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12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

temoignages

Raymonde d'Isernia, témoigne sur sa journée du 12 juin 1944 à Valréas

14 Juin 2019, 10:33am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

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Prix du civisme 2019 à Paul Rebière

13 Juin 2019, 11:54am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Article Vaucluse-Matin du 13 juin 2019

Article Vaucluse-Matin du 13 juin 2019

Conférence au Musée du Cartonnage et de l'Imprimerie à Valréas, de Paul Rebière, étudiant chercheur en histoire contemporaine à l'université d'Avignon, spécialisé dans la répression allemande en Vaucluse.

Intervention de Michel Reboul

Je suis heureux que cette conférence se soit déroulée dans ce lieu, mitoyen du mur des fusillés, sachant que pendant cette période douloureuse une imprimerie clandestine, dont certains imprimeurs ont été fusillés, pour son aide au service des réfractaires du service du travail obligatoire mais aussi à de nombreux persécutés.

En cette année du 75ème anniversaire de la commémoration de la fusillade du 12 juin 1944, je tenais à remercier Paul Rebière,

Pour moi qui depuis de longues années est à la recherche de différents documents ou témoignages, en complément du livre 12 juin 1944 – 53 fusillés à Valréas, je peux vous dire que c'est un travail de longue haleine, dont on vient à bout par le sérieux de son engagement mais aussi la passion d'apporter des nouveaux éléments, témoignages et documents.

Les archives s'ouvrent, difficilement encore, mais la ténacité de ces historiens en chargent de les consulter, nous apportent bien souvent d'autres regards sur ces faits de guerre, de résistance !

Au nom de l'association que je représente, je tenais, Paul, à vous remettre ce modique trophée du civisme 2019. Deuxième trophée de notre association (le premier remis pour le 70ème anniversaire à une collégienne de Valréas).

Trophée dédié à des personnes méritantes dans leurs engagements pour que notre souvenir de ce passé tragique du 12 juin 1944, pour nous familles de fusillés, mais aussi pour Valréas, ne soit pas oublié. Merci Paul

 

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La Lettre du 12 juin 1944

6 Juin 2019, 16:07pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

 

 

François avait 18 ans, Fernand 21 ans, le 12 juin 1944, leur lettre postée  à La Baume de Transit (Drôme), à un ami, Maire de They sur Vaudémont, Meurthe et Moselle, avait  dans son contenu une prémonition des actes qui allaient s’avérer fatals  le jour même.

Une lettre d’adieu de jeunes résistants, refusant l’occupation .

François et Fernand DEVES ont été Fusillés le 12 Juin 1944 à Valréas.

Journée tragique pour ce village de l’Enclave, 53 Fusillés résistants et civils.

 

Extrait de la lettre postée le 12 juin 1944 à La Baume de Transit (26) cachet de la Poste  8.15 /12-6 / 44 (heure/jour-mois-année)

 

                                                                             Baume de Transit le -44

                                               Mon Cher Marc,

                                               Ma Chère Nini,

 

“Nous venons aujourd’hui vous donner quelques petites nouvelles afin que vous sachiez, ce que nous devenons. Il s’est passé bien des choses depuis que j’ai quitté St Diés, j’ai retrouvé Nanou à quelle joie pour lui quand il m’a vu arriver à Orange. de là nous avons décidé ce que nous devions faire, et c’est aujourd’hui que nous nous  sommes embarqués pour pouvoir nous sortir du pétrin ou nous étions. Il est 11 h . Nous sommes partis ce matin à 2h et demi, et nous nous sommes déjà tapé 35 kms à pieds, et il nous en reste 18 km à faire de là nous devons recevoir l’unif.....A.AgR tout va très bien, plus tard nous aurons bien des choses à vous raconté car..... à moins que nous soyons victimes de nos actes, puisque combien, ont déjà disparut, par cette triste guerre.

Enfin je vous en ait assez dit j’espère que vous comprendrez, vous devz savoir ce qu’il ce passe ici...

Mon cher Marc votre geste sera inoubliable pour nous car sans cela(............................).”.

                                                                        Espoir et courage!!

                                                                       Votre jeune ami

                                                                                   François

 

                                   Je viens vous transmettre mes bonnes amitiés aujourd’hui pour la première fois et pour des raisons aujourd’hui c’est pour mon frère et moi le grand jour.

Tout à l’heure nous serons casés.

Je vous quitte en vous transmettant nos bonnes amitiés à tous et à Marc mille mercis

A bientôt de vous revoir ci encore en vie

                                                                       Fernand

 

En cas de décès, vous serez avertis.

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Conférence sur les événements de la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas.

1 Juin 2019, 09:38am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Conférence sur les événements de la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas.

 

Mardi 11 juin 2019 à 16h00

au Musée du Cartonnage et de l'Imprimerie à Valréas.

 

A l'aube du 75ème anniversaire du débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, bien des cérémonies auront lieu dans divers endroits où la résistance avait été mise en route pour faire barrage à l'occupant, malgré que les forces de résistance dans certains secteurs étaient bien faibles contre une armée aguerrie.

 

Paul Rebière étudiant chercheur en histoire contemporaine de l'Université d'Avignon et des pays de Vaucluse, a pendant deux ans effectué des recherches sur les événements de Valréas pendant la période de ce 12 juin 1944. Des documents inédits sur la participation de la 8ème compagnie Brandebourg dans la tragédie de Valréas nous seront portés à notre connaissance lors d'une conférence le 11 juin 1944 à 16h00

au Musée du Cartonnage et de l'Imprimerie à Valréas.

Notre association présente, remettra le Prix du Civisme 2019 à titre de remerciement à Paul Rebière, pour ses travaux.

Entrée libre – Réservation souhaitée au 04 90 35 58 78

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Valréas, Jean Gontier déporté de 1943 à 1945

25 Avril 2019, 13:56pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Jean GONTIER déporté de 1943 à 1945 (Struthof-Natzwiller / Bergen-Belsen / Neuengamme – matricules 3648/334/26121)

 

Témoignage détenu par l'association :

 

J'AI PLEURÉ TROIS FOIS

 

Mémoires de Jean GONTIER, de 1940 à 1945.                                                                                                                                                                         Déporté du 15 mars 1943 au 3 mai, je suis resté 40 jours TRAVAILLEUR LIBRE au titre du STO, 24 mois DÉPORTÉ

Il y avait à côté de chez nous à VALRÉAS, un petit état major français; après l'armistice en 1940 sont arrivés des militaires Italiens venus désarmer cet état-major; tous les gens du quartier étaient là, humiliés en silence; J'avais 17 ans, j'ai sifflé et injurié ces militaires étrangers, le Capitaine Français est venu me faire taire, mon père m'a fait rentrer à la maison, là, la rage au cœur, J'AI PLEURÉ...

A notre libération du camp de concentration de VOGLEDINE, après le passage de deux Américains est arrivée une jeep avec quatre militaires Français, d'où l'insigne tricolore; J'AI PLEURÉ...

Libéré début mai 1945, rapatrié par avion sanitaire le 5 juin 1945 à notre débarquement au Bourget, voir le sol de la FRANCE, J'AI PLEURÉ...(...)

Le 4 mai 1943, on nous a embarqué dans des camions gardés par des militaires armés en direction d'un camp. C'était le camp de la mort du STRUTHOF NATZVILLER !!!

En rentrant dans le camp nous sommes passés en revue par un officier SS qui faisait des va-et-vient devant nous en hurlant des paroles que nous ne comprenions pas et distribuant des coups de cravache, j'en pris un à travers la figure.

Ma première vision : des squelettes vivants, assis contre une baraque, essayant de casser des cailloux ; un homme un peu mieux loti qui tombait, se relevait en poussant une brouette.

A partir de là, douche, rasage des pieds à la tête, inspection au milieu des coups, des hurlements incompréhensibles des SS, on nous jette des vêtements de prisonniers et une paire de galoches, quant à nos vêtements et nos chaussures, tout, tout nous était enlevé.

De là, on nous transfère dans une baraque-dortoir ; on nous fait un discours en Français dans lequel on nous promettait la mort si o faisait ceci ou si on ne faisait pas cela, etc... après ce discours, avoir vu l'état des hommes qui circulaient dans le camp,je commençais à me poser des questions sur nos chances de survie (mon numéro matricule : 3 6 4 8 ).

Le matin et le soir, les SS procédaient à l'appel dans chaque rang, comptant et recomptant les hommes, distribuant des coups de cravache. A l'appel du matin, il fallait porter tous ceux qui étaient morts la nuit dans les baraques.

Nous avons été affectés à creuser les fondations du futur crématoire ; à cette époque, le crématoire se trouvait à l' extérieur du camp avec la chambre à gaz. Un jour, plusieurs camarades se sont évanouis sur le chantier ; en l'absence des SS, le Kapo (1) a permis à deux ou trois d'entre nous de les secourir ; une fois ranimés, ils ont repris tant bien que mal le travail ; il faut dire que nous étions interdits d'infirmerie.

Une autre fois , le SS qui passait avec son chien a trouvé que le travail n'avançait pas assez vite , il a envoyé le chien qui a mordu cruellement deux déportés. Journellement, nous étions frappés, humiliés et beaucoup mouraient sans soins, à bout de force.

La nourriture était la même dans tous les camps de concentration, mais distribuée différemment ; dans certains camps on donnait la moitié de la ration de pain le matin et l'autre moitié le soir ; dans certains autres, le matin juste la gamelle d'eau chaude noire dite « café » et le soir la ration de pain de la journée qui correspondait à environ 3 centimètres d'épaisseur d'un morceau de sucre, ou d'une cuillère de marmelade, ou rarement une tranche de boudin ou d'un genre de saucisse d'une épaisseur d'environ 3 millimètres, à midi une gamelle de soupe assez claire.

La place d'appel était en haut du camp ; sur cette place, il y avait une potence !

Dans les camps il y a avait une règle : accusé de sabotage, évadé repris, c'était la pendaison.

Pour une faute supposée ou simplement parce qu'un Kapo ou un SS en avait décidé ainsi, nous risquions 25 coups de bâton ou autre sur le dos.

J'ai vu des camarades qui semblaient prédestinés, ils se trouvaient toujours là lorsqu'il y avait des coups à prendre !!!

le 16 mai 1943 , je me trouve avec quelques déportés Français embarqué dans des fourgons cellulaires ; nous devions nous trouver à l'intérieur le double de la contenance maximale ; étant entré un des premiers, je me suis trouvé assis et j'avais la chance d'avoir au dessus de moi la grille d'aération ; nous étions serrés comme des sardines en boite ; j'étais coincé par le poids de ceux qui s'appuyaient sur moi ; on étouffait, certains appelaient au secours ; d'autres, évanouis restaient debout coincés par leurs camarades.

Dans la grande descente qui menait du camp à la gare de RHOBS, notre fourgon perd une roue ; nous voilà arrêtés, empilés, tous ceux qui le peuvent continuent à hurler, à appeler au secours ; pendant cette heure d'attente et d'affolement, un SS a ouvert la porte deux ou trois fois ; la première fois, on a pensé qu'il voulait nous donner un peu d'air, en fait, son intention était de nous faire taire, il frappait à coups de crosse dans le tas, ceux qui se trouvaient à l'entrée ont tous pris !

Nous sommes arrivés au camp de BERGEN BELSEN où nous étions environ 400 ;

j'avais le matricule 334

Le camp de BERGEN, à cette époque, était un vieux camp assez entouré de barbelés non électrifiés, nous occupions 4 baraques qui elles aussi étaient entourées de barbelés, ce qui faisait un petit camp dans un grand. Il y avait à l'entrée le camp SS, séparés par deux rangs de barbelés avec deux portails de barbelés au centre, au fond de la place d'appel il y a avait une auge de 5 ou 6 mètres avec 6 ou 8 robinets d'eau ; c'est là que nous faisions une toilette sommaire.

Nous étions affectés là pour remettre ce camp en état. Ce travail devait durer jusqu'au milieu de l'année 1944, fait de tragédies et de souffrances journalières dont quelques cas ci-après : rassemblement des Français pour l'appel sur une place boueuse ; aller-retour en courant, couché, debout dans la boue et les SS qui tapaient dans le tas, sans retenue ; j'ai pris ce jour là un coup sur la tête et sur le nez, plusieurs sur le dos, j'ai été étourdi pendant un long moment, j'avais le nez en sang !

Rassemblement des Français sur un rang, défile devant un SS, le camarade ROUCOUL qui se trouvait devant moi est retiré du rang, accusé d'avoir dit « merde » au SS, ce qui est complètement faux

. En rentrant le soir, nous le retrouvons à même le sol, les jambes écartées, les bras en croix, torse nu,couvert de bleus et d'hématomes, la tête et le nez enflés, couvert de sang, les yeux blancs. Il est méconnaissable, une bave blanche apparaît au coin des lèvres enflées. Il avait été frappé à coups de pieds et de crosse de fusil. Je pense qu'il ne s'est jamais remis de ses blessures.

Imaginez un tas de sable, des hommes portant une « drague » (genre de brancard avec une caisse au milieu) remplie de sable, aller la vider en courant 25 mètres, revenir en courant, la remplir, un aller-retour infernal avec des SS et des Kapos qui frappaient à tour de bras sur nous jusqu'à ce que nous tombions. Il faut se relever et recommencer jusqu'à épuisement complet ; J'ai vu à cet exercice, un Russe devenir fou !

A côté de ces actes de sadisme il y avait les petits chantiers dans le camp ; nous étions là pour aménager ce camp et installer un réseau sanitaire ; sur ces chantiers le travail était très dur, surtout pour des hommes ayant perdu la moitié de leur capacité (ceux qui étaient encore aptes) . Les coups étaient moins fréquents parce que les SS n'étaient pas là en permanence, mais dés qu'ils apparaissaient, les Kapos hurlaient et frappaient.Un jour j'ai été affecté, avec un Russe, au fond du camp à une baraque qui stockait des vêtements militaires SS, nous devions ranger ces vêtements sur des étagères (au premier abords, j'avais cru trouver un coin de répit) , nous étions gardés par un SS assis sur une table, il nous regardait avec mépris puis, sans raison, il se levait, hurlait comme un fou et nous frappait à coup de cravache, nous menaçait de son revolver ; puis recommençait !

Par chance le 3ème jour j'ai réussi à m'infiltrer dans un autre commando ; considéré comme un blessé, un Kapo indulgent m'a affecté à un tas de planches dont il fallait extraire les clous ; j'ai eu là quelques jours de répit, environ 15 à 20 jours.

Je passe sous silence tous les jours où j'ai été affecté sur les chantiers, à la pelle et à la pioche.(...)

A notre départ du camp de BERGEN-BELSEN, nous avons été remplacés par des familles entières : hommes, femmes, enfants, Juifs Hollandais.

Le 5 février 1944, j'ai été transféré au camp de NEUENGAMME dans la région de HAMBOURG ; j'avais le numéro matricule 26 121 ; j'y suis resté jusqu'au 16 avril 1944.

Ce passage à NEUENGAMME, était d'autant plus dur qu'à la faim, aux mauvais traitements, au travail très dur, s'ajoutait le froid ; certains parlaient de moins 20°.

Par deux fois on nous a fait lever en pleine nuit et tout le camp a défilé devant les cadavres de déportés évadés et repris, le premier était défiguré par les chiens.

J'ai eu dans cet enfer glacial deux passages de chance qui, je pense, m'ont permis de survivre.

Affecté à pousser des wagonnets, mal habillé, sans gant, je me suis retrouvé au bout d'environ quinze jours avec des mains et des doigts enflés, bleus que je ne pouvais plier.

On poussait les wagons avec nos épaules, mettant nos mains sous les vêtements pour essayer de les protéger. Un SS qui passait nous a frappé, injurié et obligé à pousser les wagons avec nos mains.

Le soir, j'ai osé me présenter à l'infirmerie, j'avais les mains gelées ; on m'a passé une pommade noire, entouré les doigts avec des bandages en papier et renvoyé sur le chantier. Il faut dire qu'à l'infirmerie on arrivait à vous faire un minimum de soins pour des blessures légères ; pour des malades ou des cas graves, il n'y avait pratiquement pas de remèdes et l'infirmerie devenait un mouroir pour ceux qui risquaient de provoquer des épidémies ou qui étaient devenus improductifs.

Le lendemain matin, j'étais contraint de me présenter à mon commando de travail ; j’aperçus alors un Kapo qui avait la renommé de ne pas être trop virulent ; je lui montre mes mains, il m'a pris par l'épaule et m'a changé de commando ; c'est là que j'ai eu à NEUENGAMME, ma première par de chance dans cet univers de désolation, de frustration, de mort sans défense ; je me suis retrouvé dans un baraquement où il y avait une majorité d'hommes malades, squelettiques, prés de la mort.

Le travail consistait à faire des tresses avec des bandes de chiffon, travail que je ne pouvais effectuer vu l'état de mes mains ; j'ai passé là quelques jours de repos à l'abri du froid et des mauvais traitements, quoique de temps en temps un SS passe et dans une crise de folie distribuait quelques coups. Puis on m'a renvoyé sur les chantiers.(...)

Le 16 avril 1944, nouveau départ ; transportés en train gardés par des SS, nous arrivons au camp de BEENDORF qui était une annexe ou commando du camp de NEUENGAMME.

Ce camp comprenait deux grands bâtiments en dur, ; on nous a affecté au rez-de-chaussée, le 1er étage étant occupé par des femmes déportées, le deuxième bâtiment a été occupé plus tard par des femmes.

La raison de notre présence à BEENDORF était la construction d'une usine souterraine dans une immense mine de sel ; cette usine devait comprendre 3 étages, le dernier le plus bas était à 400 mètres.

Je m'étais fait un ami à NEUENGAMME, un Lyonnais ROUVIERE. Le jour de notre arrivée, nous avons eu un contact immédiat avec deux jeunes Lyonnais arrivés précédemment, le plus jeune s'appelait PUDEVIGNE, j'ai oublié le nom du second.

Nous étions environ 600 Déportés, Russes, Polonais, Grecs et Français, ces derniers étant les moins nombreux.

Le lendemain matin à 6 heures, rassemblement sous les coups et les hurlements ; une cinquantaine de Déportés travaillant en surface, je me retrouve poussé par les Kapos, dans la masse de ceux qui descendaient à la mine. C'était un véritable bagne où les coups pleuvaient à longueur de journée.

J'étais affecté à une bétonnière, nous étions quatre diminués physiquement ; lorsque le surveillant nous quittait pour aller un peu plus loin, nous profitions de l'occasion pour mélanger au ciment bien plus de sable que la dose prévue.

Après 4 ou 5 jours, je réussi avec astuce à m'infiltrer dans les commandos de surface qui étaient le monopole des RUSSES. En plus de l'avantage d'être en plein air, nous étions moins bousculés et moins frappés ; ceci était dû à la circulation et à la vue des civils Allemands et d'étrangers, dont des STO Français.

Après avoir travaillé quelques jours à la carrière de graviers, j'ai été affecté avec 4 Russes à la gare pour décharger des wagons de briques destinées à la mine. A deux reprises, deux civils dont un Français STO ont réussi à me faire passer un gros morceau de pain que j'ai partagé avec les Russes ; à partir de ce jour là, on n'a plus essayé de m'évincer du commando.

Je ne saurais dire la date exacte, mais un matin nous avons eu la surprise de voir nos gardes SS remplacés par des militaires réservistes réformés de la DCA sauf 4 ou 5 jeunes en repos. Il restait en tant que SS : le Commandant des officiers, sous-officiers, quelques soldats qui n'étaient pas des plus tendre, mais leur rôle était surtout administratif.

Si les mauvais traitements s'étaient radoucis depuis l'arrivée de nos nouveaux gardiens, il n'en restait pas moins que les coups recommençaient de pleuvoir dans les rangs ou sur les chantiers lorsque les SS restants apparaissaient avec la complicité des Kapos et Forharberts par exemple.

  1. Le mot kapo désigne les personnes qui étaient chargées d'encadrer les prisonniers dans les camps de concentration nazi . Les kapos étaient souvent recrutés parmi les prisonniers de droit commun les plus violents ou parmi ceux dont la ruse ou la servilité avait permis de figurer parmi les anciens, en échappant provisoirement aux « charrettes » menant à l'extermination.

 

Note de l'auteur : (en fin de partie)

Vous qui avez lu ces quelques lignes d' un enfer dont on ne peut s'imaginer que cela a existé. Vous qui vous interrogez sur ces hommes maltraités , par d'autres qui n'ont que d'humain, leur enveloppe diabolique , pensez, oui pensez que ces êtres, le maltraité et le diabolique, peuvent resurgir et qui sait déjà exister dans d'autres lieux.

Pensez à réfléchir, pensez à tous ces meurtries dans leurs chairs et leurs âmes, et de tout faire pour que çà ne reviennes pas.

Réfléchissez bien avant de vous prononcer.

Valréas, Jean Gontier déporté de 1943 à 1945

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Opération manquée à la mairie de Valréas le 29 janvier 1944

14 Février 2018, 11:27am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Participants : Péru – Luc – Mick – Marius – Popey – Félix – Waldeck – Williams

3 tués : Luc : Stivalet Maurice

Pérus : Geneves Henri

Mick : Poinas Auguste

2 blessés : Félix : Hospitalisé (rafale de mitraillette Sten)

Waldeck : blessé à la main (1 doigt) – rescapé

1 prisonnier : Marius (le chauffeur)

3 rescapés : Waldeck – Popey – Williams, rejoignent le camp à la Tour de Vesc au dessus de la ferme Allaize le 31 janvier 1944.

Cause de l'échec : un F.T.P. Blesse accidentellement son camarade Félix, voulant transporter celui-ci à l'hôpital, ils tombent sur les Allemands qui les mitraillent.

30 janvier 1944

Dans la nuit, sous la conduite du chef de Camps « Riquet » Rolland Henri, nous retournons à Valréas dans le but de libérer le prisonnier. Résusltat nul, celui-ci étant déjà parti sur Orange ou Avignon.

Participants : « Riquet » - Rolland

« Claude » Chaze

«  Etienne » Jolas

«  Milou »

«  Fredo » Wetter

Véhicule : B 14

Février 1944

Après cet échec, le camp va s'établir à Orcinas. Les Allemands, a Milice aidés par les collaborateurs deviennent méchants et durs. Aussi commence la vie de nomades des montagnards résistants ; les camps changent de secteur le plus souvent qu'ils peuvent.

Février est très dur, 40 coms de neige, le camps est mal placé, dans une cuvette, côté ferme « Barnavon ». Position : Dangereuse.

Nous participons à la réception de parachutages. Le camp se déplace à nouveau, il va s'installer à Cornillon à la bergerie « Chauvin » des cousins à mon épouse.

Mars – Avril 1944

Barnier de Vesc, alias « Guitry », rejoint le camp opérationnel contre un détachement de l'armée de l'Air à Serres (Hautes-Alpes), opération réussie, plusieurs tonnes de vêtements et chaussures sont récupérés, l'ensemble équipe les maquisards en bleu aviation.

Fin avril 1944

Le camp change à nouveau – Celui-ci se fixe aux Pennes, Combe de Léoux, commune d'Arnavon. Chef de camp : Dupré.

Plusieurs opérations contre les miliciens, collaborateurs sont exécutés.

Almbert Buti dit » Popey » est transporté à Die pour être opéré d'une Péritonite. Celui-ci est ensuite évacué de Die, à la Roche Saint Secret, chez la famille Pellegrin Adrien, château au bas de la Lance, jusqu'à sa guérison. Puis deviendra le gendre de ceux qui l'ont aidé et mon beau-frère par la suite.

Mai 1944

1er mai nous mangeons un lièvre pris au collet avec Barnier. Menu : polenta – œufs-lièvre, pas très riche, ni copieux pour 30, mais c'était la joie, et le débarquement approchait.

Plusieurs mutations ont eu lieu. Dupré – Etienne-Williams, nous ont quitté.

Étant commandant de Compagnie, Laffons vient comme chef de camp (matricule 72087), Jean-Pierre est C.M. (matricule 72097), Arthur est C.T. (matricule 72069)

L'ensemble des campas subissent les attaques des forces allemandes, répressions, tortures, déportations se succèdent – Opérations menées sur la nationale 7 et la nationale 94.

Le 31 mai au matin

Le Poste de Commandement du 1er bataillon F.T.P. Est attaqué par les Allemands, celui-ci se situe à Lemps au dessus de Verclause. Le camp est évacué, pas de blessé, pas de victime.

Prévenu dés le matin, par le forgeron de la Motte Chalencon, une attaque surprise (embuscade) est mis sur pieds.

Un groupe formé avec les maquisards dont les noms suivent :

Jean-Pierre C.M. Matricule 72097

Claude 72070

Milou 72133

Raymond 72071

Guitry 72361

Waldimir Duval 72123

Frédo 72068

Charles 72100

Arment : 1 mitrailleuse légère allemande – 3 fusils (1 mousqueton – 2 mauser) – 3 mitraillettes, plus les grenades dont on ne s'est pas servi étant à 200 mètres ou plus.

Véhicule : 1 camion (détruit par un obus anti-chars)

Contact avec l'ennemi :

Départ : 15heures30 – direction Sainte Marie de Rosans

But : arriver avant le convoi allemand en haut du ccol de la Souche (voir route 94 de l'époque)

Après avoir descendu le col des Tourettes entre le village de l'Epine et de Ribeyret, nous tombons sur la N.94. Pas de chance, les Allemands sont eux en haut du col, refont le plein de leurs gazogènes. Nous sautons du camion, regagnons la montagne par un petit ruisseau à sec à cette saison.

En position, les Allemands n'ont rien vu d'anormal. Nous ouvrons alors le feu, c'est l'effet de surprise, les fusils font du beau travail. Milou et Guitry font quelques « cartons ». La mitrailleuse tenue par Jean-Pierre s'enraye ; plus qu'à se replier, notre but n'est pas pleinement acquis, mais l'ennemi n'est plus invulnérable et il en est conscient.

Nous remontons vers Montmorin, bien arrosé par des obus anti-chars qui frisent les crêtes.

Nous rejoignons au court de la nuit e hameau de Chattouse où nous nous reposons jusqu'à l'aube. Le camps des Pennes est réintégré le lendemain an passant par sainte Marie de Rosans et la Motte Chalencon.

2 juin 1944

Merconti et Guitry vont récupérer une bande de mitrailleuse resté sur le camion. Pertes à l'ennemi – certaines dés le début effet de surprise. Chez les FTP – véhicule détruit – aucune perte humaine.

Témoignage : Chaze Pierre -Alias Claude – matricule 72070 – F.T.P.F. - Camp de La Lance – Ex ; CE Camp de La Lance – ex ; C.E. De Cie

Document certifié conforme signé par le Maire de Villeneuve-de-Berg (Ardèche) le 05 janvier 1989 – détenu par l'association des familles de Fusillés – Valréas (Vse)

 

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Nous avions notre imprimerie clandestine à Valréas .

22 Janvier 2018, 10:27am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Constant Edouard Roger alias Roger Calas, fusillé le 12 juin 1944 à Valréas (Vse)

Constant Edouard Roger alias Roger Calas, fusillé le 12 juin 1944 à Valréas (Vse)

Amédée Tena, résistant de la première heure, met sur pied dès décembre 1942 une organisation de résistance du Haut Comtat et du Nyonnais, créée hors partis politiques et coiffant des comités locaux à Valréas, Montségur, Taulignan et Le Pègue. La première réunion a lieu sous la présidence du pasteur Seignol. Une dizaine d'hommes y assistent venant des cantons de Saint-Paul-Trois-Chateaux, Valréas et Nyons, tous participant à l'aide aux juifs.
Une imprimerie clandestine installée à Valréas fournira de faux papiers est de fausses cartes d'alimentation aux persécutés.

Dans le secteur de Valréas, un groupe de l'Armée Secrète est constitué à l’initiative du pasteur Bonifas. Les réunions clandestines ont lieu chez le pasteur Seignol1 : y participent Amédée Tena, industriel à Montségur-sur-Lauzon, Georges Guibal, le docteur Quet, Louis d’Isernia, imprimeur à Valréas, Louis Clarice, Robert Vigne, notamment.Ils organisent le passage à la clandestinité des réfractaires au STO. Louis d’Isernia imprime clandestinement (malgré le rationnement de l’encre et du papier) des tracts, puis de fausses cartes d’identité pour des familles juives réfugiées dans le nord-Vaucluse et dans la Drôme. Plus tard, après la Libération,Amédée Tena dira « nous avions notre imprimerie clandestine à Valréas » et « ces fausses cartes étaient plus vraies que nature ». Il faut souligner l’engagement de la communauté protestante dans l’aide apportée aux Juifs pourchassés par l’État français.

En février 1943, le groupe adhère à l’Armée Secrète (AS) par l’intermédiaire du capitaine Descours. Le chef de secteur est Amédée Tena.
Il participe à la création d’un maquis à la montagne de la Lance, puis propose un rapprochement avec les maquis organisés par les FTPF à la Lance également.
L’AS reçut ses 1ers parachutages en septembre 1943 ce qui permit d’améliorer les conditions de vie des réfractaires.
Les fonds étaient centralisés chez Andrée Chambon2 (employée à la coopérative Charasse), les armes stockées chez Gabriel Gilles à Montségur.
 

1 Pasteur Seignol alias « Franck » ; Notes du discours prononcé par FRANCK (1) à la journée de la Libération de VALRÉAS – Livre : Valréas se souvient – Recueil de témoignages et documents

    2 Mademoiselle Andrée Chambon née le 22 septembre 1901. Elle servit la Résistance en accueillant les hommes de l'armée secrète des montagnes de la région nyonsaise qui avaient un code convenu pour se faire ouvrir la porte. Elle les restaurait et leur procurait ravitaillement par l'intermédiaire des fournisseurs valréassiens ; bouchers, épiciers, boulangers favorables à la Résistance. Elle était indicatrice des mouvements de la Gestapo favorisant ainsi la fuite de certaines personnes menacées. Enfin et surtout elle avait organisé chez elle une infirmerie où elle hébergeait les résistants malades que le docteur Gluge, Juif et résistant lui-même, visitait journellement. Le 12 juin 1944, désignée comme infirmière, elle est partie avec les résistants. Stoppée avec tous les autres sur la route de Nyons, arrêtée et ramenés au Monument à l'hôtel Thomassin, surveillée par un soldat allemand, l'arme au poing, elle a assisté atterré et impuissante à la fusillade. Au bout d'un certain temps, qu'elle ne peut définir, elle s'est rendu compte que les Allemands étaient partis en l'oubliant volontairement ou involontairement. Elle n'a jamais su. – Livre : Valréas se souvient – Recueil de témoignages et documents

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      Libération de Valréas le 27 août 1944

      21 Août 2017, 16:34pm

      Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

      Photographies Association des familles de fusillés - (Les américains entrent dans Valréas)Photographies Association des familles de fusillés - (Les américains entrent dans Valréas)
      Photographies Association des familles de fusillés - (Les américains entrent dans Valréas)Photographies Association des familles de fusillés - (Les américains entrent dans Valréas)

      Photographies Association des familles de fusillés - (Les américains entrent dans Valréas)

      Après l'occupation de Valréas par la résistance et les événements tragiques du 12 juin 1944, les habitants de Valréas et des communes environnantes accueillent avec enthousiasme leurs libérateurs.

      VALRÉAS LIBERÉE

       

      Lettre adressée à cette époque par le commandant Mac Therney, de l'U.S. Army, au maire de Valréas. (Extrait)

       

      « J'étais à la 3e division d'infanterie connue comme le « rocher de la Marne » en raison de son vaillant comportement dans la bataille de la marne, durant la première guerre mondiale.

      Autant qu'il m'en souvienne, nos troupes entrèrent à Visan la nuit même ou les Allemands quittèrent Visan puis Valréas. Un Valréassien vint d'ailleurs nous avertir que tous les Allemands avait quitté ce secteur. Quelques soldats entrèrent avec moi...

      Je crois que je n'oublierai jamais l'accueil que nous avons reçu. A l'entrée de valréas, nous avons trouvé la route barrée par une quinzaine de « mademoiselle » qui, toutes sautèrent sur notre voiture, nous gratifiant de « big welcome ». Avant de chanter « la Marseillaise ».

      Au cœur de la ville, la population nous réserva vraiment une grande réception. Je crois que mes hommes et moi avons dû recevoir un baiser de touts les femmes et les enfants de Valréas...

      Nous apprîmes que les Allemands avaient tué cinquante français. Je ne pus comprendre ce que l'on nous dit sur ce massacre et j'apprécierai beaucoup si l'on pouvait me donner des détails sur cette tragédie.

      Une ou deux personnes prirent des photos de moi-même, du maire et d'une petite-fille. J'aimerai bien avoir une de ces photos.

      J'espère retourner un jour avec ma femme en France. Je ne manquerai pas de me rendre à Valréas pour y revivre le souvenir de la liberté que nous y avons apportée et du bonheur qui, ce matin-là, éclairait vos visages.

      Ces moments , feront partie de ceux que je n'oublierai jamais... »

       

      La cérémonie commémorative de la Libération de Valréas, aura lieu le dimanche 27 août 2017 à 11h00

      Le rendez-vous est donné Place Aristide Briand

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      Ordre de nettoyage de Valréas ce 12 juin 1944

      22 Juin 2017, 13:57pm

      Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

      Le chef régional de l’armée secrète (A.S.) le commandant «Alain» (Pierre Reynaud) délégua le commandement militaire sur Valréas au lieutenant « Georges » (Pierre Rigaud). L’autorité civile était exercée par Marius Gras et Louis Clarice, responsable de l’AS pour Valréas et environ. Une rivalité existait entre les forces gaullistes, l’AS et la résistance communiste FTPF. Les résistants prirent possession de la poste, la mairie et s’emparèrent des armes de la gendarmerie. Les lignes téléphoniques furent coupées, les collaborateurs et les miliciens, arrêtés. Des barricades furent dressées autour de Valréas en vue de résister. Dans un élan général, beaucoup de jeunes gens de Valréas se joignent aux résistants.

      La possibilité d’un repli en cas d’attaque allemande fut envisagée. Mais « Roger » (André Chaiffre) lieutenant de la FTPF, se prononce contre l’idée d’un repli et veut engager le combat avec son groupe.

      Au 12 juin, les Allemands attaquent et un ordre de repli est donné aux groupes de résistants.(...)

      De ce fait l’ordre de nettoyage de Valréas a été donné au groupe de combat « Unger » Le noyau de ce groupe de combat se composait de 3 compagnies du 2ème bataillon du 10ème régiment de Panzergrenadiers de la 9ème Panzerdivision. En tout, 13 officiers, 166 sous-officiers et 653 soldats. Parmi eux se trouvait le soldat Emil Bauer de la 7ème compagnie. La 9ème Panzerdivision stationnait pour repos en France du sud de mai à juillet 1944 suite à d’importantes pertes sur le front russe. Pour l’attaque de Valréas, le groupe de combat « Unger » fut appuyé par : Une compagnie de véhicules blindés composée de 32 chars et deux chars de reconnaissance appartenant à la 9ème section de reconnaissance de la 9ème Panzerdivision, sous le commandement du capitaine Gerhard Blank. Un groupe de la 8ème compagnie (légionnaires) du 3ème régiment de la division Brandenburg avec les interprètes nécessaires aux interrogatoires.(...)

      En fin de matinée du 12 juin, Valréas était encerclée. Mais la plus grande part des résistants avait pu fuir. Une partie des résistants ensemble avec les personnels des cantines, des bureaux et des gendarmes voulaient fuir avec un convoi de plusieurs camions en direction de Nyons. Paul Mège partit en reconnaissance de la route à moto. À mi-chemin, à Novezan, le chemin de retraite était déjà barré par le groupe d’Emil Bauer. Paul Mège fut blessé mais réussit à prévenir le convoi. Les gens voulurent s’enfuir à pied mais la 9ème section de reconnaissance blindée sous la responsabilité du lieutenant Scheible en fit environ 20 prisonniers. (…)

      Note : Valréas encerclée par les diverses troupes allemandes, il était difficile de passer à travers les mailles du filet bien blindé par ces troupes aguerries à la guerre. Seuls face à eux les 27 résistants et 26 otages civils pris au hasard et abattus dans la campagne dans les rues ou fusillés au mur, ainsi que la population toute entière subissant les brimades de « ces valeureux soldats ».

      Plus de 70 ans après nombreux témoins se souviennent de ce jour tragique, sans pour autant se mettre en avant, mais racontant avec modestie la triste réalité des faits qu'ils ont pu assister. Restons humbles dans les divers témoignages qui pourraient ressurgir plus de 70 ans après alors que les divers responsables FTP et AS , civils et militaires ne sont plus pour contredire ou corriger certaines allégations mises en avant à ce jour.

      Le livre du 12 juin 1944, 53 fusillés à Valréas a été édité en 5 éditions (3.000 exemplaires) , des documents et témoignages augmentés au vu des éditions, se sont poursuivis de 1981 (1ère édition) à 2001 (5ème édition).

      Que le souvenir demeure !

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