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12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

histoire

Oradour-sur-Glane, un travail de mémoire colossal

10 Juin 2020, 07:53am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Le projet Oradour 1944, un travail unique et inédit

Le projet Oradour 1944 aura mobilisé plus de 80 personnes durant toute une année, et l’on peut considérer aujourd’hui que l’arbre collaboratif de 30 000 personnes qui a été réalisé, ainsi que la reconstitution du parcours de vie de chaque habitant, victimes comme survivants, avec les endroits où ils se trouvaient ce jour fatidique du 10 juin 1944, sont terminés.

Rappelons ce qui s’est passé ce jour-là : le 10 juin 1944, les SS de la division Das Reich, remontant du sud de la France pour aller combattre en Normandie suite au récent débarquement, pénètrent dans Oradour-sur-Glane, petit village proche de Limoges, pour y mener de sanglantes représailles. Ils rassemblent toute la population après avoir sorti de force les habitants de chez eux ou de leur lieu de travail, faisant de même avec les enfants des écoles. Les hommes et les adolescents sont répartis dans plusieurs granges, les femmes et les enfants enfermés dans l’église. Ils sont mitraillés puis achevés un par un, puis les SS incendient les bâtiments avant de brûler, quelques heures plus tard, la totalité du village.

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12 juin 1944 à Valréas, l'ordre de repli...

19 Mai 2020, 15:20pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

12 juin 1944 à Valréas, l'ordre de repli...

12 juin 1944 à Valréas

 

L'ordre de repli et ses conséquences

 

La Résistance plus de 75 ans après

Ne soyons pas partisans d'une seule voix sur les événements qui se sont déroulés à Valréas, lors de cette tragique journée du 12 juin 1944.

Faut-il s'initier aux divers témoignages et documents, sans chercher à comprendre encore plus les événements qui se sont déroulés pendant la seconde Guerre mondiale, où la Résistance par ses groupes diversifiés a su montrer son devoir de libérer la France de son occupant ?

À force de lire depuis des années, d'entendre des témoignages de retrouver d'autres documents, et dont des archives inédites s'ouvrent laissant le doute sur certains textes écrits auxquels nous avons la seule connaissance. Par ces lectures, ces recherches approfondies, on est en droit de se poser des questions sur les différents actes mis en avant lors de cette période tragique de la seconde Guerre mondiale et encore plus sur la Résistance en générale.

Chaque lieu où celle-ci a été engagée, on se doit de comprendre les événements qui par la traîtrise, l'infiltration mais aussi par le « combat » entre maquis des diverses obédiences, dont les partis politiques présents et combattants, ont laissé des troubles, des manques, des oublis plus ou moins voulus !

À Valréas, nous avons depuis plus de 75 ans, cette interrogation sur ce repli qui n'aurait pas été transmis à un groupe de résistant le 12 juin 1944. Malgré certaines suspicions sur un Roger Ferrant ou Ferrautin1, infiltré dans le groupe A.S. (Armée Secrète) rien à ce jour établi qu'il en est l'instigateur. On ne peut s'arrêter sur une accusation, sans que celle-ci soit confirmée par d'autres témoignages révélés. Il est vrai qu'à cette époque, le jugement, bien souvent sans tribunal ne peut que laisser un doute sur l'inculpation.

De nos lectures des divers ouvrages sur la Résistance, nous pouvons observer que des témoignages, des écrits sur cette période jusqu'à présent mis en avant, peuvent nous laisser interrogateur !

Guerre et politique subsistent de se placer dans un conteste qui s'avère susciter des ambitions et de ce fait laissent à penser que même en temps de guerre, la politique se veut maître en la matière, apportant par ces diverses unités de résistants une entente plus ou moins comprise, si ce n'est « combative » pour se positionner après guerre.

La liberté à un prix, bien des victimes en ont fait les frais, combattants ou civils, leurs sacrifices est loin d'une union de paix, mais bien le début d'une rivalité politique.Dans le livre du 12 juin 1944 – 53 fusillés à Valréas, nous pouvons relever, qu'un point spécialement débattu et étudié concerne la non exécution d'un ordre de repli, reçu par L'A.S. (Armée Secrète) le 11 juin, par l'intermédiaire de Pierre Raynaud (alias Capitaine « Alain ») qui arrivait du Vercors par Dieulefit. Il concerne d'autre part l'information communiqué par Don José2 au poste de la route de Baume, indiquant qu'un important dispositif allemand se dirigeait vers Valréas ;

 

 

1 La fiche signalétique de R.C. alias Roger FERRANT ou FERRAUTIN, indique qu'il a été incorporé au Streifkorps Südfrankreich/Div. Brandeburg, c'est à dire au corps d'intervention (ou corps de patrouilles selon le traducteur) du Sud de la France, le 25 juin 1944, c'est à dire au moment ou il était infiltré dans la Résistance.

Cela ne veut pas dire, qu'il s'est enrôlé à cette date dans la Brandebourg. Il y était bien entendu, déjà et n'avait pas besoin d'être présent, car le personnel de la 8ème compagnie y a été versé d'emblée.

Ce Streifkorps était en fait une transformation organique pour mieux adapter les moyens à la lutte contre les résistants. Ni plus, ni moins. Dans mon étude, je ne lui apporte qu'une attention relative.

Est décédé en août 1944 à Les Pilles (Drôme)- Jugement du Tribunal Civil de Versailles en date du 12 avril 1957 – Inscrit le 22 mai 1957.

Information transmise à l'association des familles de fusillés le 26 juin 1992 par Pierre Bonvallet

 

 

2Joseph Eugène ALAZARD alias « Don José » - voir Valréas se souvient page 57

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Entrer en Résistance

3 Février 2020, 17:14pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Entrer en Résistance

La guerre n'était pas le métier des jeunes volontaires qui s'engageaient dans un camp en 1943 et n'avaient aucune expérience des armes, ce qui rendait leur formation complexe, quelques fusils et une poignée de munitions. 

C'est seulement à partir d'août 43, des parachutages anglais livrèrent les premières mitraillettes Stenn et des pistolets à barillets gros calibre, des explosifs et des grenades. A partir de décembre, ils reçurent des fusils anglais, des fusils mitrailleurs , des mortiers légers anglais. Mais bien des maquisards n'eurent de telles armes entre les mains. A Valréas, fusils, stenns (Mitrailles Anglaises), deux fusils mitrailleurs et quelques grenades ainsi que des fusils de chasse étaient loin d'un arsenal de combat contre l'ennemi qui se présentait aux portes de la ville.

Il est évident que tous ces jeunes réfractaires au S.T.O., qui fuyaient le travail obligatoire en Allemagne ne se doutaient pas des conditions auxquelles ils devraient se soumettre en rejoignant le maquis. Une discipline devait s'instaurer, loin d'un camp de scoutisme si au départ on pouvait par les moyens mis en œuvre le comparer tel. On se devait mettre en place au plus vite un règlement et surtout pour la suite compter sur ce regroupement pour engager le combat contre l'envahisseur. Bien de ces jeunes n'avaient suivi une incorporation militaire, pour cause depuis 1940, il n'y avait plus de service militaire.  Les anciens militaires de la Première Guerre mondiale étaient dans ce contexte les bienvenus pour un encadrement militaire. Il est décidé que les maquis ne devront pas dépasser les 30 hommes et n'accepter que des homes se pliants à une discipline militaire.

Bien d'autres réfractaires au S.T.O. seront réfugiés dans des fermes et aideront leurs propriétaires aux différents travaux. Voir Constant Edouard, qui par la suite sera présent au barrage de la route de Baume à Valréas et fera parti des fusillés du 12 juin 1944.

A Valréas et dans sa région, l'activité résistance se développe à partir de 1943. Dès le mois de décembre 1942, en effet, un premier groupe d'une dizaine de patriotes venus des cantons de Valréas, Nyons et Saint-Paul-Trois-Châteaux se réunit autour du Pasteur Bonifa.

Ancien combattant de la guerre 14-18, le Pasteur Bonifa est le maître à penser de ces hommes qui tiennent leur premières réunions chez le Pasteur B. Seignol, à Valréas, et qui se fixent pour première tâche d'aider des juifs pourchassés. Ce premier contact avait pour but de mettre au point une cation effective et organisée de Résistance, en dehors des partis politiques. Ansi naquit l'Organisation du Haut-Comtat avec à sa tête, Amédée Tena.

Un maquis de réfractaires au S.T.O., est organisé au pied de la montagne de La Lance, à la ferme Julliens. Dès le 5 mars 1943, une cinquantaine de jeunes réfractaires y a trouvé refuge.De difficiles problèmes se posent pour ravitailler ces maquis en nourriture, vêtements et armes.

L'A.S. bénéficia bientôt de parachutages (le premier au début de septembre 1943) qui permirent d'améliorer considérablement le fonctionnement des maquis. De leur côté, les Francs-Tireurs-Partisans – Français (F.T.P.F.), très actifs dans la région, avaient créé, eux aussi, un maquis à La Lance, à la ferme Buffet, transformée en bergerie. En avril 1943, à la demande du chef de secteur Tena, ils mettent en commun leurs possibilités. Les moyens de ravitaillement de l'A.S. sont complétés grâce à l'organisation des F.T.P.F. Qui eux, n'ont pas bénéficié de parachutage, ne disposent que de trop rares armes et de trop peu d'argent. A suivre

 

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La chasse aux derniers SS

21 Octobre 2019, 10:23am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Article Le Dauphiné Libéré du 21 10 2019

Article Le Dauphiné Libéré du 21 10 2019

Depuis quelques temps, nous apprenons dans les divers médias, dont le Dauphiné Libéré « La chasse aux derniers SS »

Cette « chasse » tardive ne peut que nous apporter l'amertume d'une histoire tragique de cette seconde guerre mondiale dans laquelle nombre de tortionnaires et en particulier les hauts responsables, donneurs d'ordres sont passés à travers les mailles du filet ou tout simplement écartés d'une condamnation. L’amnistie à jouer un rôle important pour leurs vieux jours.

Afin de poursuivre cette période d'atrocités, tortures, massacres en nombre, quelques « rebuts » de cette société indigne, se voient de passer à la barre d'un Tribunal complaisant pour leur grand âge.

Ont-ils eu des remords, ont-ils pu vivre leur vie sans se souvenir de leurs jeux de « rôles abominables » ? Nous avons déjà certaines de ces réponses en ce qui concerne la tragédie de Valréas et nous ne doutions pas de leur fin de vie à eux , bien douce. Malgré cela l'histoire se répète, nous avons eu aussi nos tortionnaires, d'autres sont à l’œuvre dans certains pays, et la résurgence du fascisme est en cours dans divers territoire, dont le notre, auxquelles certaines langues se tarent une fois encore sur l'humain qui ne saurait être dans la norme.

Dieu créa l'homme (c'est ce que l'on dit) aurait-il eu un moule préféré pour l'avoir créé ?

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Massacre du 12 juin 1944 à Valréas

14 Octobre 2019, 16:20pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Massacre du 12 juin 1944 à Valréas

Comment avons nous pu en venir au massacre du 12 juin 1944 à Valréas ?

 

Dans le livre du 12 juin 1944 – 53 fusillés à Valréas édité en 5 éditions de 1981 à 2001, malgré les échanges de courriers, de réunions entre les rescapés, résistants et responsables civils de cette période, rien a été arrêté concernant l'ordre de repli non parvenu à un groupe F.T.P. Chaque responsable restant sur sa position.

Ce livre est paru après la « controverse » d'un témoignage paru dans le livre de Paul Dreyfus « Histoires extraordinaires de la Résistance » entre le commandant A.S. et le commandant F.T.P.

est longuement discuté.

Dans ce livre en pages 281- 282 il est dit : « … En fin d'après-midi arrive de Vichy, à moto, un colonel connu sous le pseudonyme de '' Don José ''. Il a appris que les Allemands s'apprêtent à attaquer Valréas et, étant originaire de la région, a foncé jusqu'à '' l'enclave des papes'', pour prévenir ses amis de la Résistance.

 

Dans la nuit ceux-ci commencent à déménager une partie du matériel, des munitions, des provisions, qu'ils emportent à Bouvières, à 649 mètres d'altitude, dans la haute vallée du Roubion.

Mais voici qu'arrive un groupe de F.T.P., commandé par le Lieutenant ''Émile'' (?) et par un certain ''Roger » », de son vrai nom Roger Chaifre (Chaiffre). Ils sont hostiles à toute idée de repli. Ils estiment qu'il faut défendre coûte que coûte, Valréas.

Une discussion acharnée les oppose aux chefs de l'Armée Secrète qui prêchent la prudence. » --La suite malheureusement est connue.

 

Dans le livre du 12 juin 1944 – 53 fusillés à Valréas, nous pouvons relever, qu'un point spécialement débattu et étudié concerne la non exécution d'un ordre de repli (qui ne semble à cette époque n'avoir jamais été expliqué à la population Valréassienne *), reçu par L'A.S. (Armée Secrète) le 11 juin, par l'intermédiaire de Pierre Raynaud (alias Capitaine « Alain ») arrivant du Vercors par Dieulefit. Il concerne d'autre part l'information communiqué par Don José au poste de la route de Baume, indiquant qu'un important dispositif allemand se dirigeait vers Valréas ;

On note à la page 56 « Livre du 12 juin 1944 » : ...Louis Bazzini raconte les faits qui se sont déroulés en sa présence : le commandant de l'A.S. était prêt à donner l'ordre de repli dans la nuit mais les commandants F.T.P. s'y opposèrent en disant « si vous décrochez, nous, nous restons ». Georges Bonnefoy, également présent comme agent motocycliste, confirme. Après ces deux témoignages que personne ne discute, il semble que la chose soit comme véridique .

A ce moment de la réunion, cependant André Monnier récuse la qualité de chef des F.T.P. à Chaiffre et dit qu'il était seul responsable politique à ce moment-là. Louis Bazzini lui répond qu'il ne se souvenait pas de l'avoir vu* à cette réunion. On est donc à nouveau dans l'impasse.

 

  • A ce jour nous ne sommes toujours pas en mesure d'en apporter des éléments autres que ceux qui ont été échangés entre les divers participants à cette journée du 12 juin, qu'ils soient des représentants « militaires-résistants » ou chefs responsables civils.

  • Nous sommes à même de nous poser la question : Qui représentait les chefs militaires FTP, si ce n'est Chaiffre  , alors que dans les pages 55/56/57 du livre du 12 juin 1944, on note sa présence ?

 

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Si aujourd'hui, l'histoire du 12 juin 1944, m'était contée.

29 Août 2019, 13:44pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

5 éditions de 1981 à 2001 augmentées de témoignages - 3.000 exemplaires vendus

5 éditions de 1981 à 2001 augmentées de témoignages - 3.000 exemplaires vendus

Le massacre aurait-il pu être évité ?

 

Bien évidemment cela n'enlèverait loin de là, la disparition de nos 53 martyrs, 27 résistants et 26 otages fusillés. Cela n'enlèverait pas non plus les témoignages des rescapés et témoins de ce drame. Malgré tout, bien des « erreurs commises », par la suite reconnues ou pas, nous montre aujourd'hui, par les divers chercheurs, historiens au vu des archives qui s'ouvrent d'autres visions des faits.

Dans certains témoignages il est confondu l'appartenance des unités de l'armée allemande intervenant dans les divers secteurs.

Il est évident, que le témoin n'avait pas l'expérience de reconnaître tel ou tel uniforme surtout étranger. A Valréas, on parlait des SS , qui plus est par la suite et ce grâce aux échanges d'informations transmises par Karl Heidinger historien allemand à notre association, il nous a été possible de connaître la présence des diverses unités au vu d' archives allemandes.

 

Ces crimes, dont les acteurs de la 8ème Brandebourg étaient présents à Valréas, lors des séances du Tribunal Militaire de Marseille, n'ont à ce jour trouvé un responsable. Pourtant si on relate l'action de cette 8ème Compagnie Brandebourg dans le Vaucluse, bien des actes meurtriers, de barbaries, leur ont été attribués.

Une exception à Valréas ? Le doute nous est permis !

 

Un témoin essentiel de cette tuerie aurait pu être entendu, Jeanine TALMON, infirmière en chef de la Croix-Rouge Française, présente devant le mur, actuellement mur des fusillés, qui avait entamé une discussion avec un officier allemand.

 

Extrait du témoignage de Jeannine TALMON : … « Je suis revenue vers les Allemands et ai entrepris de discuter avec un grand lieutenant qui parlait assez bien le français. J'appris alors, ce que beaucoup de Valréassiens n'ont jamais su, les corps devaient être ramassés sur des camions amenés là exprès par les Allemands, menés en campagne et incinérés. Je ne peux vous dire toutes mes pensées, toutes mes angoisses.

J'ai entrepris alors une lutte d'adresse et de mensonges qui a duré près de deux heures. La chance m'a favorisée, car le lieutenant allemand était un frontalier voisin de Belfort (où j'habitais avant la guerre). Connaissant bien le régiment (188e d'artillerie) où mon mari était capitaine. »

 

Occupation de Valréas par la Résistance décidée, mais loin d'être efficace, si ce n'est de l'inconscience d'un certain haut commandement, sachant que les « troupes de résistants » non loin d'être des centaines d'hommes, mais quelques vétérans de la première guerre mondiale, des résistants venant d'autres lieux « appuyés » par des jeunes réfractaires au S.T.O.

Malgré, l'avertissement d'un autre officier, le Commandant Joseph ALAZARD, alias « Don José » : «... le 11 juin au soir, il renseignait lui-même, devant plusieurs témoins à un poste avancé, et sous le feu de l'aviation allemande qui devait se produire le lendemain. Il conseillait une manœuvre en retraite vers le maquis, quitte à faire par la suite un retour offensif. .. » , le repli n'a pas été donné assez vite pour éviter toute confrontation avec l'ennemi.

Un des barrages ne le recevant pas, nous en connaissons la suite, comme nous connaissons l'arrestation d'autres résistants en fuite ainsi que des otages civils.

Puis cette inconscience d'un « officier » Capitaine par la suite lors de divers combats, André Roger CHAIFFRE1, envoyé par le Parti Communiste Français de Marseille pour prendre le commandement des F.T.P.F. Même si sa venue par les FTPF de Valréas est contestée, il a bien était dans l’État Major du Capitaine ALAIN..... et devint par la suite l'officier en second du Colonel LEGRAND au commandement de la Drôme.

De cette occupation éphémère, du 8 au 12 juin 1944, deux avions de reconnaissance allemands survolés la région, fallait-il comprendre que les troupes allemandes en retrait étaient prêtes à intervenir au moindre accrochage. Sans repli, comme il avait été décidé, les risques étaient majeurs.

André CHAIFFRE, alias « Roger », se trouvant sur un barrage n'a trouvé de mieux lors du passage des avions, de prendre un fusil mitrailleur et de leur tirer dessus. Fort heureusement sans les atteindre, contrairement au déclaration du capitaine Alain dans un de ses témoignages (le grossissement des actes étant dans chaque engagement militaire bien connu).

Mais cet acte, aurait déclenché le mécontentement de certains officiers allemands décidant de prendre en otage la ville de Valréas.

 

Aujourd'hui, cet acte de résistance peut-être perçu comme irréfléchi !

 

Puis vint la Libération, scènes de liesses populaires à l'arrivée des forces américaines,

des défilés de résistants paradant dans les rues des villes et villages libérés, cérémonies patriotiques puis cette vulgaire tonte des « collaboratrices » devant un « Tribunal civil » d'un Comité de Libération, actes contestés en haut lieu de la Résistance.

 

Une autre histoire de cette journée du 12 juin 1944 à Valréas ?

Sérieusement non, mais une tout autre approche de l'auteur, qui plus est 75 ans après découvre d'autres documents et même d'autres témoignages qui auraient pu être inscrits dans le livre du « 12 juin 1944 – 53 fusillés à Valréas » dont 5 éditions ont été publiées depuis 1981 à 2001, augmentées de témoignages.


 


 

1CHAIFFRE André dit Roger né le 8 juillet 1909 à Rougement (H-Rhin) *

Grade commandant à titre fictif

Deux blessures par balles :

jambe gauche 23.11.1939

bras gauche 05.1944

 

Officier courageux, énergique et plein d'allant – résistant de toute première heure – Découvert par la Gestapo est arrêté en novembre 1942 alors qu'il se trouvait dans le département des Bouches-du-Rhône – est transféré à Toulouse d'où il s'évade en même temps que le général de Lattre de Tassigny et le colonel Saint-Sauveur (dit CONSTANS) – Le Cdt Chaiffre a été un organisateur de la résistance dans la Région d'Aix-en-Provence.

Le 22 -12-1943 est arrêté de nouveau et condamné, mais la prison où il se trouvait est attaquée par les patriotes. Il profite de cette occasion et s'évade avec 17 camarades.

En 1944 organise les maquis de la région de Valréas, prends part à toutes les actions dans le Sud Drôme où il se distingue au cours de l'attaque de Valréas.

En juin 1944, est nommé adjoint au chef départemental F.F.I.

 

* Erreur : né le 8 juillet 1909 à Rougemont-le-Château (Territoire de Belfort) / acte de mariage

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Collaboration : Ils ont pactisé avec le diable

21 Août 2019, 14:07pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

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Le chant des Partisans

14 Mai 2019, 12:59pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Le chant des Partisans

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines? 
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu´on enchaîne? 
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c´est l´alarme. 
Ce soir l´ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes. 

 

Montez de la mine, descendez des collines, camarades! 
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.

Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite! 
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite... 
C´est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères. 
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère. 
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves. 
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève... 

Ici chacun sait ce qu´il veut, ce qu´il fait quand il passe. 
Ami, si tu tombes un ami sort de l´ombre à ta place. 
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes. 
Chantez, compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute... 

 

 

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La Police française, précieuse alliée du IIIe Reich

4 Mai 2019, 09:19am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

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