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Ce blog a pour objet de perdurer les événements de la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas Vaucluse, où 53 personnes dont 27 résistants et 26 otages ont été fusillés. Mis en ligne par l'association cantonale des familles de fusillés, déportés, internés, résistants, patriotes et amis (AFFDIRPA) affiliée à l'association nationale des familles de fusillés (ANFFMRFA) - Tous les articles peuvent être "copié/collé", sans oublier de mettre la source. Merci

26 Aug

12 juin 1944 à Valréas, 73 ans plus tard une uchronie (1) historique !

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS  - Catégories :  #Témoignages

La fusillade de Valréas - Edition 1946

La fusillade de Valréas - Edition 1946

RAPPEL pour ceux qui ont la mèmoire courte ou ne veulent entendre qu'un seul son de cloche, surtout quand les derniers témoins directs ne sont plus !

Hier, du moins au lendemain des événements tragiques de Valréas, ils témoignaient. D'un témoignage sincère au vu d'une mémoire encore fiable, participants à cet événement dramatique ou 53 hommes furent fusillés, ils voulaient inscrire sur une page blanche leurs divers récits et ne pouvaient que se confier en souvenir de nos chers disparus.

 

 

Le livre du 12 juin 1944, dont la première édition a vu le jour en 1981 , relatait par ses écrits les journées sombres d'une occupation de résistance à Valréas.

« Au 6 juin 1944 les Alliés débarquèrent en Normandie. De Londres arriva l’ordre d’un soulèvement général en France. Deux jours après, un groupe de résistants entra dans Valréas. Le but principal de l’occupation de Valréas et d’autres lieux de la vallée du Rhône était de couvrir la mobilisation générale et le soulèvement général dans la zone Est montagneuse du département en créant un point de fixation pour les forces d’occupation. Le chef régional de l’armée secrète (AS) le commandant «  Alain  » (Pierre Reynaud) délégua le commandement militaire sur Valréas au lieutenant «  Georges  » (Pierre Rigaud).

L’autorité civile était exercée par Marius Gras et Louis Clarice, responsable de l’AS pour Valréas et ses environs. Une rivalité existait entre les forces gaullistes, l’AS et la résistance communiste FTPF. Les résistants prirent possession de la poste et de la mairie et s’emparèrent des armes de la gendarmerie. Les lignes téléphoniques furent coupées, les collaborateurs et les miliciens arrêtés. Des barricades furent dressées autour de Valréas en vue résister. »

Ce livre sera une série de questions avec des réponses plus ou moins fondées sur la responsabilité d'un ordre de repli non parvenu au groupe de résistants sur la route de Baume, qui amènera son arrestation par l'armée allemande, et par la suite la mort devant un mur, appelait aujourd'hui le mur des fusillés.

73 ans après, nous en sommes toujours au même point.

Ce livre a été édité en 5 éditions, augmenté de témoignages et de documents, jusqu'à sa dernière en 2001. Si certains témoins directs de cet événement ont voulu, d'année en année, apporter leurs témoignages, d'autres ont préféré garder le silence...

Aujourd'hui, l'histoire de cette période refait surface, sur une phase uchronique d'une situation historique ayant existé. De témoignages que l'on découvre plus de 70 ans après en passant par une volonté de changer l'histoire pour imaginer ce qu'elle aurait pu être.

D'une occupation éphémère, on passerait à une libération éphémère du 8 au 12 juin 1944 .

De 1981 à 2001, soit 20 ans de publication de ce livre à 3000 exemplaires, il aurait été temps de contredire ou d'ajouter des écrits.

Voir aussi le fascicule d' Edmond LAMY « La fusillade du 12 juin 1944 à Valréas » Imprimerie COSTE FRÈRES - 1946 – Page 2 : Les F.F.I. Occupent Valréas- et non « libère Valréas » (2 ans après les faits tragiques)

On ne peut récrire l'histoire, surtout quand les témoins directs ne sont plus là !

 

(1) Selon l'inventeur du terme, Charles Renouvier, l'auteur d'une uchronie écrit l'histoire, non telle qu'elle fut, mais telle qu'elle aurait pu être, à ce qu'il croit

 

 

Michel Reboul – Neveu d'Alfred Buey – imprimeur-résistant (*), fusillé le 12 juin 1944 à Valréas

Président des familles de fusillés – Valréas le 24 juin 2016

 

 

Commenter cet article

Duflot 27/08/2019 12:50

Il ne faut pas hesiter une seule seconde à remonter les souvenirs de ces mauvaises périodes qu à souffert la France les communes les citoyens et citoyennes leurs enfants de ces abominables crimes barbares, de raconter à nos jeunes ce qui c est passé afin que cela ne se reproduise plus jamais

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