Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

hommage

12 juin 2021 à Valréas, l'ANFFMRF en parle

25 Juillet 2021, 17:17pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

12 juin 2021 à Valréas, l'Association Nationale des Familles de Fusillés, Massacrés de la Résistance Française, en parle

 

 

Voir les commentaires

André Bergeron, résistant-combattant-interné, gravement blessé à la libération de Paris

26 Mai 2021, 14:32pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

André Bergeron - Combattant F.F.I. - Photo prise avant d'être très grièvement blessé à 20 ans, lors des combats de la libération de Paris en août 1944

André Bergeron - Combattant F.F.I. - Photo prise avant d'être très grièvement blessé à 20 ans, lors des combats de la libération de Paris en août 1944

Il y a 3 ans, le 29 mai 2018, André Bergeron nous quittait - Hommage

 

André BERGERON est né le 27 juin 1924 à Courbevoie (92), proche banlieue de Paris.

 

Lorsque l’Allemagne envahi la France en juin 1940, André comme des milliers d’autres personnes va connaître l’exode, avec son cortège de misères, subissant les bombardements, les mitraillages des avions allemands, car très souvent, les colonnes de civils étaient mélangées aux soldats français qui se repliaient vers le Sud.

Il se retrouve comme réfugié en 1940 d’abord à Avignon et ensuite à Valréas, où il sera hébergé assez longuement dans une famille de Valréas.

Par la suite André est obligé de suivre ses parents qui désirent rejoindre leur domicile en zone occupée.

Comme beaucoup de jeunes Français, André est désireux de répondre à l’appel du Général de Gaulle.

 

Il s’engagera en 1943 dans les « Corps francs » du réseau de résistance « Vengeance » commandé par le lieutenant colonel Vic Dupont.(…)

Il participera également à diverses opérations commandées et dangereuses, entre autre, sabotage à l’explosif sur les lignes électriques servant à l’ennemi, sabotage sur le matériel ferroviaire, le tout en compagnie des F.T.P.F., les deux groupes oeuvrant ensemble (…)

Etant natif de la région Parisienne, il sera chargé au départ de la Normandie, d’établir des liaisons avec des résistants de l’Ile de France du réseau  (M.L.N.) Mouvement de la Libération Nationale.

Il sera arrêté par la police française, en possession de sa fausse carte d’identité, dans le petit hôtel où il avait trouvé un refuge provisoire. Malgré la brutalité des interrogatoires, les policiers n’en connaîtront pas la provenance, et aucun membre du réseau ne sera inquiété.

Il est incarcéré à la sinistre prison du dépôt de Paris, et transféré ensuite à la prison de la Santé à Paris, où il restera plusieurs mois, y subissant mauvais traitements et privations et c’est dans sa cellule qu’il passera tristement l’anniversaire de ses 20 ans, le 27 juin 1944.(…)

Faute de preuve et malgré sa fausse carte d’identité, soupçonné d’activité clandestine, il sera libéré.(…)

Il sera parmi les premiers dans les combats pour la Libération de Paris en août 1944, dans les F.F.I. « Forces Française de l’Intérieur » du Colonel Rol-Tanguy. (…)

Le 24 août 1944 vers 18 heures, il sera très grièvement blessé, car criblé de balles de mitrailleuse, et miraculeusement, il survivra à ses terribles blessures.(…)

 

André Bergeron, aura eu une très grande activité pour la défense des droits légitimes des anciens combattants et victimes de guerre et dés 1946, il sera le fondateur à Valréas, de la section A.R.A.C. (Association Républicaine des Anciens Combattants) où il restera le dirigeant pendant 50 ans. Il transmettra aux autorités compétentes, un très grand nombre de dossiers.

C'est par lettre en date du 27 novembre 1966 du secrétariat de l'ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants et Résistants)  à Avignon adressée à Monsieur André Bergeron (ARAC Valréas), qu'une demande de constitution d'un comité  ANACR a vu le jour.

En 1970, il sera à Valréas, avec Mademoiselle Gilberte SCMITT et Monsieur Freddy JALIFIER, l’un des initiateurs de la création de la section de l’Association des Déportés, Internés, Résistants et Patriotes.

Le 12 juin 2003, Joseph Coutton, fusillé-rescapé de Valréas,alors président de l’association des Familles de Fusillés, lui remettra le drapeau de l’association et deviendra pendant plus de 14 ans le Porte Drapeau. Un grand honneur pour lui, lui-même rescapé de la barbarie nazie.

Vice-Président de l’association des familles de Fusillés, avec Elise son épouse ils n’auraient manqué sous aucun prétexte la commémoration de la journée tragique du 12 juin 1944 à Valréas.

 

André BERGERON est titulaire de diverses décorations :

 

  •          Nommé Chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire
  •          La Croix de Chevalier de l’Ordre Nationale du mérite au titre du ministère de la défense obtenue le 6 mai 1982
  •          La Médaille militaire décret du 12 avril 1951
  •          La Médaille de la Résistance Française décret du 20 novembre 1946
  •          La Croix du combattant volontaire 39/45
  •          La Médaille des blessés de guerre
  •          La Médaille des Internés de la Résistance
  •          Le Titre de reconnaissance de la Nation en témoignage des services rendus à la France.

 

André Bergeron est décédé le 29 mai 2018

Voir les commentaires

Disparition de Pierre Simonet

30 Novembre 2020, 16:31pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Disparition de Pierre Simonet

Pierre Simonet est décédé le 5 novembre 2020 à Toulon, à l’âge de 99 ans.

Il était grand-croix de la Légion d’honneur.

Pierre Simonet a été inhumé dans la plus stricte intimité le 13 novembre aux côtés de son épouse dans la commune de Montbrison-sur-Lez (Drôme).

Il n’était pas possible de lui rendre les honneurs funèbres militaires en respectant les consignes sanitaires et le nombre strictement restreint de personnes autorisées à assister à un enterrement.

Aussi, en accord avec la famille, la présidence de la République, et le maire de Montbrison-sur-Lez, ces honneurs lui seront rendus à la date anniversaire, le 11 novembre 2021, ce qui permettra d’ailleurs à des membres de la famille vivant à l’étranger, et qui n’auraient pu être présents, d'assister à cet hommage.

 

Voir les commentaires

Cérémonies patriotiques très restreintes à Valréas

13 Novembre 2020, 10:02am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Article Vaucluse-Matin - Dauphiné Libéré

Article Vaucluse-Matin - Dauphiné Libéré

Dernière acte, certainement pas, persiste et signe dans son incompréhension le président des Familles de Fusillés.

 

Élu depuis maintenant 15 ans, sans qu'il y ait de volontaire pour me remplacer, j'estime que j'ai accompli mon « travail » de président et surtout mes divers engagements depuis plus de 30 ans dans cette association. Depuis ces diverses directives gouvernementales qui se veulent critiques, au vu d'une participation plus ou moins autorisée lors des cérémonies patriotiques.

Mon coup de gueule du 12 juin 2020, je l'assume et je serai encore là pour témoigner de cette absurdité de ne pas avoir commémoré le souvenir comme il se doit ces 53 massacrés, j'avais proposé avec un minimum de représentant des diverses associations et leur porte-drapeau.

Les cérémonies se suivent et se ressemblent à Valréas, en comité restreint. Faisons acte de complaisance au vu des « Ordres » en haut lieu, mais de là à effacer ma présence lors de la cérémonie commémorative du 11 novembre, je doute que mes relations avec la municipalité retrouve un air fraternel, comme je l'ai toujours entretenu depuis (lettres à l'appui lors des cérémonies du 12 juin).

Loin d'être cité en mon nom, mais au moins de la présence de l'association des familles de fusillés aurait été la moindre des choses.

 

Note : L'association des anciens combattants présente et citée : C.A.T.M. (Combattants Algérie, Tunisie, Maroc)

 

Rappel :

Trente années séparent ces deux guerres.

11 novembre 2018

Un hommage a été rendu dans toutes les villes et villages de France, Valréas a été marquée par la présence d'une population bien représentée, les enfants des écoles, un détachement des sapeurs pompiers, militaires, élus et représentants des associations.

Dépôt de gerbes au Monument aux Morts et au Mur des Fusillés.

Bien de ces fusillés de la seconde guerre mondiale sont nés pendant la grande guerre ; Alfred Buey né le 10 juin 1914 à Valréas, Lucien Genot né le 20 août 1915 à Noviant/Moselle (57), Raymond Auguste Raud, né le 27 mars 1918 à Bolléne, Raoul Vergier, né le 13 juin 1913 à Roussas (26).

Guitton Maurice, né le 15 octobre 1884 à Valréas cultivateur, rappelé à l'activité à la mobilisation générale (décret du 1er août 1914). Arrivée au corps le 4 août 1914. Passé au 59ème Bataillon de Chasseurs à pied à Épernay le 7 avril 1916. Arrivée au Corps le dit jour. Passé au 500 ème Régiment d'Artillerie le 19 août 1918.

Évacué pour blessure ( par gaz) le 11 avril 1918 . Rejoint les Armées le 8 juin 1918.

Il fera parti des otages le 12 juin 1944 et sera fusillé parmi 52 autres otages et résistants.

Il était de notre devoir de se recueillir ce 11 novembre 2018 devant ce mur, pour leur rendre hommage.

http://12-juin-1944valreas.over-blog.com/2018/11/valreas-1914-1944.html

 

Voir les commentaires

Résistant, combattant-volontaire, grand blessé de guerre

28 Septembre 2020, 13:02pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Résistant, combattant-volontaire, grand blessé de guerre

De l'adolescence à l'exode

 

André BERGERON est né en 1924 à Courbevoie (Seine) proche banlieue de Paris.

Aussi, toute sa jeunesse, il a vécu dans cette ambiance encore toute récente de la tragédie de la guerre 14/18, qui avait fait tant de morts sur les divers champs de batailles, de Verdun, du chemin des dames ou d'ailleurs.

Lorsque l’Allemagne à de nouveau envahi la France en juin 1940, il travaillait comme apprenti chaudronnier traceur, dans l'usine d'aviation « Marcel Bloc » à Courbevoie, actuellement « avions Dassault »

Lors de l'avance rapide des allemands sur Paris, il participe dans son usine, à démonter les principales machines outils, qui seront chargées sur des camions, pour soi-disant un replis stratégique sur Bordeaux, afin d'embarquer sur des cargos, pour l'Algérie.

Alors André, comme des milliers d'autres personnes, va connaître l'exode, avec son cortège de misères, subissant les bombardements, les mitraillages des avions allemands, car très souvent les colonnes de civils étaient mélangées aux soldats français qui se repliaient également vers le Sud.

C'est à Saint Jean d'Angély dans le département des Charentes Maritimes, qu'ils seront rattrapés par les troupes ennemies, ce qui mettra fin à leur fuite épéerdue, et là, avec la population locale, Bergeron pour la première fois de sa vie, verra arriver les uniformes verts de l'infanterie et noirs des tanks allemands défilant avec orgueil exhibant à l'avant de leurs véhicules, des casques de soldats Français et Anglais. Devant ce triste spectacle, les larmes coulent et les poings se serrent avec force.

Après plusieurs semaines passées à St Jean d'Angély, dans un grand dénuement, il est possible

de passer en zone libre à Langon, sous Bordeaux, alors en voyage assez long, il se retrouve réfugié, d'abord à Avignon et ensuite à Valréas, Monsieur et madame Augustin Veyrier, habitant à cette époque Rue de l'échelle à Valréas.

 

Au retour, malgré lui en zone occupée

 

Par la suite, bien habitué au calme et à la sérénité de cette petite ville de Valréas, André est bien obligé de suivre ses parents qui désirent rejoindre leur domicile en zone occupée, et avec le passage de la ligne de démarcation à Chalon sur Saône, il retrouve avec tristesse l'impressionnante soldatesque allemande, l'accent guttural, les contrôles des papiers d'identité, etc.

Mais il faudra bien s'habituer à vivre très longuement en leur présence, avec toutes les brimades, le manque de nourriture, et les sévices imposés aux Français.

 

L'Appel à résister

 

Déjà l'occupation bien établie, au cours de l'année 1941, obscurément, commençait à naître, dans la tête de pas mal de Français, des idées de révoltes, car petit à petit on avait appris de bouches à oreilles, l'appel du Général de Gaulle et ébauche de divers projets, ayant pour but de trouver une solution pour rejoindre cette résistance extérieure.

Mais comment faire ? De quelle façon ? Où s'adresser ? Car il faut être extrêmement prudent, la Gestapo ainsi que la Police spéciale Française veillent dangereusement.

De longs mois passent, dans la vie oppressante de cette occupation, où beaucoup de péripéties vont se succéder, qui amèneront André à se diriger vers la clandestinité.

Enfin, on lui conseille de rejoindre la Normandie, car à proximité des cotes de la Manche, il y aurait éventuellement des possibilités sur de petits bateaux de pouvoir gagner l'Angleterre, bien sur, c'est risqué, mais la jeunesse aidant, il n'hésiterait pas à tenter l'aventure.

Il va alors travailler plusieurs mois dans des fermes du Calvados et de l'Orne, chez des paysans Patriotes, mais malgré ses efforts, n'ayant pu trouver une filière d'évasion vers l'Angleterre, pratiquement impossible, à cause de la surveillance renforcée de l'ennemi, c'est parrainé par un ami, déjà dans la résistance, et qui le recommandera auprès de ses chefs qu'André sous le nom de guerre : Alias « ZiZi », s'engagera dans la résistance en 1943, dans les Corps Francs, du réseau de résistance VENGEANCE, commandé par le lieutenant colonel Vic Dupont.

Il est alors chargé pour mise à l'épreuve , de distribuer de nuit, des tracts anti-allemand et collaborationnistes, cela assez stressant, car il faut éviter les nombreuses patrouilles ennemies, surveillant le respect des heures du couvre feu.

Le risque était peut-être encore plus grand, à cause d'une certaine police française spéciale en civil, qui se fondait dans la population.

Il participera également à diverses opérations commandées et dangereuses, entre autre, sabotage à l’explosif sur les lignes électriques servant à l’ennemi, sabotage sur le matériel ferroviaire, le tout en compagnie des F.T.P.F., les deux groupes œuvrant ensemble, participation à la constitution de nouveaux groupes de résistants sur la région, avec démonstration d'armes parachutées sur la région, remis en état d'armes de guerre qui avaient été camouflées, lors de la retraite des soldats français en 1940.

 

Étant natif de la région Parisienne, il sera chargé au départ de la Normandie, d’établir des liaisons avec des résistants de l’Ile de France du réseau (M.L.N.) Mouvement de la Libération Nationale.

 

Retour à Paris et arrestation

 

Mais de graves événements et vagues arrestations viendront traquer le réseau régional, et sous ordre de dispersement immédiat, il rejoindra à nouveau paris pour échapper aux poursuites.

Après un certain temps de galère, passé dans la capitale, car par prudence, il ne pouvait être hébergé par sa famille.

Il sera arrêté par la police française, en possession de sa fausse carte d’identité, dans le petit hôtel où il avait trouvé un refuge provisoire. Malgré la brutalité des interrogatoires, les policiers n’en connaîtront pas la provenance, et aucun membre du réseau ne sera inquiété.

Il est incarcéré à la sinistre prison du dépôt de Paris, et transféré ensuite à la prison de la Santé à Paris, où il restera plusieurs mois, y subissant mauvais traitements et privations et c’est dans sa cellule qu’il passera tristement l’anniversaire de ses 20 ans, le 27 juin 1944.

Il sera présent également, lorsque dans la nuit du 30 avril 1944, 7 jeunes résistants capturés les armes à la main, seront fusillés dans la cour d'honneur de la prison de la Santé, et triste honte, cela effectués par des miliciens Français accompagnés de G.M.R. (Garde Mobile de Réserve) et, aussitôt, provenant de toutes les divisions de la prison des centaines de prisonniers ont hurlé leur réprobation, insultant les bourreaux et jurant de venger ces crimes.

 

A cause de sa fausse identité, il est soupçonné d'activité clandestine, mais faute de preuve, après avoir été condamné, il sera libéré, échappant ainsi, à de plus graves suites.

Aussi, il aurait pu rester tranquillement à l'abri chez les amis qui l'ont aidé à se remettre de la fatigue de son internement, mais, avec la fougue de la jeunesse, ne pouvant rejoindre la Normandie, suite aux combats dus au débarquement allier le 6 juin 1944, il va reprendre rapidement contact avec les résistants du M.L.N. « Mouvement de la Libération Nationale » région Parisienne, et poursuivra ainsi son activité résistante.

 

Combats pour la Libération de Paris

 

Ensuite, au cours des combats pour la Libération de Paris en août 1944, dans les F.F.I. « Forces Françaises de l'Intérieur » du Colonel « Rol-Tanguy », il sera par mi les premiers, qui en prenant de très grands risques pour leur vie, vont harceler les éléments allemands circulant dans Paris, et ceux qui en retraite gagnaient les portes Nord Est de la Capitale.

 

Avec son groupe, au Fort de Romainville, il sera également témoin des massacres effectués par vengeance par les soldats SS avant leur départ précipité, sur les derniers patriotes emprisonnés, beaucoup d'hommes et femmes tués à la grenade. Cette terrible vision impressionnera beaucoup de jeunes F.F.I. Présents.

 

Cette participation à la bataille, avec des centaines d'autres combattants, obligera l'ennemi, malgré sa supériorité en armement et ses Panzers, et grâce aussi aux innombrables barricades dressées dans tous les quartiers de Paris, par la population, forcera les Allemands a resté bloqué dans leurs divers points d'appuis, qui seront mis hors de combat, grâce à l'action des chars de la 2éme BD du général Leclerc, arrivés à Paris, dans la soirée du 24 août 1944.

 

Mais l'attention des F.F.I. aurait été encore plus efficace, s'ils avaient reçu les armes qui devaient être parachutées sur les champs de courses parisiens, entre autre bazookas et mortiers légers.

 

André, n'a jamais oublié, que lors de la capture des allemands, pour récupérer leurs armes, ces derniers étaient terrorisés d'être pris par des F.F.I., car on leur avait dit que les résistants étaient des bandits, aussi, étaient-ils très étonnés d'être traité humainement, dans le respect des lois de la guerre, ce que eux même ne respectaient pas puisque lors des combats, la majorité des F.F.I., pris les armes à la main, étaient immédiatement tués, même sans pitié pour les blessés et malgré leur brassard F.F.I.

 

Grièvement blessé

 

Et c'est justement ce 24 août 1944 vers 18 heures qu'il sera très grièvement blessé, car criblé de balles de mitrailleuse, et miraculeusement, il survivra à ses terribles blessures.

 

Bien que souffrant beaucoup, il restera conscient lors des journées des 25 et 26 août 1944, pour entendre la foule Parisienne, fêter et acclamer l'arrivée des soldats français. Malheureusement, ses camarades de combat venant à son chevet, lui apprendrons que ce même 25 août 1944, alors que Paris était libéré, les soldats allemands, en retraite, se vengeaient atrocement en massacrant tous les habitants du joli village de Maillé, à 35 kms de Tours, soit 124 personnes, hommes, femmes et enfants.

 

Il sera décoré de la Médaille de la Résistance Française par décret du 20 novembre 1946 sous le n° 2199

 

Titulaire par la suite :

 

  • La médaille militaire décret du 12 avril 1951

  • La Crois de Chevalier de l'Ordre Nationale du mérite

  • La Croix du combattant volontaire 39/45

  • La médaille des blessés de guerre

  • La médaille des Internés de la Résistance

  • Le titre de reconnaissance de la Nation en témoignage des services rendus pour la France

  • Chevalier de la Légion d' Honneur à titre militaire.

 

 

 

 

Voir les commentaires

Honneur aux Combattants Volontaires de la Résistance

27 Août 2020, 12:07pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Montélimar août 1944

Montélimar août 1944

A tous ceux qui se sont engagés en qualité de combattants volontaires de la Résistance, poursuivant l'ennemi jusqu'en Allemagne et bravant tous les dangers jusqu'à pour nombreux d'entre eux laissant leur vie pour la Patrie.

Une reconnaissance qui malgré leur absence en cette année 2020, dont la plupart se veulent les témoins de ces valeureux combats ne peuvent être oubliés, et ne peuvent-être occultés par des témoignages qui ne seraient avoir la valeur des leurs. De grands Résistants , honneur leur soit rendu en cette journée de la Libération de Valréas .

Le 9 juin 1944, une ordonnance signée par H. Queuille, Ministre d’État fixa le statut des F.F.I. - Forces Françaises de l'Intérieur.

 

A la tête de 3 000 hommes, dont 1 000 sous les ordres du capitaine Reynaud (Alain) le chef départemental de l'Armée Secrète (A.S.) Drôme, le commandant Drouot (Hermine) répartit ses formations :... 8ème Cie – 162 hommes, lieutenant Rigaud 1(Georges)

 

22 août 1944

 

Afin d'éviter la vallée du Rhône, les lourds convois ennemis protégés par leur blindés se replièrent par les voies intérieures, préférant le harcèlement des armes légères F.F.I. Aux meurtriers bombardements de l'aviation alliés...

 

Le commandant De Lassus et son adjoint F.T.P. Le commandant Roger, venant de Saou, se dirigeant vers Puy-St-Martin précédés par une colonne de 25 chars destroyers américains. A 2 kms environ de ce dernier village, des cultivateurs vinrent prévenir qu'une soixantaine d'Allemands s'étaient retranchés dans le village, autour de l'église et du cimetière, avec un canon anti-chars. …..

 

23 août 1944

 

A Salles sous Bois, Jean Barsamina disparu au cours d'une reconnaissance effectuée dans l'après-midi par les F.F.I. Le camion sur lequel il avait pris place fut attaqué et détruit par un char allemand sur la route reliant Grignan à Taulignan.

 

24 août 1944

 

Les éléments de la Wehrmacht continuant leur repli par le R.N. 538 firent de nouvelles victimes en abattant à Buis-les-Baronnies, Marius Bastidon et David Goldeberg, et à Venterol, près de Nyons (Drôme) le sergent chef F.T.P. Charles Ivaldi. Protégés par leurs blindés et leur artillerie légère, les colonnes se retirant par les voies intérieures se battirent avec acharnement contre les Alliés. Sur la route de Taulignan-Valréas le soldat ennemi Lehmaier, fut des 4 heures victime des balles américaines. Il tomba près du pont franchissant le Lez, à 20 mètres à droite de la route D47 et à 50 mètres du jardin de M. Marinier.(...)

 

Le lieutenant Huet rameta une nouvelle fois ses hommes qui effectuèrent depuis Uriage une manœuvre débordante dont le bilan se solda pour les américains à 2 morts, Kiva Fingerhut et Bruce Gilmer qui furent inhumés à Valréas (Vaucluse) et pour les français à 8 morts....

 

25 août 1944

 

Dés le début de la matinée les blindés de la 11e Panzer et les fantassins de la 198e Division se mirent en mouvement et convergèrent vers la Bégude, Bolieu, Marsanne, Cliousclat, Livron. Déployés en éventail sur la rive gauche du Rhône ils tentèrent de s'infiltrer afin de surprendre les éléments de pointe alliés. Mais la réaction fut immédiate, l'aviation Anglo-Américaine, embrasant collines et véhicules, déversa sur les longs convois, le feu et la mort. Bombardés impitoyablement par les appareils de l'artillerie, harcelés par les F.F.I., mitraillés et poursuivis par la chasse aérienne alliée, l'ennemi terrorisé vola bicyclette, automobiles et chevaux pour hâter son repli.

A Chateauneuf du Rhône, un lieutenant français, né à Lyon mais demeurant à Meknes (Maroc), Pierre Soubeirat, 24 ans tomba héroïquement.(...) A Nyons, Raymond Clément fut également frappé à mort quai St-Pierre par des balles allemandes. Suzanne Lombard 21 ans atteinte Place de la République et le jeune Raymond Peron âgé de 8 ans décédé à l'hôpital furent toutes victimes de l'artillerie ennemie. (…)

Bataille de Montélimar août 1944

26 août 1944

 

La 19e Armée Allemande n'ayant toujours pu faire sauter le « bouchon » américain de la Vallée du Rhône, tenta une nouvelle fois une manœuvre débordante. Délaissant le N7, les colonnes attaquèrent par l'est et si quelques éléments réussirent à s'infiltrer à travers les mailles du filet, la progression coûta aux allemands de nombreuses victimes (…)

 

27 août 1944

 

Face aux 7000 hommes et à l'artillerie du général Butler près de 50 000 Allemands bloqués à Montélimar s'employèrent à fond pour briser l'encerclement. De la ville même l'artillerie allemande

déclencha un violent tir, prélude d'une grande offensive. Afin de protéger leurs arrières et entraver la marche de la 3e Division d'Infanterie U.S. Du général O' Daniel ils encombrèrent la route de véhicules et d'engins de toutes sortes qu'ils tassèrent les uns contre les autres. DE sorte que lorsque la 3e D.I.US voulut passer, elle dut dégager la route avec les bulldozers.

 

28 août 1944

 

Dans la région lyonnaise, les F.F.I., concentrés autour de Lyon par le colonel Descour2, harcelèrent une armée allemande qui ne put livrer que des combats de retardement.

 

Source : Témoignage sur le Vercors Joseph La Picirella

 

1 Le général Rigaud est né en 1920 à Saint-Restitut (Drôme). Saint-Cyrien, il fut résistant pendant la Seconde guerre mondiale et participa notamment aux sabotages des lignes ferroviaires et téléphoniques, le 13 août 1944, deux jours avant le débarquement allié en Provence.

2 Marcel Descour (également connu dans la Résistance sous les noms de guerre Cavalier1DautryPérimètre et Bayard2), né à Paris le 6 novembre 1899 et mort à Montbrison-sur-Lez (Drôme) le 2 avril 1995 est un officier général et résistant français.

Commandant dans l'infanterie pendant la bataille de France, il fait partie des forces armées que le régime de Vichy est autorisé à conserver après l'armistice. Il commence très tôt à mener des activités de résistance et est l'un des premiers officiers d'active à passer dans la clandestinité, le 27 novembre 19423. Il prend la tête de l'Organisation de résistance de l'Armée dans la région lyonnaise en 19434.

Marcel Descour devient gouverneur militaire de Lyon à la libération de la ville et est promu général en 1946. Il poursuit sa carrière militaire, notamment comme commandant des forces françaises d'occupation en Autriche en 1946, et plus tard commandant la 1re division blindée dans les forces d'occupation françaises en Allemagne. En 1956, il est nommé de nouveau gouverneur militaire de Lyon. En 1958, il est impliqué dans l'opération Résurrection visant à porter au pouvoir le général de Gaulle. Il est nommé général d'armée en 1959 et quitte le service actif l'année suivante

 

Voir les commentaires

Inauguration de la stèle de la Romezière à Valréas

26 Juin 2020, 10:15am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Stèle de la Romezière - Valréas

Stèle de la Romezière - Valréas

Le 12 juin 1992

 

Déclaration lue par Émile Bouchet, fusillé-rescapé du 12 juin 1944, à l'occasion de la cérémonie d'inauguration de la stèle, quartier de la Romezière à Valréas.

 

Monsieur le représentant du Préfet

Monsieur le représentant du Président du Conseil Général

Monsieur le représentant du Délégué Militaire

Monsieur le représentant du Directeur départemental des Anciens Combattants

Monsieur le Maire Conseiller général du canton1

Messieurs les Maires des environs

Chers compagnons et Amis de la Résistance

 

La ville de Valréas a rendu hommage à la Résistance, aux Résistants et Maquisards tués aux combats, fusillés ou exterminés dans des camps nazis et aux habitants du pays qui ont payés de leur vie l'aide généreuse qu'ils ont apporté à la Résistance.

Cet hommage s'est concrétisé d'une manière plus particulière par la construction de cette stèle érigée à ceux qui combattirent l'ennemi en ce lieu le 12 juin 1944, avant d'^tre fait prisonnier et conduit à Valréas pour y être fusillé.

Au cours du combat, Raymond Carrière fut tué et Lucien Génot Blessé.

 

Liste des F.F.I. (Force Française de l’Intérieur) , qui prirent part au combat :

 

BONNAVENT Jacques – BARTHELEMY Raoul – BUEY Alfred – BIANCHI Umberto – CARRIERE Raymond – CONSTANT Édouard-Roger – DEVES Fernand – DEVES François – GROS Georges – GENOT Lucien – GUINARD Raymond – RENZO Roger – VEYRINC Jean -

 

2 rescapés de la fusillade – COUTTON Joseph – BOUCHET Émile ici présents. Je dois préciser que 5 jeunes F.F.I. réussirent à se camoufler au cours du combat et échappèrent à l'arrestation.

 

Ici et là sont tombés dans un implacable combat ceux et celles qui voulaient retrouver la liberté de parler, d'écrire, de penser et d'agir en citoyen libre d'une nation qui a donné au monde le levain de la démocratie.

 

Les années ont passées et nous voici aujourd'hui fidèles au souvenir, attentifs et recueillis pour ceux qui payèrent de leur vie le prix de notre liberté.

Cette stèle est le complément du monument élevé par les Valréassiens et la municipalité de l'époque route d'Orange, ainsi que le mausolée des fusillés au cimetière Marie-Vierge.

L'inscription sur cette plaque doit permettre à nos enfants, à nos petits-enfants et aux générations futures de garder en mémoire les souffrances et les deuils, mais aussi l'importance et l'efficacité des combats qui ont été menés par les Résistants et les maquisards de notre région dans les années 1943 et 1944.

 

TELLE EST NOTRE MISSION ET NOTRE BUT

 

Je voudrai remercier Mr le Maire Conseiller Général du canton pour l'aide apportée à la création de notre stèle, et également le service technique qui en a assuré la réalisation, ainsi que la participation de l'A.N.AC.R. De Valréas et l'amicale des Résistants du Haut-Comtat.

 

Document détenu par l'association des Familles de Fusillés – Valréas.

 

1Thierry MARIANI, Maire et Conseiller général du canton

Voir les commentaires

Hommage : Il y a 80 ans, 48 tirailleurs sénégalais étaient exécutés par les allemands à Chasselay, dans le Rhône

21 Juin 2020, 10:14am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

L'important du devoir de mémoire et de recherches !

 

Voir les commentaires

La sirène du 12 juin 1944 à Valréas

15 Juin 2020, 17:34pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

12 juin 1945 - Première commémoration devant le Monument aux Morts

12 juin 1945 - Première commémoration devant le Monument aux Morts

Chaque année et lors de la commémoration du souvenir tragique du 12 juin 1944, à 18h00, heure de départ du cortège du Portalon pour se rendre au Mur des fusillés, la sirène fige toute la ville. 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 > >>