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12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

ceremonie d'hommages

Valréas 12 juin 1944 - 12 juin 2016

29 Mars 2017, 11:45am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

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Montségur/Lauzon, Justes parmi les justes

25 Août 2016, 14:38pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Article La Tribune du jeudi 25 août 2016

Article La Tribune du jeudi 25 août 2016

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Valréas 12 juin 2016

13 Juin 2016, 13:36pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Toile  du peintre Bernard Merle en 2003

Toile du peintre Bernard Merle en 2003

Allocution devant le Mur, de Michel Reboul, président des familles de fusillés de Valréas.

Il y a 72 ans, ce 12 juin 1944 , Valréas subissait le plus important massacre de la région.

53 personnes, dont 27 résistants et 26 otages, périrent sous les balles de l'armée allemande influencée par une politique idéologique extrême du nazisme.

Tués dans la campagne, en ville ou fusillés devant ce mur, sans oublier les 4 fusillés-rescapés, rendons-leur hommage.

La résistance était bien présente à Valréas où nombre de ces jeunes réfractaires du Service du Travail Obligatoire en Allemagne, cachés dans diverses fermes ou maquis, sont venus grossir leur rang. Leur jeunesse et leur expérience à la guerre étaient loin d'être à la hauteur d'une armée aguerrie. Ils venaient de toutes horizons.

13 heures, les premiers coups de feu , les allemands encerclent la ville

Les résistants quittent la ville pour se réfugier sur la Lance, trop tard pour le groupe Émile Bouchet et Lucien Génot posté sur la route de Baume de Transit , dont Coutton Joseph, Raynaud Pierre, Bonnavent Jacques, Raud Raymond, Barthélemy Raoul, Varenc Jean, Guinard Raymond, Buey Alfred, Huber René, Grimaud René, Renzo Roger, Constant Roger dit “Calas” furent capturés , Carrière Raymond est blessé mortellement à la Romezière.

D'autres résistants sont arrêtés en ville, dans la campagne ainsi que 26 otages civils.

Hommage que nous leur rendons tout au long de l'année dans diverses interventions ou écrits.

N'oublions pas non plus toute cette population rassemblée sur la place de la mairie, entourée de chars et d'auto-mitrailleuses. Des hommes, des femmes, des enfants en pleurs.

Du haut du kiosque, ce kiosque disparut aujourd'hui, un officier allemand menace de détruire la ville. Rappelons-nous ! Deux jours avant, ce 10 juin 1944, Oradour sur Glane où 642 habitants de ce village ont été massacrés, brûlés vifs dans leur église. Tous les habitants de Valréas à cette époque seront des survivants, aujourd'hui encore, nombreux parmi nous se souviennent de cette effroyable journée.

Quand serait-il si Jules Niel, destitué de ses fonctions de Maire, mais arborant son écharpe n'était pas intervenu?

N'oublions pas non plus, les secouristes, pompiers qui ont eu la tache très difficile de remplacer les survivants du Mur par les morts de la campagne, pour que les Allemands aient leur compte le lendemain du massacre.

N'oublions pas non plus, Jeanine Talmon, infirmière en chef de la Croix Rouge accompagnée de son infirmière Mireille Montabaranom, qui s'est opposée à un officier allemand pour empêcher le déplacement des cadavres.Les exécutés devaient être transportés par camion pour être enterrés quelque part, ce qui aurait permis aux Allemands de découvrir les blessés.

N'oublions pas non plus, le courage de ces résistants, combattants volontaires , dont le fusillé-rescapé Émile Bouchet et d'autres Valréassiens, rejoignant les Forces Françaises de l'Intérieur pour repousser jusqu'en Maurienne et au-delà ces soldats allemands qui avaient terrorisé leur pays.

Ce 12 juin 1944 appartient à tous ceux qui ont été témoins de cette horrible journée.

Des récits, des témoignages, des livres ont fait l'histoire de cette période tragique.

Chaque président de notre association des familles de fusillés apportera une pierre à l'édifice du souvenir des martyrs de Valréas.

Les édifices voulus par le Comité du Monument aux Morts, les plaques anniversaires et souvenirs déposées à ce jour, font de nos engagements depuis plus de 70 ans, l’œuvre d'une tragédie immuable.

Il est un héritage douloureux, qui nous interpelle aujourd'hui, au vu d'une recrudescence grandissante de haines.

Les massacres, les atrocités d'hier se répètent.

Souhaitons, que tous les enfants, nos enfants, nos petits-enfants ne marchent pas dans les mêmes pas si dramatiques.

Pour eux, dans leurs yeux, il ne doit y avoir ni race, ni couleur si ce n'est le vivre ensemble.

Valréas se souvient, aujourd'hui, comme hier .

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12 juin 1944 à Valréas Vaucluse

10 Juin 2016, 11:57am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

12 juin 1944 à Valréas Vaucluse
12 juin 1944 à Valréas Vaucluse

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12 juin 1944 - 12 juin 2016

27 Mai 2016, 10:40am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Photographie Laurent Frasson

Photographie Laurent Frasson

Commémoration du 72ème anniversaire de la fusillade du 12 juin 1944 à Valréas (Vse), 53 fusillés, résistants et civils.

Dimanche 12 juin 2016

09h00 Messe à la Chapelle des Pénitents Blancs à la mémoire des fusillés

17h30 Rassemblement au Portalon (vers l'hôpital). Départ du cortège à 18h00 vers le Mur des fusillés.

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Journée du souvenir de la Déportation à Valréas

24 Avril 2016, 18:23pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

André Bergeron - Photo du 27.04.2014

André Bergeron - Photo du 27.04.2014

Comme chaque année, le dernier dimanche du mois d'avril est dédié au souvenir de la Déportation. A Valréas, cette journée a été commémorée.

Message lu par Monsieur André Bergeron, combattant volontaire de la Résistance, interné, blessé de guerre, Médaille de la Résistance, Chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire, Vice-président de l'association des familles de fusillés (FFDIRPA).

Message des déportés pour la Journée nationale du souvenir de la Déportation

Dimanche 24 avril 2016

En cette journée dédiée au souvenir de la libération des camps nazis de concentration et d’extermination, nos pensées vont d’abord vers les souffrances de celles et ceux qui y sont morts.

Nous voulons aussi rendre hommage aux déportés qui, grâce à la solidarité face à la tyrannie, ont survécu malgré l’horreur de leur situation.

Sans équivalent dans l’Histoire, ces camps de la mort avaient pour principe la supériorité de la « race aryenne » et pour conséquence l’élimination de leurs opposants et l’éradication par des méthodes de mort industrielle de plusieurs millions de femmes, d’hommes et d’enfants.

En 1946, le procès de Nuremberg, fondé en partie sur le témoignage des déportés a permis d’élaborer la notion juridique de crime contre l’humanité, suivie en 1948 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme adoptée par les Nations Unies.

Les déportés pouvaient donc penser que les tragédies qu’ils avaient vécues ne se reproduiraient pas.

En ces temps d’inquiétude et de menace pour l’avenir de l’humanité, il convient de dénoncer toutes les doctrines de haine, de racisme et toutes les violations des libertés fondamentales dont tout être humain doit pouvoir se prévaloir.

Notre hommage d’aujourd’hui n’aurait pas de sens si nous ne prenions pas l’engagement de poursuivre la lutte pour la liberté et la solidarité entre les peuples, conquêtes fragiles qu’il faut défendre sans faiblesse.

C’est l’éducation aux valeurs civilisatrices de paix et d’humanité, l’enseignement de la morale de l’engagement et du devoir civique à l’école qui constituent les plus belles promesses de liberté, d’égalité et de fraternité en France et dans le monde.

Ce message a été rédigé conjointement par :

La Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (FNDIR)
La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP)
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD)
L’Union Nationale des Associations des Déportés, Internés et Familles de disparus (UNADIF)

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La médaille et le diplôme de Justes parmi les Nations à Fernand et Émilie Devès

30 Mars 2016, 15:57pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Remise de la médaille et du diplôme à Floriane Lambert, représentant ses grands-parents
Remise de la médaille et du diplôme à Floriane Lambert, représentant ses grands-parents

Remise de la médaille et du diplôme à Floriane Lambert, représentant ses grands-parents

La famille Devès, de la Résistance jusqu'à la mort de leurs neveux Fernand et François.

À Bollène, Fernand et Émilie Devès ont fait parti de ces nombreuses familles dans le Vaucluse qui n'ont pas hésité à protéger deux familles Juives persécutés par l'idéologie nazie. Une famille qui s'est investie contre l'ennemie jusqu'à la mort de leurs neveux Fernand et François Devès, fusillés le 12 juin1944 à Valréas après avoir rejoint la Résistance.

« 11 juin 1944, départ de Nanou et François pour passer dans la résistance à Valréas. Ils avaient déjà tenté à Lyon, à St Rémy d'où on leur avait dit de se rendre à Valréas et il leur tardait d'y être. Ils n'ont pas voulu prolonger leur séjour chez nous, comme nous aurions voulu. »

Extrait du Journal d’Émilie Devès (Livre Valréas se souvient - Familles des Fusillés)

Lors de la remise de la médaille et du diplôme au Camp des Milles.

Allocution de Floriane Lambert

M. Alain Chouraqui,

Mme la Consul général d’Israël,

M. le sous-Préfet d’Aix-en-Provence,

Chers amis,

Je tiens tout d’abord à remercier Monsieur Serge COEN du Comité Français pour Yad Vashem pour sa disponibilité, sa réactivité, mais aussi pour avoir choisi le camp des Milles, lieu d’histoire et de souffrance et aujourd’hui lieu de souvenirs.

M. Alain Chouraqui, Président de la Fondation du Camp des Milles – mémoire et Éducation, pour avoir permis la tenue de cette cérémonie ici.

Monsieur Dinesh TEELUCK et Mademoiselle Magdalena Wolak, du Site-mémorial du camp des Milles, pour avoir organisé cette grande cérémonie aussi symbolique et chargée d’émotion. Je suis touchée par tant d’honneur.

Merci à tous ceux ici présents.

Je pense que l’on peut féliciter et remercier les professeurs et les élèves du lycée Lucie Aubrac de Bollène pour le film remarquable et si émouvant, qu’ils ont réalisés. Nous n’en avons vu (verrons) toutefois qu’une partie, mais je vous assure qu’ils ont fait un excellent travail.

Parmi les professeurs se trouve Madame Pfleiderer. Je suis heureuse qu’elle soit avec nous aujourd’hui car elle est allemande. Bien sûr, de nos jours l’Allemagne est un pays ami. Malgré tout, la présence de Tina a une haute valeur symbolique.

Je demande à tous ceux qui ont connu Papa et ma tante Étiennette, d’avoir une pensée pour eux, ils me manquent tant surtout aujourd’hui. Ils auraient été si fiers de leurs parents.

Il est vrai qu’il m’est difficile de prendre la parole, tant je suis touchée par ce Grand Honneur rendu à mes grands-parents et émue de la démarche d’Édith et Rose Margolis.

Mes grands parents …

Mon grand père était un homme travailleur, patient et foncièrement bon.

Ma grand-mère, très ouverte d’esprit, était une catholique pratiquante qui « aimait son prochain comme elle-même ».

Elle était toujours disponible pour aider, soigner et soutenir les personnes dans le besoin.

Aussi, quand Léo Rattenbach, soldat polonais habitant Bollène, leur a demandé s’ils pouvaient héberger la famille Sapir, ainsi qu’Édith et Rose Margolis, tous juifs Polonais, ils leur ont tendu la main, tout simplement.

Pour eux, c’était naturel.

Quand j’ai reçu le mail d’Édith, le 22 mars 2014, m’annonçant qu’elles avaient adressé à YAD VASHEM de Jérusalem, une demande pour que mes Grands-Parents soient élevés au titre de Justes parmi les Nations, j’ai été extrêmement bouleversée.

Tous ces événements datent de plus de 70 ans. Durant ces nombreuses années elles ont vécu, travaillé, se sont mariées. Rose a eu des enfants.

Le temps a passé et pourtant elles n’ont pas oublié, malgré le poids des ans,

(je sais c’est incorrect de dire l’âge d’une femme… mais, chut ! ! ! ne le répétez à personne, Rose aura 95 ans au mois d’avril, et Édith, 99 ans au mois de septembre) elles ont eu la volonté et l’énergie d’entreprendre toutes ces démarches.

Je leur suis extrêmement reconnaissante.

Ce sont des personnes si touchantes, si adorables.

Nous gardons un merveilleux souvenir de notre voyage à Chicago, au mois de mai 2014.

Elles nous ont reçus, mon mari et moi-même à bras ouverts.

Les filles de Rose, Rhonda et Marianne, se sont beaucoup occupées de nous.

C’est Notre famille de Chicago.

Je vous assure qu’il nous a été très difficile de les quitter.

J’aurais tant aimé qu’elles soient avec nous aujourd’hui, même si je suis consciente que ce n’était pas possible.

Isaac Levendel, qui les représente en ce 13 mars, nous a, pendant toute une journée, fait visiter Chicago, où il vit.

Un très bon souvenir. C’est un homme si érudit et à la fois si simple.

Sachez qu’il a fait le voyage seulement pour pouvoir être avec nous.

MERCI de tout coeur ISAAC.

Je suis très heureuse qu’Esther SAPIR, veuve de Luteck, David leur fils, Nathalie et leurs enfants soient présents.

Là aussi, c’est une jolie histoire.

Je les ai retrouvés en février 2014.

Nous nous sommes rencontrés au mois d’avril de la même année, car ils sont tous venus à Bollène.

C’était la première fois que nous nous rencontrions et pourtant nous avions tant à partager que nous avions l’impression de nous connaître depuis toujours.

Vous savez, cette médaille et ce diplôme que nous recevons aujourd’hui, mes filles et moi, au nom de mes grands-parents, pourrait être une fin en soi, puisque c’est pour les remercier, les honorer d’un acte passé.

Je ne veux pas qu’il en soit ainsi.

Je ressens cette cérémonie comme une transmission, un message d’amour, un partage.

Pour mes grands-parents, qu’importaient la religion, les origines, les couleurs de peau, ils avaient en face d’eux un être humain et seul cela avait de l’importance.

C’est le message que je voudrais faire passer, en cette période où il y a tant de haine, de rejet de l’Autre parce qu’il est différent.

N’oubliez jamais, que chez tous les hommes les larmes sont identiques.

Je pense que mes grands-parents seraient très heureux que leur histoire aboutisse à cette fraternité, cette amitié, ce partage et surtout cette transmission aux nouvelles générations.

MERCI

Allocution d’Édith et Rose Margolis

Émilie et Fernand Devès

Nous souhaitons adresser un message de bienvenue à la famille de Florianne et Jean-Pierre ainsi qu’à tous ceux qui sont venus prendre part à cette cérémonie. Quand je dis « nous », il s’agit de Rose et de moi, Édith. Il s’agit aussi des filles de Rose, Marianne et Rhonda, et de leurs époux, Léon et Alan (Bogie), et de 3 petits-fils et d’une petite-fille, et de 2 arrière-petits-fils et d’une arrière-petite-fille.

Nous tenons à vous remercier, vous qui êtes venus en personne honorer Émilie et Fernand Devès à l’occasion du décernement du titre de Justes parmi les Nations. Notre gratitude va aussi à ceux qui ont contribué à faire une réalité de cette cérémonie qui nous tient tellement à cœur.

Malheureusement, il nous a été impossible de nous déplacer. C’est pourquoi nous sommes représentés par notre grand ami, Isaac Levendel, qui est devenu un membre de notre famille. Enfant du Pontet, il a lui-même survécu à l’invasion nazie. Il connaît très bien la

précarité de notre situation et les détails de notre itinéraire ainsi que la conduite héroïque d’Émilie et Fernand Deves qui ont sauvé nos vies à leurs risques et périls. Leur dévouement

incommensurable nous a touchées pour la vie.

Dans le Bollène de 1942 qui comptait 5000 habitants, Émilie et Fernand ont décidé non seulement de prendre soin de leur famille, mais aussi de nous recevoir et de nous protéger pendant la période la plus dangereuse et la plus triste de notre vie.

Leur dévouement pour notre sécurité continua sans répit de 1942 jusqu’à la fin des hostilités en août 1944. Ils nous ont protégées contre les lois de Vichy et contre la police allemande et leurs collaborateurs. Leur courage et leur présence d’esprit nous ont permis plusieurs fois d’échapper à un danger imminent. A la Libération, Rose et moi, nous avons commencé à travailler

au Quartier général de l’armée américaine à Marseille où Rose fit connaissance d’Al. Ils se sont mariés en août 1945. La réception eut lieu dans le jardin de la maison Deves.

Les soins et l’amour d’Émilie et de Fernand sont encore gravés dans nos cœurs. En 1980, Rose, Al et moi, nous sommes allés à Bollène remercier Fernand encore une fois. Il nous a dit : « J’ai fait ce qu’il fallait faire ». Une preuve de plus de la modestie de cet humanitaire.

Le 28 juin 2015, une cérémonie a eu lieu au Musée de la Shoah et Centre d’Éducation dans l’état de l’Illinois. Une plaque au nom de Fernand et Émilie Devès, France a été posée sur le Mur des Justes à l’extérieur du Musée, à l’endroit même que Florianne et Jean-Pierre

avaient visité en 2014.

Le Consul de France et le Directeur des Relations Publiques du Consulat d’Israël à Chicago, entre autres, ont salué le dévouement et le courage d’Émilie et de Fernand.

Pendant ces temps difficiles, il est bon de se souvenir de leur humanité et de la faire revivre.

Édith et Rose

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