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12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

ceremonie d'hommages

Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la Déportation 2022

21 Avril 2022, 13:04pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Valréas - Dimanche 24 avril 2022 à 11h00 – Rassemblement au Monument aux Morts et au Mur des Fusillés

 

la Journée nationale du Souvenir des victimes et des héros de la Déportation est chaque année l’occasion de rappeler des événements que l’humanité a condamnés et que nul ne souhaite voir se reproduire.

Il y a 77 ans prenait fin en effet le système concentrationnaire et génocidaire nazi dont le monde découvrait l’horreur, à mesure de la progression des Armées alliées et des récits des survivants.

Ce système fut l’instrument de la destruction d’une grande partie des populations juives et tsiganes d’Europe. Il fut aussi le lieu de détention et de martyre de centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, déportés pour leur résistance à l’occupant, pour raison politique, du fait de leurs origines, de leur religion, voire de leur orientation sexuelle, ou dans le cadre de rafles de représailles.

Confrontés à la mort omniprésente, à la déshumanisation programmée, à la terreur, aux souffrances incessantes que la faim, la maladie et la brutalité de leurs gardes leur infligeaient, nombre de déportés surent pourtant organiser une résistance et une solidarité exemplaire que beaucoup payèrent de leur vie mais qui sauva de nombreux autres.

Sortis de cet enfer, fidèles aux serments qu’ils prononcèrent à la Libération, aux idéaux de Liberté, de Fraternité et de Paix, de nombreux survivants prirent une part active à la construction d’une Europe nouvelle, voulue pacifique et solidaire, et militèrent inlassablement pour que partout dans le monde soient respectés les droits de l’Homme, la liberté et la démocratie.

La résurgence d’idéologies porteuses d’exclusions, les tentatives de réécriture de l’Histoire nous font aujourd’hui obligation de poursuivre leur combat et d’entretenir les valeurs qu’ils ont portées, dans un monde marqué par les guerres, la pauvreté, les inégalités, le dérèglement climatique, qui jettent sur les routes d’un exil souvent sans issue et mortifère, des milliers d’êtres humains en détresse. Dans un monde où l’on voit ressurgir le spectre des dictatures, des replis nationalistes et des frontières qui se ferment, l’espoir pour l’avenir réside dans la pérennité de ce combat.

Ce Message a été rédigé conjointement par

La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP),

La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) et les Associations de mémoire des camps nazis,

L’Union Nationale des Associations de Déportés et Internés de la Résistance et Familles (UNADIF – FNDIR)

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Samedi 16 avril 2022 à Crillon-le-Brave: inauguration de la plaque-souvenir de la Résistance à l'auberge provençale -

17 Avril 2022, 08:11am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

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Le hameau des Crottes, petit "Oradour Ardéchois"

3 Mars 2022, 11:23am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Photographie Journal Midi Libre

Photographie Journal Midi Libre

Troisième année (2020-2021-2022) que nous ne pouvons être présents au vu des restrictions suite à la pandémie, cérémonie en Huit Clos, nous regrettons !

Cette année elle aura lieu le dimanche 6 mars 2022

 

"Un petit Oradour" en Ardèche ...

Le dimanche 3 mars 2019, la petite commune ardéchoise de Labastide de Virac (07) commémorera le 75ème anniversaire du massacre du Hameau des Crottes.

Le 3 mars 1944, 14 civils, des femmes, des enfants et des hommes (âgés de 15 à 73 ans), tous habitants du hameau ont été exécutés par des éléments de la 9e Panzerdivision Hohenstaufen. Une autre victime âgée de 33 ans a été abattue, probablement lorsqu’elle tentait de fuir. Le cadavre d’un inconnu a aussi été retrouvé à peu de distance.

Leur tord ? Avoir accueilli et hébergé une formation du maquis AS Bir Hakeim pendant deux jours au hameau.

Si aujourd'hui le hameau a été rénové, certaines maisons gardent encore la trace du massacre, des destructions et des impacts de balles.

En ce dimanche , tout au long de la matinée, se déroulera une grande manifestation commémorative d'hommage et de souvenir. La veille au soir, une conférence sur cette tragédie, s'est tenue à la salle polyvalente.

Sur les deux monuments aux morts de la commune, celui du cimetière et celui du hameau des Crottes, un inconnu est mentionné. Qui est-il ? Tel est l’objet des recherches d’Olivier Bertrand. Des recherches devenues un livre, “Les Imprudents”.

L'association des Familles de Fusillés de Valréas était représentée par Christine Reboul, fille de Marcel Constant, résistant F.T.P.F. (F.F.I.) et présent lors des événements du 12 juin 1944 à Valréas ainsi que de Michel Reboul, neveu d'Alfred Buey fusillé le 12 juin 1944 à Valréas. Une gerbe a été déposée au nom de l'association.

Une cérémonie digne de cet événement tragique. Nombreux élus locaux, du département, de la région, présence d'un détachement de Spahis de Valence. Un groupe de musiciens et chanteurs ont interprété le chant des Partisans, un autre la Marseillaise. Avant la cérémonie , sous un grand chapiteau une célébration œcuménique, en présence de l’Évêque de Viviers , de deux curés des paroisses locales, et d'un Pasteur Allemand invité par Jacques Marron, Maire de Labastide de Virac. 


 

 

 

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Cérémonie du 12 juin 1944 à Valréas

26 Janvier 2022, 11:02am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Dans ce film, plusieurs cérémonies sont mises en photos, qu'il pleuve, vente, ou sous une chaleur torride , la présence des autorités civiles et militaires, nos pompiers, associations patriotiques avec leur porte drapeau, la population et les enfants des écoles nous démontrent chaque année (avec une restriction de participants le 12 juin 2020, la raison de ce montage) que le souvenir perdure.

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Commémoration du 77éme anniversaire de la cérémonie du 12 juin 1944

21 Janvier 2022, 17:58pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Les autorités civiles et la population

Les autorités civiles et la population

«  Savez-vous vivants, que sur cette bordure qui longe ce mur, que vos pas chaque jour foulent, des suppliciés se sont couchés sous les balles de l'ennemi, nul cri ne s’élèvera, les morts sont disciplinés ! »

 

Je tiens à rendre hommage à notre regretté  Joseph Coutton, fusillé-rescapé qui a contribué avec d'autres personnages, à protéger ce mur et faire en sorte qu'il soit inscrit au titre des monuments historiques depuis le 22 décembre 1981. Cette façade représentant le cartonnage et l'imprimerie, dont bien de ces fusillés en ont eu fait leur métier. Un partage de notre mémoire  valréassienne.

Hier, le silence était de rigueur dans bien des familles sur les diverses tragédies de la seconde guerre mondiale, les enfants bien souvent ignoraient ce que vécurent leurs aïeuls.

Aujourd'hui encore 77 ans après, d'autres récits et témoignages apparaissent.

Devons-nous poursuivre à comprendre, à savoir malgré toutes les recherches entreprises de ces faits de guerres auxquelles bien souvent des ombres perfides, dissimulaient certaines vérités ?

Sur les vérités, de tous ces bourreaux qui n'ont eu de cesse de drainer le sang dans le paysage d'une France mutilée.

Sur les raisons que tous ces tortionnaires ont pu obtenir pour continuer une vie paisible, sans inquiétude, sans remords, sans pardon ! Amnistie-Immunité, les beaux mots pour échapper à une condamnation !

 

À Valréas, ce 12 juin 1944 fût une tragédie épouvantable pour nombre de familles, 53 fusillés, mais aussi pour tous les Valréassiens. Qui était le vrai responsable de cette tuerie ? Encore aujourd'hui, nous nous posons la question.

Des officiers présents, capitaine, lieutenant ont tous plus ou moins été disculpés, dont le lieutenant Helmut Demetrio, poursuivant dix ans plus tard sa vie paisible ,de sa fonction de Professeur de musique en 1954 dans un collège et devenant en 1981 un membre du Comité de jumelage d'une ville allemande avec celle d'une ville de France qui n'avait certainement pas connaissance de ses faits de guerre ,  alors que cette troupe dont-il faisait partie, la 8ème Compagnie Brandebourg, de sa sanglante randonnée dans le Sud de la France a laissé derrière elle tant de malheurs, tant d'ignominie....de massacres . On ne peut pardonner !

Ce 12 juin 1944, un bruit assourdissant fige Valréas, la sirène retentit, c’est l’étonnement avant la peur. Deux jours après le massacre du village d’Oradour/Glane, Valréas risque les mêmes représailles.

Le Maire Jules NIEL, destitué de ses fonctions, mais ceint de son écharpe s’interpose devant l’Officier allemand qui l’informe que la ville va être détruite. 

Rassemblée sur la place de la Mairie la population est transite de peur. Du haut du kiosque, un officier allemand harangue la foule, phrases traduites en bon français par un soldat portant l’uniforme allemand. Elle sera épargnée au vu de ce sacrifice. Nous pouvons dire encore aujourd'hui que nombreux habitants de Valréas, hommes, femmes et enfants, et il y en a parmi nous, il y en en a dans nos familles,  témoins de ce drame du 12 juin 1944 sont des survivants ! Ils en sont la mémoire vive de notre ville. Restons humble dans certains témoignages que nous voyons apparaître d'année en année.

Encerclée par des troupes allemandes, seul contre une armée aguerrie un groupe de résistants est encore présent  sur la route de Baume, ordre d’un repli ne lui parvenant pas ou non exécuté, il sera fait prisonnier.

Alignés devant ce Mur, jeunes et moins jeunes, otages civils et résistants représenteront un acte de résistance contre un acte de soumission. ils étaient là, eux, face à ce mur à attendre la mort, bien loin de cette montagne la Lance, terre de repli et de liberté , 46 furent fusillés, coups de grâce, seuls 4 rescapés survivront. Pendant l’attaque 7 résistants et otages seront tués

 

Mais la tragédie ne s'arrête pas là, l'exécution terminée, les Allemands se préparent à partir, deux camions bâchés, dedans 4 hommes et des pelles attendent. Manifestement, ils vont emmener les corps et les mettre dans un charnier – sachant que des corps sont encore vivants, l'infirmière en chef Jeannine Talmon accompagnée de l'infirmière Mireille Montabaranom, va tout faire auprès d'un officier pour que les corps ne soient pas déposés dans une fosse – Après une longue discussion les corps resteront sur place, les quatre rescapés auront été sauvés d'une mort certaine  par ces deux infirmières.

Un engagement responsable par la clameur venant d'Outre-Manche, une France saignante de massacres, de tortures, d'internement dans les prisons, de déportation et d'extermination dans les camps, de tragédies avec la complicité du pouvoir en place, mais une France libre.

La diversité de la Résistance tenait aussi à la variété des origines nationales de ses combattants : ils venaient de partout. Beaucoup avaient fui la dictature de leur pays alliée au régime hitlérien, comme malheureusement bien d'autres le font aujourd'hui. La résistance c'est d'abord un état d'esprit, les actes suivent. L'idée de la résistance n'était pas de mourir en martyr sur l'autel d'une France libérée. Au plus jeune âge, ils aimaient trop la vie pour s'offrir en sacrifice. Ils avaient plutôt en tête de pourrir la vie de l'occupant autant qu'il la leur  pourrissait.

Oui, ils aimaient la vie. Ils voulaient un monde meilleur pour tous. Ils sont morts dans un État qui ne voulait les laisser vivre en toute liberté.

Il fallait composer avec le cru de ceux qui se soulevaient contre l'envahisseur. Qu'ils soient chefs de groupe de résistants ou chefs civils, il fallait improviser sur les diverses manœuvres « militaires » ou « civiles » - Le combat est une stratégie que l'on apprend dans les écoles militaires et dont les politiques en sont aussi les maîtres d’œuvres quand une guerre est déclarée.

La bienfaisance a toujours été l'âme de notre enclave auprès des plus démunis, et le présent tout dernièrement dans cette pandémie, nous l'a bien démontré, par l'engagement d'aider les autres, une forme de résistance.

 

Valréas doit être reconnue comme l'une des villes du Vaucluse les plus touchée par ce massacre – elle se doit d'être représentative lors de cette cérémonie de celles et ceux qui de leur fonction d'élu, représentent, notre ville, notre département, notre circonscription notre région et bien évidemment la présence de notre Préfet, représentant l’État, présent à Valréas  depuis quelques années.

Aujourd'hui, nous attendons de notre jeunesse, non pas de revivre ces événements tragiques, malgré la poursuite de massacres et de génocides dans ce monde soi-disant humain, mais qu’ elle est un regard sur ce passé afin de ne pas oublier.

Et que ce mot Résistance soit la force d'une opposition, contre une situation d' obéissance extrême qui nous ramènerait au passé.

 

Notre association, laquelle me fait confiance en ma qualité de Président depuis 13 ans continuera à perdurer cette mémoire du 12 juin 1944 par la présence de nouveaux adhérents descendants des familles de fusillés, et  le soutien indéfectible de la population valréassienne.

Je tiens personnellement à remercier les porte-drapeaux , ces drapeaux qui incarnent les associations patriotiques, toujours aussi présents en ce 12 juin et  sans aucune limite de participation quelle qu’en soit les raisons et surtout le temps – Merci aussi à tous les représentants d'associations patriotiques présentes depuis 77 ans – Merci aux enfants et accompagnants  – Merci à vous tous !

Allocution du 12 juin 2021   - Michel Reboul

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29 janvier 1944 à Valréas (Vse)

10 Janvier 2022, 11:36am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Plaque rue Pasteur à Valréas (Vse)

Plaque rue Pasteur à Valréas (Vse)

Le 29 janvier 1944, les F.T.P.F. (Francs Tireurs Partisans Français) du maquis de la Lance, font une descente à la mairie de Valréas pour y récupérer des tickets de ravitaillement. En descendant l’escalier, Félix Rotta est blessé accidentellement par une balle de mitraillette. Il est amené chez le docteur Quet (Médecin de la Résistance) qui, ne pouvant le soigner, conseille de le conduire à l'hôpital. Beaucoup de temps avait été perdu et les Allemands avaient été avertis du passage de la camionnette dans le Berteuil. Il faut dire que cette camionnette appartenait en fait à un épicier en gros du bas du Berteuil et qu'elle lui avait été dérobée avec sa marchandise environ un mois auparavant : la marchandise avait été utilisée au maquis, mais la voiture continuait à servir pour les coups de main du secteur.

Ce jour-là, le gendre de l'épicier a vu passer la camionnette devant sa maison, et il est à peu près sûr que c'est lui qui a averti les Allemands qui se sont tout de suite regroupés pour l'intercepter. (La femme de ménage de l'époque a entendu le coup de téléphone juste avant le branle-bas des Allemands). Des témoins affirment que ce monsieur s'est même permis d'aller gifler le prisonnier après la fusillade sans qu'aucun de ses gardes n'intervienne. Il a choisi de quitter Valréas à la Libération, et il a bien fait. Ses activités de marché noir et de collaboration étant notoires.

Mais revenons au 29 janvier 1944

Les Allemands, en embuscade, attendaient donc la camionnette des maquisards dans la rue Pasteur, face au bureau de tabac « Aubert ». Au cours de la fusillade, trois maquisards furent tués : Poinas1, Genevès2 et Stivalet 3, un fut fait prisonnier, les autres réussirent à s'enfuir ou à se cacher (en particulier chez monsieur Gras, le boiteux). Raoul Barthélémy m'avertit qu'il avait recueilli un F.T.P.F., qui s'était échappé et qu'il l'avait conduit à la Matte. Nous repartons à la Matte et là je demande au F.T.P.F. de rejoindre son maquis et d'avertir son chef de camp afin qu'il descende dans la soirée chez moi pour organiser la « récupération du prisonnier ». Entre temps, j'essaie de me renseigner pour savoir où ce prisonnier a été conduit. Vers huit heures du soir, le chef Riquet et quelques autres arrivent à la Matte. La discussion est longue. On décide enfin que deux d'entre nous resteront et essayeront le lendemain matin de récupérer le prisonnier au départ des cars. Malheureusement, les allemands l'avaient déjà envoyé vers d'autres lieux. (...)

Extrait du témoignage d' André Monnier responsable des Jeunesses Com­munistes en Juin 42. Responsable des F.T.P.F. Locaux jusqu'à la Libération


 

 

1 GR 16 P 483123 POINAS, Auguste Marcel né le 14.07.1922 Saint-Félicien Ardèche FRANCE Homologué

2GR 16 P 250360 GENEVES, Henri 05.12.1923 Die Drôme FRANCE Homologué

3 Maurice Charles Édouard STIVALET alias Luc Pierre Jean Antoine Mort pour la France le 29-01-1944 à Valréas(84 - Vaucluse, France) Né le 27-11-1927 à Montagny (69)

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8 mai 1945, armistice ou capitulation de l'Allemagne ?

25 Avril 2021, 16:31pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

8 mai 1945, armistice ou capitulation de l'Allemagne ?

Il est vrai que de temps en temps il faut se remémorer l'histoire, bien souvent manipulée par des mots qui n'ont lieux d'être.

On parle souvent d'armistice. Est-ce un abus de langage?

Cette question de la différence entre « un armistice » et « une capitulation » est importante, même si aujourd'hui, nous avons tendance à utiliser le premier terme, peut-être par analogie avec la Première Guerre mondiale. En 1945, il ne s'agissait pas seulement de cessation des combats, mais de la capitulation de toute l'armée et de l’État allemands.

Il n'est donc pas question d'un armistice comme on le dit parfois.

Le 7 mai 1945 fut signé en anglais à Reims l'Act of military surrender, c'est-à-dire un «acte de reddition». Le texte de seulement trente lignes signé le lendemain, le 8 mai 1945 à Berlin, est un «acte de capitulation militaire», qui implique le dépôt des armes et pas seulement la fin des combats, comme en 1918.

 

A Valréas, la commémoration du 8 mai 1945 sera célébrée le 8 mai 2021 à 11h00 voir le lien :

https://www.valreas.net/344-ceremonie-civique.html?date=2021-05-08-11-00&fbclid=IwAR1nsexfCYLzD9rXoRUleafesrxF7-I6y9VOX6tr-4I_fpTk21LGiQJT5jo

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Allocution de Michel Reboul, 12 juin 2020!

12 Juin 2020, 13:05pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Allocution de Michel Reboul, 12 juin 2020!

Allocution du 12 juin 2020 - Michel Reboul

 

N'étant présent à la cérémonie du 12 juin 2020, je tenais à faire une allocution, certainement la dernière.

 

Résister aujourd'hui, comme ils ont osé le faire dans le passé !

 

Devons-nous persister à comprendre le passé , sachant que le présent est loin de nous rassurer ?

En cette période, d'une « guerre déclarée », qui n'est autre qu'une pandémie, nous sommes à même de nous poser la question.

 

Hier, le silence était de rigueur dans bien des familles sur les diverses tragédies de la seconde guerre mondiale, les enfants bien souvent ignoraient ce que vécurent leurs aïeuls.

La troisième génération, que ce soient les petits-enfants, les neveux et nièces a voulu comprendre et surtout savoir, pourquoi et comment toutes ces personnes ont été meurtries dans un laps de leur vie.

Aujourd'hui encore 76 ans après, des récits et témoignages apparaissent.

Devions-nous poursuivre à comprendre, à savoir malgré toutes les recherches entreprises de ces faits de guerres auxquelles bien souvent des ombres perfides, dissimulaient certaines vérités ?

Sur les vérités, de tous ces bourreaux qui n'ont eu de cesse de drainer le sang dans le paysage d'une France mutilée.

Sur les raisons que tous ces tortionnaires ont pu obtenir pour continuer une vie paisible, sans inquiétude, sans remords, sans pardon ! Amnistie-Immunité, les beaux mots pour échapper à une condamnation !

À Valréas, ce 12 juin 1944 fût une tragédie épouvantable pour nombre de familles, 53 fusillés. Qui était le vrai responsable de cette tuerie ? Encore aujourd'hui, nous nous posons la question.

Des officiers présents, capitaine, lieutenant ont tous plus ou moins été disculpés, alors que cette troupe « de la 8ème Compagnie Brandebourg », de sa sanglante randonnée dans le Sud de la France a laissé derrière elle tant de malheurs, tant d'ignominie....de massacres !

 

Nombre de ces responsables, ont loin été jugés, si ce n'est amnistiés comme des délinquants notoires ! Poursuivant pour la plupart une vie paisible, jusqu'à sans état d'âme pour celui présent à Valréas et auteur de divers crimes dans le Sud de la France, Helmut Demetrio, lieutenant de la 8eme Cie Brandebourg. Pouvons-nous pardonner de telles atrocités, telle que la torture, la mort par des actes abominables, pouvons-nous même pardonner des actes inqualifiable de personnes dépositaires de l'autorité militaire ou administrative du gouvernement de Vichy ? Non !

 

La guerre n'était pas le métier des jeunes volontaires qui s'engageaient dans un camp en 1943 et n'avaient aucune expérience des armes, ce qui rendait leur formation complexe, quelques fusils et une poignée de munitions. 

C'est seulement à partir d'août 43, des parachutages anglais livrèrent les premières mitraillettes anglaises et des pistolets à barillets gros calibre, des explosifs et des grenades. Valréas était bien loin d'être lourdement armé !

Comme bien des « guerres » de nos jours, où les munitions ne sont pas au rendez-vous pour une paix désirée ou d'autres tombent du ciel pour tuer bien des victimes innocentes.

A Valréas et dans sa région, l'activité résistance se développe à partir de 1943. Dès le mois de décembre 1942, en effet, un premier groupe d'une dizaine de patriotes venus des cantons de Valréas, Nyons et Saint-Paul-Trois-Châteaux se réunit autour du Pasteur Bonifa.

Ancien combattant de la guerre 14-18, le Pasteur Bonifa est le maître à penser de ces hommes qui tiennent leur premières réunions chez le Pasteur Seignol, à Valréas, et qui se fixent pour première tâche d'aider des juifs pourchassés.

Il fallait composer avec le cru de ceux qui se soulevaient contre l'envahisseur. Qu'ils soient chefs de groupe de résistants ou chefs civils, il fallait improviser sur les diverses manœuvres « militaires » ou « civiles » - Le combat est une stratégie que l'on apprend dans les écoles militaires et dont les politiques en sont aussi les maîtres d’œuvres quand une guerre est déclarée.

La bienfaisance a toujours été l'âme de notre enclave auprès des plus démunis, et le présent tout dernièrement dans cette pandémie, nous l'a bien démontré, par l'engagement d'aider les autres, une forme de résistance.

Ce 12 juin 1944, ils étaient une poignée route d'Orange face à cette armée. Malgré le courage de ces jeunes résistants , seuls sans ordre de repli ils ne purent rejoindre leurs Chefs et camarades de combat qui avaient rejoint le maquis, laissant la population aux mains des tortionnaires.

Rassemblés avec d’autres résistants et otages au niveau du Portalon, ils seront conduits vers la route d’Orange, ils étaient là, eux, face à ce mur, à attendre la mort, 46 furent fusillés, coups de grâce, seuls 4 rescapés survivront. Pendant l’attaque 7 résistants et otages seront tués. La population digne, elle, de sa présence, rassemblée sur la place de la Mairie sera épargnée au vu de ce sacrifice.

N'ayez pas peur de comprendre le passé, dont bien des images aujourd'hui, nous révèlent des actes insensés et dont nous sommes à même, nous familles meurtries de ce passé, de condamner.

Résister aujourd'hui, comme ils ont osé le faire dans le passé !


 

 

 

 

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12 juin 2020, des fleurs pour nos martyrs

12 Juin 2020, 09:37am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

12 juin 2020, des fleurs pour nos martyrs
12 juin 2020, des fleurs pour nos martyrs
12 juin 2020, des fleurs pour nos martyrs
12 juin 2020, des fleurs pour nos martyrs

Au vu des directives (drastiques) de notre gouvernement, appliquées avec  droiture pour nos élus de Valréas, les gerbes ont été déposées  à la plaque de rassemblement des otages, au Mur des Fusillés et au Mausolée. 

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