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12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

12 JUIN 2016 à Valréas

4 Juin 2018, 15:50pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Depuis 74 ans, la ville de Valréas se souvient, par son implication à la cérémonie commémorative en hommage aux 53 fusillés, résistants et otages ainsi qu'aux 4 rescapés de cette fusillade.

Nous vous attendons, comme chaque année, nombreux pour partager ce souvenir immuable.

Le Président de l'association des Familles de Fusillés (ACFFDIRP)

Michel REBOUL

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Les derniers adieux au résistant André Bergeron

2 Juin 2018, 09:28am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Article Vaucluse-Matin -Le Dauphiné Libéré - Photo Marc-André Fraysse
Article Vaucluse-Matin -Le Dauphiné Libéré - Photo Marc-André Fraysse
Article Vaucluse-Matin -Le Dauphiné Libéré - Photo Marc-André Fraysse
Article Vaucluse-Matin -Le Dauphiné Libéré - Photo Marc-André Fraysse

Article Vaucluse-Matin -Le Dauphiné Libéré - Photo Marc-André Fraysse

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Valréas perd un grand résistant

2 Juin 2018, 09:27am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Article La Provence

Article La Provence

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Cérémonie commémorative de la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas

22 Mai 2018, 10:34am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Drapeau en tête du cortège

Drapeau en tête du cortège

Mardi 12 juin 2018 - Départ du cortège à 18h00 - Rond point du Portalon - Valréas en direction du Mur des Fusillés

 

D’une occupation éphémère à une libération tragique, Valréas ville martyre !

53 victimes de la barbarie nazie  , 46 fusillés devant ce Mur, 7 autres dans la ville et la campagne.

53 victimes, résistants mais aussi otages, afin que l'ennemi ait son compte.

Par ce sacrifice, la ville de Valréas a été épargnée. Sa population rassemblée sur la place de l'hôtel de ville, silencieuse, écoutait avec effroi un officier allemand parlant bien le français. Du haut du kiosque, il haranguait ces hommes, femmes et enfants, les menaçant de représailles.

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Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation.

18 Avril 2018, 13:03pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Natzweiler – Struthof, l'enceinte de barbelés. Source : DMPA DR

Natzweiler – Struthof, l'enceinte de barbelés. Source : DMPA DR

Dimanche 29 avril 2018

Sitôt arrivés au pouvoir en janvier 1933, Adolf Hitler et les nazis créent les premiers camps de concentration en Allemagne. Dachau est ainsi ouvert le 21 mars 1933. Y sont internés les opposants au régime, les "asociaux", tous ceux qui n'entrent pas dans les normes national-socialistes.

Avec l'expansion allemande en Europe puis la Seconde Guerre mondiale, le système concentrationnaire prend une autre dimension. À partir de 1941, il s'intègre en outre dans la mise en place de la "solution finale de la question juive". Les camps se multiplient, y compris dans les territoires annexés ou occupés : Mauthausen en Autriche, Auschwitz en Pologne, Natzweiler (Struthof) en France...

Le nombre des déportés de France dans les camps de concentration ou d'extermination nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale est estimé à plus de 150 000 personnes, dont 80 000 victimes de mesures de répression (principalement des politiques et des résistants) et 75 000 juifs, victimes de mesures de persécution touchant également les Tsiganes.

 Au total, disparaissent plus de 100 000 déportés partis de France. Avec la libération des camps puis le retour des premiers survivants, le monde entier mesure l'ampleur de la déportation et de son horreur.

Le besoin de préserver la mémoire de la déportation ...
Pour maintenir présent le souvenir de leurs camarades morts en déportation, les associations de déportés créent des lieux de mémoire, comme, à Paris, le monument du souvenir de la synagogue de la rue de la Victoire (inauguré le 27 février 1949) ou la chapelle des déportés, en l'église Saint-Roch (inaugurée le 21 novembre 1953), autour desquels elles organisent des commémorations spécifiques. D'autre part, des délégations d'anciens déportés sont présentes aux côtés des anciens combattants dans les cérémonies officielles commémorant les Première et Seconde Guerres mondiales.

La loi n° 54-415 du 14 avril 1954 consacre le dernier dimanche d'avril au souvenir des victimes de la déportation et morts dans les camps de concentration du IIIe Reich au cours de la guerre 1939-1945. Elle est adoptée à l'unanimité par le Parlement et fait de ce dimanche une journée de célébration nationale .

Source : 

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/la-journee-nationale-de-la-deportation

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12 juin 1984 - Quarantième anniversaire

17 Février 2018, 17:40pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

12 juin 1984 - Quarantième anniversaire

Cérémonie du quarantième anniversaire de la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas

Jean Gatel, secrétaire d'état auprès du Ministre de la Défense, remet la Croix de Guerre à Valréas . Puis 18 récipiendaires ont été décorés par M. Jean Garcin, président du Conseil général et ancien résistant de la  Croix du Combattant Volontaire.

- Barthe Louis

- Barthélémy Antonin

- Chamoux Roger

- Chaix Edouard

- Chaix Fernand

- Chaix René

- Cheyron Marcel

- Coulouvrat Michel

- Coutton Joseph

- Delefosse Henri

- Gelly Paul

- Hugues Roger

- Laget Georges

- Mancellon Paul

- Mandrin Raoul

- Monnier André

- Rousson André

- Rousson  Jean

 

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Opération manquée à la mairie de Valréas le 29 janvier 1944

14 Février 2018, 11:27am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Participants : Péru – Luc – Mick – Marius – Popey – Félix – Waldeck – Williams

3 tués : Luc : Stivalet Maurice

Pérus : Geneves Henri

Mick : Poinas Auguste

2 blessés : Félix : Hospitalisé (rafale de mitraillette Sten)

Waldeck : blessé à la main (1 doigt) – rescapé

1 prisonnier : Marius (le chauffeur)

3 rescapés : Waldeck – Popey – Williams, rejoignent le camp à la Tour de Vesc au dessus de la ferme Allaize le 31 janvier 1944.

Cause de l'échec : un F.T.P. Blesse accidentellement son camarade Félix, voulant transporter celui-ci à l'hôpital, ils tombent sur les Allemands qui les mitraillent.

30 janvier 1944

Dans la nuit, sous la conduite du chef de Camps « Riquet » Rolland Henri, nous retournons à Valréas dans le but de libérer le prisonnier. Résusltat nul, celui-ci étant déjà parti sur Orange ou Avignon.

Participants : « Riquet » - Rolland

« Claude » Chaze

«  Etienne » Jolas

«  Milou »

«  Fredo » Wetter

Véhicule : B 14

Février 1944

Après cet échec, le camp va s'établir à Orcinas. Les Allemands, a Milice aidés par les collaborateurs deviennent méchants et durs. Aussi commence la vie de nomades des montagnards résistants ; les camps changent de secteur le plus souvent qu'ils peuvent.

Février est très dur, 40 coms de neige, le camps est mal placé, dans une cuvette, côté ferme « Barnavon ». Position : Dangereuse.

Nous participons à la réception de parachutages. Le camp se déplace à nouveau, il va s'installer à Cornillon à la bergerie « Chauvin » des cousins à mon épouse.

Mars – Avril 1944

Barnier de Vesc, alias « Guitry », rejoint le camp opérationnel contre un détachement de l'armée de l'Air à Serres (Hautes-Alpes), opération réussie, plusieurs tonnes de vêtements et chaussures sont récupérés, l'ensemble équipe les maquisards en bleu aviation.

Fin avril 1944

Le camp change à nouveau – Celui-ci se fixe aux Pennes, Combe de Léoux, commune d'Arnavon. Chef de camp : Dupré.

Plusieurs opérations contre les miliciens, collaborateurs sont exécutés.

Almbert Buti dit » Popey » est transporté à Die pour être opéré d'une Péritonite. Celui-ci est ensuite évacué de Die, à la Roche Saint Secret, chez la famille Pellegrin Adrien, château au bas de la Lance, jusqu'à sa guérison. Puis deviendra le gendre de ceux qui l'ont aidé et mon beau-frère par la suite.

Mai 1944

1er mai nous mangeons un lièvre pris au collet avec Barnier. Menu : polenta – œufs-lièvre, pas très riche, ni copieux pour 30, mais c'était la joie, et le débarquement approchait.

Plusieurs mutations ont eu lieu. Dupré – Etienne-Williams, nous ont quitté.

Étant commandant de Compagnie, Laffons vient comme chef de camp (matricule 72087), Jean-Pierre est C.M. (matricule 72097), Arthur est C.T. (matricule 72069)

L'ensemble des campas subissent les attaques des forces allemandes, répressions, tortures, déportations se succèdent – Opérations menées sur la nationale 7 et la nationale 94.

Le 31 mai au matin

Le Poste de Commandement du 1er bataillon F.T.P. Est attaqué par les Allemands, celui-ci se situe à Lemps au dessus de Verclause. Le camp est évacué, pas de blessé, pas de victime.

Prévenu dés le matin, par le forgeron de la Motte Chalencon, une attaque surprise (embuscade) est mis sur pieds.

Un groupe formé avec les maquisards dont les noms suivent :

Jean-Pierre C.M. Matricule 72097

Claude 72070

Milou 72133

Raymond 72071

Guitry 72361

Waldimir Duval 72123

Frédo 72068

Charles 72100

Arment : 1 mitrailleuse légère allemande – 3 fusils (1 mousqueton – 2 mauser) – 3 mitraillettes, plus les grenades dont on ne s'est pas servi étant à 200 mètres ou plus.

Véhicule : 1 camion (détruit par un obus anti-chars)

Contact avec l'ennemi :

Départ : 15heures30 – direction Sainte Marie de Rosans

But : arriver avant le convoi allemand en haut du ccol de la Souche (voir route 94 de l'époque)

Après avoir descendu le col des Tourettes entre le village de l'Epine et de Ribeyret, nous tombons sur la N.94. Pas de chance, les Allemands sont eux en haut du col, refont le plein de leurs gazogènes. Nous sautons du camion, regagnons la montagne par un petit ruisseau à sec à cette saison.

En position, les Allemands n'ont rien vu d'anormal. Nous ouvrons alors le feu, c'est l'effet de surprise, les fusils font du beau travail. Milou et Guitry font quelques « cartons ». La mitrailleuse tenue par Jean-Pierre s'enraye ; plus qu'à se replier, notre but n'est pas pleinement acquis, mais l'ennemi n'est plus invulnérable et il en est conscient.

Nous remontons vers Montmorin, bien arrosé par des obus anti-chars qui frisent les crêtes.

Nous rejoignons au court de la nuit e hameau de Chattouse où nous nous reposons jusqu'à l'aube. Le camps des Pennes est réintégré le lendemain an passant par sainte Marie de Rosans et la Motte Chalencon.

2 juin 1944

Merconti et Guitry vont récupérer une bande de mitrailleuse resté sur le camion. Pertes à l'ennemi – certaines dés le début effet de surprise. Chez les FTP – véhicule détruit – aucune perte humaine.

Témoignage : Chaze Pierre -Alias Claude – matricule 72070 – F.T.P.F. - Camp de La Lance – Ex ; CE Camp de La Lance – ex ; C.E. De Cie

Document certifié conforme signé par le Maire de Villeneuve-de-Berg (Ardèche) le 05 janvier 1989 – détenu par l'association des familles de Fusillés – Valréas (Vse)

 

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Concours national de la résistance et de la déportation 2018

8 Février 2018, 16:01pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Livre en vente à l'O.T. de Valréas et auprès de l'association

Livre en vente à l'O.T. de Valréas et auprès de l'association

Concours national de la résistance et de la déportation 2018 le thème est "S'engager pour libérer la France".

S’engager pour libérer la France, c’est rejoindre la France libre qui poursuit le combat aux côtés des Alliés. C’est intégrer les unités des Forces françaises libres, sur tous les théâtres d’opération. C’est parallèlement agir en France même, individuellement puis collectivement, de manière de plus en plus structurée et organisée. C’est répondre à l’occupant allemand et à l’État français sur tous les terrains, de la presse clandestine à la lutte armée, en passant par le sauvetage ou le renseignement. C’est soutenir la France combattante qui rassemble par étapes l’ensemble des hommes et des femmes qui luttent pour le retour de la liberté. Quelques pages du livre Valréas se souvient – Recueil de témoignages et documents.

Résumé

(Sur les événements du 12 juin 1944 à Valréas) Au 6 juin 1944 les Alliés débarquèrent en Normandie. De Londres arriva l’ordre d’un soulèvement général en France. Deux jours après, un groupe de résistants entra dans Valréas. Le but principal de l’occupation de Valréas et d’autres lieux de la vallée du Rhône était de couvrir la mobilisation générale et le soulèvement général dans la zone Est montagneuse du département en créant un point de fixation pour les forces d’occupation. Le chef régional de l’armée secrète (A.S.) le commandant « Alain » (Pierre Reynaud) délégua le commandement militaire sur Valréas au lieutenant « Georges » (Pierre Rigaud). L’autorité civile était exercée par Marius Gras et Louis Clarice, responsable de l’A.S. pour Valréas et environ. Une rivalité existait entre les forces gaullistes, l’A.S. et la Résistance communiste FTPF. Les résistants prirent possession de la poste, la mairie et s’emparèrent des armes de la gendarmerie. Les lignes téléphoniques furent coupées, les collaborateurs et les miliciens, arrêtés. Des barricades furent dressées autour de Valréas en vue de résister. Dans un élan général, beaucoup de jeunes gens de Valréas se joignent aux résistants.La possibilité d’un repli en cas d’attaque allemande fut envisagée. Mais « Roger » (André Chaiffre)1 lieutenant de la FTPF, se prononce contre l’idée d’un repli et veut engager le combat avec son groupe. 1 Au 12 juin, les Allemands attaquent et un ordre de repli est donné aux groupes de résistants. Cet ordre de repli n’est jamais parvenu aux deux groupes des FTPF, installés à la barricade de la route de Baume

Andrée Chambon

Mademoiselle Andrée Chambon née le 22 septembre 1901 Elle servit la Résistance en accueillant les hommes de l'armée secrète des montagnes de la région nyonsaise qui avaient un code convenu pour se faire ouvrir la porte. Elle les restaurait et leur procu - rait ravitaillement par l'intermédiaire des fournisseurs valréassiens ; bouchers, épiciers, boulangers favorables à la Résistance. Elle était indicatrice des mouvements de la Gestapo favorisant ainsi la fuite de certaines personnes menacées. Enfin et surtout elle avait organisé chez elle une infirmerie où elle hébergeait les résis- tants malades que le docteur Gluge, Juif et résistant lui-même, visitait journellement.

Le 12 juin 1944, désignée comme infirmière, elle est partie avec les résistants. Stoppée avec tous les autres sur la route de Nyons, arrêtée et ramenés au Monument à l'hôtel Thomassin, surveillée par un soldat allemand, l'arme au poing, elle a assisté atterré et impuissante à la fusillade. Au bout d'un cer- tain temps, qu'elle ne peut définir, elle s'est rendu compte que les Allemands étaient partis en l'ou- bliant volontairement ou involontairement. Elle n'a jamais su. Joseph Eugène Alazard alias « Don José » Rapport justificatif Je soussigné, Monsieur Seignol Paul, connu du Haut Commandement Inter-allié sous le nom de FRANCK, certifie que le Commandant Aviateur Alazard Joseph Eugène, alias don JOSÉ, a été un résistant depuis le 1er janvier 1943 jusqu'à la libération du Territoire. 1°/ - en collaboration étroite avec MM. Gras Marius, Clarice, le Dr. Quet, Guibal, il a été le fonda - teur de résistance de Valréas (Vaucluse). À ce titre, il a contribué à la mise sur pied de l'action dans la région, a établi un plan des destructions des axes routiers et une doctrine d'action de la guerre dans le maquis. À ce moment-là, don José est entré dans le réseau du colonel Roger, collaborateur d'Alfred des F.F.C.

                                           Joseph Eugène Alazard alias « Don José »

Rapport justificatif

Je soussigné, Monsieur Seignol Paul, connu du Haut Commandement Inter-allié sous le nom de FRANCK, certifie que le Commandant Aviateur Alazard Joseph Eugène, alias don JOSÉ, a été un résistant depuis le 1er janvier 1943 jusqu'à la libération du Territoire. 1°/ - en collaboration étroite avec MM. Gras Marius, Clarice, le Dr. Quet, Guibal, il a été le fonda - teur de résistance de Valréas (Vaucluse). À ce titre, il a contribué à la mise sur pied de l'action dans la région, a établi un plan des destructions des axes routiers et une doctrine d'action de la guerre dans le maquis. À ce moment-là, don José est entré dans le réseau du colonel Roger, collaborateur d'Alfred des F.F.C. 2°/ - en mai 1943, je lui ai donné l'ordre d'accepter d'entrer au secrétariat général de l'aviation, Cabi- net du Ministre, afin qu'il puisse nous renseigner. Il a exécuté cet ordre et a consenti à endosser l'éti- quette de « Vichyssiste » pour servir encore et toujours la Résistance, sur l'ordre du général Vernon et du colonel Laurent, Chef du 2° bureau actuellement à Paris, ministre de la guerre, ainsi que du commandant Descours, Gouverneur Militaire de Lyon. À ce titre, il a renseigné, soit lui-même, soit par des agents de liaison (Mrs Bazini de Montségur (Drôme) Oved de Buis Les Baronnies, Fran- çoise Tena de Montségur etc.) sur les agissements allemands et des fonctionnaires de Vichy. Il a réussi en particulier, à fournir la liste complète et nominative des chefs miliciens départementaux et régionaux ainsi que leurs adresses, liste que la B.B.C. a diffusée dans ses émissions de l'hiver 1943 – 1944. 4°/ - dénoncé fin mai 1944 comme collaborateur au plénipotentiaire allemand de la Luftwaffe à Vi- chy par le Ministre de l'Air Général Monniot il n'a dû son salut qu'à la fuite. À ce moment, le C.N.R., informé par le professeur Schmitt de ce changement de situation, don José est nommé par la délégation du C.N.R. à Genève et après accord d’Alger, comme Chef Militaire du département de l'Ardèche. L'ordre a été transmis par Soulier dit Suffren par message chiffré et quelques jours après, confirmé à un des membres du C.N.R. venu de Paris à Genève. Cet ordre n'est jamais parvenu à don José. Mais il s'est immédiatement rendu utile lors de l'attaque de Valréas, par les groupes allemands de répression le 12 juin. En effet, le 11 juin au soir, il renseignait lui-même, devant plusieurs témoins à un poste avancé, et sous le feu de l'aviation allemande qui devait se produire le lendemain. Il conseillait une manœuvre en retraite vers le maquis, quitte à faire par la suite un retour offensif. Bloqué par les Allemands, le 12 juin, il devait se cacher pendant 15 jours avant de revenir à Valréas, reprendre la liaison avec le Comité de Résistance. 5°/ - début août, don José assistait à la réunion plénière du comité de Résistance de Valréas à la Roche St Secret où était élaboré le plan de prise de possession du centre, dés la libération et donnait son avis sur les modalités d'exécution de ce plan. Par la suite, il a participé avec les troupes américaines à la bataille dans le quadrilatère, Bollène/Nyons/Dieulefit/Montélimar, et la population est unanime à reconnaître que c'est à sa connaissance du pays et de la langue anglaise aussi bien qu'à son action que l'on doit d'abord la rapide fuite allemande dans la région. Don José était, en effet, le 25 août en liaison avec le capitaine Brauer, de l'observatoire d'artillerie de la division américaine d'attaque au nord de Montbrison sur Lez (Drôme) à 400 mètres des Allemands, qui tenaient le pont au Jas.

Je certifie, en conséquence, que le Commandant Alazard Joseph alias don José est un véritable ré - sistant et qu'à ce titre, il a droit à tous les égards, comme à tous les honneurs civils ou militaires. Le grade de Lieutenant-colonel serait bien mérité. D'ailleurs, le Comité de libération de Valréas s'ho- nore de le compter parmi ses membres et son nom a été homologué comme tel par le Comité dépar - temental de la Drôme et celui du Vaucluse. De plus, il a été désigné par l'arrondissement et le Comité départemental pour être juge à la Cour de justice du Vaucluse où il a siégé. Il est regrettable que ses fonctions à Marseille l'empêchent désormais de siéger parmi nous. En foi de quoi nous avons signé la présente attestation.

M. Gras Président du Comité de Libération de Valréas

M. Seignol Docteur   Quet Mr Guibal  Maire de Valréas

L'activité des Paysans pendant la période du Maquis

N'oublions pas tous ces paysans qui ont ravitaillé les divers maquis, pendant cette période de l'occu - pation allemande. Ils hébergeaient et nourrissaient tous ces jeunes réfractaires du service du travail obligatoire (STO) en prenant des risques considérables pour leur famille et eux-mêmes.

Marius Monnier de la Côte, faisait partie de ces nombreux paysans courageux. Je soussigné Amédée Tena, né le 13 août 1908, à Montségur-sur-Lauzon (Drôme), ex-chef du Sec- teur « Sud Drôme » de la Résistance Mouvement A.S., expose et atteste ce qui suit : dans mon secteur « Sud Drôme » le mouvement est parti de Valréas et du « Comité directeur » clandestin mis en place par moi-même, dés le début de 1943. Dans ce comité, M. Groener Jacques était responsable du ravitaillement de nos maquis (Lance, Estelon, Sainte Jalle – 50 réfractaires le 5 mars jusqu'à 245 fin 43). Il a lui même prospecté les fermes de la région et créé des centres de ramassage : à Saint Paul Trois Châteaux chez Sourdon, à Valréas chez Monnier, à Taulignan chez Gras Louis (arrêté avec sa femme le 20 janvier 1944, mort en déportation) J'affirme par ce nouveau certificat que Monnier Marius est resté un membre actif et militant de la Résistance depuis le début de 1943 en collectant du ravitaillement (y joignant sa large part gratuite- ment) et en hébergeant des réfractaires. Il convoyait lui-même ce ravitaillement toutes les semaines avec son cheval et sa jardinière jusque chez notre ami Louis Gras de Taulignan, qui lui-même la nuit l'acheminait vers les maquis (...)

La Bienveillance à Valréas

La résistance silencieuse en faveur des persécutés et particulièrement des enfants. Début 1943, Valréas accueillait de nombreuses familles Juives entre autre la famille Kaminker, la mère et ses trois enfants dont la fille sous le nom bien connu par la suite Simone Signoret. Le Vau - cluse a été un des départements à recevoir un nombre important de Juifs. Dans son livre « la persé- cution contrariée » Jean-Pierre Kaminker , cite cette phrase: « J'entends aussi rendre un hommage à la bienveillance, avec laquelle furent accueillies et abritées à Valréas certaines personnes, pour qui les circonstances rendaient cette bienveillance indispensable.....aucune hostilité »Docteur Didier Delaunay (il a été élevé à la dignité de juste par l'institut israélien Yad Yachem à titre posthume en 1994. Ancien combattant de la guerre 1914-1918, chevalier de la Légion d'honneur, directeur de l’hôpital de Bayonne. Mobilisé en septembre 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale, il est démobili - sé en décembre 1939 ; Il a alors quarante-quatre ans et, il habite avec sa famille à Anglet où il exerce les fonctions de secrétaire de l'union départementale des syndicats chrétiens (CFTC). Affecté par la défaite de la France et la signature de l’armistice avec l’Allemagne en juin 1940, il rallie la Résistance, notamment avec Jean Poulhazan (qui sera maire de Bayonne à la Libération) et apporte son aide aux Juifs qu’il connaît. En septembre 1941, les autorités ayant eu vent de ses activités, il doit quitter Bayonne, qui se trouve en zone occupée. Après avoir franchi la ligne de démarcation, il s’installe en zone libre, à Valréas, petite commune du Vaucluse, et devient le directeur de l'hôpi- tal local. Il se sert de sa position pour cacher des réfugiés. Il écrit à un certain nombre de ses amis et connaissances juifs à Bayonne et leur propose de venir s’abriter dans son établissement. Il sauve ainsi plusieurs familles et notamment M. Léon et ses deux filles, Madeleine et Aude. M. Léon était professeur de philosophie au lycée de Bayonne. Malvoyant, il est totalement dépendant de ses filles. En réponse à l’invitation du directeur, ils arrivent tous les trois en septembre 1942 à l’hôpital de Valréas, munis de faux papiers et de cartes d’alimentation. Il fit également admettre Georges Epch- tein, vingt ans, qui s'était enfui de Biarritz.

1 C'est sur le terrain même que quelques-uns des acteurs, qui ont connu André Chaiffre ("Roger"), ont remarqué certains traits de son comportement : ainsi, quelques brèves touches du portrait de ce maquisard, nous sont parvenues, lorsque la mémoire et l'écrit les ont conservées, plus tard lorsque le besoin de revenir sur l'événement s'est fait sentir. On peut en retrouver de minces traces dans les récits évoquant l'épisode du 7 au 12 juin 1944 de Taulignan-Valréas. C'est à peine une silhouette que l'on distingue... Le personnage ne manque pas d'intérêt pourtant, à cause même du rôle que les organismes résistants auxquels il appartient lui ont probablement demandé de jouer, à cause également de ses fonctions dans la Résistance régionale et départementale. Patrick Martin observe, dans sa thèse, que le PCF gagne « en popularité en 1944 au sein de la population drômoise, dans le Sud-Drôme et dans certaines communes importantes du Nord Drôme (Romans, Saint-Vallier, Saint-Donat). Il a sous son contrôle 2 500 hommes en armes. Tous ne sont évidemment pas communistes, mais l'encadrement politique de ces hommes commence à s'opérer, avec l'apparition de personnes comme André Chaiffre, venu de Marseille et qui a pris, à Valréas, le commandement des FTP, à la grande surprise de certains d'entre eux. La volonté de diriger [de la part des communistes] se manifeste avec l'apparition de Chaiffre ».

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Les soldats nazis dopés à la méthamphétamine pour rester concentrés

8 Février 2018, 10:41am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Pervitine-Drogue

Pervitine-Drogue

L'histoire des guerres de tous les temps, nous révèle bien des atrocités humaines, pratiquées par les humains eux-mêmes (notre histoire à ses zones d'ombres, de noirceur, il ne faut pas l'oublier).
Mais si l'humain n'était pas en conformité avec son engagement « guerrier », il lui était imposé différentes manières de se soustraire à "la bienveillance" de son prochain, à lui-même aussi. Vins et drogues ont été « l'arme » qui a su les épauler pour poursuivre leur combat.

Selon les lettres de l'un des principaux auteurs allemands d'après-guerre, les soldats nazis avaient recours à une "pilule miracle", méthamphétamine (oucrystal meth), pour rester éveillés durant les marches.

En 1940, lorsque l'Allemagne nazie lance son armée sur la Hollande, la Belgique, le Luxembourg et la France, ses soldats semblent invincibles, écrit le tabloïd Berliner Kurier:

«Les fantassins marchaient fermement jusqu'à 60 kilomètres par jour, les panzers avançaient nuit et jour. “Les Allemands utilisent une pilule miracle, titrait alors la presse britannique. Cette pilule miracle, c'est de la “pervitine, de la méthamphétamine. À plus haute dose, elle porte aujourd'hui le nom de “crystal meth

Découverte en 1937, cette drogue a joué un rôle non négligeable dans la stratégie choisie: 35 millions de comprimés ont été commandés par la Wehrmacht avant de mener l'offensive contre la France. L'ex-journaliste et écrivain allemand Norman Ohler retrace l'histoire de la pervitine sous le troisième Reich dans son livre Der totale Rausch («L'euphorie totale»), qui paraît ce jeudi 10 septembre. 

La première chose que les hommes ont cherché à renforcer chez le soldat, c’est sa capacité à résister à la peur. Et très tôt, l’alcool s’est imposé comme un moyen de se donner du courage qui a traversé les âges. Les hoplites grecs partaient au combat après avoir bu d’importantes quantités de vin. Les Aztèques consommaient du pulque, un alcool local renforcé d’herbes et d’épices aux effets narcotiques. À Austerlitz, Napoléon a fait distribuer aux troupes une triple ration de brandy, ses ennemis à Waterloo lui préférant le rhum. Cette fourniture était parfaitement réglementée : au XVIIe siècle, la Royal Navy attribuait à chaque marin une demi-pinte de rhum par jour. George Washington voyait cette ressource comme un indispensable dont l’approvisionnement devait être pris en compte dans les plans de bataille. Le maréchal Pétain disait que « de tous les approvisionnements envoyés à l’armée pendant la guerre, le vin était certainement le plus attendu et apprécié par le soldat ». L’alcool n’était pas qu’un moyen de se donner du courage. Il a pendant longtemps été considéré comme un médicament efficace. Il permettait de tenir dans le froid, de surmonter la fatigue des longues marches et de rendre le corps plus résistant aux maladies. Les drogues arrivées par la suite sur le marché du champ de bataille avaient souvent les mêmes intérêts médicaux, avant d’être considérées comme des narcotiques.

Sources : Recherches Internet et documentaires télévisés



 

 

 

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