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12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

histoire

Valréas, mèmoire d'une période qui s'éteint

29 Avril 2019, 11:48am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

En cette année 2019 , nous célébrerons de multitudes commémorations du souvenir.

75 ans nous sépare de ces engagements de Résistance et de Liberté. Résistance Française, sans oublier la résistance allemande qui fût la première victime  à être condamnée sévèrement.

Liberté d'un pays outragé, liberté des camps de concentration et d'extermination.

A l'heure où nombre de témoignages, d'écrits divers se font ressentir pour commémorer ces années noires, les témoins s'épuisent. Rappelons que pendant des années, rien ne filtrait dans les familles éprouvées par ces engagements de résistance et de déportation, voire de prisonniers de guerre. Il aura fallut attendre la génération des enfants et l'interrogation des petits-enfants sur cette période qui est devenue depuis immuable pour connaître et faire connaître.

Nombreux témoignages ont été recueillis dans des livres retraçant l'engagement des résistants, le refus du Service du Travail Obligatoire (STO), la déportation, comme à Valréas la tragédie du 12 juin 1944, mais combien de témoignages n'ont pas été répertoriés ?

Certes bien des hommes et des femmes ont participé à des actes héroïques, victimes ou témoins de drames monstrueux. Les années passent et on s'aperçoit au fil des temps , des écrits qui sortent au vu de la disparition des acteurs principaux de ces divers faits. Nous avons pu en contrer quelques uns, dont le mensonge ne pouvait nous laisser indifférent et que nous ne pouvions laisser dire. D'autres plus complexes et certainement ingénieux , seront malheureusement incontournables à démentir.

Nous savons maintenant !

D'autres encore s'accaparent l'histoire, leur histoire en oubliant peut-être par mégarde de citer ceux qui étaient proches de toutes ces tragédies. Ceux qui ont continué à se taire, et qui par pudeur n'ont pas voulu témoigner devant un public , dans un livre, mais qui ont fait tout autant ou étaient témoins de scènes affligeantes et inoubliables aux yeux de leur tendre jeunesse .

Nous rentrons dans la période d'une mémoire qui s'éteint, seule la transmission peut se poursuivre par ce que l'on pourrait appeler les « Passeurs de Mémoires » .

Associations qui ont œuvré pendant des années pour perdurer ce souvenir. Associations d'anciens déportés, internés, résistants et patriotes reprises par des associations plus jeunes, le relaie. Celles et ceux qui seront en charges de transmettre ces divers témoignages et documents pour ne pas oublier.

L'écrit reste, les paroles s'en vont, faut-il que ces écrits soient sincères et non entachés de « fautes ».

Michel REBOUL – Président des familles de Fusillés Valréas.  

Le kiosque, place de la mairie où fut rassembler la population valréassienne.

Le kiosque, place de la mairie où fut rassembler la population valréassienne.

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Quand la lecture vous apporte la connaissance !

21 Mars 2019, 15:05pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

17 septembre 1943 - MUTINERIE - Villefranche de Rouergue

17 septembre 1943 - MUTINERIE - Villefranche de Rouergue

C’est en lisant un mes derniers livres, que j’ai pu apprendre encore des faits dramatiques de cette seconde guerre mondiale. Il est vrai qu’il y en a eu tant, que l’on ne peut avoir connaissance de tout.

Ce livre « Les Imprudents » d’Olivier Bertrand, journaliste et auteur documentaires. 75 ans après le massacre du Hameau des Crottes « grottes en provençal » sur la commune de Labastide-de-Virac en Ardèche ,où 16 habitants, hommes, femmes et enfants furent massacrés, seul l’un d’entre eux restera inconnu jusqu’à ce que l’auteur retrouve son identité par des recherches dignes d’un enquêteur de police.

C’est dans ce livre, que je découvre que dans le village de Villefranche-de-Rouergue, des soldats croates mobilisés de force dans les rangs nazis se soulevaient contre leur oppresseur. Dans la nuit du 16 au 17 septembre 1943, les mutins se débarrassent de leurs officiers allemands et prennent le contrôle de la ville. Mais le renfort de troupes nazies fait échouer le soulèvement. Et la répression sera terrible. Les Croates rescapés des combats meurtriers au nombre de 100, seront pour la plupart, capturés, puis torturés avant d’être fusillés et ensevelis dans une fosse à l’entrée de la ville au lieu-dit désormais dénommé « Champ des martyrs croates ».

 

 

Recherches sur Internet :

 

En 1943, des milliers de Croates originaires de Croatie et de Bosnie-Herzégovine sont enrôlés de force dans la 13e division SS de l’armée allemande, alors puissance occupante en Croatie. Dans les rues de Zagreb, tous les hommes nés entre 1917 et 1925 sont arrêtés et convoyés sous bonne garde vers l’Allemagne, pour y être formés avant d’être envoyés sur les théâtres d’opération. 
Parmi ces hommes, près d’un millier est envoyé à Villefranche-de-Rouergue(Aveyron), dans le sud de la France, où les Allemands redoutent un débarquement des troupes alliées. Ils y forment le 13e bataillon de pionniers et sont soumis à des manœuvres d’entraînement. Un ressentiment profond oppose ces soldats mobilisés de force et les officiers allemands chargés de les encadrer, ressentiment qui s’accroît à mesure que se multiplient les mauvais traitements dont ils sont l’objet et qui scandalisent la population villefranchoise, témoin des humiliations et vexations qui leur sont infligées. Le 16 septembre 1943, deux soldats bosniaques parviennent à se procurer des vêtements civils auprès de la population villefranchoise et s’enfuient. Les derniers détails du projet de mutinerie prévu pour le lendemain sont revus.
Le 17 septembre une dizaine de soldats font irruption à l’hôtel moderne où sont installés les officiers allemands. Ils s’emparent des officiers tandis qu’un autre groupe neutralise les sous-officiers logés au collège. Les révoltés tuent cinq officiers allemands, se rendent maîtres de la ville pendant quelques heures. 
Toutefois, un officier allemand parvient à s’échapper et donne l’alerte. Alors qu’ils espèrent la venue de guides censés leur faire gagner le maquis, les mutins se retrouvent bientôt pris au piège dans la ville « libérée », cernés par des troupes nazies arrivées en grand nombre de Rodez et des garnisons alentour. Après une impitoyable chasse à l’homme dans les rues de la ville où les insurgés tentent une percée désespérée, la plupart est soit tuée au combat, soit capturée. Quelques dizaines d’entre eux parviennent, grâce à l’aide de la population villefranchoise solidaire des mutins, à s’échapper, gagnant le maquis. Mais de nombreux mutins de ce 13e bataillon de la 13e Division SS sont faits prisonniers et envoyés en camp de concentration, à Sachsenhausen et Buchenwald, d’où seuls quelques-uns reviennent.

D’autres ont été torturés avant d’être fusillés et ensevelis à l’entrée de la ville au lieu-dit désormais dénommé « Champ des martyrs croates ». 
L’histoire a retenu que l’espace d’une journée, Villefranche fut la première ville « libérée » de la France occupée. Il s’agit aussi de la première rébellion armée au sein d’unités allemandes. On peut noter que presque un an plus tard, Rodez fut le théâtre d’une révolte similaire, celle de soldats soviétiques incorporés de force à l’armée allemande.

Redoutant l’écho dévastateur sur le moral des troupes que la mutinerie de Villefranche-de-Rouergue aurait pu rencontrer, Himmler ordonna personnellement d’étouffer l’affaire. Peine perdue puisque quelques semaines plus tard Radio-Londres diffusa la nouvelle, lui donnant ainsi un retentissement qui déborda largement le cadre régional.

La plupart de ces mutins était originaire de Bosnie-Herzégovine, laquelle à l’époque faisait partie de l’éphémère "Etat indépendant de Croatie", instauré sous tutelle allemande et italienne. Ainsi, selon leur état civil retrouvé dans les archives, figuraient parmi les mutins, des "Croates catholiques" (ou Croates) et des "Croates musulmans" (ou Bosniaques, selon la terminologie actuelle).

Source : https://www.cercleshoah.org/spip.php?article387

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Massacre du hameau des Crottes (Ardèche)

1 Mars 2019, 09:31am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Dimanche 3 mars 2019, commémoration du 75ème anniversaire de la tragédie du hameau des Crottes à Labastide de Virac (Ardèche)

Le 03 mars 1944, une horde de SS tire sur le hameau des Crottes sur la commune de Labastide de Virac en Ardèche , puis l'incendie. Seize personnes dont un inconnu, y compris femmes enfants sont fusillés devant ce hameau. Seul un habitant qui a pu fuir sera le seul rescapé de ce massacre "de l'Oradour de l'Ardèche" comme l'avait nommé dans son allocution du dimanche 10 mars 2014 Jacques MARRON, Maire de Labastide de Virac .

Nous serons présents pour déposer une gerbe au nom de l'association des Familles de Fusillés de Valréas.

Stèle au Hameau de Crottes

Stèle au Hameau de Crottes

Plaque explicative

Plaque explicative

Intervention de Mr Jacques MARRON, Maire de LABASTIDE DE VIRAC (07)

Intervention de Mr Jacques MARRON, Maire de LABASTIDE DE VIRAC (07)

Le Hameau des Crottes

Le Hameau des Crottes

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Le Chant des Partisans

5 Octobre 2018, 16:12pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

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Au nom du souvenir, au nom de l’avenir

2 Septembre 2018, 17:21pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Au nom du souvenir, au nom de l’avenir

Il n'est pas de respect s'il n'est pas de mémoire. 
Il n'est pas de progrès si l'on oublie l'Histoire. 
Car le regret est vain, et vain le souvenir 
Si l'erreur du passé ne sert pas l'avenir. 
Au nom du souvenir, tu penses à ta Patrie. 
Au nom de l'avenir, tu t'engages aujourd'hui. 

Quand tu découvriras, dans les livres d'histoire, 
Des pages glorieuses après des heures noires, 
Tu apprendras comment ta Patrie s'est  formée, 
Comment avec courage en des siècles troublés, 
Elle a forgé son âme, au feu de la souffrance, 
Quand après les conflits, renaissait l'espérance. 

Quand tu rencontreras blessés et mutilés, 
Emouvants survivants de combats acharnés, 
Qui portent dans leur chair toute l'horreur des guerres. 
Jamais tu n'oublieras combien ils ont souffert, 
Combien est lourd le poids de leurs infirmités, 
Et combien on leur doit le plus grand des respects. 

Et quand tu transmettras toi-même le flambeau 
Et que d'autres que toi porteront le drapeau, 
Tu sauras que demain, ta mission accomplie, 
Ils auront dans le coeur, l'amour de la Patrie, 
La flamme de l'espoir, l'esprit de Résistance, 
Alors, par ses parents, rayonnera la France.


 

Paul Athanase

 

 

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Une « libération » ou une occupation éphémère à Valréas du 8 au 12 juin 1944 (?)

22 Juin 2017, 17:31pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Livre du 12 juin 1944 - 53 fusillés à Valréas - 5ème édition
Livre du 12 juin 1944 - 53 fusillés à Valréas - 5ème édition

Livre du 12 juin 1944 - 53 fusillés à Valréas - 5ème édition

Cet article fait suite à une exposition Une libération éphémère - Valréas 8/12 juin 1944" Une exposition en 21 panneaux à découvrir durant tout l'été 2017 dans le nouvel Espace Expo Camille Bompard, Point Information Tourisme, Place Aristide Briand à Valréas (à côté du château de Simiane). Avec le soutien de la Ville de Valréas et l'Office de tourisme communautaire.

Ne remettant pas en cause cette exposition(1), seulement le titre ne nous apparaît pas approprié aux événements de cette période!

 

Il y a 73 ans, Valréas subissait les pires représailles de notre région. La résistance occupée Valréas et par l'ampleur des troupes allemandes venues en nombre, celle-ci ne pu que quitter les barrages mis en place et se replier vers les divers lieux de La Lance. Malheureusement, un groupe de résistants qui occupait le barrage de la route de Baume, ne recevant pas les ordres de replis, fut prisonnier et par la suite fusillé avec d'autres résistants et otages civils. Ce 12 juin 1944, 53 personnes moururent sous les balles de l'ennemi.

Aujourd'hui, l'occupation éphémère de Valréas du 8 au 12 juin 1944, devient une « libération » !

Même, si les guillemets nuance le mot libération, on ne peut se permettre de changer les écrits des anciens résistants qu'ils ont laissés dans le livre du 12 Juin 1944 – 53 fusillés Valréas (voir page (35).

On est loin d'une libération qui a laissé 53 morts à Valréas ! Une population prise en otage sur la place de la Mairie, de nombreuse familles apeurées.

Oui, Valréas fut libérée, mais le 26 août 1944 par la 3ème infanterie américaine conduite par le Commandant Mac Therney de l'U.S. Army.

 

(1) A noter : exposition du Comité des Amis de l'ANACR Valréas

 

 

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