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12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

CHATEAUBRIAND le journal de l'ANFFMRFA

28 Octobre 2011, 17:28pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Châteaubriand , le journal de l'Association Nationale des Familles de Fusillés et Massacrés de la Résistance Française et de leurs Amis

 

CHATEAUBRIAND0001

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Carrefour du Combattant à Valréas (?)

28 Octobre 2011, 17:27pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

ARTICLE VAUCLUSE MATIN0001

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Un carrefour du combattant à Valréas ?

16 Octobre 2011, 09:01am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

Un carrefour du Combattant à Valréas ?

 

salle combattantLa nouvelle est tombée lors de l'assemblée générale du RACE ce vendredi 14 octobre 2011. C'est Marc FRAYSSE adjoint à la sécurité et délégué aux cérémonies civiques qui l'a annoncé, autour d'une table où étaient réunis les divers représentants des associations civiques, lesquels ont été surpris de cette décision, sans avoir été consultés auparavant.

Faut-il rappeler que l'association des Familles de Fusillés dont je préside avait proposé il y a trois ans en arrière, lors de notre assemblée générale (Procès-verbal de l' A.G .), une salle du Combattant et victimes de guerre.

Chaque année depuis, nous renouvelons cette demande ainsi que le RACE (Rassemblement des Associations Civiques de l'Enclave) .

Mais voilà, depuis les demandes et projets n'aboutissent pas à Valréas, hormis la télé surveillance avec ses caméras qui poussent comme des champignons aux divers coins de la ville.

Alors que penser de cette offre de la municipalité de nous proposer non pas une salle du combattant, mais un carrefour avec une plaque, commémorant les combattants ?

Celui-ci se situerait face à la place de la Recluse et de la route de Grillon.

Il est vrai que ce lieu serait sécurisé, certainement par une caméra. Moins , beaucoup moins couteux qu'une salle.

Alors anciens combattants, victimes de guerres, familles et amis, nous aurons l'occasion de nous réunir à l'air libre dans ce carrefour Combattant où une gerbe sera déposée, une commémoration de plus, une gerbe de plus. Mais dans quel but ?

N'y a t' il pas à Valréas assez de lieux pour se recueillir, assez de lieux pour déposer des gerbes ?

En ma qualité de Président de l'Association Cantonale des Familles de Fusillés, Déportés, Internés, Résistants, Patriotes et Amis , je trouve le « cadeau » un peu, voir beaucoup amer au vu de ma proposition il y a 3 ans.

Le monde combattant et victimes de guerre à Valréas, n'aurait droit qu'à un carrefour.

Alors que le but de cette salle était la transmission du souvenir , par le dépôt de diverses archives, des fanions et drapeaux des associations dissoutes ou à venir. Un recueil de mémoire pour les générations futures. Cette salle aurait pu être ouverte aux diverses écoles de notre Enclave , aux visiteurs. Nous ne demandions pas une Maison du Combattant, seulement une salle.

Notre association ne cautionnera pas ce projet de carrefour du combattant.

 

Le Président des Familles de Fusillés

Michel REBOUL

 

 

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12 juin 1944, Valréas n'oublie pas...

19 Juin 2011, 10:39am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

12 juin 2011 VAUCLUSE MATIN DL0001

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12 juin, une foule émue....

15 Juin 2011, 09:56am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

12 JUIN 2011 LA PROVENCE0001

Article La Provence 15 juin 2011

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12 juin 1944, 67 ans après

13 Juin 2011, 16:04pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

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Le Mur des Fusillés : Nombreuses gerbes et bouquets (autorités, associations, enfants) et 53 bougies éclairées en présence de Marc FRAYSSE, adjoint à la Mairie de Valréas, délégué aux associations civiques avec une de ses petites filles, de Marion et Marien et du président des familles de Fusillés. Présence également de Mr et Mme André BERGERON

 

Six juin 1944, les alliés débarquent en Normandie. Le Général de Gaulle appelle les Français de la résistance à sortir de la clandestinité.



A Valréas et dans sa région, l'activité résistante se développe à partir de 1943.



Une cinquantaine de réfractaire du STO (service du travail Obligatoire, trouve refuge à la ferme Juliens où se créé le maquis de la Lance

Le 8 juin 1944, ordre est donné d'occuper Valréas

Le but principal de l’occupation de Valréas et d’autres lieux de la vallée du Rhône était de couvrir la mobilisation générale et le soulèvement général dans la zone Est montagneuse du département en créant un point de fixation pour les forces d’occupation. Le chef régional de l’armée secrète (AS) le commandant « Alain » (Pierre Reynaud) délégua le commandement militaire sur Valréas au lieutenant « Georges » (Pierre Rigaud). L’autorité civile était exercée par Marius Gras et Louis Clarice, responsable de l’AS pour Valréas et environ.



La présence d'un agent de l'ennemi dans les rangs de l'AS, permettra aux allemands de connaître l'état des forces de résistances à Valréas.

Valréas était un obstacle pour les forces allemandes. Pour remonter de la Provence vers la Normandie, elles devaient éviter la nationale le long du Rhône continuellement bombardée. De ce fait l’ordre de nettoyage de Valréas a été donné au groupe de combat « Unger »



Des barrages de résistants sont établis route d'Orange, route de Grillon, route de Baume. Deux avions allemands viennent mitrailler le barrage route de Vinsobres.

Le 12 juin , les Allemands sont signalés , venant de Visan, tout va très vite. La sirène retentit. L'ordre de repli n'étant parvenu aux deux groupes postés route de Baume, l'un commandé par Lucien GENOT et le second par Emile BOUCHET. Les deux groupes sont fait prisonniers.



Ce 12 juin 1944 à Valréas ,c'est bien une attaque allemande , composée du 2ème bataillon du 10 ème régiment de la 9 ème Panzerdivision, dont 32 chars uniquement mis à la disposition pour Valréas, de la 8ème compagnie de Légionnaires du 3ème Régiment de la division Brandebourg, d'une unité de la Luftwaffe, ainsi que des éléments de la Feldgendarmerie

( Sources : Archives départementales du Vaucluse)



Ce 12 juin 1944 à Valréas, ce sont bien 53 fusillés, dont les noms sont inscrits sur ce Mur et à la vue de tous les passants et pour l'éternité.

Deux jours après Oradour/Glane, Valréas doit être détruite. Le Maire Jules NIEL qui a repris son écharpe, malgré sa destitution, sauve sa ville, mais ne peut sauver les fusillés pour l'exemple.

De même que Mme Jeannine TALMON infirmière de la Croix Rouge, accompagnée de l'infirmière Mireille MONTABARANON, par leur intervention auprès d'un officier allemand, empêcheront que les corps des fusillés où se trouvaient encore des survivants, finissent dans un charnier.

 

5 rescapés avec l'aide de la Croix rouge, des pompiers et volontaires seront emmenés à l'hôpital et remplacés par des tués dans la campagne : Buey Alfred ne survivra pas à ces blessures, MARY Auguste, protégé par le corps de son frère, sera le seul à ne pas être atteint par les balles, quand à Gratien SOUREILLAT, Emile BOUCHET et Joseph COUTTON, ils ne sont pas passés à travers les balles , mais ce sont bien les balles qui sont passées à travers leur corps les laissant pour morts, malgré le coup de grâce.

Que l'histoire reste ainsi et ne soit au fil des ans entachée d'écrits qui pourraient faire penser que notre mémoire faiblit.

Notre association célèbre cette année ses 40 ans. Créée le 20 novembre 1971

Cette association, fait suite au Comité du Monument aux Morts, présidé par le docteur Emile

QUET, créé le 19 décembre 1946 et dissout le 24 janvier 1969. Faisant également suite aux menaces qui pesaient sur le Mur des Fusillés.



Chaque président apportera une pierre à l’édifice du souvenir des martyrs de Valréas.

Chaque président affirmera la volonté des familles de notre association à ne pas oublier ces années noires de la Résistance et de la Déportation.



Les édifices voulus par le Comité du Monument aux Morts, les plaques anniversaires et souvenirs déposés à ce jour, font de nos engagements depuis 67 ans, l’œuvre d’une tragédie immuable soit-elle.

De ce fait il est indispensable de ne pas baisser la garde, d’être toujours vigilant, comme au premier engagement dans cette association. Nous ne pouvons laisser faire, nous ne pouvons laisser dire, sans consentement, sans communication.



En ma qualité de Président des Familles de Fusillés, je tiens à remercier chaleureusement toutes les autorités civiles, militaires, ecclésiastiques, les pompiers, la Croix Rouge, les représentants des diverses associations, les représentants des écoles et les enfants, la population et enfin les porte drapeaux qui par leur présence à chaque cérémonie confirme notre volonté d'exister.

 

Merci de la présence cette année de Marion et Marien élèves du Lycée d'enseignement Professionnel REVOUL à Valréas. Ils ont l'âge des ces résistants garçons et filles désireux d'apprendre, mais leurs destins en cette période tragique leur ont donné des armes, pour que nous puissions vivre en paix. Combien de ces jeunes ont été sacrifiés.

Et enfin,

Je tiens personnellement à remercier Jacques Marron, Maire de la Bastide de Virac en Ardèche , ici présent depuis de nombreuses années aux cotés de sa maman , sœur de CONSTANT Edouard Roger fusillé le 12 juin 1944 à Valréas.

La Bastide de Virac le 3 mars 1944 a fait l'objet d'une monstrueuse atrocité , tous les habitants, hommes, femmes et enfants du hameau des Crottes ont été massacrés et leur hameau incendié.

 

Valréas est  une ville martyre parmi des milliers de villes, villages et hameaux de France.

N'oublions jamais.


Michel REBOUL

Président de l'association



 

 

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Journée nationale du souvenir de la Déportation

24 Avril 2011, 12:41pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

 

Message commun

des associations de déportés

pour la Journée nationale

du souvenir de la Déportation

Dimanche 24 avril 2011

 

Avril – Mai 1945, il y a 66 ans, s’ouvraient les portes des camps de concentration sous les coups de boutoir des forces alliées. Brutalement, apparut en pleine lumière la réalité d’un système d’oppression qui avait organisé scientifiquement la destruction d’êtres humains. Des milliers d’hommes et de femmes rescapés de ces camps d’extermination et de concentration, allaient

témoigner, au nom de millions de morts et de disparus, du danger mortel que recélait un régime établi sur la négation des droits de l’être humain, par son avilissement et sa mort.

Nous qui sommes les survivants de ce système, apportons aujourd’hui notre témoignage, en ces temps de tourmente où se confrontent des extrémismes étatiques ou religieux et les aspirations d’ouverture vers la démocratie et le simple respect des droits de l’homme.

Nous tenons à affirmer notre conviction que ce rappel des luttes et des souffrances d’hier ne doit pas seulement consister en un regard apitoyé ou reconnaissant lancé sur un passé douloureux.

Cette évocation ne saurait être dissociée des espoirs qu’aux jours sombres nous placions dans l’avenir, et que, aujourd’hui encore, nous entendons préserver et développer.

En cette journée du souvenir de la déportation et des combats de la liberté, les hommes, les femmes et les enfants qui ont vécu ces événements dans leur chair et avec leurs yeux, appellent avec force leurs concitoyens à rester fermes dans la défense des valeurs de liberté, de démocratie, de tolérance et à ne jamais oublier que le monde se construit par la force de l’espoir et par la générosité des hommes, non par la force des dictatures.

Ce message a été rédigé conjointement par

La Fondation pour la mémoire de la Déportation (FMD),

La Fédération nationale des Déportés et Internés de la Résistance (FNDIR),

La Fédération nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP),

L’Union nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de disparus (UNADIF),

L’Union nationale des Déportés, Internés et Victimes de Guerre (UNDIVG)

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Journée du souvenir de la Déportation

20 Avril 2011, 16:01pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

struthofCe dimanche 24 avril 2011, nous célébrerons le souvenir de la Déportation où nombre de femmes, enfants, hommes ont été exterminés dans divers camps de concentrations. Même en France sous le régime de Vichy qui a fin d'ignorer ces massacres. Souvenons-nous.

 

 

 

Le 04 mai 1943, on nous embarqué dans des camions gardés par des militaires armés en direction d’un camp. C’était le camp de la mort Struthof Natzviller !

……..ma première vision : des squelettes vivants, assis contre une baraque, essayant de casser des cailloux ; un homme un peu mieux loti qui tombait, se relevait en poussant une brouette………Le matin et le soir, les SS procédaient à l’appel dans chaque rang, comptant et recomptant les hommes, distribuant des coups de cravache. A l’appel du matin, il fallait porter tous ceux qui étaient morts la nuit dans les baraques.

Nous avons été affectés à creuser les fondations du futur crématoire ……….. une autre fois, le SS qui passait avec son chien a trouvé que le travail n’avançait pas assez vite, il a envoyé son chien qui a mordu cruellement deux déportés. Journellement nous étions frappés, humiliés et beaucoup mouraient sans soins, à bout de force…………Pour une faute supposée ou simplement parce qu’un kapo ou un SS en avait décidé ainsi, nous risquions 25 coups de bâton ou autre sur le dos. Mémoires de Jean Go

ntier déporté de 1940 à 1945 (Struthof/Bergen Belsen/Neuengamme – matricules 3648/334/26121)

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La Rafle

9 Avril 2011, 08:13am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

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Rétro sur un film « La Rafle »

La Projection du Film La Rafle ce mardi 23 mars a rassemblé plus de 100 élèves du Collège Vallis Aéria. En partenariat avec notre association des Familles de Fusillés....et le Principal du Collège.

Après les élections décevantes au vu de la montée du Front National et de la droite dure, nous ne pouvions rester indifférents. Il était de notre devoir par cette action au vu de la projection de ce film depuis 3 semaines à Valréas, de montrer ce que la France collaboratrice sous le régime de Vichy a participé à l’extermination du peuple juif.

Aujourd’hui que pouvons-nous voir ? Si ce n’est un reflet du début de cette période tragique 1939/1945. Les tests ADN proposé par un député, les camps de rétention (concentration) toujours en grande activité en France et en Europe, les charters pour la reconduite dans des pays où ces personnes sont loin de retrouver la Paix, la carte d’identité (Ausweis) avec des points en cours etc. …Pourquoi pas  le triangle, rouge, noir, rose…..

 

 

Intervention ce mardi au cinéma le Rex à Valréas. En présence de la Presse locale

 

L’association des Familles de Fusillés, Déportés, Internés et Résistants de l’Enclave, que je représente accompagné de son Vice Président André BERGERON et madame qui resteront avec vous pour regarder ce film, vous remercie chaleureusement de votre présence si nombreuse.

Monsieur André BERGERON, fait parti de ces milliers d’hommes et de femmes qui ont refusés la soumission, la collaboration avec le régime Nazi :

Résistant, il sera arrêté par la police française et malgré la brutalité il ne dénoncera pas son réseau, il sera incarcéré à la Prison de la Santé à Paris, combattant de la libération de Paris, il sera grièvement blessé.

Aujourd’hui nous tenions à remercier Monsieur PUPIER, principal du Collège de Valréas ainsi que Mme Annie ACHARD et Mr Alain PERILLAT, professeurs d’Histoire et Géographie, d’avoir pris l’initiative de vous emmener voir ce film « La Rafle » du Vél d’Hiv (Vélodrome d’Hiver)

Les témoignages apportés depuis des années par des déportés, internés et résistants dans ce collège lors des concours de la Résistance et de la Déportation sont une source immuable.

Ce film que j’ai déjà visionné, par ces images saisissantes est une affirmation historique d’une période tragique.

C’est loin d ‘être un film de fiction, mais bien un témoignage d’une période de collaboration cruelle sous le gouvernement de Vichy avec le régime Nazi.

Et si aujourd’hui nous sommes libres, c’est bien grâce aux sacrifices d’hommes et de femmes qui se sont révoltés contre l’occupant mais aussi contre cette collaboration.

Je souhaite après que vous ayez vu ce film, que nombre d’entre vous regarde autrement la vie.

Dans ce monde où nombre de peuples se côtoient, il n’y a qu’une race, c’est la race humaine.

Alors apprenons à vivre ensemble, respectons nous mutuellement, que l’on soit d’origine ou de couleurs différentes. Pensons à tous ces milliers d’hommes, femmes, enfants, vieillards qui ont péri dans ces camps d’extermination.

La Parole de ces déportés survivants était de dire : Plus Jamais çà

Michel REBOUL

 

Note : L'association a participé à une part financière pour le régement des places au vu de la projection de ce film

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