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12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

Karl Heidinger, historien de Sachsenheim (Allemagne)

30 Mai 2020, 14:50pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Karl Heidinger, historien de Sachsenheim (Allemagne)
Karl Heidinger, historien de Sachsenheim (Allemagne)

En cette période qui précède le 12 juin 2020, j'ai une pensée pour Karl Heidinger, historien allemand de Sachsenheim, dont j'ai appris tout dernièrement qu'il était décédé depuis plus d'un an et par lequel depuis 2002, notre association avait divers contacts et nous a permis de comprendre par ses recherches l'implication des troupes allemandes dans le massacre de Valréas, et de faire connaître à cette ville jumelée avec la nôtre par la publication de son livre : Widestand gegen die Wehrmacht (Résistance contre la Wehrmacht) la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas.

Je ne reviendrai pas sur la manière dont a été mis en place le jumelage, contesté à l'époque par notre association et les résistants, mais je tenais à faire savoir que Joseph Coutton, dernier fusillé-rescapé du 12 juin 1944 a été le moteur d'une première rencontre avec le Professeur Albrech et l'historien Karl Heidinger et dont les contacts se sont multipliés et ce jusqu'au décès de Joseph Coutton en novembre 2003. J'ai pris par la suite la relève par des échanges de divers documents qui m'ont été transmis par Karl Heidinger. Notre dernier contact, (toujours par mail ou quelques fois par téléphone), ce dernier parlant et écrivant le français, (ce qui m'a bien soulagé étant nul en classe d'allemand) était de fin 2018.

Avec retard, j'adresse à sa famille mes sincères condoléances. (lettre)

Michel Reboul

Président de l'association des familles de fusillés


 

 

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Valréas accueille les réfugiés de Wisches (Alsace)

30 Mai 2020, 09:08am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Les Alsaciens ...chez les Frères, c'est en 1943, à quelques kms de Valréas; le 2ème à gauche c'est mon grand-père Henri GUY

Les Alsaciens ...chez les Frères, c'est en 1943, à quelques kms de Valréas; le 2ème à gauche c'est mon grand-père Henri GUY

Bien des récits et témoignages sur la période du 12 juin 1944, ont été couchés en lettres noires sur fond blanc et pourtant bien d'autres méritent aussi leurs pages dans un livre de souvenir d'un passé qui ne doit être oublié. Ce récit, et le témoignage de Anne Marie Brocheny Guy qui rejoint le témoignage de Dany Juillan ...femmes dans la Résistance

Ils ont comme bien d'autres, connus et inconnus un devoir de mémoire différent peut-être, mais qui se veut une action de Résistance.

 

Le 25 août 1942, le Gauleiter Wagner décrète l’incorporation obligatoire des Alsaciens dans la Wehrmacht (armée allemande). Environ 130 000 Alsaciens, appelés les « Malgré Nous », sont incorporés de force dans la Wehrmacht. La plupart d’entre eux ne reviendront pas. 22 000 "Malgré Nous" sont fait prisonniers par les Russes. Ceux-ci ne font pas la différence entre Alsaciens et Allemands. Les conditions de captivités sont très dures.

Pour y échapper, des milliers de jeunes Alsaciens-Mosellans fuient vers la Suisse et la France occupée et s'engagent dans la Résistance ou les Français libres. Ceux qui sont pris sont immédiatement fusillés comme déserteurs. Les insoumis sont internés et déportés dans les camps de Schirmeck et du Struthof et leurs familles déportées en Allemagne et leurs biens saisis, en représailles.

Que sont devenus les expulsés, les évadés, les réfugiés ?

 

Le 25 novembre 1944, les chars américains entrèrent dans le village devant une population stupéfaite.

Que sont devenus pendant ce temps, les autres Wischois, ceux qui ont quitté le pays dans les conditions que l'ont sait: expulsés,évadés, réfugiés ?

Ils aboutirent généralement dans le Vaucluse. Partout, il s'agit de trouver à s'insérer. Parmi les divers pôles de regroupement , Valréas fut le plus important. La famille CHARPENTIER expulsée y tenait le restaurant du secours national, tandis que la famille HERRY réussit à obtenir une maison de la ville pour assurer l'accueil de la cinquantaine de jeunes en transit: PAUL SCHREYECK, PAUL OHREL, ADOLPHE CLAUDE,ROBERT VINCENT, CHARLES PETITCOLIN, ANDRE BASTIEN, PAUL WEBER,JOSEPH GUERY,les PORRE,, les trois ZURMELY, les HERRY, THEOPHILE THALGOTT… impossible de les citer tous.

Témoignage

Pendant la guerre mes grands-parents HENRI GUY et mon père Hubert GUY sont partis de Wisches avec un maigre baluchon pour une destination inconnue. Ils ont tout laissé maison, meubles, bêtes…Ils ont atterri à Valréas. Ils habitaient à côté du restaurant du secours national –qui se situait juste derrière l'hôpital-. Au début ils ont souffert de faim, venant d'Alsace, on les traitait de boches. Dans les fermes on ne voulait pas les ravitailler.

En bon croyant, le premier dimanche où ils sont arrivés à Valréas, Papa et un copain sont allés à l'église, à la sortie ils ont fait connaissance avec Maman et une amie.

Et, à partir de là leur séjour a été « plus doux ».

Papa avait 18 ans et Maman 16 ans.

Charpentier, Henry, R. Vincent – c'est de la famille-, Douvier- je crois que mon grand-père travaillait à la carrière-, Charton …sont des noms que j'ai entendus souvent après guerre, mais je n'y prêtais pas attention étant beaucoup trop jeune.

Arrêté à la ferme de La Lance, mon père a dû son salut pour avoir sauté du camion en gare d'Avignon. Papa faisait parti du « réseau Provence » au-dessus de Montmirail (dans les dentelles). Maman et ma tante travaillaient dans une ferme juste au-dessous et ce sont elles qui servaient de liaisons avec Valréas. Elles faisaient le trajet à bicyclette.

 

« Ils sont partis comme beaucoup, … avec un simple baluchon »

 

Les Alsaciens ...chez les Frères, c'est en 1943, à quelques kms de Valréas; le 2ème à gauche c'est mon grand-père Henri GUY

 

Pendant la guerre mes grands-parents HENRI GUY et mon père Hubert Guy sont partis de Wisches avec un maigre baluchon pour une destination inconnue. Ils ont tout laissé maison, meubles, bêtes…Ils ont atterri à Valréas. Ils habitaient à côté du restaurant du secours national –qui se situait juste derrière l'hôpital-. Au début ils ont souffert de faim, venant d'Alsace, on les traitait de boches. Dans les fermes on ne voulait pas les ravitailler.

En bon croyant, le premier dimanche où ils sont arrivés à Valréas, Papa et un copain sont allés à l'église, à la sortie ils ont fait connaissance avec Maman et une amie. Et, à partir de là leur séjour a été « plus doux ».

Papa avait 18 ans et Maman 16 ans.

Charpentier, Herry, R. Vincent – c'est de la famille-, Douvier- je crois que mon grand-père travaillait à la carrière-, Charton …sont des noms que j'ai entendus souvent après guerre, mais je n'y prêtais pas attention étant beaucoup trop jeune.

Arrêté à la ferme de La Lance, mon père a dû son salut pour avoir sauté du camion en gare d'Avignon. Papa faisait parti du « réseau Provence » au-dessus de Montmirail (dans les dentelles). Maman et ma tante travaillaient dans une ferme juste au-dessous et ce sont elles qui servaient de liaisons avec Valréas. Elles faisaient le trajet à bicyclette.

. Un jour elles furent arrêtées par une patrouille allemande, elles avaient un message roulé dans la pompe de la bicyclette. Elles se sont mises à parler avec eux et à rire afin de ne pas éveiller des soupçons. Les soldats les ayant poussées pour les aider à repartir- c'était dans une côte- elles les ont quitté en leur envoyant des baisers de la main. Une fois hors de vue elles ont pédalé, pédalé….

Sur cette période mes parents et mes grands-parents ne parlaient presque pas.

Après la guerre mes grands-parents sont « remontés » à Wisches où ils ont retrouvé une maison bien abîmée. C'est là qu'on leur a donné des œufs et prêté une poule qu'il a fallu rendre…

Ils ne parlaient pas de cet  après-guerre où ils ont « encore souffert », ils ont dû se retrousser les manches pour se reconstruire.

Papa s'est engagé dans l'armée de l'air…( le maquis, les exploits… il n'en parlait pas)

 

Témoignage de Anne Marie Brocheny Guy

Source : ICI

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André (Élie) Jardin, résistant de Valréas, mort pour la France

28 Mai 2020, 10:35am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

André (Elie) JARDIN - Résistant de Valréas

André (Elie) JARDIN - Résistant de Valréas

Dimanche 26 octobre1944

 

Sortie de groupe (Éclaireurs de France - Valréas)

 

Cette sortie favorisée pourtant par un temps superbe est placée sous le signe du deuil, en effet nous venons de perdre un des nôtres, notre camarade André (Élie) Jardin tombé glorieusement au champ d'honneur à Lans le Villard (Savoie)...Après le dîner, discussion entre les chefs et les Routiers au sujet de la cérémonie de la Toussaint, cérémonie au cours de laquelle doivent avoir lieu les obsèques d'André Jardin...Enfin vers les cinq heure a lieu la cérémonie qu'était le principal de cette sortie de groupe à laquelle assiste sa sœur (Buffle). Là, tous réunis autour du bât où flotte les couleurs en berne, nous sommes saisis d'une émotion profonde à la pensée de notre frère disparu en pleine jeunesse.

Tour à tour (Elan et (Colia) prenant parole racontent comment André Jardin est mort en tenant sa promesse, en défendant sa patrie et montrent que son exemple sert pour nous un solide réconfort dans nos mauvais moment. Après le chant fédéral des E.O.F., nous nous séparons et rejoignons Valréas, lâme pleine de tristesse à la perte de notre frère que nous ne verrons plus.

 

Témoignage recueilli dans un cahier des Éclaireurs de Valréas – Transmis par Anne-Marie Coste

Voir aussi : Elie Jardin, résistant de Valréas

 

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Valréas,Violette Chaix femme dans la résistante

28 Mai 2020, 10:17am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Photo anonyme vintage bicyclette femme vers 1940 (ce n'est pas Violette Chaix)

Photo anonyme vintage bicyclette femme vers 1940 (ce n'est pas Violette Chaix)

Pendant la dernière guerre, ma maman Violette née Giai-Gianetti faisait partie de la Résistance (réseau Provence) avec son mari –mon papa- Léon Deyvant qui avait été fait prisonnier et s’était évadé d’Allemagne. Ma tante Renée et son futur époux Hubert Guy étaient eux aussi des résistants. Ce dernier fut arrêté à la ferme de la Lance et a dû son salut pour avoir sauté du camion en gare d’Avignon.

 

 

Maman avait un autre prénom ; dans la Résistance elle était Charlette. Lorsque la radio de Londres diffusait le message : « le poisson aime la sardine à l’huile », les résistants savaient que c’était pour eux et voulait dire, entre autres : parachutages…

 

Maman et les résistants étaient cachés dans une ferme à Montmirail. Marie-Rose, la fermière, décédée il y a deux ans, les a beaucoup aidés (légumes, œufs, volailles, logement…) Maman aidait au château de Montmirail et faisait le trajet Valréas-Montmirail ou l’inverse à bicyclette avec se sœur Renée. Lorsqu’il fallait venir à Valréas, ma grand-mère téléphonait au château et disait : « dites à Charlette que son papa est malade ».

 

Un jour, Maman et sa sœur furent arrêtées par une patrouille allemande. Maman avait un message roulé dans la pompe de sa bicyclette. Elles se sont mises à parler avec eux, à rire afin de ne pas éveiller des soupçons. Les soldats les ayant poussées pour les aider à repartir, elles les ont quitté en leur envoyant des baisers de la main. Une fois hors de vue, elles ont pédalé, pédalé et sont arrivées tremblantes à la ferme de Montmirail !

 

Puis, Valréas vécu le 12 juin 1944.

 

Lorsque l’ordre fut donné par l’ennemi de se rassembler sur la place de la mairie et de laisser les maisons ouvertes, mon grand-père maternel, Piémontais naturalisé Français (il avait fuit le fascisme et les Chemises Noires en Italie) a dit : « c’est un guet-apens ! »

Mes grands-parents, mes parents, mes oncles et ma tante sont alors partis à pied –en laissant leur maison ouverte, emportant seulement leurs papiers- vers la côte de Vinsobres et ont été cachés dans le foin de la ferme La Désile…

 

Le lendemain, mon grand-père a transporté des corps des fusillés sur son charreton de maçon et a aidé à faire des cercueils.

Mémoire recueillie par sa fille Dany Juillan

 

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12 juin 1944 à Valréas, l'ordre de repli...

19 Mai 2020, 15:20pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

12 juin 1944 à Valréas, l'ordre de repli...

12 juin 1944 à Valréas

 

L'ordre de repli et ses conséquences

 

La Résistance plus de 75 ans après

Ne soyons pas partisans d'une seule voix sur les événements qui se sont déroulés à Valréas, lors de cette tragique journée du 12 juin 1944.

Faut-il s'initier aux divers témoignages et documents, sans chercher à comprendre encore plus les événements qui se sont déroulés pendant la seconde Guerre mondiale, où la Résistance par ses groupes diversifiés a su montrer son devoir de libérer la France de son occupant ?

À force de lire depuis des années, d'entendre des témoignages de retrouver d'autres documents, et dont des archives inédites s'ouvrent laissant le doute sur certains textes écrits auxquels nous avons la seule connaissance. Par ces lectures, ces recherches approfondies, on est en droit de se poser des questions sur les différents actes mis en avant lors de cette période tragique de la seconde Guerre mondiale et encore plus sur la Résistance en générale.

Chaque lieu où celle-ci a été engagée, on se doit de comprendre les événements qui par la traîtrise, l'infiltration mais aussi par le « combat » entre maquis des diverses obédiences, dont les partis politiques présents et combattants, ont laissé des troubles, des manques, des oublis plus ou moins voulus !

À Valréas, nous avons depuis plus de 75 ans, cette interrogation sur ce repli qui n'aurait pas été transmis à un groupe de résistant le 12 juin 1944. Malgré certaines suspicions sur un Roger Ferrant ou Ferrautin1, infiltré dans le groupe A.S. (Armée Secrète) rien à ce jour établi qu'il en est l'instigateur. On ne peut s'arrêter sur une accusation, sans que celle-ci soit confirmée par d'autres témoignages révélés. Il est vrai qu'à cette époque, le jugement, bien souvent sans tribunal ne peut que laisser un doute sur l'inculpation.

De nos lectures des divers ouvrages sur la Résistance, nous pouvons observer que des témoignages, des écrits sur cette période jusqu'à présent mis en avant, peuvent nous laisser interrogateur !

Guerre et politique subsistent de se placer dans un conteste qui s'avère susciter des ambitions et de ce fait laissent à penser que même en temps de guerre, la politique se veut maître en la matière, apportant par ces diverses unités de résistants une entente plus ou moins comprise, si ce n'est « combative » pour se positionner après guerre.

La liberté à un prix, bien des victimes en ont fait les frais, combattants ou civils, leurs sacrifices est loin d'une union de paix, mais bien le début d'une rivalité politique.Dans le livre du 12 juin 1944 – 53 fusillés à Valréas, nous pouvons relever, qu'un point spécialement débattu et étudié concerne la non exécution d'un ordre de repli, reçu par L'A.S. (Armée Secrète) le 11 juin, par l'intermédiaire de Pierre Raynaud (alias Capitaine « Alain ») qui arrivait du Vercors par Dieulefit. Il concerne d'autre part l'information communiqué par Don José2 au poste de la route de Baume, indiquant qu'un important dispositif allemand se dirigeait vers Valréas ;

 

 

1 La fiche signalétique de R.C. alias Roger FERRANT ou FERRAUTIN, indique qu'il a été incorporé au Streifkorps Südfrankreich/Div. Brandeburg, c'est à dire au corps d'intervention (ou corps de patrouilles selon le traducteur) du Sud de la France, le 25 juin 1944, c'est à dire au moment ou il était infiltré dans la Résistance.

Cela ne veut pas dire, qu'il s'est enrôlé à cette date dans la Brandebourg. Il y était bien entendu, déjà et n'avait pas besoin d'être présent, car le personnel de la 8ème compagnie y a été versé d'emblée.

Ce Streifkorps était en fait une transformation organique pour mieux adapter les moyens à la lutte contre les résistants. Ni plus, ni moins. Dans mon étude, je ne lui apporte qu'une attention relative.

Est décédé en août 1944 à Les Pilles (Drôme)- Jugement du Tribunal Civil de Versailles en date du 12 avril 1957 – Inscrit le 22 mai 1957.

Information transmise à l'association des familles de fusillés le 26 juin 1992 par Pierre Bonvallet

 

 

2Joseph Eugène ALAZARD alias « Don José » - voir Valréas se souvient page 57

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A Valréas, on ressasse le passé pour qu'il ne revienne pas !

11 Mai 2020, 14:43pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Le Mur des Fusillés - Photo Laurent Frasson

Le Mur des Fusillés - Photo Laurent Frasson

Je fais parti de ces familles Valréassiennes dont l'un de ses membres si ce n'est deux pour d'autres ont été fusillés, mais aussi provenant d'autres communes, car il n'y avait pas que des Valréassiens qui ont été fusillés.

Dans bien de ces familles, du moins pour la notre, notre maman ne parlait pas de cette tragédie, c'était son frère Alfred, mais rien ne sortait de sa bouche, et nous, nous n'avions pas le courage de poser des questions. Enfant, nous étions présents à chaque cérémonie.

Il aura fallu attendre 16 ans d'absence pour vie professionnelle , de retour au pays, pour prendre contact avec l'association des familles de fusillés, présidée de 1974 à 1992 , par madame Josette Pradelle , ancienne institutrice et représentant son frère Charles Borello, fusillé ce 12 juin 1944.

Et, c'est là, qu'à travers tous ses adhérents, rescapés-fusillés, résistants, déportés, familles, j'ai su.

J'ai su à Valréas, au fil des ans, j'ai écouté, j'ai aussi avec modestie posé des questions, mais il fallait que çà vienne de leur cœur, ne pas les bousculer, ne pas raviver une mémoire douloureuse et pourtant ils avaient besoin de parler, plus ou moins de se « confesser », pour que plus jamais cela ne revienne.

Je me suis engagé, tout doucement, de trésorier-adjoint, secrétaire-adjoint, puis secrétaire, Vice-président, pour prendre la place de Président après la disparition de notre regretté Joseph Coutton, le dernier des fusillés-rescapés. Je lui avais promis une plaque au mur avec son nom et celle des trois autres fusillés-rescapés, le plus tard possible. Elle y est depuis, ils le méritaient, ils y étaient eux aussi, face contre le mur à attendre la mort. Ils ont survécu, malgré le « coup de grâce » et on fait en sorte que l'on oublie pas.

Il a été mon mentor pendant toutes ces années, puis malheureusement il a disparu en ce novembre 2003. Il m'a beaucoup appris sur ce 12 juin, mais il m'a aussi apporter les valeurs de défendre cette tragédie. C'était une personne à qui on ne pouvait dire non, même pas les différents maires de Valréas qui se sont succédé. Il n'avait pas besoin de rendez-vous, il se présentait directement au bureau du Maire, quand il y avait quelque chose qui n'allait pas.

Son Mur, oui, c'était son Mur, c'était tous ses camarades fusillés, résistants et otages, domicilié pas bien loin, quand il passait, il avait toujours un regard, ne serait-ce un mot, pour eux, vers ce Mur qui l'a vu mourant, mais bien vivant par la suite. Il ne pouvait oublier et même il se demandait : pourquoi moi ?

Je l'ai peut-être un peu trop « fréquenté », un peu trop reçu à la maison quand il avait besoin d'écrire une lettre, il venait sans prévenir ou presque, sur ce, j'ai certainement attrapé sans le vouloir son comportement, sa niaque de défendre à tout prix ces fusillés, cette famille qui nous est si chère, sans distinction de résistants ou d'otages civils.

Leur sacrifice, ne vaut-il pas un peu de sacrifice de notre vie, pour ne pas les oublier ? Pour transmettre même plus de 75 ans après cette horrible journée du 12 juin 1944, fût-elle très ensoleillée, sous une lourde chaleur, pour finir dans la froideur d' un bain de sang mélangé entre eux, nous laissant entendre au loin notre liberté !

Et puis, si on ressasse ce passé, c'est bien pour qu'il ne revienne pas. Aujourd'hui nous avons une « guerre » déclarée, faisant des morts et comme dans ce passé, une défense avec un manque de matériel, de moyens, de lieux, avec un manque de personnel, seule solution trouvée, enfermer son peuple pendant deux mois et qui sait plus. Heureusement, comme dans le passé, malgré une collaboration qui voulait une soumission de ce peuple, la résistance s'est fait entendre, les soignants et tous les services qui sont autour, du Professeur en passant par l'infirmière à l'aide familiale, de tous celles et ceux qui se sont engagés pour qu'une vie économique soit-elle minime puisse se poursuivre, malgré les dangers qui les guettaient, oui, bien de ces « combattants » ont laissé leur vie, pour que nous puissions, nous, vivre encore, et surtout n'oublions pas ces dizaines de couturières de notre enclave, fabriquant les masques qui nous auraient été utiles dés le début de cette "guerre". Alors, si une fois encore la France s'en sort, c'est bien les Français engagés qu'il faut applaudir, mais surtout tous ces engagées qu'il faudra défendre par la suite.

Michel Reboul

 

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Journée Nationale des Victimes et Héros de la Déportation

23 Avril 2020, 13:57pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Journée Nationale des Victimes et Héros de la Déportation
Gerbe de l'association

Gerbe de l'association

Cette année 2020, la cérémonie commémorative en souvenirs de nos déportés, n'aura pas lieu au vu de cette pandémie, mais nous aurons une pensée pour tous celles et ceux qui ont subi cette période tragique et dont bien des milliers ne sont pas revenus de ces camps d'extermination. Une gerbe au nom de notre association sera déposée ce dimanche 26 avril 2020. 

Déportés

Jean Gontier

Déporté de 1943 à 1945 (Struthof-Natzwiller / Bergen-Belsen / Neuengamme – matricules 3648/334/26121)

Témoignage détenu par l'association :(extrait)

J'AI PLEURÉ TROIS FOIS

Mémoires de Jean Gontier, de 1940 à 1945. Déporté

Du 15 mars 1943 au 3 mai, je suis resté 40 jours Travailleur libre au titre du STO, 24 mois déporté

Il y avait à côté de chez nous à Valréas, un petit état major français; après l'armistice en 1940 sont arrivés des militaires Italiens venus désarmer cet état-major; tous les gens du quartier étaient là, humiliés en silence. J'avais 17 ans, j'ai sifflé et injurié ces militaires étrangers, le Capitaine Français est venu me faire taire, mon père m'a fait rentrer à la maison, là, la rage au coeur,...

J'AI PLEURÉ...

A notre libération du camp de concentration de Vogledine, après le passage de deux Américains, est arrivée une jeep avec quatre militaires Français, d'où l'insigne tricolore;

J'AI PLEURÉ...

Libéré début mai 1945, rapatrié par avion sanitaire le 5 juin 1945 à notre débarquement au Bourget, voir le sol de la France,

J'AI PLEURÉ...

En février 1943, un décret de Vichy institut un service du travail obligatoire de deux ans en Allemagne nazie (S.T.O.)

(…)Le 4 mai 1943, on nous a embarqués dans des camions gardés par des militaires armés en direction d'un camp. C'était le camp de la mort du Struthof Natzviller !!! En rentrant dans le camp, nous sommes passés en revue par un officier SS qui faisait des va-et-vient devant nous en hurlant des paroles que nous ne comprenions pas et distribuant des coups de cravache, j'en pris un à travers la figure. Ma première vision : des squelettes vivants, assis contre une baraque, essayant de casser des cailloux ; un homme un peu mieux loti qui tombait, se relevait en poussant une brouette.(…)

Christophe Haro

Déporté du 6 avril 1944 au 5 mai 1945 (KLM Mauthausen – Gusen I – Gusen II

Ma déportation

La Classe 42 était partie. Nous la 44 nous voulions résister. C'est le 2 janvier 1944 que j'ai laissé le nougat royal pour aller au maquis. Au bout d'un mois à attendre dans une ferme, je reviens voir mes parents à Montélimar. Au retour je passe par Charols où je tombe sur la Gestapo. Nous sommes cinq à être conduits à l'hôtel du Parc à Montélimar. Nous passons là 24 heures, menottes au dos contre le mur. Le 8 février c'est l'entrée au Fort Montluc (Prison). Le 16 je passe à l'interrogatoire de Barbi à la Santé (Prison) ;

Début mars, on nous mène à Compiègne. Le 6 avril 44 c'est le grand départ pour l’Allemagne. Le 9 au soir, nous arrivons au camp KLM Mauthausen (3 jours sans dormir, ni manger). Un mois plus tard, je passe au camp de Gusen I et je travaille au tunnel Saint Georges. Huit jours après je rentre au Gusen II et cela va durer jusqu'au 28 avril 1945, date à laquelle, nous recevons un colis de la Croix Rouge Suisse. Nous revenons au camp central de Mauthausen et nous sommes mis en quarantaine ce qui n'est pas bon signe. Mais le 5 mai 1945, le drapeau blanc remplace la Croix gammée. Nous sommes libres dans le camp, mais il n'y a plus de ravitaillement. Le 19 mai on nous emmène à l'aérodrome de Lins, nous couchons à la belle étoile. Le 20, notre D.C.4 nous laisse au Bourget. Nous couchons deux nuits à l'hôtel Lutecia et le 22 mai à Montélimar, je retrouve mon père qui n'a pas pu me reconnaître....J'ai fait un mois d'hôpital, puis quinze jours de repos à Aiguebelle.

Témoignage  (détenu par l'association)

Charles Marro

Arrêté le 18 juillet 1944 à Montélimar, Interné au Fort de Montluc vers le 1 août 1944 au Camp du Struthof. Déporté en Allemagne (Dachau – Mauthausen- commando à Melk)

Devant l'avancée des troupes alliées, déplacé dans le Tyrol (Autriche) au camp d' Élensée. Survivant rapatrié en France.

Albert Picard

Résistant arrêté le 17 juin 1943 jusqu'au 3 juillet 1943, comparant devant le Tribunal de Breil (Alpes-Maritimes), juridiction Italienne. Déporté du 3 juillet 1944 jusqu'au 5 juillet 1944, date de son évasion du Camp de Fossano (Italie). Reprend du service en Italie avec les partisans Italiens et Français jusqu'à la libération.

Georges Pérignat

Né le 19 octobre 1918 à Lyon – Service militaire du 27 novembre1939 au 15 janvier 1941 8ème Régiment de Dragons, Arme Cavalerie n°15 à Orange. Francs Tireurs Partisans Français (FTPF) – Force Française Libre (FFI) 15ème Région Militaire département du Vaucluse. Alias Antoine.

Du 01 avril1943 au 03 octobre1944 déporté à Dachau. Centrale d'Eysses du 12 janvier1944 au 30 mai1944 – Matricule 3692 (condamné aux Travaux forcés à perpétuité – annulé le 06 juillet 1945). Du 30 mai1944 au 27 mai1945 déporté à Allach, puis Dachau matricule 73856. Rapatrié le 27 mai 1945 par la Croix Rouge.

Albert Collin

Résistant Déporté

Entre en Résistance en 1942 dans l'O.R.A.  (Organisation de la Résistance Armée), Officier retraité – résistant arrêté en Bretagne par la Gestapo en mars 1944. Interné à Compiègne – Déporté à Mauthausen – Dachau -Neuengamme. …....... Disparu

Louis Ducol

Résistant déporté. Âgé de 36 ans. Arrêté le 27 novembre 1943 (ravitaillement- dépôt des camps de maquisards), à sa ferme situé à la « Charbonnière » hameau de l'Estellon (Drôme).

Interné au Fort Montluc – Compiègne – Déporté à Buchenwald – Flosenburg – Hradishko

Grièvement blessé par un garde SS sur le chemin du retour du travail (creuser une tranchée anti-chars autour du camp) en ra­massant un pissenlit, le 10 août 1945. Mort à l'hôpital (recueilli par les Tchèques), témoins qui ont permis le retour de ses cendres en 1948, déposés au cimetière de l'Estellon.

Émile Romainville

Belge, entre dans la résistance en janvier 1941. Réseau de renseignements « Bayard » et de la ligne belge « Félix », évasion d'aviateur alliés abattus. Arrêté le 9 août 1943. Interné à la citadelle de Liege jusqu'à sa déportation en Allemagne le 6 mars 1944 au camp de Giostraklet ensuite Gros Rosen jusqu'au 8 février 1945. Évacué devant l'avance des armées alliées vers Dora où il a ….Disparu

Gaston André

Rejoint le Maquis Vasio en compagnie de son frère Justin. Un mouchard à la botte de l'Occupant, dénonce ces courageux résistants auprès de la Gestapo.

Prison d’Avignon du19 avril au 7 mai 1944- Prison des Bau­mettes (Marseille) du 7 au 28 mai 1944 – les Nazis avaient prévu de fusiller les 7 Maquisards de Vasio – ayant appris l'imminence de bombardements sur Marseille, la décision est prise de les transférer à Compiègne – Royaleux – Frontstalag 122 – du 29 mai au 3 juin 1944. Les prisonniers ignorent qu'ils se trouvent sur la plate-forme orientant les futurs déportés vers les camps de concentration. Près de 53000 déportés ont en effet transité par cette structure dont les rouages étaient méthodiquement organisés par les SS.

Plusieurs déportés, dont Gaston André, sont transférés le 2 juillet au camp de concentration de Sachsenhausen, à 30 kms au Nord de Berlin  les Allemands évacuent Sachsenhausen et commence alors la sinistre “Marche de la Mort”, en direction de l'Ouest, les déportés épuisés qui ne parviennent pas à suivre sont abattus d'une balle dans la tête et laissés dans le fossé. Ce sont des soldats Soviétiques qui délivreront Gaston André du joug nazi le 4 mai 1945, près de Rostok, proche du littoral de la Mer Baltique  Les déportés français seront remis peu après aux Autorités Alliées et Gaston André rentrera en France le 25 mai 1945.

Source : Association des Familles de Fusillés, déportés, Internés, Résistants, Patriotes et Amis - Valréas

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76 ème anniversaire des Fusillés d'ALLAN - Drôme

9 Avril 2020, 08:32am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Article La Tribune jeudi 09 avril 2020

Article La Tribune jeudi 09 avril 2020

Pas de cérémonie officielle en cette année de la pandémie du Coronavirus, seul le Maire d'Allan, rendait hommage aux fusillés de la commune.

Le jeudi 30 mars 1944 à l'aube, un petit groupe détaché du maquis Pierre (Challan-Belval), commandé par les lieutenants Marcel Delaby et Daniel Quinaud, mène une opération de récupération d'essence à la gare de Châteauneuf-du-Rhône. Sur une voie de garage, un wagon chargé de bidons a attiré l’attention du groupe démuni de combustible pour ses véhicules. Trop désireux de profiter de l’aubaine, les résistants ne voient pas qu’il s’agit d’un piège.

Les deux chefs de ce groupe étaient des combattants courageux et expérimentés.
Marcel Delaby, né à Bordeaux en 1917, passe sa jeunesse à Casablanca (Maroc). Sursitaire de la classe 1937, il s'engage pour 6 ans en 1939. Il commence les cours de l'ESM (Ecole spéciale militaire) à Saint-Cyr, les termine en 1941 à Aix-en-Provence. Affecté au 27e RI en 1941, il devient lieutenant en mars 1942, puis à la démobilisation de l'Armée d’armistice, il se retire à Lyon où résidait sa famille. Il vient se mettre à la disposition de Challan-Belval, chef du maquis Pierre, au cours de l'été 1943. Il est placé au Barnier, sur la commune de Saint-Ferréol-Trente-Pas. Difficilement accepté au début, il sait rapidement s'imposer par ses qualités humaines jointes à une autorité naturelle que renforçaient son expérience et ses connaissances militaires. Par des exercices quotidiens, où il donnait le meilleur de lui-même, il avait fait du Barnier une petite unité bien soudée et parfaitement apte à remplir les missions qui lui seraient confiées.
Chef de deux groupes du maquis Pierre occupant les fermes de l'Aubagne et de Nazareth, propriétés de l’abbaye d’Aiguebelle, dans les bois de la commune d'Allan, Daniel Quinaud, 22 ans, était originaire de Pons (Charente-Maritime). En 1941, âgé de 19 ans, il s'était engagé au 14e groupe de transmission de Grenoble. À la dissolution de l'Armée d'armistice, il trouve une situation à Lyon et, très vite, prend contact avec la Résistance. D’abord chargé durant l’été 1943 d'encadrer et de donner une instruction militaire aux jeunes, il fait partie de la promotion de l'école des cadres du maquis de Combovin. Il rejoint ensuite Challan-Belval à l'automne 1943 : il est chargé du ravitaillement des maquis. Il devient lieutenant au maquis Pierre.

Selon certains récits, alors que l'opération touche à sa fin, un camion d'Allemands surgit. Les officiers aux postes de garde, Delaby et Quinaud, font face pour donner le temps aux autres de battre en retraite. Delaby est abattu, Quinaud, blessé à la rotule, est pris. Les hommes qui se sont emparés de l'essence gagnent les collines voisines mais ne peuvent rejoindre le camp pour donner l'alerte. Plusieurs d’entre eux se réfugient à la ferme d’Aubagne. Tandis que deux maquisards partent au ravitaillement et qu’un autre va chercher du secours, les Waffen SS attaquent la ferme. Face aux 30 Allemands, les quelques hommes résistent toute la matinée jusqu’à épuisement de leurs munitions. Deux sont tués dans le combat. Leur tombe, à proximité de la ferme est honorée régulièrement. Les autres maquisards sont capturés et amenés sur la place de la Mairie à Allan. Jean Bernay, responsable du groupe demeuré à la ferme, a tenté en vain d’entraîner ses camarades dans la fuite. Lui seul parvient, bien que blessé à la jambe, à s’échapper et, aidé par deux moines, les frères Yves et Bruno (chirurgien à l’abbaye d’Aiguebelle), à regagner le maquis Pierre à Beaufort, après sa convalescence à Taulignan puis à Dieulefit où selon sa volonté, il sera inhumé. Les prisonniers sont fusillés contre le mur du préau de l’école. Le blessé Quinaud, emmené à Viviers, est ramené le lendemain devant les cadavres de ses camarades. Ne pouvant se tenir debout, il est fusillé à genoux.
Outre Delaby et Quinaud, les victimes du combat ou du massacre qui a suivi sont : René Barallon, né à Saint-Romain-d'Ay (Ardèche), 22 ans, employé à Lyon, Louis Bied, 21 ans, étudiant, originaire de Saint-Étienne (Loire), Jean Brisset, originaire de Lyon, fils d’un avocat à la Cour, étudiant, venant d’un maquis de la vallée d’Azergues, Paul Garraud, né à Lyon, 21 ans, étudiant, fils du doyen de la Faculté, ayant appartenu à un maquis de Haute-Savoie, arrêté et emmené en Allemagne, il s’était évadé en gare de Dijon, avait rejoint difficilement Lyon, puis le maquis Pierre, Georges Lemaire, originaire d’Aubervilliers ou d'Aulnay-sous-Bois (Seine, maintenant Seine-Saint-Denis), employé, Pierre Masson, 20 ans, domicilié à Montélimar, quartier de Chomillac, ouvrier, André Marron, 20 ans, forgeron et Louis Vincent, employé, tous deux originaires de Villeurbanne (Rhône).

 

Auteurs : Robert Serre

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Programme de la journée du 12 juin 1945

25 Février 2020, 14:11pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Première commémoration le 12 juin 1945 - Devant le Monuments aux morts des guerres de 14/18 et 39/45

Première commémoration le 12 juin 1945 - Devant le Monuments aux morts des guerres de 14/18 et 39/45

9 heures 30 : Culte du Temple Protestant - Messe de requiem

 

10heures 30 : rassemblement place de l'Hôtel de Ville – Départ 11h00

 

Devant la plaque rue Pasteur : 1 minute de silence – sonnerie aux morts – Marseillaise

 

Cimetière : Minute de silence – Dépôt d'une gerbe de fleurs sur chaque tombe – Marseillaise

 

Itinéraire retour : Chemin du cimetière – Cours du Berteuil – Cours Victor Hugo – Cours de la Recluse

 

Monuments aux Martyrs du 12 juin 1944 : Minute de silence – appel des martyrs – sonnerie aux morts – Marseillaise

 

Monuments des morts guerre 14/18 et 39/45 – Minute de silence – Marseillaise

 

Dislocation du cortège.

 

Ordre du Cortège :

 

1° - Les porteurs de gerbes

2° - Élèves des écoles portant les fleurs

3° - Le drapeau national encadré de militaires

4° - Les rescapés du 12 juin 1944 et les blessés

5° - Les familles des victimes

6° - Le Conseil Municipal

7° - Le Comité de Libération Nationale

8° - Les prisonniers et les déportés

9° - Les fonctionnaires et le Clergé

10° - Les enfants des écoles

11° - Les pompiers

12° - La foule

 

Archives : Association des Familles de Fusillés - Valréas (F.F.D.I.R.P.)

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