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Ce blog a pour objet de perdurer les événements de la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas Vaucluse, où 53 personnes dont 27 résistants et 26 otages ont été fusillés. Mis en ligne par l'association cantonale des familles de fusillés, déportés, internés, résistants, patriotes et amis (AFFDIRPA) affiliée à l'association nationale des familles de fusillés (ANFFMRFA) - Tous les articles peuvent être "copié/collé", sans oublier de mettre la source. Merci

29 Aug

Si aujourd'hui, l'histoire du 12 juin 1944, m'était contée.

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS  - Catégories :  #Histoire

5 éditions de 1981 à 2001 augmentées de témoignages - 3.000 exemplaires vendus

5 éditions de 1981 à 2001 augmentées de témoignages - 3.000 exemplaires vendus

Le massacre aurait-il pu être évité ?

 

Bien évidemment cela n'enlèverait loin de là, la disparition de nos 53 martyrs, 27 résistants et 26 otages fusillés. Cela n'enlèverait pas non plus les témoignages des rescapés et témoins de ce drame. Malgré tout, bien des « erreurs commises », par la suite reconnues ou pas, nous montre aujourd'hui, par les divers chercheurs, historiens au vu des archives qui s'ouvrent d'autres visions des faits.

Dans certains témoignages il est confondu l'appartenance des unités de l'armée allemande intervenant dans les divers secteurs.

Il est évident, que le témoin n'avait pas l'expérience de reconnaître tel ou tel uniforme surtout étranger. A Valréas, on parlait des SS , qui plus est par la suite et ce grâce aux échanges d'informations transmises par Karl Heidinger historien allemand à notre association, il nous a été possible de connaître la présence des diverses unités au vu d' archives allemandes.

 

Ces crimes, dont les acteurs de la 8ème Brandebourg étaient présents à Valréas, lors des séances du Tribunal Militaire de Marseille, n'ont à ce jour trouvé un responsable. Pourtant si on relate l'action de cette 8ème Compagnie Brandebourg dans le Vaucluse, bien des actes meurtriers, de barbaries, leur ont été attribués.

Une exception à Valréas ? Le doute nous est permis !

 

Un témoin essentiel de cette tuerie aurait pu être entendu, Jeanine TALMON, infirmière en chef de la Croix-Rouge Française, présente devant le mur, actuellement mur des fusillés, qui avait entamé une discussion avec un officier allemand.

 

Extrait du témoignage de Jeannine TALMON : … « Je suis revenue vers les Allemands et ai entrepris de discuter avec un grand lieutenant qui parlait assez bien le français. J'appris alors, ce que beaucoup de Valréassiens n'ont jamais su, les corps devaient être ramassés sur des camions amenés là exprès par les Allemands, menés en campagne et incinérés. Je ne peux vous dire toutes mes pensées, toutes mes angoisses.

J'ai entrepris alors une lutte d'adresse et de mensonges qui a duré près de deux heures. La chance m'a favorisée, car le lieutenant allemand était un frontalier voisin de Belfort (où j'habitais avant la guerre). Connaissant bien le régiment (188e d'artillerie) où mon mari était capitaine. »

 

Occupation de Valréas par la Résistance décidée, mais loin d'être efficace, si ce n'est de l'inconscience d'un certain haut commandement, sachant que les « troupes de résistants » non loin d'être des centaines d'hommes, mais quelques vétérans de la première guerre mondiale, des résistants venant d'autres lieux « appuyés » par des jeunes réfractaires au S.T.O.

Malgré, l'avertissement d'un autre officier, le Commandant Joseph ALAZARD, alias « Don José » : «... le 11 juin au soir, il renseignait lui-même, devant plusieurs témoins à un poste avancé, et sous le feu de l'aviation allemande qui devait se produire le lendemain. Il conseillait une manœuvre en retraite vers le maquis, quitte à faire par la suite un retour offensif. .. » , le repli n'a pas été donné assez vite pour éviter toute confrontation avec l'ennemi.

Un des barrages ne le recevant pas, nous en connaissons la suite, comme nous connaissons l'arrestation d'autres résistants en fuite ainsi que des otages civils.

Puis cette inconscience d'un « officier » Capitaine par la suite lors de divers combats, André Roger CHAIFFRE1, envoyé par le Parti Communiste Français de Marseille pour prendre le commandement des F.T.P.F. Même si sa venue par les FTPF de Valréas est contestée, il a bien était dans l’État Major du Capitaine ALAIN..... et devint par la suite l'officier en second du Colonel LEGRAND au commandement de la Drôme.

De cette occupation éphémère, du 8 au 12 juin 1944, deux avions de reconnaissance allemands survolés la région, fallait-il comprendre que les troupes allemandes en retrait étaient prêtes à intervenir au moindre accrochage. Sans repli, comme il avait été décidé, les risques étaient majeurs.

André CHAIFFRE, alias « Roger », se trouvant sur un barrage n'a trouvé de mieux lors du passage des avions, de prendre un fusil mitrailleur et de leur tirer dessus. Fort heureusement sans les atteindre, contrairement au déclaration du capitaine Alain dans un de ses témoignages (le grossissement des actes étant dans chaque engagement militaire bien connu).

Mais cet acte, aurait déclenché le mécontentement de certains officiers allemands décidant de prendre en otage la ville de Valréas.

 

Aujourd'hui, cet acte de résistance peut-être perçu comme irréfléchi !

 

Puis vint la Libération, scènes de liesses populaires à l'arrivée des forces américaines,

des défilés de résistants paradant dans les rues des villes et villages libérés, cérémonies patriotiques puis cette vulgaire tonte des « collaboratrices » devant un « Tribunal civil » d'un Comité de Libération, actes contestés en haut lieu de la Résistance.

 

Une autre histoire de cette journée du 12 juin 1944 à Valréas ?

Sérieusement non, mais une tout autre approche de l'auteur, qui plus est 75 ans après découvre d'autres documents et même d'autres témoignages qui auraient pu être inscrits dans le livre du « 12 juin 1944 – 53 fusillés à Valréas » dont 5 éditions ont été publiées depuis 1981 à 2001, augmentées de témoignages.


 


 

1CHAIFFRE André dit Roger né le 8 juillet 1909 à Rougement (H-Rhin) *

Grade commandant à titre fictif

Deux blessures par balles :

jambe gauche 23.11.1939

bras gauche 05.1944

 

Officier courageux, énergique et plein d'allant – résistant de toute première heure – Découvert par la Gestapo est arrêté en novembre 1942 alors qu'il se trouvait dans le département des Bouches-du-Rhône – est transféré à Toulouse d'où il s'évade en même temps que le général de Lattre de Tassigny et le colonel Saint-Sauveur (dit CONSTANS) – Le Cdt Chaiffre a été un organisateur de la résistance dans la Région d'Aix-en-Provence.

Le 22 -12-1943 est arrêté de nouveau et condamné, mais la prison où il se trouvait est attaquée par les patriotes. Il profite de cette occasion et s'évade avec 17 camarades.

En 1944 organise les maquis de la région de Valréas, prends part à toutes les actions dans le Sud Drôme où il se distingue au cours de l'attaque de Valréas.

En juin 1944, est nommé adjoint au chef départemental F.F.I.

 

* Erreur : né le 8 juillet 1909 à Rougemont-le-Château (Territoire de Belfort) / acte de mariage

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