFFRE alias « Roger », envoyé par le Parti Communiste Français de Marseille pour prendre le commandement des Francs-Tireurs Partisans lors des événements du 8 au 12 juin 1944 à Valréas. Commandement contesté par les Communistes de Valréas. Ainsi que ses diverses actions sur le terrain.

Dans ce livre, il est dit qu'aucune trace de ce personnage n'a pu permettre de le contacter, de le situer si ce n'est qu'il aurait été vu par Amédée Tena, responsable A.S., en tenue de Colonel, siégeant à l'Hôtel de la Croix d'Or à Valence, en Septembre 1944. D'autres récits le situent présent en sa qualité de Commandant à la Libération de Crest (Drôme) en compagnie du Lieutenant-Colonel  de Lassus et d'autres officiers.

Étrange, aucun dossier administratif aux archives du Service Historique de la Défense !

Cependant par le service de la Commission Nationale de la Médaille de la Résistance Française, nous apprenons qu’André Roger CHAIFFRE dit ''Roger'' est titulaire de la médaille de la Résistance Française par décret du 15 octobre 1945.

Un mémoire de proposition (peu étoffé) nous est adressé.

CHAIFFRE André dit Roger né le 8 juillet 1909 à Rougement (Haut-Rhin)

Grade commandant à titre fictif

Deux blessures par balles :

jambe gauche 23.11.1939

bras gauche 05.1944

Officier courageux, énergique et plein d'allant – résistant de toute première heure – Découvert par la Gestapo est arrêté en novembre 1942 alors qu'il se trouvait dans le département des Bouches-du-Rhône – est transféré à Toulouse d'où il s'évade en même temps que le général de Lattre de Tassigny et le colonel Saint-Sauveur (dit CONSTANS) – Le Cdt CHAIFFRE a été un organisateur de la résistance dans la Région d'Aix-en-Provence.

Le 22 -12-1943 est arrêté de nouveau et condamné, mais la prison où il se trouvait est attaquée par les patriotes. Il profite de cette occasion et s'évade avec 17 camarades.

En 1944 organise les maquis de la région de Valréas, prend part à toutes les actions dans le Sud Drôme où il se distingue au cours de l'attaque de Valréas.

Quoi qu'il en soit, l'ascension rapide de "Roger" témoignerait de ces orientations : "le 6 juin 1944, le capitaine "Alain", qui avait été désigné comme chef FFI de la Drôme-Sud a sous ses ordres l'ensemble des forces FFI de ce secteur. Il a comme adjoint le capitaine "Roger" (André Chaiffre), qui doit assurer la liaison et la coordination avec l'état-major FTPF de la zone Sud.

Puis le capitaine Roger passe à l'état-major du commandant Legrand, avec les mêmes fonctions ".

 

Le général de Lassus  ("Legrand") en parle en ces termes, lorsqu'il relate sa prise de commandement des FFI de la Drôme, les 3 et 4 juillet 1944 : « Les rapports avec les FTP s'améliorèrent dès mon arrivée. Je demandais qu'un adjoint FTP vint se joindre à mon état-major. Le capitaine "Roger" (André Chaiffre), qui était l'adjoint FTP d'Alain [le capitaine Alain commandait le 3e bataillon FFI (AS) en Drôme-Sud], fut désigné. D'un grand dynamisme, il circulait énormément et ce n'est que par intermittence qu'il venait à l'Escoulin [commune au nord de la nationale Crest-Die, où était installé le PC des FFI]».

 

Nous avons tout loisir de penser (sans posséder d'autres indices que la remarque de Legrand et les signes de rejet des FTP de Nyons et de Valréas), qu’André Chaiffre, parallèlement à ses activités de commandement FFI auprès de l'état-major départemental, est impliqué dans d'autres missions politiques ou organisationnelles au sein des FTP.

Le général de Lassus Saint-Geniès mentionne plusieurs fois la présence de "Roger" à ses côtés à Die. C'est à la suite d'une réunion avec "Roger", "Alain" et "Constant" qu'il décide « de procéder à la mobilisation générale, d'un certain nombre de classes » ; de même « des affiches, quelques jours après [doivent] être apposées dans tout le département ». Le 14 juillet 1944, Legrand remet des décorations, à la cérémonie de Die, entre autres au capitaine "Roger" « qui avait abattu au fusil-mitrailleur un avion du côté de Valréas... » (Ce qui est très douteux). Un peu plus tard, le 8 août, "Legrand" note dans son emploi du temps : « Je partis dans l'après-midi pour le Sud, à Buis-les-Baronnies, accompagné de mon adjoint FTP "Roger", que je voyais bien rarement ».

Sans doute, "Legrand" regrette que la présence de son adjoint ne soit qu'épisodique - suggérant, compte tenu du dynamisme de son collaborateur, d'autres occupations. Il le signale pourtant près de lui de temps en temps ; il devait même l'apprécier dans les montagnes du sud - qu'il connaissait mal, à forte implantation FTP, ou ailleurs, comme à Puy-Saint-Martin, où, dit-il, « j'étais en voiture avec mon adjoint FTP », après le 18 août 1944 : de concert avec les Américains, et surtout, dans ce cas précis, avec une compagnie FFI, le chef FFI aurait libéré le bourg d'un retranchement allemand d'une soixantaine d'hommes.

Ces alliances sont bien sûr conjoncturelles ; mais leur mémoire demeure très vivante. En témoigne cette rencontre, 40 ans après, en 1984, au cours d'un repas à l'Escoulin, lieu du PC FFI : Chaiffre était là, avec de Lassus Saint-Geniès, donnant une interview à Robert Serre. Au cours de cet échange, le résistant fait état de l’arrestation dont il a été un jour victime.

Il rappelle à cette occasion ses appréhensions et son vécu de la torture, sa propre perception de la peur à 21 ans.

En fait, tout se passe comme si "Roger", envoyé de Marseille par le parti communiste [ou (et) les FTP], avait une mission précise, après le débarquement de Normandie le 6 juin, dans une région où les Francs-Tireurs ont une forte présence : dans le secteur Sud-Drôme, au début juin 1944, quatre bataillons FTP côtoient deux bataillons AS. "Roger" se doit d'obtenir que les FTP aient un rôle clé dans l'insurrection locale (Taulignan-Valréas- La Lance, le Nyonsais), voire dans la Résistance départementale. A posteriori, l'ascension de "Roger", dans le sud-est de la Drôme, puis dans le département - qui suit la répression sanglante de Valréas-Taulignan, validerait cette hypothèse.

Il est bien connu que les forces de la Résistance, unies sur un projet ambitieux de libération nationale et d'émancipation humanitaire mondiale, sont aussi un rassemblement d'organisations et de personnes poursuivant leurs propres objectifs. André Chaiffre est un de ceux qui, singulièrement, originaire de Marseille, signale l'influence phocéenne dans la Drôme et semble affirmer la volonté communiste de charpenter un rayonnement politique qui se dessine, de faire concrètement la place des FTP dans le commandement militaire des FFI au plus haut niveau. Il n'est pas surprenant que les chefs locaux et même régionaux de sa propre organisation, les FTP, sur le terrain souvent depuis 1943 et même parfois avant, aient contesté ce qui leur apparaît comme un chapeautage inadmissible et incompréhensible de dernière minute. Mais le contexte général est marqué par l'accélération vertigineuse de la guerre ; déjà, la question d'une nouvelle république se pose, le programme du CNR est en route. Chaiffre est un combattant, apparemment homme d'un parti qui a la ferme intention, comme d'autres éléments des différentes forces du mouvement résistant, peut-être davantage ou en tout cas autrement, de participer au gouvernement de la France libérée.

Voilà une des parties glorieuses d’André Roger CHAIFFRE, sans pour autant ne pas oublier d’ examiner certains de ses actes qui se veulent inexacts et certainement plus une mystification, concernant l’abattage  entre autres d’un avion à Valréas, qui n’a eu lieu, de cette évasion avec le Général de Lattre de Tassigny dont nous ne trouvons trace, si ce n’est que ce dernier s’est bien évadé mais de la prison de RIOM dans le Puy de Dôme .

Lors de la réunion concernant le repli des forces de résistances à Valréas

Le soir est organisé une réunion pour débattre de la situation et des mesures à prendre. Selon les déclarations de Georges Bonnefoy, « Georges » (Pierre Rigaud) préconise le repli mais l’ordre n’en est finalement pas donné en raison de l’opposition de Roger Chaiffre. Certains considèrent Roger Chaiffre comme le responsable de l’époque des FTPF. Mais Michel Coulouvrat et Raoul Mandrin certifient qu’il appartenait au groupe de l’AS de Michel Coulouvrat. En tout cas l’ordre de repli ne fut pas donné à temps. Le matin du 12 juin, il était trop tard …

André Roger CHAIFFRE naviguait il  entre deux groupes de résistants et dans quel but ?

Plus tard, les hostilités terminées, j'ai eu la visite de Roger Chaiffre et de deux personnes dont une femme. J'avais repris mon activité et je travaillais dans mes vignes. Cet individu (je dis : cet individu) ayant perdu son commandement, venait me rendre visite dans un but qui n'avait rien à voir avec les souvenirs voire l'honnêteté.

Témoignage de Michel Coulouvrat

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La Résistance sur les bords de la Méditerranée. Un parcours d’historien, Jean-Marie Guillon

17 Janvier 2022, 18:06pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

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