Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

hommage

Les fusillés-rescapés du 12 juin 1944

9 Juin 2020, 09:21am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Joseph Coutton - Gratien Soureillat - Emile Bouchet

Joseph Coutton - Gratien Soureillat - Emile Bouchet

Ils étaient cinq fusillés- rescapés ce 12 juin 1944, Auguste MARY, Gratien SOUREILLAT, Emile BOUCHET , Joseph COUTTON, Alfred BUEY, lui décéda à l'hôpital suite à ses blessures.

 

Cette sirène que l'on entend à chaque cérémonie, était la sirène qui alertait la présence de l'armée de la Wehrmacht  entrant à Valréas, afin de prévenir les résistants mais aussi la population. 

Voir les commentaires

Karl Heidinger, historien de Sachsenheim (Allemagne)

30 Mai 2020, 14:50pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Karl Heidinger, historien de Sachsenheim (Allemagne)
Karl Heidinger, historien de Sachsenheim (Allemagne)

En cette période qui précède le 12 juin 2020, j'ai une pensée pour Karl Heidinger, historien allemand de Sachsenheim, dont j'ai appris tout dernièrement qu'il était décédé depuis plus d'un an et par lequel depuis 2002, notre association avait divers contacts et nous a permis de comprendre par ses recherches l'implication des troupes allemandes dans le massacre de Valréas, et de faire connaître à cette ville jumelée avec la nôtre par la publication de son livre : Widestand gegen die Wehrmacht (Résistance contre la Wehrmacht) la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas.

Je ne reviendrai pas sur la manière dont a été mis en place le jumelage, contesté à l'époque par notre association et les résistants, mais je tenais à faire savoir que Joseph Coutton, dernier fusillé-rescapé du 12 juin 1944 a été le moteur d'une première rencontre avec le Professeur Albrech et l'historien Karl Heidinger et dont les contacts se sont multipliés et ce jusqu'au décès de Joseph Coutton en novembre 2003. J'ai pris par la suite la relève par des échanges de divers documents qui m'ont été transmis par Karl Heidinger. Notre dernier contact, (toujours par mail ou quelques fois par téléphone), ce dernier parlant et écrivant le français, (ce qui m'a bien soulagé étant nul en classe d'allemand) était de fin 2018.

Avec retard, j'adresse à sa famille mes sincères condoléances. (lettre)

Michel Reboul

Président de l'association des familles de fusillés


 

 

Voir les commentaires

A Valréas, on ressasse le passé pour qu'il ne revienne pas !

11 Mai 2020, 14:43pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Le Mur des Fusillés - Photo Laurent Frasson

Le Mur des Fusillés - Photo Laurent Frasson

Je fais parti de ces familles Valréassiennes dont l'un de ses membres si ce n'est deux pour d'autres ont été fusillés, mais aussi provenant d'autres communes, car il n'y avait pas que des Valréassiens qui ont été fusillés.

Dans bien de ces familles, du moins pour la notre, notre maman ne parlait pas de cette tragédie, c'était son frère Alfred, mais rien ne sortait de sa bouche, et nous, nous n'avions pas le courage de poser des questions. Enfant, nous étions présents à chaque cérémonie.

Il aura fallu attendre 16 ans d'absence pour vie professionnelle , de retour au pays, pour prendre contact avec l'association des familles de fusillés, présidée de 1974 à 1992 , par madame Josette Pradelle , ancienne institutrice et représentant son frère Charles Borello, fusillé ce 12 juin 1944.

Et, c'est là, qu'à travers tous ses adhérents, rescapés-fusillés, résistants, déportés, familles, j'ai su.

J'ai su à Valréas, au fil des ans, j'ai écouté, j'ai aussi avec modestie posé des questions, mais il fallait que çà vienne de leur cœur, ne pas les bousculer, ne pas raviver une mémoire douloureuse et pourtant ils avaient besoin de parler, plus ou moins de se « confesser », pour que plus jamais cela ne revienne.

Je me suis engagé, tout doucement, de trésorier-adjoint, secrétaire-adjoint, puis secrétaire, Vice-président, pour prendre la place de Président après la disparition de notre regretté Joseph Coutton, le dernier des fusillés-rescapés. Je lui avais promis une plaque au mur avec son nom et celle des trois autres fusillés-rescapés, le plus tard possible. Elle y est depuis, ils le méritaient, ils y étaient eux aussi, face contre le mur à attendre la mort. Ils ont survécu, malgré le « coup de grâce » et on fait en sorte que l'on oublie pas.

Il a été mon mentor pendant toutes ces années, puis malheureusement il a disparu en ce novembre 2003. Il m'a beaucoup appris sur ce 12 juin, mais il m'a aussi apporter les valeurs de défendre cette tragédie. C'était une personne à qui on ne pouvait dire non, même pas les différents maires de Valréas qui se sont succédé. Il n'avait pas besoin de rendez-vous, il se présentait directement au bureau du Maire, quand il y avait quelque chose qui n'allait pas.

Son Mur, oui, c'était son Mur, c'était tous ses camarades fusillés, résistants et otages, domicilié pas bien loin, quand il passait, il avait toujours un regard, ne serait-ce un mot, pour eux, vers ce Mur qui l'a vu mourant, mais bien vivant par la suite. Il ne pouvait oublier et même il se demandait : pourquoi moi ?

Je l'ai peut-être un peu trop « fréquenté », un peu trop reçu à la maison quand il avait besoin d'écrire une lettre, il venait sans prévenir ou presque, sur ce, j'ai certainement attrapé sans le vouloir son comportement, sa niaque de défendre à tout prix ces fusillés, cette famille qui nous est si chère, sans distinction de résistants ou d'otages civils.

Leur sacrifice, ne vaut-il pas un peu de sacrifice de notre vie, pour ne pas les oublier ? Pour transmettre même plus de 75 ans après cette horrible journée du 12 juin 1944, fût-elle très ensoleillée, sous une lourde chaleur, pour finir dans la froideur d' un bain de sang mélangé entre eux, nous laissant entendre au loin notre liberté !

Et puis, si on ressasse ce passé, c'est bien pour qu'il ne revienne pas. Aujourd'hui nous avons une « guerre » déclarée, faisant des morts et comme dans ce passé, une défense avec un manque de matériel, de moyens, de lieux, avec un manque de personnel, seule solution trouvée, enfermer son peuple pendant deux mois et qui sait plus. Heureusement, comme dans le passé, malgré une collaboration qui voulait une soumission de ce peuple, la résistance s'est fait entendre, les soignants et tous les services qui sont autour, du Professeur en passant par l'infirmière à l'aide familiale, de tous celles et ceux qui se sont engagés pour qu'une vie économique soit-elle minime puisse se poursuivre, malgré les dangers qui les guettaient, oui, bien de ces « combattants » ont laissé leur vie, pour que nous puissions, nous, vivre encore, et surtout n'oublions pas ces dizaines de couturières de notre enclave, fabriquant les masques qui nous auraient été utiles dés le début de cette "guerre". Alors, si une fois encore la France s'en sort, c'est bien les Français engagés qu'il faut applaudir, mais surtout tous ces engagées qu'il faudra défendre par la suite.

Michel Reboul

 

Voir les commentaires

76 ème anniversaire des Fusillés d'ALLAN - Drôme

9 Avril 2020, 08:32am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Article La Tribune jeudi 09 avril 2020

Article La Tribune jeudi 09 avril 2020

Pas de cérémonie officielle en cette année de la pandémie du Coronavirus, seul le Maire d'Allan, rendait hommage aux fusillés de la commune.

Le jeudi 30 mars 1944 à l'aube, un petit groupe détaché du maquis Pierre (Challan-Belval), commandé par les lieutenants Marcel Delaby et Daniel Quinaud, mène une opération de récupération d'essence à la gare de Châteauneuf-du-Rhône. Sur une voie de garage, un wagon chargé de bidons a attiré l’attention du groupe démuni de combustible pour ses véhicules. Trop désireux de profiter de l’aubaine, les résistants ne voient pas qu’il s’agit d’un piège.

Les deux chefs de ce groupe étaient des combattants courageux et expérimentés.
Marcel Delaby, né à Bordeaux en 1917, passe sa jeunesse à Casablanca (Maroc). Sursitaire de la classe 1937, il s'engage pour 6 ans en 1939. Il commence les cours de l'ESM (Ecole spéciale militaire) à Saint-Cyr, les termine en 1941 à Aix-en-Provence. Affecté au 27e RI en 1941, il devient lieutenant en mars 1942, puis à la démobilisation de l'Armée d’armistice, il se retire à Lyon où résidait sa famille. Il vient se mettre à la disposition de Challan-Belval, chef du maquis Pierre, au cours de l'été 1943. Il est placé au Barnier, sur la commune de Saint-Ferréol-Trente-Pas. Difficilement accepté au début, il sait rapidement s'imposer par ses qualités humaines jointes à une autorité naturelle que renforçaient son expérience et ses connaissances militaires. Par des exercices quotidiens, où il donnait le meilleur de lui-même, il avait fait du Barnier une petite unité bien soudée et parfaitement apte à remplir les missions qui lui seraient confiées.
Chef de deux groupes du maquis Pierre occupant les fermes de l'Aubagne et de Nazareth, propriétés de l’abbaye d’Aiguebelle, dans les bois de la commune d'Allan, Daniel Quinaud, 22 ans, était originaire de Pons (Charente-Maritime). En 1941, âgé de 19 ans, il s'était engagé au 14e groupe de transmission de Grenoble. À la dissolution de l'Armée d'armistice, il trouve une situation à Lyon et, très vite, prend contact avec la Résistance. D’abord chargé durant l’été 1943 d'encadrer et de donner une instruction militaire aux jeunes, il fait partie de la promotion de l'école des cadres du maquis de Combovin. Il rejoint ensuite Challan-Belval à l'automne 1943 : il est chargé du ravitaillement des maquis. Il devient lieutenant au maquis Pierre.

Selon certains récits, alors que l'opération touche à sa fin, un camion d'Allemands surgit. Les officiers aux postes de garde, Delaby et Quinaud, font face pour donner le temps aux autres de battre en retraite. Delaby est abattu, Quinaud, blessé à la rotule, est pris. Les hommes qui se sont emparés de l'essence gagnent les collines voisines mais ne peuvent rejoindre le camp pour donner l'alerte. Plusieurs d’entre eux se réfugient à la ferme d’Aubagne. Tandis que deux maquisards partent au ravitaillement et qu’un autre va chercher du secours, les Waffen SS attaquent la ferme. Face aux 30 Allemands, les quelques hommes résistent toute la matinée jusqu’à épuisement de leurs munitions. Deux sont tués dans le combat. Leur tombe, à proximité de la ferme est honorée régulièrement. Les autres maquisards sont capturés et amenés sur la place de la Mairie à Allan. Jean Bernay, responsable du groupe demeuré à la ferme, a tenté en vain d’entraîner ses camarades dans la fuite. Lui seul parvient, bien que blessé à la jambe, à s’échapper et, aidé par deux moines, les frères Yves et Bruno (chirurgien à l’abbaye d’Aiguebelle), à regagner le maquis Pierre à Beaufort, après sa convalescence à Taulignan puis à Dieulefit où selon sa volonté, il sera inhumé. Les prisonniers sont fusillés contre le mur du préau de l’école. Le blessé Quinaud, emmené à Viviers, est ramené le lendemain devant les cadavres de ses camarades. Ne pouvant se tenir debout, il est fusillé à genoux.
Outre Delaby et Quinaud, les victimes du combat ou du massacre qui a suivi sont : René Barallon, né à Saint-Romain-d'Ay (Ardèche), 22 ans, employé à Lyon, Louis Bied, 21 ans, étudiant, originaire de Saint-Étienne (Loire), Jean Brisset, originaire de Lyon, fils d’un avocat à la Cour, étudiant, venant d’un maquis de la vallée d’Azergues, Paul Garraud, né à Lyon, 21 ans, étudiant, fils du doyen de la Faculté, ayant appartenu à un maquis de Haute-Savoie, arrêté et emmené en Allemagne, il s’était évadé en gare de Dijon, avait rejoint difficilement Lyon, puis le maquis Pierre, Georges Lemaire, originaire d’Aubervilliers ou d'Aulnay-sous-Bois (Seine, maintenant Seine-Saint-Denis), employé, Pierre Masson, 20 ans, domicilié à Montélimar, quartier de Chomillac, ouvrier, André Marron, 20 ans, forgeron et Louis Vincent, employé, tous deux originaires de Villeurbanne (Rhône).

 

Auteurs : Robert Serre

Voir les commentaires

Un timbre pour le Train Fantôme

4 Novembre 2019, 09:44am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Un timbre pour le Train Fantôme
Article Le Dauphiné-Libéré --Vaucluse-Matin 04/11/2019

Article Le Dauphiné-Libéré --Vaucluse-Matin 04/11/2019

Voir les commentaires

Le 24 août 1944, deux américains inhumés à Valréas

13 Septembre 2019, 14:40pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Kiva S Fingerhut

Kiva S Fingerhut

Le 24 août 1944... Le lieutenant Huet rameta une nouvelle fois ses hommes qui effectuèrent depuis Uriage une manœuvre débordante dont le bilan se solda pour les américains à 2 morts, Kiva Fingerhut et Bruce Gilmer qui furent inhumés à Valréas (Vaucluse) et pour les français à 8 morts....

 

Source : Témoignages sur le Vercors – Joseph La Picirella – page 346

 

Kiva S Fingerhut est né le 21 février 1916 – Brookling, comté de Kings (Brookling) – New York – États Unis – il repose au cimetière de Mount Lebanon Glendade comté de Queens – New York – États Unis

 

Source : Google

Voir les commentaires

Valréas,12 juin 1944, abattus sans sommation !

9 Juillet 2019, 09:10am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Toile peinte Bernard Merle

Toile peinte Bernard Merle

Ils font partis des 7 victimes abattus lors de l'attaque des soldats de la Werhmacht le 12 juin 1944 à Valréas. Après la tuerie des 46 otages résistants et civils devant le mur, cinq d'entre eux prirent la place des cinq rescapés, afin que les allemands aient leur compte au lendemain de l'exécution.

 

JARDIN Gabriel, résistant, abattu par les allemands au quartier de Montplaisir

 

LAGET Cyril Eloi , abattu par les allemands à proximité de sa ferme, quartier du Clos

 

SALARD Julien, résistant, abattu par les allemands, Cours Saint Antoine

 

JARDIN Ulysse, abattu par les allemands au quartier de la Cote

 

FABRE Léopold, résistant, abattu par les allemands

 

DISCOURS-BOURDET René, résistant, abattu par les allemands

 

CARRIERE Raymond, résistant, abattu par les Allemands au lieu dit La Romezière

 

Source : Procès-verbaux d'enquête administrative – Police Municipale – Ville de Valréas

Voir les commentaires

Montségur-sur-Lauzon,cérémonie de remise des médailles des Justes parmi les Nations

27 Juin 2019, 15:31pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Montségur-sur-Lauzon,cérémonie de remise des médailles des Justes parmi les Nations
Inauguration des plaques

Inauguration des plaques

Remise du livre du 12 juin 1944 à François Hollande, par Mme Raymonde d'Isernia, présidente de l'ADIRP du Vaucluse (fille de Louis d'Isernia, résistant-imprimeur, de l'imprimerie clandestine à Valréas, fusillé le 12 juin 1944)

Remise du livre du 12 juin 1944 à François Hollande, par Mme Raymonde d'Isernia, présidente de l'ADIRP du Vaucluse (fille de Louis d'Isernia, résistant-imprimeur, de l'imprimerie clandestine à Valréas, fusillé le 12 juin 1944)

A titre posthume à

 

Amédée TENA (1908 – 2001) – Mme Renée VALANTIN épouse TENA (1910 – 2005) pour avoir aidé et sauvé à Montségur-sur-Lauzon (Drôme) pendant la seconde guerre mondiale, au péril de leur vie la jeune Anna HILSBERG ( née SZRAJBE)

 

Cérémonie très émouvante en présence de Florence MARTIN-CHAPUIS, petite nièce M. et Mme TENA, de Daphna HILSBERG, fille de Mme Anna HILSBERG

 

Présence , de François Hollande, du Préfet de la Drôme Hugues Moutouh, de Mme Anita MAZOR , Ministre près de l'Ambassade d'Israël à Paris, de Serge COEN, du Comité pour Yad Vashem, de Mme Marie-Pierre MOUTON, Présidente du département de la Drôme, M. Paul BERARD, Co-président de la Drôme Provençale ; M. Pascal ROUQUETTE, Maire de Montségur-sur-Lauzon, de Mme Valérie PERTHUIS-PORTHERET, historienne ainsi que de nombreux élus de la Drôme, des représentants de diverses associations patriotiques, familles de fusillés et déportés ainsi que les élèves de l'école de Montségur-sur-Lauzon et de nombreux invités.

Nombreuse allocutions, interventions des enfants, remise aux ayant-droits des médailles et diplômes. Hymnes nationaux. Dévoilements des plaques.

 

Le sauvetage d'Anna HILSBERG par M. et Mme TENA

La famille SZRAJBE est originaire de Pologne. Mozek SZRAJBE est né en 1904 à Radom, son épouse Ryvka est née en 1904 à Varsovie. Ils ont émigré en Belgique en 1920 . Les Szrajbe ont deux enfants : Anna née en 1924 et Jules en 1928.

En mai 1940, pendant l'invasion allemande en Belgique, la famille s'enfuit en France et s'installe à Saint-Sauveur-de-Montagut en Ardèche où ils sont placés en résidence surveillée. Lors de l'été 1942, le situation des Juifs empire, des rafles ont lieu et les Juifs étrangers sont arrêtés et amenés au camp de Vénissieux. Ryvka est envoyée à Auschwitz et n'en reviendra pas.

Le 29 août 1942, lors d'une opération secrète et audacieuse, l'OSE (Œuvre de Secours aux Enfants), avec l'aide du réseau Garel et du Père Glasberg des « amitiés catholiques » parvient à faire sortir du camp 89 enfants dont Anne et Jules Szrajbe.

Anna a dix-huit ans quand elle s'échappe du camp de Vénissieux et elle est accueillie par la famille Tena. Elle est prise en charge par l'OSE et parvient dans cette famille sans papiers, ni tickets de rationnement. Quand elle y arrive, d'autres enfants juifs sont cachés chez cette famille. Quelques semaines plus tard, elle reçoit des faux papiers au nom d'Anne-Marie Devennes. Ana reste quelques mois chez les Tena puis, suivant la recommandation de l'OSE, elle prends un travail à Valence sous son faux nom.

Source : Yad Vashem

 

Il est à noter dans cet acte de bienveillance de la famille TENA, l'appartenance d'Amédée TENA en qualité de chef de réseau de la résistance .

« ...c'est en décembre 1942 que s'est réuni, pour la première fois, à Valréas, sous la présidence du Pasteur Seignol, un groupe d'une dizaine d'hommes venant des cantons de Saint-Paul- Trois- Châteaux, Valréas et Nyons, tous participants à l'entraide aux Juifs.(...)

L'organisation étant née spontanément n'avait pas de chef, le Comité étant souverain. Cependant, dés le début 43, je prends la direction effective de l'organisation, cachant mon rôle derrière une activité d'agent de liaison, prétendant recevoir et retransmettant des consignes.

J'organise alors, les Comités Locaux sur le modèle de Valréas, à Montségur, Taulignan, Nyons, Le Pégue, La Roche-Saint-Secret, Piègon, Mirabel, Visan, Saint Maurice, Suze, Saint Restitut, Pierrelatte.

Les Juifs sont de plus en plus traqués, et m'organise pour la fabrication de fausses identités avec cartes d'alimentation etc...

Nous avons, à Valréas, notre imprimerie clandestine*... »

Extrait - Copie mémoire d'Amédée Tena – Montségur – Juin 1946

 

*Il faut savoir que l'imprimerie clandestine était tenue par Louis d'Isernia, résistant, fusillé le 12 juin 1944 à Valréas.

Voir les commentaires

12 JUIN 2016 à Valréas

4 Juin 2018, 15:50pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Depuis 74 ans, la ville de Valréas se souvient, par son implication à la cérémonie commémorative en hommage aux 53 fusillés, résistants et otages ainsi qu'aux 4 rescapés de cette fusillade.

Nous vous attendons, comme chaque année, nombreux pour partager ce souvenir immuable.

Le Président de l'association des Familles de Fusillés (ACFFDIRP)

Michel REBOUL

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 > >>