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12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

documents

Valréas, des volontaires pour participer à la libération des Alpes

24 Mai 2019, 15:33pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Document famille Marcel Constant / Reboul

Document famille Marcel Constant / Reboul

 

Après la fusillade des 53 martyrs de Valréas, certains, je dis bien certains se sont portés volontaires pour « chasser » l'ennemie hors de France. Ils étaient peu à Valréas, moins nombreux que lors de l'occupation, mais parmi eux, Émile Bouchet, fusillé-rescapé du 12 juin 1944 en faisait parti !

  • En 1944, trois bataillons de FFI reconstituent le 159e RIA au sein de la27e DIA.

A Valréas, nous pouvons compter parmi ses volontaires : Émile Bouchet, les frères Chaix, Louis Barthe, Marcel Constant.

Au début de septembre, le colonel Descour, chef de la résistance dans le région Rhône-Alpes, décide de grouper ses FFI dans une seule et grande unité et les envoyer sur la frontière alpine. Le 7 septembre, le général de Latrre-de-Tassigny accepte cette proposition, voyant l'avantage qu'il peut tirer de cet afflux d'hommes pour tenir durant l'hiver le flanc droit de la 1er armée française et de la vallée du Rhône. Le 17 novembre, la 27ème division alpine alpine est officiellement recrée. Placée sous le commandement du général Valette d'Osia, puis le 11 janvier 1945 sous celui du général Molle , elle se compose des 5e et 7e DBCA, du 159e RIA et des diverses unités non endivisionnées. Toutes ces unités sont créées avec des effectifs FFI

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Nous avions notre imprimerie clandestine à Valréas .

6 Avril 2019, 17:38pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Amédée Tena, résistant de la première heure, met sur pied dès décembre 1942 une organisation de résistance du Haut Comtat et du Nyonnais, créée hors partis politiques et coiffant des comités locaux à Valréas, Montségur, Taulignan et Le Pègue. La première réunion a lieu sous la présidence du pasteur Seignol. Une dizaine d'hommes y assistent venant des cantons de Saint-Paul-Trois-Chateaux, Valréas et Nyons, tous participant à l'aide aux juifs.
Une imprimerie clandestine installée à Valréas fournira de faux papiers est de fausses cartes d'alimentation aux persécutés.

Dans le secteur de Valréas, un groupe de l'Armée Secrète est constitué à l’initiative du pasteur Bonifas. Les réunions clandestines ont lieu chez le pasteur Seignol[1] : y participent Amédée Tena, industriel à Montségur-sur-Lauzon, Georges Guibal, le docteur Quet, Louis d’Isernia, imprimeur à Valréas, Louis Clarice, Robert Vigne, notamment.Ils organisent le passage à la clandestinité des réfractaires au STO. Louis d’Isernia imprime clandestinement (malgré le rationnement de l’encre et du papier) des tracts, puis de fausses cartes d’identité pour des familles juives réfugiées dans le nord-Vaucluse et dans la Drôme. Plus tard, après la Libération,Amédée Tena dira « nous avions notre imprimerie clandestine à Valréas » et « ces fausses cartes étaient plus vraies que nature ». Il faut souligner l’engagement de la communauté protestante dans l’aide apportée aux Juifs pourchassés par l’État français.

En février 1943, le groupe adhère à l’Armée Secrète (AS) par l’intermédiaire du capitaine Descours. Le chef de secteur est Amédée Tena.
Il participe à la création d’un maquis à la montagne de la Lance, puis propose un rapprochement avec les maquis organisés par les FTPF à la Lance également.
L’AS reçut ses 1ers parachutages en septembre 1943 ce qui permit d’améliorer les conditions de vie des réfractaires.
Les fonds étaient centralisés chez Andrée Chambon[2] (employée à la coopérative Charasse), les armes stockées chez Gabriel Gilles à Montségur.

 

 

[1]             Pasteur Seignol alias « Franck » ; Notes du discours prononcé par FRANCK (1) à la journée de la Libération de VALRÉAS – Livre : Valréas se souvient – Recueil de témoignages et documents

[2]             Mademoiselle Andrée Chambon née le 22 septembre 1901. Elle servit la Résistance en accueillant les hommes de l'armée secrète des montagnes de la région nyonsaise qui avaient un code convenu pour se faire ouvrir la porte. Elle les restaurait et leur procurait ravitaillement par l'intermédiaire des fournisseurs valréassiens ; bouchers, épiciers, boulangers favorables à la Résistance. Elle était indicatrice des mouvements de la Gestapo favorisant ainsi la fuite de certaines personnes menacées. Enfin et surtout elle avait organisé chez elle une infirmerie où elle hébergeait les résistants malades que le docteur Gluge, Juif et résistant lui-même, visitait journellement. Le 12 juin 1944, désignée comme infirmière, elle est partie avec les résistants. Stoppée avec tous les autres sur la route de Nyons, arrêtée et ramenés au Monument à l'hôtel Thomassin, surveillée par un soldat allemand, l'arme au poing, elle a assisté atterré et impuissante à la fusillade. Au bout d'un certain temps, qu'elle ne peut définir, elle s'est rendu compte que les Allemands étaient partis en l'oubliant volontairement ou involontairement. Elle n'a jamais su. – Livre : Valréas se souvient – Recueil de témoignages et documents

 

Nous avions notre imprimerie clandestine à Valréas .

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Concours national de la résistance et de la déportation 2018

8 Février 2018, 16:01pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Livre en vente à l'O.T. de Valréas et auprès de l'association

Livre en vente à l'O.T. de Valréas et auprès de l'association

Concours national de la résistance et de la déportation 2018 le thème est "S'engager pour libérer la France".

S’engager pour libérer la France, c’est rejoindre la France libre qui poursuit le combat aux côtés des Alliés. C’est intégrer les unités des Forces françaises libres, sur tous les théâtres d’opération. C’est parallèlement agir en France même, individuellement puis collectivement, de manière de plus en plus structurée et organisée. C’est répondre à l’occupant allemand et à l’État français sur tous les terrains, de la presse clandestine à la lutte armée, en passant par le sauvetage ou le renseignement. C’est soutenir la France combattante qui rassemble par étapes l’ensemble des hommes et des femmes qui luttent pour le retour de la liberté. Quelques pages du livre Valréas se souvient – Recueil de témoignages et documents.

Résumé

(Sur les événements du 12 juin 1944 à Valréas) Au 6 juin 1944 les Alliés débarquèrent en Normandie. De Londres arriva l’ordre d’un soulèvement général en France. Deux jours après, un groupe de résistants entra dans Valréas. Le but principal de l’occupation de Valréas et d’autres lieux de la vallée du Rhône était de couvrir la mobilisation générale et le soulèvement général dans la zone Est montagneuse du département en créant un point de fixation pour les forces d’occupation. Le chef régional de l’armée secrète (A.S.) le commandant « Alain » (Pierre Reynaud) délégua le commandement militaire sur Valréas au lieutenant « Georges » (Pierre Rigaud). L’autorité civile était exercée par Marius Gras et Louis Clarice, responsable de l’A.S. pour Valréas et environ. Une rivalité existait entre les forces gaullistes, l’A.S. et la Résistance communiste FTPF. Les résistants prirent possession de la poste, la mairie et s’emparèrent des armes de la gendarmerie. Les lignes téléphoniques furent coupées, les collaborateurs et les miliciens, arrêtés. Des barricades furent dressées autour de Valréas en vue de résister. Dans un élan général, beaucoup de jeunes gens de Valréas se joignent aux résistants.La possibilité d’un repli en cas d’attaque allemande fut envisagée. Mais « Roger » (André Chaiffre)1 lieutenant de la FTPF, se prononce contre l’idée d’un repli et veut engager le combat avec son groupe. 1 Au 12 juin, les Allemands attaquent et un ordre de repli est donné aux groupes de résistants. Cet ordre de repli n’est jamais parvenu aux deux groupes des FTPF, installés à la barricade de la route de Baume

Andrée Chambon

Mademoiselle Andrée Chambon née le 22 septembre 1901 Elle servit la Résistance en accueillant les hommes de l'armée secrète des montagnes de la région nyonsaise qui avaient un code convenu pour se faire ouvrir la porte. Elle les restaurait et leur procu - rait ravitaillement par l'intermédiaire des fournisseurs valréassiens ; bouchers, épiciers, boulangers favorables à la Résistance. Elle était indicatrice des mouvements de la Gestapo favorisant ainsi la fuite de certaines personnes menacées. Enfin et surtout elle avait organisé chez elle une infirmerie où elle hébergeait les résis- tants malades que le docteur Gluge, Juif et résistant lui-même, visitait journellement.

Le 12 juin 1944, désignée comme infirmière, elle est partie avec les résistants. Stoppée avec tous les autres sur la route de Nyons, arrêtée et ramenés au Monument à l'hôtel Thomassin, surveillée par un soldat allemand, l'arme au poing, elle a assisté atterré et impuissante à la fusillade. Au bout d'un cer- tain temps, qu'elle ne peut définir, elle s'est rendu compte que les Allemands étaient partis en l'ou- bliant volontairement ou involontairement. Elle n'a jamais su. Joseph Eugène Alazard alias « Don José » Rapport justificatif Je soussigné, Monsieur Seignol Paul, connu du Haut Commandement Inter-allié sous le nom de FRANCK, certifie que le Commandant Aviateur Alazard Joseph Eugène, alias don JOSÉ, a été un résistant depuis le 1er janvier 1943 jusqu'à la libération du Territoire. 1°/ - en collaboration étroite avec MM. Gras Marius, Clarice, le Dr. Quet, Guibal, il a été le fonda - teur de résistance de Valréas (Vaucluse). À ce titre, il a contribué à la mise sur pied de l'action dans la région, a établi un plan des destructions des axes routiers et une doctrine d'action de la guerre dans le maquis. À ce moment-là, don José est entré dans le réseau du colonel Roger, collaborateur d'Alfred des F.F.C.

                                           Joseph Eugène Alazard alias « Don José »

Rapport justificatif

Je soussigné, Monsieur Seignol Paul, connu du Haut Commandement Inter-allié sous le nom de FRANCK, certifie que le Commandant Aviateur Alazard Joseph Eugène, alias don JOSÉ, a été un résistant depuis le 1er janvier 1943 jusqu'à la libération du Territoire. 1°/ - en collaboration étroite avec MM. Gras Marius, Clarice, le Dr. Quet, Guibal, il a été le fonda - teur de résistance de Valréas (Vaucluse). À ce titre, il a contribué à la mise sur pied de l'action dans la région, a établi un plan des destructions des axes routiers et une doctrine d'action de la guerre dans le maquis. À ce moment-là, don José est entré dans le réseau du colonel Roger, collaborateur d'Alfred des F.F.C. 2°/ - en mai 1943, je lui ai donné l'ordre d'accepter d'entrer au secrétariat général de l'aviation, Cabi- net du Ministre, afin qu'il puisse nous renseigner. Il a exécuté cet ordre et a consenti à endosser l'éti- quette de « Vichyssiste » pour servir encore et toujours la Résistance, sur l'ordre du général Vernon et du colonel Laurent, Chef du 2° bureau actuellement à Paris, ministre de la guerre, ainsi que du commandant Descours, Gouverneur Militaire de Lyon. À ce titre, il a renseigné, soit lui-même, soit par des agents de liaison (Mrs Bazini de Montségur (Drôme) Oved de Buis Les Baronnies, Fran- çoise Tena de Montségur etc.) sur les agissements allemands et des fonctionnaires de Vichy. Il a réussi en particulier, à fournir la liste complète et nominative des chefs miliciens départementaux et régionaux ainsi que leurs adresses, liste que la B.B.C. a diffusée dans ses émissions de l'hiver 1943 – 1944. 4°/ - dénoncé fin mai 1944 comme collaborateur au plénipotentiaire allemand de la Luftwaffe à Vi- chy par le Ministre de l'Air Général Monniot il n'a dû son salut qu'à la fuite. À ce moment, le C.N.R., informé par le professeur Schmitt de ce changement de situation, don José est nommé par la délégation du C.N.R. à Genève et après accord d’Alger, comme Chef Militaire du département de l'Ardèche. L'ordre a été transmis par Soulier dit Suffren par message chiffré et quelques jours après, confirmé à un des membres du C.N.R. venu de Paris à Genève. Cet ordre n'est jamais parvenu à don José. Mais il s'est immédiatement rendu utile lors de l'attaque de Valréas, par les groupes allemands de répression le 12 juin. En effet, le 11 juin au soir, il renseignait lui-même, devant plusieurs témoins à un poste avancé, et sous le feu de l'aviation allemande qui devait se produire le lendemain. Il conseillait une manœuvre en retraite vers le maquis, quitte à faire par la suite un retour offensif. Bloqué par les Allemands, le 12 juin, il devait se cacher pendant 15 jours avant de revenir à Valréas, reprendre la liaison avec le Comité de Résistance. 5°/ - début août, don José assistait à la réunion plénière du comité de Résistance de Valréas à la Roche St Secret où était élaboré le plan de prise de possession du centre, dés la libération et donnait son avis sur les modalités d'exécution de ce plan. Par la suite, il a participé avec les troupes américaines à la bataille dans le quadrilatère, Bollène/Nyons/Dieulefit/Montélimar, et la population est unanime à reconnaître que c'est à sa connaissance du pays et de la langue anglaise aussi bien qu'à son action que l'on doit d'abord la rapide fuite allemande dans la région. Don José était, en effet, le 25 août en liaison avec le capitaine Brauer, de l'observatoire d'artillerie de la division américaine d'attaque au nord de Montbrison sur Lez (Drôme) à 400 mètres des Allemands, qui tenaient le pont au Jas.

Je certifie, en conséquence, que le Commandant Alazard Joseph alias don José est un véritable ré - sistant et qu'à ce titre, il a droit à tous les égards, comme à tous les honneurs civils ou militaires. Le grade de Lieutenant-colonel serait bien mérité. D'ailleurs, le Comité de libération de Valréas s'ho- nore de le compter parmi ses membres et son nom a été homologué comme tel par le Comité dépar - temental de la Drôme et celui du Vaucluse. De plus, il a été désigné par l'arrondissement et le Comité départemental pour être juge à la Cour de justice du Vaucluse où il a siégé. Il est regrettable que ses fonctions à Marseille l'empêchent désormais de siéger parmi nous. En foi de quoi nous avons signé la présente attestation.

M. Gras Président du Comité de Libération de Valréas

M. Seignol Docteur   Quet Mr Guibal  Maire de Valréas

L'activité des Paysans pendant la période du Maquis

N'oublions pas tous ces paysans qui ont ravitaillé les divers maquis, pendant cette période de l'occu - pation allemande. Ils hébergeaient et nourrissaient tous ces jeunes réfractaires du service du travail obligatoire (STO) en prenant des risques considérables pour leur famille et eux-mêmes.

Marius Monnier de la Côte, faisait partie de ces nombreux paysans courageux. Je soussigné Amédée Tena, né le 13 août 1908, à Montségur-sur-Lauzon (Drôme), ex-chef du Sec- teur « Sud Drôme » de la Résistance Mouvement A.S., expose et atteste ce qui suit : dans mon secteur « Sud Drôme » le mouvement est parti de Valréas et du « Comité directeur » clandestin mis en place par moi-même, dés le début de 1943. Dans ce comité, M. Groener Jacques était responsable du ravitaillement de nos maquis (Lance, Estelon, Sainte Jalle – 50 réfractaires le 5 mars jusqu'à 245 fin 43). Il a lui même prospecté les fermes de la région et créé des centres de ramassage : à Saint Paul Trois Châteaux chez Sourdon, à Valréas chez Monnier, à Taulignan chez Gras Louis (arrêté avec sa femme le 20 janvier 1944, mort en déportation) J'affirme par ce nouveau certificat que Monnier Marius est resté un membre actif et militant de la Résistance depuis le début de 1943 en collectant du ravitaillement (y joignant sa large part gratuite- ment) et en hébergeant des réfractaires. Il convoyait lui-même ce ravitaillement toutes les semaines avec son cheval et sa jardinière jusque chez notre ami Louis Gras de Taulignan, qui lui-même la nuit l'acheminait vers les maquis (...)

La Bienveillance à Valréas

La résistance silencieuse en faveur des persécutés et particulièrement des enfants. Début 1943, Valréas accueillait de nombreuses familles Juives entre autre la famille Kaminker, la mère et ses trois enfants dont la fille sous le nom bien connu par la suite Simone Signoret. Le Vau - cluse a été un des départements à recevoir un nombre important de Juifs. Dans son livre « la persé- cution contrariée » Jean-Pierre Kaminker , cite cette phrase: « J'entends aussi rendre un hommage à la bienveillance, avec laquelle furent accueillies et abritées à Valréas certaines personnes, pour qui les circonstances rendaient cette bienveillance indispensable.....aucune hostilité »Docteur Didier Delaunay (il a été élevé à la dignité de juste par l'institut israélien Yad Yachem à titre posthume en 1994. Ancien combattant de la guerre 1914-1918, chevalier de la Légion d'honneur, directeur de l’hôpital de Bayonne. Mobilisé en septembre 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale, il est démobili - sé en décembre 1939 ; Il a alors quarante-quatre ans et, il habite avec sa famille à Anglet où il exerce les fonctions de secrétaire de l'union départementale des syndicats chrétiens (CFTC). Affecté par la défaite de la France et la signature de l’armistice avec l’Allemagne en juin 1940, il rallie la Résistance, notamment avec Jean Poulhazan (qui sera maire de Bayonne à la Libération) et apporte son aide aux Juifs qu’il connaît. En septembre 1941, les autorités ayant eu vent de ses activités, il doit quitter Bayonne, qui se trouve en zone occupée. Après avoir franchi la ligne de démarcation, il s’installe en zone libre, à Valréas, petite commune du Vaucluse, et devient le directeur de l'hôpi- tal local. Il se sert de sa position pour cacher des réfugiés. Il écrit à un certain nombre de ses amis et connaissances juifs à Bayonne et leur propose de venir s’abriter dans son établissement. Il sauve ainsi plusieurs familles et notamment M. Léon et ses deux filles, Madeleine et Aude. M. Léon était professeur de philosophie au lycée de Bayonne. Malvoyant, il est totalement dépendant de ses filles. En réponse à l’invitation du directeur, ils arrivent tous les trois en septembre 1942 à l’hôpital de Valréas, munis de faux papiers et de cartes d’alimentation. Il fit également admettre Georges Epch- tein, vingt ans, qui s'était enfui de Biarritz.

1 C'est sur le terrain même que quelques-uns des acteurs, qui ont connu André Chaiffre ("Roger"), ont remarqué certains traits de son comportement : ainsi, quelques brèves touches du portrait de ce maquisard, nous sont parvenues, lorsque la mémoire et l'écrit les ont conservées, plus tard lorsque le besoin de revenir sur l'événement s'est fait sentir. On peut en retrouver de minces traces dans les récits évoquant l'épisode du 7 au 12 juin 1944 de Taulignan-Valréas. C'est à peine une silhouette que l'on distingue... Le personnage ne manque pas d'intérêt pourtant, à cause même du rôle que les organismes résistants auxquels il appartient lui ont probablement demandé de jouer, à cause également de ses fonctions dans la Résistance régionale et départementale. Patrick Martin observe, dans sa thèse, que le PCF gagne « en popularité en 1944 au sein de la population drômoise, dans le Sud-Drôme et dans certaines communes importantes du Nord Drôme (Romans, Saint-Vallier, Saint-Donat). Il a sous son contrôle 2 500 hommes en armes. Tous ne sont évidemment pas communistes, mais l'encadrement politique de ces hommes commence à s'opérer, avec l'apparition de personnes comme André Chaiffre, venu de Marseille et qui a pris, à Valréas, le commandement des FTP, à la grande surprise de certains d'entre eux. La volonté de diriger [de la part des communistes] se manifeste avec l'apparition de Chaiffre ».

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Les soldats nazis dopés à la méthamphétamine pour rester concentrés

8 Février 2018, 10:41am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Pervitine-Drogue

Pervitine-Drogue

L'histoire des guerres de tous les temps, nous révèle bien des atrocités humaines, pratiquées par les humains eux-mêmes (notre histoire à ses zones d'ombres, de noirceur, il ne faut pas l'oublier).
Mais si l'humain n'était pas en conformité avec son engagement « guerrier », il lui était imposé différentes manières de se soustraire à "la bienveillance" de son prochain, à lui-même aussi. Vins et drogues ont été « l'arme » qui a su les épauler pour poursuivre leur combat.

Selon les lettres de l'un des principaux auteurs allemands d'après-guerre, les soldats nazis avaient recours à une "pilule miracle", méthamphétamine (oucrystal meth), pour rester éveillés durant les marches.

En 1940, lorsque l'Allemagne nazie lance son armée sur la Hollande, la Belgique, le Luxembourg et la France, ses soldats semblent invincibles, écrit le tabloïd Berliner Kurier:

«Les fantassins marchaient fermement jusqu'à 60 kilomètres par jour, les panzers avançaient nuit et jour. “Les Allemands utilisent une pilule miracle, titrait alors la presse britannique. Cette pilule miracle, c'est de la “pervitine, de la méthamphétamine. À plus haute dose, elle porte aujourd'hui le nom de “crystal meth

Découverte en 1937, cette drogue a joué un rôle non négligeable dans la stratégie choisie: 35 millions de comprimés ont été commandés par la Wehrmacht avant de mener l'offensive contre la France. L'ex-journaliste et écrivain allemand Norman Ohler retrace l'histoire de la pervitine sous le troisième Reich dans son livre Der totale Rausch («L'euphorie totale»), qui paraît ce jeudi 10 septembre. 

La première chose que les hommes ont cherché à renforcer chez le soldat, c’est sa capacité à résister à la peur. Et très tôt, l’alcool s’est imposé comme un moyen de se donner du courage qui a traversé les âges. Les hoplites grecs partaient au combat après avoir bu d’importantes quantités de vin. Les Aztèques consommaient du pulque, un alcool local renforcé d’herbes et d’épices aux effets narcotiques. À Austerlitz, Napoléon a fait distribuer aux troupes une triple ration de brandy, ses ennemis à Waterloo lui préférant le rhum. Cette fourniture était parfaitement réglementée : au XVIIe siècle, la Royal Navy attribuait à chaque marin une demi-pinte de rhum par jour. George Washington voyait cette ressource comme un indispensable dont l’approvisionnement devait être pris en compte dans les plans de bataille. Le maréchal Pétain disait que « de tous les approvisionnements envoyés à l’armée pendant la guerre, le vin était certainement le plus attendu et apprécié par le soldat ». L’alcool n’était pas qu’un moyen de se donner du courage. Il a pendant longtemps été considéré comme un médicament efficace. Il permettait de tenir dans le froid, de surmonter la fatigue des longues marches et de rendre le corps plus résistant aux maladies. Les drogues arrivées par la suite sur le marché du champ de bataille avaient souvent les mêmes intérêts médicaux, avant d’être considérées comme des narcotiques.

Sources : Recherches Internet et documentaires télévisés



 

 

 

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Le train fantôme d'août 1944

26 Août 2017, 09:15am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Le train fantôme d'août 1944

Raphaël Jimena (Gimena)  était adhérent à notre association des Familles de Fusillés, déportés, Internés, Résistants, Patriotes et amis de l'enclave.

Il vécu sur la commune de Visan.

Républicain Espagnol, rentre en France en 1939. Interné au Camp d'Agde. Réquisitionné dans un camp de travail en novembre 1942, où il entre en Résistance. Arrêté, Interné 18 mois environ à la prison Saint Michel à Toulouse, ensuite au camp du Vernet.

Embarqué vers le 15 août direction l'Allemagne à bord du « Train Fantôme », convoi de triste mémoire, blessé dans ce train par l'aviation allié, laissé pour mort à Pierrelatte (Drôme), puis acheminé par des civils patriotes et des résistants à l'hôpital de Buis les Baronnies (Drôme). Avec son bras handicapé, il retrouve la liberté.

Commune de Valréas RÉPUBLIQUE FRANÇAISE (document)

Police Municipale

Rapport concernant le sujet Espagnol GIMENA Raphaël, hospitalisé à Valréas et démuni de pièces d'identité. Nous , Gleyze Ernest, Brigadier de Police à Valréas, conformément aux ordres de Monsieur le Maire, avons interrogé le sujet Espagnol, Gimena Raphaël, totalement démuni de pièces d'identité et avons recueilli la déclaration suivante :

Je me nomme Gimena Raphaël, né le 18 décembre 1911 à Torroc (Espagne), fils de Gimena Salvador et de Loleda Tello, j'exerçais la profession d'ouvrier agricole à Sauzet (Drôme) , lorsque le 12 novembre 1944 la police Française est venue m'arrêter, elle m'a retiré tous mes papiers et m'a conduit à la prison Saint-Michel à Toulouse, de là on m'a dirigé sur le camp de concentration du Vernet où après être resté 14 jours on nous a embarqué par train à destination de l'Allemagne, un avion allié a mitraillé le train dans lequel je me trouvais, je fus atteint de blessure à l'épaule gauche provoquée par une balle de mitrailleuse. Des soins m'ont été donnés par le Docteur Jaume de Pierrelatte, de là je fus conduit à Buis les Baronnies où le Docteur Streussand put m'extraire le projectile. Au bout de 20 jours je revins à Valréas que je n'ai plus quitté. Je suis démuni de pièces d'identité, celle ci étant restées dans les mains de la police.”

Fait à Valréas le vint neuf mars mil neuf cent quarante cinq

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Valréas libérée le 27 août 1944

25 Août 2017, 08:57am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Valréas libérée le 27 août 1944
Valréas libérée le 27 août 1944

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Les premiers maquisards de la Lance

7 Juillet 2017, 14:49pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Les premiers maquisards de la Lance

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La Croix Rouge le 12 juin 1944 Valréas

7 Juillet 2017, 13:55pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

La Croix Rouge le 12 juin 1944 Valréas
La Croix Rouge le 12 juin 1944 Valréas

Contacté par Monsieur Laurent ARNOULT demeurant à Bouchet, petit-fils de Jeanne Goergen infirmière de la Croix-Rouge, photo n°9 sur le livre du 12 juin 1944 – et non Sorgen ,il nous apprends que son arrière grand-mère était aussi sur la photo n° 6 Marie-Anne Goergen, infirmière à la Croix-Rouge.

Suite à cette rencontre, nous avons pu constater des erreurs de noms (orthographe..) à la page 164 du livre du 12 juin 1944 – 5ème édition

    Rectification : n° 6 lire Mère de Jeanne Goergen – n° 9 lire Jeanne Goergen et non Sorgen ainsi que le n° 16 lire Mireille Montabaranom (montage rectificatif Bernard Montabaranom)

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    André Chaiffre responsable des FTP à Valréas ?

    6 Juillet 2017, 09:29am

    Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

    André Chaiffre responsable des FTP à Valréas ?

    Analyse média

    L’attitude détendue du lieutenant-colonel de Lassus, au centre et au premier rang de l’assemblée officielle, semble indiquer que la manifestation (prise d’armes) n’a pas encore eu lieu. 

    L’officier supérieur est accompagné (derrière lui, au second rang), par le commandant Chaiffre et le capitaine Rueff (coiffé d’un béret et le bras relevé). À gauche, André Hérold. Devant et à droite, le docteur Schaeffer, maire de Crest. Coiffé d'un chapeau : M. Vallon (père). 

    La libération de Crest datant du 21 août 1944 (arrivée des premières unités états-uniennes de la
     Task Force Butler), la prise d’armes s’est déroulée peu de temps après. La ville, au centre d’un pôle résistant et qui a connu les exactions des Mongols le 20 juillet, de durs bombardements, également à proximité du Vercors, est honorée de la présence des deux principaux chefs des FFI de la Drôme, représentant symboliquement deux courants essentiels de la clandestinité armée, l’AS (Armée secrète) et les FTP (Francs-Tireurs et partisans). Cette prise d’armes est la dernière revue avant la dissolution des compagnies.

     

    Auteurs : Michel Seyve 

    Contexte historique

    La photographie dissimule en partie l’importance d’André Chaiffre, le colonel de Lassus y occupant la position centrale. La discrétion relative de sa place ici, au cours de cette prise d’armes, ne doit cependant pas oblitérer son rôle réel au sein des FFI, depuis le début juin 1944 notamment, époque à laquelle sa présence est mise en évidence, notamment lors de l’attaque allemande de Valréas. 

    C'est sur le terrain même que quelques-uns des acteurs, qui ont connu André Chaiffre ("Roger"), ont remarqué certains traits de son comportement : ainsi, quelques brèves touches du portrait de ce maquisard nous sont parvenues, lorsque la mémoire et l'écrit les ont conservées, plus tard lorsque le besoin de revenir sur l'événement s'est fait sentir. On peut en retrouver de minces traces dans les récits évoquant l'épisode du 7 au 12 juin 1944 de Taulignan-Valréas. C'est à peine une silhouette que l'on distingue... 

    Le personnage ne manque pas d'intérêt pourtant, à cause même du rôle que les organismes résistants auxquels il appartient lui ont probablement demandé de jouer, à cause également de ses fonctions dans la Résistance régionale et départementale. 

    Patrick Martin observe, dans sa thèse, que le PCF gagne 
    « en popularité en 1944 au sein de la population drômoise, dans le Sud-Drôme et dans certaines communes importantes du Nord-Drôme (Romans, Saint-Vallier, Saint-Donat). Il a sous son contrôle 2 500 hommes en armes. Tous ne sont évidemment pas communistes, mais l'encadrement politique de ces hommes commence à s'opérer, avec l'apparition de personnes comme André Chaiffre, venu de Marseille et qui a pris, à Valréas, le commandement des FTP, à la grande surprise de certains d'entre eux. La volonté de diriger [de la part des communistes] se manifeste avec l'apparition de Chaiffre ». 

    Quoi qu'il en soit, l'ascension rapide de "Roger" témoignerait de ces orientations : 
    "le 6 juin 1944, le capitaine "Alain", qui avait été désigné comme chef FFI de la Drôme-Sud a sous ses ordres l'ensemble des forces FFI de ce secteur. Il a comme adjoint le capitaine "Roger" (André Chaiffre), qui doit assurer la liaison et la coordination avec l'état-major FTPF de la zone Sud. Puis le capitaine Roger passe à l'état-major du commandant Legrand, avec les mêmes fonctions "

    Le général de Lassus ("Legrand") en parle en ces termes, lorsqu'il relate sa prise de commandement des FFI de la Drôme, les 3 et 4 juillet 1944 : 
    « Les rapports avec les FTP s'améliorèrent dès mon arrivée. Je demandais qu'un adjoint FTP vint se joindre à mon état-major. Le capitaine "Roger" (André Chaiffre), qui était l'adjoint FTP d'Alain [le capitaine Alain commandait le 3e bataillon FFI (AS) en Drôme-Sud], fut désigné. D'un grand dynamisme, il circulait énormément et ce n'est que par intermittence qu'il venait à l'Escoulin [commune au nord de la nationale Crest-Die, où était installé le PC des FFI]». 

    Nous avons tout loisir de penser (sans posséder d'autres indices que la remarque de Legrand et les signes de rejet des FTP de Nyons et de Valréas), que André Chaiffre, parallèlement à ses activités de commandement FFI auprès de l'état-major départemental, est impliqué dans d'autres missions politiques ou organisationnelles au sein des FTP. 

    Le général de Lassus Saint-Geniès mentionne plusieurs fois la présence de "Roger" à ses côtés à Die. C'est à la suite d'une réunion avec "Roger", "Alain" et "Constant" qu'il décide « de procéder à la mobilisation générale, d'un certain nombre de classes » ; de même 
    « des affiches, quelques jours après [doivent] être apposées dans tout le département ». Le 14 juillet 1944, Legrand remet des décorations, à la cérémonie de Die, entre autres au capitaine "Roger" « qui avait abattu au fusil-mitrailleur un avion du côté de Valréas... » (Ce qui est très douteux). Un peu plus tard, le 8 août, "Legrand" note dans son emploi du temps : « Je partis dans l'après-midi pour le Sud, à Buis-les-Baronnies, accompagné de mon adjoint FTP "Roger", que je voyais bien rarement »

    Sans doute, "Legrand" regrette que la présence de son adjoint ne soit qu'épisodique - suggérant, compte tenu du dynamisme de son collaborateur, d'autres occupations. Il le signale pourtant près de lui de temps en temps ; il devait même l'apprécier dans les montagnes du sud - qu'il connaissait mal, à forte implantation FTP, ou ailleurs, comme à Puy-Saint-Martin, où, dit-il, 
    « j'étais en voiture avec mon adjoint FTP », après le 18 août 1944 : de concert avec les Américains, et surtout, dans ce cas précis, avec une compagnie FFI, le chef FFI aurait libéré le bourg d'un retranchement allemand d'une soixantaine d'hommes. 

    Ces alliances sont bien sûr conjoncturelles ; mais leur mémoire demeure très vivante. En témoigne cette rencontre, 40 ans après, en 1984, au cours d'un repas à l'Escoulin, lieu du PC FFI : Chaiffre était là, avec de Lassus Saint-Geniès, donnant une interview à Robert Serre. Au cours de cet échange, le résistant fait état de l’arrestation dont il a été un jour victime. Il rappelle à cette occasion ses appréhensions et son vécu de la torture, sa propre perception de la peur à 21 ans. 

    En fait, tout se passe comme si "Roger", envoyé de Marseille par le parti communiste [ou (et) les FTP], avait une mission précise, après le débarquement de Normandie le 6 juin, dans une région où les Francs-Tireurs ont une forte présence : dans le secteur Sud-Drôme, au début juin 1944, quatre bataillons FTP côtoient deux bataillons AS. "Roger" se doit d'obtenir que les FTP aient un rôle clé dans l'insurrection locale (Taulignan-Valréas-la Lance, le Nyonsais), voire dans la Résistance départementale. 
    A posteriori, l'ascension de "Roger", dans le sud-est de la Drôme, puis dans le département - qui suit la répression sanglante de Valréas-Taulignan, validerait cette hypothèse. 

    Il est bien connu que les forces de la Résistance, unies sur un projet ambitieux de libération nationale et d'émancipation humanitaire mondiale, sont aussi un rassemblement d'organisations et de personnes poursuivant leurs propres objectifs. André Chaiffre est un de ceux qui, singulièrement, originaire de Marseille, signale l'influence phocéenne dans la Drôme et semble affirmer la volonté communiste de charpenter un rayonnement politique qui se dessine, de faire concrètement la place des FTP dans le commandement militaire des FFI au plus haut niveau. Il n'est pas surprenant que les chefs locaux et même régionaux de sa propre organisation, les FTP, sur le terrain souvent depuis 1943 et même parfois avant, aient contesté ce qui leur apparaît comme un chapeautage inadmissible et incompréhensible de dernière minute. Mais le contexte général est marqué par l'accélération vertigineuse de la guerre ; déjà, la question d'une nouvelle république se pose, le programme du CNR est en route. Chaiffre est un combattant, apparemment homme d'un parti qui a la ferme intention, comme d'autres éléments des différentes forces du mouvement résistant, peut-être davantage ou en tout cas autrement, de participer au gouvernement de la France libérée.

     

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