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12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

temoignages

Saurions-nous agir en Juste ?

4 Mai 2017, 17:11pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Saurions-nous agir en Juste ?
Saurions-nous agir en Juste ?

En tant que descendante de Justes, j'ai eu la chance d'être invitée à Jérusalem par la fondation France-Israël.
Je reviens de mon voyage et j'en garde plein d'étoiles dans les yeux: ce fut bouleversant et extraordinairement riche en découvertes, en rencontres et en émotions.

C'est une expérience particulière dont on revient changé et que l'on peut simplement raconter mais pas expliquer. 

Ce fut particulièrement émouvant lorsque j'ai pu lire le nom de mes arrières-grands-parents sur le mur des Justes....

Je n'ai rien fait pour mériter un tel honneur mais c'est un héritage et un message que je dois maintenant transmettre: les Justes parmi les Nations et leurs actions sont trop méconnus et cela doit changer.

L'Histoire n'est pas figée, le passé peut à tout moment réapparaître et les tensions sont toujours présentes: saurions-nous agir en Juste ? Pourrions-nous encore en avoir besoin?...

Les actions menées par tous ces Justes doivent continuer de mettre en avant cette notion de Fraternité qui doit absolument perdurer.

C'étaient des gens ordinaires qui ont fait des actes extraordinaires, gardons-le en mémoire.

Sandra Chauvin

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Place de la Mairie, Valréas 12 juin 1944

17 Février 2016, 16:35pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Le kiosque place de la mairie -  Carte collection privée

Le kiosque place de la mairie - Carte collection privée

Sur cette photo, nous pouvons voir le fameux kiosque où du haut un officier allemand haranguait la population de Valréas rassemblée sur cette place.

Place de la Mairie

Des milliers de survivants de ce 12 juin 1944

Rassemblée sur la place de la mairie, la population est apeurée. Encerclée par des automitrailleuses et chars braqués sur la foule, du haut du kiosque, un officier allemand harangue la foule, phrases traduites en bon français par un soldat portant l’uniforme allemand. Pendant ce temps-là, la horde sanguinaire, poursuit son horrible mission d’abattre sans sommation tout ce qui bouge, dans la campagne, dans la ville. Aurions-nous évité à Valréas, le sanglant Oradour sur Glane, perpétré deux jours avant ?

Tous les habitants de Valréas à cette époque seront des survivants, aujourd'hui encore nombreux se souviennent de cette effroyable journée.

Texte dans le livre Valréas se souvient page 69

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F.T.P.F. et A.S. de la Lance

11 Septembre 2015, 09:07am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

F.T.P.F. et A.S. de la Lance

Quelques souvenirs des maquis

F.T.P.F. et A.S. de la Lance

Le 1er juillet 1943, Raoul Barthélémy vient m'avertir à la Cote, qu'un car du G.M.R. est arrêté au garage Ginoux à Valréas et que des jeunes du maquis de la Lance (dont Rousson, Hugues et d'autres) sont à l'intérieur.

Je descends tout de suite à Valréas dans l'intention de profiter de la sortie des usines (entre autre Aubéry) pour grouper les ouvriers autour du car et essayer de faire, libérer les prisonniers... mais nous n'avons pas été assez rapides et le car est reparti sans que nous ayons pu intervenir.

Deux jours plus tard, je pars avec Raoul Barthélémy à vélo jusqu'à Teyssières pour rejoindre des maquisards qui avaient pu s'échapper. Là un paysan nous conduit à une cabane en branches qu'il avait construite et où nous retrouvons le chef de camp A.S., Deschamps, Pierrot Mancelon et d'autres. Ainsi, Marius Gras, responsable A.S (Armée secrète) de Valréas peut reprendre contact avec Deschamps.(...)

Mais revenons au 29 janvier 1944

Les Allemands, en embuscade, attendaient donc la camionnette des maquisards dans la rue Pasteur, face au bureau de tabac « Aubert ». Au cours de la fusillade, trois maquisards furent tués : Poinas, Genevès et Stivalet, un fut fait prisonnier, les autres réussirent à s'enfuir ou à se cacher (en particulier chez monsieur Gras, le boiteux). Raoul Barthélémy m'avertit qu'il avait recueilli un F.T.P.F., qui s'était échappé et qu'il l'avait conduit à la Matte. Nous repartons à la Matte et là je demande au F.T.P.F. de rejoindre son maquis et d'avertir son chef de camp afin qu'il descende dans la soirée chez moi pour organiser la « récupération du prisonnier ». Entre temps, j'essaie de me renseigner pour savoir où ce prisonnier a été conduit. Vers huit heures du soir, le chef Riquet et quelques autres arrivent à la Matte. La discussion est longue. On décide enfin que deux d'entre nous resteront et essayeront le lendemain matin de récupérer le prisonnier au départ des cars. Malheureusement, les allemands l'avaient déjà envoyé vers d'autres lieux. (...)

Extrait du témoignage d' André Monnier responsable des Jeunesses Communistes en Juin 42. Responsable des F.T.P.F. Locaux jusqu'à la Libération

Témoignage à lire dans :http://www.12juin1944valreas.com/2015/08/valreas-se-souvient.html

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70 ans, le 21 juillet 1944, Vassieux-en-Vercors

14 Juillet 2015, 16:08pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

70 ans, le 21 juillet 1944, Vassieux-en-Vercors

Vassieux-en-Vercors, deuxième Oradour de France

Le 21 juillet 1944, le commandement allemand engage une opération de grande envergure avec deux divisions prélevées sur le front méditerranéen et procède à l'encerclement du Plateau.

À 9 heures, par surprise, Vassieux, en plein cœur du Massif, est assailli par 400 SS mandés spécialement de Strasbourg et aéroportés par planeurs. Simultanément, les hameaux voisins de Jossauds, La Mûre, la Château et les Chaux sont occupés par la voie des airs. La plupart des habitants et des maquisards sont massacrés avant d'avoir pu essayer de fuir et de se défendre. Le capitaine Hardy est tué. À La Lure, le peloton du lieutenant Philippe est complètement anéanti.

« La population, fuite éperdue, hélas§ le plus souvent sans succés. Le carnage commence, carnage qui n'épargnera ni femmes, ni enfants, ni vieillards. »

À l'heure des différents massacres qui se poursuivent dans divers lieux de ce monde, mettant en avant certaines religions, n'oublions pas que ceux qui ont perpétré tant de massacres sur la terre de France était des chrétiens. Tous, comme aujourd'hui, n'étaient pas des criminels, des terroristes , ne faisons pas d’amalgame et surtout la publicité des partis d'extrêmes droites.

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Taulignan le 12 juin 1944

29 Juin 2015, 14:43pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Livre vendu au profit de l'association des familles de fusillés

Livre vendu au profit de l'association des familles de fusillés

Dans le livre Valréas se souvient, nous ne pouvons dissocier, ce qui s'est passé le même jourà Taulignan (Drôme). Ce 12 juin 1944 au matin, la tuerie venait de commencer, pour se propager dans l'après-midi dans la commune de Valréas.
Un témoignage d'un enfant de l'époque, qui n'a pu oublier cette journée sanglante.
(extraits de son témoignage dans le livre Valréas se souvient)

Un mauvais rêve ? Non pourtant ! C'était bien la réalité

Témoignage d'un enfant de 10 ans de la commune de Taulignan , sous les attaques des allemands, ce 12 juin 1944.

J'ai 10 ans, et depuis quelques temps, ma mère m'accompagne un brin de chemin pour aller à l'école, car les troupes allemandes sont souvent de passage, en camions blindés , et les maquisards éparpillés dans la nature par petits groupes procèdent parfois à des petites actions sporadiques. (...)Vers 10heures du matin, cours d'histoire ou géographie si je me souviens, quelques rafales d'armes automatiques et de mitrailleuses se font entendre du côté de la route venant de Grignan, c'est à dire de chez moi.(...) Un officier arrive tout à coup, salut, appelle l'instituteur (il a une cinquantaine, cheveux grisonnants) et lui fait lire un « pli » , concernant je crois les terroristes et les représailles envisagées.(...)A ce moment, le gendarme Boudin est grièvement blessé derrière la ferme des « Chevalier ». Mon père et le voisin se glissent derrière le mur et le traîne à l'intérieur de la cour. Ils n'ont que le temps d'entrer et se mettre à l'abri et de monter dans le grenier avec les fusils de chasse.(...)

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René GRIMAUD F.T.P.F. ... Tué à 20 ans !

1 Juin 2014, 09:45am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

René GRIMAUD    F.T.P.F. ... Tué à 20 ans !
René GRIMAUD    F.T.P.F. ... Tué à 20 ans !

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Les oubliés de l'histoire

28 Mai 2014, 19:17pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Les oubliés de l'histoire
De notre histoire à l’Histoire.

Chaque famille, parfois même chacun de ses membres, détient un ou plusieurs « secrets de famille », touchant généralement à un aspect enfoui, ou caché, de son histoire.

Certains de ces secrets disparaissent à tout jamais dans la tombe, d’autres sont révélés avant et viennent, dès lors, bousculer des vérités (ou des mensonges) établies - pour le meilleur ou pour le pire...

N’en va-t-il pas de même pour ce qui a trait à notre société ? Nous qui œuvrons depuis plus de soixante années pour la mémoire et pour le souvenir - de par la nature même de notre Association -avons comme souci, comme obsession peut-être, que l’histoire de nos parents Résistants morts de leur engagement ne soit entachée ni d’oubli ni de déformations ou d’exploitations abusives. Ce légitime scrupule doit être aussi celui des historiens de tous âges, de tous pays, de toutes périodes.

Pour la deuxième guerre mondiale, que les historiens d’aujourd’hui risquent de moins en moins d’avoir eux-mêmes vécue, le problème des sources et de leur traitement est capital : documents divers, archives et, pour encore un temps, témoignages directs (mais à soixante ans d’écart) d’acteurs ou de victimes ; à défaut de direct, témoignages enregistré ou filmés ou filmés à des moments très divers, moments non séparables des conditions de l’époque de leur recueil...

A la lumière des archives qui s’ouvrent - et malgré celles qui demeurent encore inexplicablement fermées (en particulier les archives judiciaires) - d’anciennes « certitudes » évoluent, des estimations se précisent, s’affinent et le travail des chercheur s’en trouve amélioré, même si, à leur tour, leurs conclusions n’ont, elles aussi, qu’une valeur provisoire, approchée. La durée de vie d’une vérité historique n’est jamais éternelle...Les documents d’archives eux-mêmes, pour inédits ou ignorés qu’ils aient été, n’échappent pas, à leur tour aussi, à la nécessité d’un examen critique et de leur contextualisation si l’on veut comprendre dans quelles conditions ils sont apparus.

Le négationnisme ne recule pas devant l’usage de faux mais profite plus encore des silences ou des approximations volontaires. Des chiffres mal établis parfois faute de documentation fiable, par exemple concernant les fusillés ou les massacrés, viennent nourrir de nos jours mensonges et calomnies.

Notre propre expérience, touchant en particulier ( mais pas seulement) au nombre et aux noms des fusillés ( du Mont-Valérien, de Souge, de Balard, de Belle-Beille...), montre que nos efforts de clarifications, de précisions, d’identifications des victimes se heurtent à de puissantes inerties, comme si la résurgence de la vérité historique et des faits avérés venaient contrarier une véritable entreprise d’amnésie visant à faire oublier la Résistance populaire et ses acteurs.

Un exemple ? Madame F..., 83 ans, qui attend toujours que le nom de son mari soit ajouté sur la cloche du Mont-Valérien. Nous avons signalé cet oubli (et il y en a d’autres) depuis plus d’un an, presque deux... Un autre exemple ? depuis la Libération (il y a quand même 63 ans), six timbres ont été émis (à juste titre) en hommage au Maréchal Leclerc, mais aucun en celui du Colonel FFI Henri Rol-Tanguy qui, avec lui, reçu en août 1944 la capitulation allemande à Paris. Hasard ? On a honoré à deux reprise (ce qui n’est pas trop, vu son rôle) Jean Moulin- le courageux Préfet, unificateur des Résistances, mais jamais Georges Guingouin (le « Préfet du maquis » dès l’été 1940 en Limousin), jamais non plus Charles Tillon (chef et créateur des FTP et auteur, le 17 juin 1940, d’un appel à résister à l’occupation et à la trahison).

On pourrait, à ce tableau d’absences, ajouter bien d’autres noms d’ »oubliés » : la mémoire officielle est une mémoire à trous, une mémoire sélective, très orientée, très orienteuse...Ce n’est pas une infamie que de constater, dans la France occupée d’après juin 1940, l’absence d’uniformes chez celles et ceux qui disaient « NON »et se battaient ; et de les voir, ces uniformes, réapparaître en public à l’heure de la victoire, quand les combattants survivants étaient priés, eux, de regagner l’ombre...

Pierre Rebière

Président de l’Association des Familles de Fusillés, Massacrés et leurs Amis (Paris)
8/2/2007

 

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Témoignage de Gérard GILLES, 15 ans en 1943

14 Novembre 2012, 18:08pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

 

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Témoignage de Gérard GILLES0002

 

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Amédée TENA, témoignage

14 Novembre 2012, 11:37am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

 

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