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12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

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« Ce cœur qui haïssait la guerre… »

30 Mai 2013, 15:34pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Ce cœur qui haïssait la guerre voilà qu’il bat pour le combat et la bataille !
Ce cœur qui ne battait qu’au rythme des marées, à celui des saisons, à celui des heures du jour et de la nuit,
Voilà qu’il se gonfle et qu’il envoie dans les veines un sang brûlant de salpêtre et de haine.
Et qu’il mène un tel bruit dans la cervelle que les oreilles en sifflent,
Et qu’il n’est pas possible que ce bruit ne se répande pas dans la ville et la campagne,
Comme le son d’une cloche appelant à l’émeute et au combat.
Écoutez, je l’entends qui me revient renvoyé par les échos.
Mais non, c’est le bruit d’autres cœurs, de millions d’autres cœurs battant comme le mien à travers la France.
Ils battent au même rythme pour la même besogne tous ces cœurs,
Leur bruit est celui de la mer à l’assaut des falaises
Et tout ce sang porte dans des millions de cervelles un même mot d’ordre :
Révolte contre Hitler et mort à ses partisans !
Pourtant ce cœur haïssait la guerre et battait au rythme des saisons,
Mais un seul mot : Liberté a suffi à réveiller les vieilles colères
Et des millions de Français se préparent dans l’ombre à la besogne que l’aube proche leur imposera.
Car ces cœurs qui haïssaient la guerre battaient pour la liberté au rythme même des saisons et des marées,
du jour et de la nuit.

Robert Desnos, 1943

  

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Docteur Didier DELAUNAY

18 Février 2013, 11:20am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Didier DELAUNAYDocteur Didier DELAUNAY

Ancien combattant de la guerre 1914-1918, chevalier de la Légion d'honneur, directeur de l’hôpital de Bayonne.
Mobilisé en septembre 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale, il est démobilisé en décembre 1939 ; il a alors quarante-quatre ans et , il habite avec sa famille à Anglet où il exerce les fonctions de secrétaire de l'union départementale des syndicats chrétiens (CFTC).
Affecté par la défaite de la France et la signature de l’armistice avec l’Allemagne en juin 1940, il rallie la Résistance, notamment avec Jean Poulhazan (qui sera maire de Bayonne à la Libération) et apporte son aide aux Juifs qu’il connaît.
En septembre 1941, les autorités ayant eu vent de ses activités, il doit quitter Bayonne, qui se trouve en zone occupée.

Après avoir franchi la ligne de démarcation, il s’installe en zone libre, à Valréas, petite commune du Vaucluse, et devient le directeur de l'hôpital  local. 
Il se sert de sa position pour cacher des réfugiés.

Il se sert de sa position pour cacher des réfugiés.

Didier Delaunay* écrit à un certain nombre de ses amis et connaissances juifs à Bayonne et leur propose de venir s’abriter dans son établissement.
Il sauve ainsi plusieurs familles et notamment M. Léon et ses deux filles, Madeleine et Aude. M. Léon était professeur de philosophie au lycée de Bayonne. Malvoyant, il est totalement dépendant de ses filles.
En réponse à l’invitation du directeur, ils arrivent tous les trois en septembre 1942 à l’hôpital de Valréas, munis de faux papiers et de cartes d’alimentation.

Didier Delaunay* fit également admettre Georges Epchtein, vingt ans, qui s'était enfui de Biarritz. Le jeune homme avait fait la connaissance de Didier Delaunay* par l’intermédiaire de son fils Jacques Delaunay, camarade de classe qui est resté son ami. 
Hospitalisé à l’hôpital de Valréas, il survivra à l’Occupation.

Madame Kaminker, elle aussi trouve refuge à l’hôpital avec ses jeunes enfants (dont Simone Signoret la plus célèbre de ses filles) où elle est engagée en qualité d’aide-blanchisseuse.

 

Source : http://www.ajpn.org/juste-Didier-Delaunay-848.html

 

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A.R.A.C. et Victimes de Guerre

21 Novembre 2012, 14:19pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

ARAC0001

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