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12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

ceremonie d'hommages

Quand l'histoire nous tient à cœur, devons-nous persister à comprendre le passé ?

15 Juin 2018, 09:00am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Quand l'histoire nous tient à cœur, devons-nous persister à comprendre le passé ?

Hier, le silence était de rigueur dans bien des familles sur les diverses tragédies, que ce soit pour la première ou la seconde guerre mondiale, les enfants bien souvent ignoraient ce que vécurent leurs aïeuls.

Une génération a voulu comprendre et surtout savoir, cette troisième génération, que ce soient les petits-enfants, les neveux et nièces, de toutes ces personnes meurtries dans un laps de leur vie.

Devions-nous poursuivre malgré tout les recherches entreprises de ces faits de guerres auxquelles bien souvent des ombres perfides, dissimulaient certaines vérités ?

Sur les vérités, de tous ces bourreaux qui n'ont eu de cesse de drainer le sang dans le paysage d'une France mutilée.

Nous voulons savoir et surtout comprendre les raisons que tous ces tortionnaires ont pu obtenir pour continuer une vie paisible, sans inquiétude, sans remords, sans pardon !

À Valréas, ce 12 juin 1944 fût une tragédie épouvantable pour nombre de familles, 53 fusillés. Qui était le vrai responsable de cette tuerie ?

Des officiers présents, capitaine, lieutenant ont tous plus ou moins été disculpés, alors que cette troupe « de la 8ème Compagnie Brandebourg », de sa sanglante randonnée dans le Sud de la France a laissé derrière elle tant de malheurs, tant d'ignominie....de massacres !

De nos recherches, 74 ans plus tard, nous voulons toujours comprendre cet oubli de ceux qui dans un espace de leur vie ont été démoniaques.

Le Lieutenant Demetrio Helmut, jugé par le Tribunal Militaire de Marseille pour les faits de Valréas le 12 juin 1944...........Helmut Demetrio, lieutenant de la 8ème compagnie (étrangère) du 3ème régiment de la Division Brandenburg, se trouva le 13 et 14 février 1951 devant la justice militaire à Marseille à cause de sa participation à l’attaque de Valréas. Le chef d’accusation était : « Arrestation illégale, séquestrations arbitraires, assassinats ». Le procureur réclama la peine capitale. Le tribunal constata que 53 patriotes français furent assassinés avec préméditation à Valréas le 12 juin 1944 par des militaires allemands. Des actes de barbarie n’ont pas été commis pour l’exécution de ces crimes. Le lieutenant Demetrio n’est pas coupable de ces crimes. Le tribunal par 4 voix contre 3 a déclaré Demetrio non coupable de la mort des 13 résistants tués lors de la bataille du barrage routier direction Baume ou lors de l’exécution. Ainsi Demetrio fut relaxé avec une légère majorité des voix. La ville et la population de Valréas réclamèrent vainement une révision de cette relaxe. Dans un procès suivant le 10 avril 1951 à Bordeaux, Demetrio fut condamné à 10 ans d’emprisonnement pour ses méthodes d’interrogation qu’il avait employées dans le bordelais en octobre et novembre 1943. Il ne fit que 9 ans d’emprisonnement.

D'échanges de recherches, et de recherches en recherches, la vie paisible d'un tel homme, comme Demetrio Helmut nous fait comprendre que sa vie après tant d'atrocités, ne l'a de loin traumatisé. Il est né en Saxe, en 1911. Diplômé de droit, il enseigne les langues et la musique avant son incorporation. Il parle correctement le français.

C'est delà , que l'on peut s'interroger d'un témoin capital qui aurait pu être entendu devant la justice militaire à Marseille ; Madame Jeanine Talmon, infirmière en Chef de la Croix-Rouge présente lors de la fusillade à Valréas : « La journée du 12 juin 1944 – Témoignage de Mme Jeanine Talmon, Infirmière de la Croix Rouge Internationale (témoignage dans le livre du 12 juin 1944 -53 fusillés à Valréas)

 Extrait : (…) monsieur Bourba et Monsieur Rivière, adjoints au maire viennent alors me chercher, me demandant, de la part de monsieur Niel, de prendre contact avec les autorités allemandes en tant que seul représentante de la Croix Rouge Internationale. J'accède à cette demande et me fais accompagner par une de mes infirmières, Mireille Montabaranom.

Les officiers allemands sont assis à la terrasse du Grand Hôtel : commandant, capitaine, lieutenant. Ce dernier sert d'interprète, parlant français à la perfection. Je suis invitée à présenter les documents qui attestent de mon appartenance à la Croix Rouge et à fournir la liste de la section de Valréas. »

 (…) « Je suis revenue vers les Allemands et ai entrepris de discuter avec un grand lieutenant qui parlait assez bien le français. J'appris alors, ce que beaucoup de Valréassiens n'ont jamais su, les corps devaient être ramassés sur des camions amenés là exprès par les Allemands, menés en campagne etincinérés. Je ne peux vous dire toutes mes pensées, toutes mes angoisses.

J'ai entrepris alors une lutte d'adresse et de mensonges qui a duré près de deux heures. La chance m'a favorisée, car le lieutenant allemand était un frontalier voisin de Belfort (où j'habitais avant la guerre). Connaissant bien le régiment (188ème d'artillerie) où mon mari était capitaine. »

 En 2018, nos recherches aboutissent sur deux photographies que nous découvrons sur Internet. Nous pouvons constater sur la première, Demetrio professeur de musique, avec un accordéon dans les mains, photo du collège de 1958/1959 (14 ans plus tard des événements de 1944) et nous pouvons lire : « Les enseignants qui ont façonné nos journées scolaires et façonné notre personnalité à un jeune âge »

La seconde photographie montre 5 personnes attablées autour d'une table remplie de bouteilles de bière, dont Demetrio Helmut (festival sportif 1963)

Loin d'une traque d'un homme qui n'est plus (décédé en septembre 2000), qu'avait-il d'autre que nous ne sachions, si ce ne sont ces exactions « Brandebourgeoises » ?

Un jumelage ! Ce jumelage qui avait fait couler bien d'encre à Valréas au vu de son refus par les anciens combattants, résistants, rescapés et familles de fusillés du 12 juin 1944. Un pacte d'amitié, oui ; un jumelage, non ! Ne devions- nous pas à l'époque (1993) nous poser des questions sur une certaine population qui pouvait avoir l'âge de nos morts, de nos survivants et être qui sait des tortionnaires de cette guerre immonde ? Et s'ils n'avaient pas eu tords il y a 25 ans.

Dernière découverte, et pas des moindres . Nous apprenons que la ville où était domicilié Demetrio Helmut dans les années 80, était jumelée depuis mars 1982 avec une ville Française, mais le pire c'est que Demetrio faisait parti du Conseil d'Administration de la ville allemande !!!!

Voilà, celui qui a t'en parcouru les routes de France, ensanglantées, sans gêne, sans remords puisque nous apprenons également que Demetrio a toujours été muet à son domicile sur sa participation de ses actions de guerre en France. Sa fille apprenant « ses exploits » lors de la parution (2004) en Allemagne du livre « Widerstand gegen die Wehrmacht » sur la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas de Karl Heidinger et par la suite de la lecture du journal personnel de son père. (nous aimerions bien le lire)

C'est là que l'on s'aperçoit que ce soit du côté des victimes ou du côté des tortionnaires, le silence était de mise, pour les premiers éviter de partager les peines, pour les seconds effacer leurs ignominies..

On ne vit pas de notre passé, on veut seulement comprendre ce passé !

Michel Reboul

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Allocution du 12 juin 2018 au Mur des Fusillés à Valréas

14 Juin 2018, 05:07am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Allocution du 12 juin 2018 au Mur des Fusillés à Valréas

Nous voici une fois de plus réunis devant ce mur pour commémorer le souvenir du massacre de ces 53 victimes de la barbarie nazie  , 46 fusillés devant ce Mur, 7 autres dans la ville et la campagne.

53 victimes, résistants mais aussi otages, afin que l'ennemi ait son compte.

Par ce sacrifice, la ville de Valréas a été épargnée. Sa population rassemblée sur la place de l'hôtel de ville, silencieuse, écoutait avec effroi un officier allemand parlant bien le français. Du haut du kiosque, il haranguait ces hommes, femmes et enfants, les menaçant de représailles.

Hier, il y a 74 ans cette année, ils avaient choisi de résister, résister à l'envahisseur, mais résister aussi à une certaine collaboration qui avait décidé pour l'ensemble d'un peuple son avenir.

De leur sacrifice, ils avaient espoir d’une vie meilleure !

Il y eu aussi cette résistance silencieuse en faveur des persécutés et particulièrement des enfants, la bienveillance à Valréas où furent accueillies et abritées de nombreux Juifs, pour qui cette bienveillance rendait indispensable…aucune hostilité !

Cette résistance, armée ou silencieuse, avait fait front, sachant que bien des vies allaient être prises ; arrêtées, torturées, massacrées, fusillés, déportées dans d'abominables conditions inhumaines.

 

Dans cette résistance à Valréas, et aux alentours dont Taulignan, bien des hommes combattants volontaires, refusant la soumission, n'ont pas hésité à donner de leur vie, alors que nombreux avaient encore, toute leur jeunesse devant eux ; la famille, pour continuer à construire le bonheur dans une maison. Beaucoup d’autres se sont tues ! Laissant le système tracer une ligne qui pour les uns leurs faisait foi, pour certains la peur d’un châtiment.

Mais le partage de la Résistance était plus grand que le silence !

 

De tous ces tortionnaires bravant leurs routes de sang, d’ Oradour-sur Glane – Tulles – Miallet dans l’Indre et tant d’autres, si ce n’est même un hameau paisible tel que celui des Crottes sur la commune de Labastide de Virac en Ardèche, condamnés à des peines minimes, pour finir leur vie paisible, alors que nos familles pleurent depuis 74 ans.

Loin de nous transporter dans le passé, puisque nous sommes aussi ouverts vers l'avenir, nous ne pouvons effacer ce que nombre de personnes ont pu souffrir et se sacrifier lors des événements de la deuxième guerre mondiale, pour un avenir meilleur.

Ce rassemblement à Valréas, devant le Mur des Fusillés se veut de poursuivre notre volonté de ne pas oublier les valeurs qui nous ont été transmises au péril de la  vie.

Nous nous devons d'être encore et toujours vigilants de certains excès qui peuvent remettre en cause la Paix, si fragile dans ce monde par la folie de certains hommes, folie d'hégémonie, de puissance, d'ambition, de conquête, de fanatisme.

En ce moment même où je vous parle, malheureusement dans divers lieux de ce monde, des massacres se poursuivent et la plupart sont des victimes civiles et combien d’enfants, reclus dans des ruines, bombardées, incendiées, dans un affrontement d’une terre sans partage !

L’espoir d’hier de vivre mieux, s’effile de jour en jour.

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Je tiens à remercier au nom de notre association, toutes les municipalités qui se sont suivies ainsi que les divers représentants du Conseil Départemental, qui depuis ce massacre ont su apporter le réconfort de nos familles, par leurs divers engagements pour préserver le souvenir de nos chers disparus. Merci aux portes-drapeaux qui  honorent tous les morts pour la France. Merci à vous tous ici présent.

 Allocution écourtée au vu de l’ intempérie – Non lu ce qui suit

Je vous donne lecture dun extrait de l’ allocution du Pasteur Seignol alias Franck lors des événements de 1944 à Valréas

 

En quel siècle vivons nous ? Quel siècle que le nôtre ! Siècle du Progrès, de la Science, de la Lumière. Hier les Philosophies nous apprenaient que nous marchions vers l'âge d'or. Mais alors que le machinisme faisait un bon en avant nous enregistrions une régres­sion d'autant plus grande et douloureusement tragique, sur le plan moral. Nous restions insensibles quand le sang coulait en Chine. Quand la guerre fratricide ravageait l'Espagne. Notre embourgeoi­sement, oh ! Dérision, nous rendait insouciant du danger qui mena­çait l'Europe. Le fou mystique Hitler, nous apparaissait sous les traits d'un vulgaire peintre et non comme l’AntéChrist.

Et l'on vit cette vague de fascisme. Ce totalitarisme, cet avilissement de l'homme qui en fit du bétail humain; alors... que les autres, gardant leur dignité d'Hommes, conserveraient la notion des vraies valeurs: respect de la personnalité humaine, liberté de conscience.
Un cercle d'hommes en réunissait quelques-uns à Valréas. Ils s'occupaient des départs via l'Angleterre.

Jeunes gens, jeunes filles, enfants de la résistance, et vous saurez un jour ce qu'ils ont fait. Leur joie et leurs dangers, la vie clandestine, leurs souffrances, leurs martyrs, leur victoire, un livre sera écrit. Mais tout cela, pour si beau que ce soit ne serait rien s'il n’y avait une suite. On ne vit pas du passé. 

Michel Reboul - Président de lassociation des familles de Fusillés

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12 Juin 2018 à Valréas, une cérémonie écourtée

13 Juin 2018, 10:34am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

15 gerbes déposées devant le Mur des Fusillés

15 gerbes déposées devant le Mur des Fusillés

Nos anciens résistants, nos déportés, nos familles de fusillés, les Valréassiens, n'auront jamais vu çà !

Le 12 juin 2015, nous avons pu subir une averse lors de notre présence au Mur des Fusillés, malgré tout la cérémonie a pu se dérouler jusqu'au Mausolée du cimetière Marie-Vierge.

 

Hors, cette année, dés notre rassemblement devant la plaque du rassemblement des otages, nous avons été pris sous une pluie déferlante, du jamais vu depuis 74 ans. Malgré tout, les présents encore bien nombreux ont attendu plus ou moins à l’abri une petite accalmie, ce qui a permis à Martine Margerin, belle-fille de Jean Margerin, fusillé le 12 juin 1944 à Valréas de déposer la gerbe sous la plaque souvenir, en ce lieu du rassemblement des résistants et otages avant d'être conduit devant le Mur des fusillés. Le cortège s'est mis en place, drapeaux de la ville et de l'association des familles de fusillés en tête, suivis des familles de fusillés et résistants, des drapeaux des associations, des élus et autorités militaires, la population et les enfants (bien courageux en ce temps très médiocre).

Devant le Mur, poursuivant, l’accalmie pluvieuse qui ne devait durer, l'allocution de monsieur Patrick Anne, directeur de l'ONACVG, représentant le Préfet du Vaucluse, puis de Jean-Marie Roussin, premier-adjoint du Conseil Départemental de Vaucluse, suivi de l'intervention de Michel Reboul, président de l'association des familles de fusillés. De gouttes en  gouttes de plus en plus intenses, le dépôt de gerbes s'en est suivi (15 gerbes), delà, les enfants des écoles ont commencé à lire les noms des fusillés, mais une pluie diluvienne nous a obligé à interrompre momentanément la cérémonie ,et avec l'aval des familles de fusillés et de l'association des résistants, ainsi que de la municipalité de Valréas, nous avons décidé d'écourter cette cérémonie.

Pas de Marseillaise, pas de Chant des Partisans, pas de recueil au Mausolée.

Mais notre présence devant ce Mur se veut de poursuivre notre volonté de ne pas oublier les valeurs qui nous ont été transmises au péril de la vie.

Nous nous devons d'être encore et toujours vigilants de certains excès qui peuvent remettre en cause la Paix, si fragile dans ce monde par la folie de certains hommes, folie d'hégémonie, de puissance, d'ambition, de conquête, de fanatisme.

L’espoir d’hier de vivre mieux, s’effile de jour en jour.

 

 

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Cérémonie commémorative de la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas

22 Mai 2018, 10:34am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Drapeau en tête du cortège

Drapeau en tête du cortège

Mardi 12 juin 2018 - Départ du cortège à 18h00 - Rond point du Portalon - Valréas en direction du Mur des Fusillés

 

D’une occupation éphémère à une libération tragique, Valréas ville martyre !

53 victimes de la barbarie nazie  , 46 fusillés devant ce Mur, 7 autres dans la ville et la campagne.

53 victimes, résistants mais aussi otages, afin que l'ennemi ait son compte.

Par ce sacrifice, la ville de Valréas a été épargnée. Sa population rassemblée sur la place de l'hôtel de ville, silencieuse, écoutait avec effroi un officier allemand parlant bien le français. Du haut du kiosque, il haranguait ces hommes, femmes et enfants, les menaçant de représailles.

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Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation.

18 Avril 2018, 13:03pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Natzweiler – Struthof, l'enceinte de barbelés. Source : DMPA DR

Natzweiler – Struthof, l'enceinte de barbelés. Source : DMPA DR

Dimanche 29 avril 2018

Sitôt arrivés au pouvoir en janvier 1933, Adolf Hitler et les nazis créent les premiers camps de concentration en Allemagne. Dachau est ainsi ouvert le 21 mars 1933. Y sont internés les opposants au régime, les "asociaux", tous ceux qui n'entrent pas dans les normes national-socialistes.

Avec l'expansion allemande en Europe puis la Seconde Guerre mondiale, le système concentrationnaire prend une autre dimension. À partir de 1941, il s'intègre en outre dans la mise en place de la "solution finale de la question juive". Les camps se multiplient, y compris dans les territoires annexés ou occupés : Mauthausen en Autriche, Auschwitz en Pologne, Natzweiler (Struthof) en France...

Le nombre des déportés de France dans les camps de concentration ou d'extermination nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale est estimé à plus de 150 000 personnes, dont 80 000 victimes de mesures de répression (principalement des politiques et des résistants) et 75 000 juifs, victimes de mesures de persécution touchant également les Tsiganes.

 Au total, disparaissent plus de 100 000 déportés partis de France. Avec la libération des camps puis le retour des premiers survivants, le monde entier mesure l'ampleur de la déportation et de son horreur.

Le besoin de préserver la mémoire de la déportation ...
Pour maintenir présent le souvenir de leurs camarades morts en déportation, les associations de déportés créent des lieux de mémoire, comme, à Paris, le monument du souvenir de la synagogue de la rue de la Victoire (inauguré le 27 février 1949) ou la chapelle des déportés, en l'église Saint-Roch (inaugurée le 21 novembre 1953), autour desquels elles organisent des commémorations spécifiques. D'autre part, des délégations d'anciens déportés sont présentes aux côtés des anciens combattants dans les cérémonies officielles commémorant les Première et Seconde Guerres mondiales.

La loi n° 54-415 du 14 avril 1954 consacre le dernier dimanche d'avril au souvenir des victimes de la déportation et morts dans les camps de concentration du IIIe Reich au cours de la guerre 1939-1945. Elle est adoptée à l'unanimité par le Parlement et fait de ce dimanche une journée de célébration nationale .

Source : 

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/la-journee-nationale-de-la-deportation

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12 juin 1984 - Quarantième anniversaire

17 Février 2018, 17:40pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

12 juin 1984 - Quarantième anniversaire

Cérémonie du quarantième anniversaire de la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas

Jean Gatel, secrétaire d'état auprès du Ministre de la Défense, remet la Croix de Guerre à Valréas . Puis 18 récipiendaires ont été décorés par M. Jean Garcin, président du Conseil général et ancien résistant de la  Croix du Combattant Volontaire.

- Barthe Louis

- Barthélémy Antonin

- Chamoux Roger

- Chaix Edouard

- Chaix Fernand

- Chaix René

- Cheyron Marcel

- Coulouvrat Michel

- Coutton Joseph

- Delefosse Henri

- Gelly Paul

- Hugues Roger

- Laget Georges

- Mancellon Paul

- Mandrin Raoul

- Monnier André

- Rousson André

- Rousson  Jean

 

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Trop de fleurs pour les fusillés du 12 juin 1944 à Valréas.

5 Juillet 2017, 13:39pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Cette année, nous avons pu constater que les gerbes étaient toujours aussi présentées devant ce mur des fusillés pour honorer les 53 fusillés du 12 juin 1944. Nous pouvons apprécier depuis trois ans, le dépôt de gerbe du préfet du Vaucluse, rejoignant depuis des années, celles du Conseil départemental (Ex-conseil général) et bien évidemment celles de la ville de Valréas.

Mais nous avons pu aussi constater l'absence de certaines gerbes d'associations patriotiques.

Pourquoi une telle absence en cette année 2017, où nous célébrons les 700 ans d'histoire de notre enclave des papes, qui plus est la tragédie du 12 juin 1944 est bien inscrite dans ce parcours d'une histoire, heureuse, tumultueuse, innovatrice, sanglante, prospère... ?

Une gerbe qui a marqué cette présence de ces malheureux fusillés, celle de l'association des 700 ans d'histoire de notre enclave, nous en sommes très touchés. Remerciements aux enfants des écoles pour le dépôt de roses et diverses fleurs .

Alors, comment interpréter cette absence de gerbes ? On entend dire, même on ne se le cache pas, il y aurait trop de gerbes lors de cette cérémonie. Il fut même proposé, de créer une seule gerbe pour toutes les associations civiques de l'enclave, sous la houlette du RACE (Regroupement des Associations Civiques de l'Enclave). Que cela soit, sauf que ce 12 juin 2017, celle-ci était loin d'être présente pour représenter les gerbes absentes de certaines associations.

Trop de fleurs pour les fusillés du 12 juin 1944 à Valréas, amèneraient par la suite à voir pour certains, trop long le parcours, trop long la cérémonie en général !

Rien n'oblige à y assister, sauf que nous pouvons voir toujours une présence pérenne depuis la première commémoration, le 12 juin 1945.

Respect, devoir de mémoire d'une ville, de ses enfants morts pour notre liberté !

 

Pour l'association des familles de fusillés

Michel REBOUL

Faire défiler pour voir toutes les gerbes
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12 JUIN 2017, commémoration du massacre de Valréas

8 Juin 2017, 08:57am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Article La Tribune du jeudi 08 juin 2017

Article La Tribune du jeudi 08 juin 2017

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73 ème commémoration de la fusillade du 12 juin 1944 à Valréas

26 Mai 2017, 17:44pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

73 ème commémoration de la fusillade du 12 juin 1944 à Valréas

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