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12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

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Oradour-sur-Glane - ABJECT !

21 Octobre 2020, 13:49pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Oradour-sur-Glane - ABJECT !

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La résistance allemande en France

17 Septembre 2020, 15:59pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

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Il y a 50 ans décédait le Général de Gaulle.

9 Septembre 2020, 15:06pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Le général de Gaulle accompagné du général de Lattre, de Gaulle passe en revue la 27e division formée en partie de maquisards du plateau des Glières.

Le général de Gaulle accompagné du général de Lattre, de Gaulle passe en revue la 27e division formée en partie de maquisards du plateau des Glières.

Obsèques du général de Gaulle

Obsèques du général de Gaulle

Le 9 novembre 1970 à Colombey-Les-Deux Églises, décédait Le Général de Gaulle.

 

Charles de Gaulle communément appelé le général de Gaulle ou parfois simplement le Général, né le 22 novembre 1890 à Lille et mort le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises, est un militaire, résistant, homme d’État et écrivain français.
Chef de la France libre puis dirigeant du Comité français de libération nationale pendant la Seconde guerre mondiale, président du Gouvernement provisoire de la République française de 1944 à 1946, président du Conseil des ministres français de 1958 à 1959, instigateur de la Cinquième République fondée en 1958, il est président de la République française du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969.

 

Sur la première photographie

 

Le martyre a pris fin mais les stigmates demeurent. Partout où règnent la désolation, les ruines et la souffrance, le général de Gaulle apporte le visage de la France ressuscitée, éternelle. De septembre 1944 à mai 1945, des Flandres, à la Provence, des Alpes à l'Atlantique, il parcourt les terres dévastées, apportant dans les villes et les villages le réconfort de sa présence, réservant aux rescapés d'Oradour-sur-Glane le meilleur de lui-même. Image d'un père qui sait apaiser les veuves et les mères, et sourire aux grands blessés(...) Mais image, surtout du soldat qui exhorte ses troupes au combat. Dans les Alpes, les troupes du général Molle et du général Doyen luttent contre les Italiens. Dans les poches de l'Atlantique, les hommes du général Larminat réduisent peu à peu les Allemands.

A l'est, la 1er Armée, conduite par le général de Lattre de Tassigny, s'apprête à pénétrer au cœur de l'Allemagne afin que « l'armée française aille au-delà du Rhin dicter à l'ennemi la loi de la Liberté.

 

 

Sur la seconde photographie

 

Obsèques du Général de Gaulle, dans la simplicité à Colombey-les-Deux-Églises.

Le cimetière qu'il avait choisi . Entre les tombes, sur les épaules de 12 garçons de Colombey, le fils du maire, le fils du boucher, un ouvrier fromager, un cultivateur et des étudiants, le cercueil est porté vers la tombe familiale.

 

Édition : L'Adieu à De Gaulle «  Le Chef de la Résistance » n° 2« Le héros de la libération et de la victoire » n°3

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Libération de Valréas discours du Pasteur SEIGNOL alias FRANCK

3 Septembre 2020, 07:14am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Document Association des familles de Fusillés - Valréas

Document Association des familles de Fusillés - Valréas

Notes du Discours prononcé par FRANCK à la journée de la Libération de VALRÉAS

le 17 Septembre 1944

 

Affligés bien-aimés, camarades de la Résistance,Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs

En quel siècle, vivons-nous? Quel siècle que le nôtre! Siècle du progrès, de la Science, de la Lumière. Hier les Philosophies nous apprenaient que nous marchions vers l'âge d'or. Mais alors que le machinisme faisait un bon en avant nous enregistrions une régression d'autant plus grande et douloureusement tragique, sur le plan moral. Nous restions insensibles quand le sang coulait en Chine. Quand la guerre fratricide ravageait l'Espagne. Notre embourgeoisement, oh! Dérision nous rendait insouciants du danger qui menaçait l'Europe. Le fou mystique Hitler nous apparaissait sous les traits d'un vulgaire peintre et non comme l’Antéchrist.

La bête apocalyptique!

Et la France se réjouissait d'une Munich, d'une Munich qui ouvrait les avenues du désastre et qui consacrait la démission de la France. D'une partie de la France. De la plus grande partie. Mais! La conscience française en quelques-uns surgit du chaos et là pour la première fois fut manifesté l'Esprit de résistance.

Ceux qui restaient fidèles à la parole donnée.

Ils virent d'un cœur navré la guerre en dentelle. Mais la dé­bâcle de 40 leur donna un cœur d'airain et contre toute espérance, ils crurent. Les autres se moquaient de tout, sauf de leur quiétude, après avoir vendu leur conscience, se livrèrent aux Boches et de­vinrent plus exécrables qu'eux.

Et l'on vit cette vague de fascisme. Ce totalitarisme, cet avi­lissement de l'homme qui en fit du bétail humain; alors... que les autres, gardant leur dignité d'Hommes, conserveraient la notion des vraies valeurs: respect de la personnalité humaine, liberté de conscience.

Un cercle d'hommes en réunissait quelques-uns à Valréas.

Ils choisirent une devise:

Il vaut mieux mourir que d'être esclave.

La liberté vaut mieux que la vie.

Ils se connurent, ils s'aimèrent et cette équipe unique, unie par le ciment qui résiste au temps de la haine, d'une seule pensée se donna sa doctrine, un programme d'action, ils ne discutaient pas. Ils n'en avaient pas besoin, car l'entente régnait. Ils agissaient. Ils ne tenaient pas eux, les promesses des autres, mais les leurs.

Ils s'occupaient des départs via l'Angleterre.

Des Juifs (jeunes gens, jeunes filles, enfants) de la résistance, et vous saurez un jour ce qu'ils ont fait. Leur joie et leurs dangers, la vie clandestine, leurs souffrances, leurs martyrs, leur victoire, un livre sera écrit.

Mais tout cela, pour si beau que ce soit ne serait rien s'il n’y avait une suite. On ne vit pas du passé. C'est pour avoir vécu des gloires de 89 que notre génération a connu la misère et la misère morale d'abord.

Il faut aller de l'avant. Les épreuves qui dépouillent et puri­fient, les expériences qui enrichissent, doivent être notre armure pour combattre sans cesse et toujours ; pour aller vers le mieux, le plus grand, le plus beau. Pour tendre vers le bien, pour faire le bien: pour servir dans le désintéressement l'intérêt général.

La libération pour nous n'a jamais été une fin en soi, mais la première étape vers une Régénération., une rédemption de la France, qui lui rendra son rayonnement spirituel et moral, sa mis­sion éternelle et sa seule raison d'être de ce monde. Et dans ce do­maine, nous commençons, nous commençons aujourd'hui seule­ment. Notre œuvre en est à son début et elle a déjà ses ennemis.

Vous vous êtes battus hier contre l'Allemand, le S.S., la Gestapo et un ennemi plus ignoble, le traite milicien: le sans Patrie qui, pour quelques billets de mille, avait vendu son âme et la France.

Demain! Que dis-je, aujourd'hui déjà, vous vous battez contre les profiteurs qui veulent continuer à profiter. Ils ont profité du Teuton. Ils veulent exploiter la Résistance. Il y en a ici Messieurs. Il y en a devant moi qui m’écoutent. Ils sont là les vautours qui guettent nos cadavres, ces rapaces dont la patrie s'appelle le profit , ces bourgeois pourris, ces capitalistes véreux.

Ils n'osent encore essayer de nous imposer leur volonté, mais ils le feront dans quelques semaines. Il va y avoir une vague de critiques acerbes contre les Résistants et leur esprit perfide comme un serpent, essayera de lancer son venin sur l'esprit de Ré­sistance pour l'étouffer. Et bientôt ouvertement ils agiront, ils es­sayeront de nous perdre. Les prisonniers, les anciens combattants leur seront à charge. Notre présence accusatrice révélera leurs crimes et pour apaiser leur remord, ils ne donneront pas de cesse, jusqu'à ce qu'ils nous aient fait disparaître.

Mais c'est nous qui vaincrons, et nous voulons vous vaincre en vous aimant, car l'amour est plus fort que la mort même.

Ce sont nos morts qui vous parlent, c'est la voix de leur sang qui résonne et résonnera sans cesse à vos oreilles et dans votre conscience.

Et que vous dit-elle la voix de nos martyrs...? Elle vous dit: La France, un jour, par une ligne de démarcation fut géographique­ment divisée en deux. Aujourd'hui, elle est divisée plus que jamais. Entre vous et nous il y a du sang qui nous sépare, du sang que vous avez versé en favorisant l'ennemi par le marché noir, en collabo­rant avec lui, en vous faisant les exécuteurs de ses plus basses be­sognes.

Et bien cet abîme qui nous sépare, nous seuls pouvons le combler dans la mesure où c'est possible.

Nous avons supprimé ceux qui ont perdu le droit de vivre...il en reste encore malheureusement.

Nous faisons arrêter ceux qui le méritent, avec ceux-là, certes, il n'y a plus d'abîme, mais avec vous il reste... comment y remédier...?

Comment vous rendre un peu de votre dignité d'hommes, comment vous permettre de relever la tête et nous donner la possi­bilité de vous tendre la main, et ici à Valréas, recréer cette unité nécessaire.

Voilà ce qu'il faut à notre cité. Voilà, notre œuvre première.

Nous voulons travailler pour vous, pour votre bien, dans votre intérêt bien compris, celui qui compte avec la conscience. Et pour atteindre ce but.

Nous voulons moralement vous courber, vous rendre attentifs au drame humain d'aujourd'hui, qui vous reste étranger parce que votre conscience est cautérisée. Á ce contraste humain latent en tous certes, mais tenu en échec chez certains, diaboliquement développé chez d'autres.

Nous placerons sans cesse devant vous la vision de nos croix et de la croix qui seule est révélatrice et Libère.

Et cela doit vous amener à la notion du sacrifice rédempteur.

Nous vous demandons aujourd'hui de sacrifier un peu, bien peu en donnant une partie de votre argent, car il n'est pas à vous, même s'il était acquis honnêtement. Même si vous l'aviez hérité, il n'y a rien de si injuste que la fortune et depuis le premier siècle la sagesse dit; « faites vous des amis avec les fortunes injustes ». Toutes les richesses sont injustes. Qu'ont ils fait les pauvres pour naître sans le sous.

Mort au capitalisme, plus qu’Hitler fauteur de guerre, ce sont vos gros sous qui ont lancé, favorisé le peintre fol.

Apprenez cette leçon, l'occasion unique aujourd'hui vous est offerte. Vous qui auriez dû payer de votre vie la part lourde de responsabilité qui vous incombe, vous qui n'avez pas de part dans cette responsabilité, mais être fortunés, vous donnerez non de su­perflu, mais de votre nécessaire. Et c'est dans la mesure où vous le ferez librement, spontanément, que vous pourrez un peu vous réha­biliter, redevenir des hommes, avoir un droit de reprendre digne­ment votre place dans la communauté française.

Nous attendons de vous 10 millions et ne me parlez pas de sacrifice. Votre dépouillement même sera néant à côté du sang qui fut versé. C'est lui et lui seul que je vois et que j'entends et non vos jérémiades d'avares hypocrites.

Qu'il me soit permis de placer une anecdote. Alors qu'une femme de Valréas se préparait à rentrer chez elle, on lui disait, « vous ne retrouverez plus rien, quatre murs seulement ». Il y a trois jours en franchissant le seuil de sa cuisine, joyeuse, elle s'écria: « Mais ils m'ont laissé ma bouillotte ». (C’est tout ce qui lui restait). Voilà jusqu’où les mères de nos résistants avaient poussé l'esprit de Sacrifice.

Quand vous aurez compris cela, alors vous pourrez venir avec nous vous pencher sur la mère qui pleure, sur la femme écrasée, sur l'enfant sans soutien. Venez avec nous rebâtir sur les ruines, loger, meubler les sans-abri.

Venez et alors je vous parlerai un autre langage.

Alors quand vous aurez retrouvé un cœur de chair, avec mes frères, nous vous considérerons comme des amis.

C'est un double programme que nous poursuivons. Soulager la misère. Vous réhabiliter , et si ma voix est dure, c'est une voix d'amour qui pour vous cependant retentit.

Venez avec nous préparer le retour et trouver des emplois dignes aux F.F.I.mobilisés qui reviendront.

Ensemble, préparons le retour de nos chers prisonniers en prenant soin de leurs familles, en leur trouvant les conditions de travail qu'ils ont méritées, et des places dans la direction des affaires publiques qui s'enrichiront de leurs expériences.

Valréas peut panser avec ses ressources, ses plaies et celles des environs.

Dès aujourd'hui; recréons l'unité.

Soulageons la misère.

Préparons de grands, de beaux lendemains.

La permanence du Service Social sera ouverte dès mardi, Route d'Orange, où nous vous attendons.

Et qu'il nous soit permis ici de rendre un hommage public aux amis nombreux, commerçants, industriels, fonctionnaires, aux gendarmes en particulier, et à notre sympathique adjudant, aux cultivateurs, à tous les hommes, femmes, jeunes gens, jeunes filles qui nous ont permis de réaliser de grandes choses.

C'est vous qui avez tout donné pour des centaines d'hommes pendant des mois. C'est vous qui avez fourni votre temps, votre argent, au péril de votre vie, car nous n'avons rien reçu de l'extérieur.

Vous n'avez pas profité vous, mais vous êtes riches du bon­heur que donne le témoignage d'une bonne conscience. Merci, Amis très chers. Merci!

Et vous les jeunes de nos camps.

Vous qui portiez le nom de Franc.

Soyez des Francs, des Français sincères, loyaux, véridiques, et n'oubliez pas votre devise : « Le plus grand parmi vous c'est celui qui sert ». C'est sur vous que nous comptons pour aller de l'avant.

Chers affligés, l'exemple que nous donnent vos morts est le rocher sur lequel nous voulons bâtir une France meilleure, digne de leur mémoire.

Comment une telle semence ne donnerait-elle pas une moisson glorieuse qui sera votre réconfort en voyant que leur martyr n'a pas été vain.

L'un des trois vétérans qui a été à notre tête, aujourd'hui, Dieu sait où en Allemagne, venait un jour emprunter 50.000 francs à sa sœur.

- Comment, lui dit-elle, tu n'as plus d'argent ? Tu as tout dé­pensé pour tes jeunes !

- Oui, dit-il, mais ce n'est pas pour eux que je te demande cette somme, c'est pour un ami très cher qui en a besoin et me remboursera dans quinze jours.

Ensemble, ils allèrent à la banque et quand il eut l'argent dans sa poche, prenant la main de sa sœur il lui dit :

- C'est pour mes jeunes.

Le lendemain sa sœur l'invitait à dîner. En rentrant il lui dit en plaisantant :

- Tu m'as appelé pour te faire un reçu de 50.000 francs ?

- Comment peux-tu penser cela Louis lui répondit-elle !

- Ce serait plus prudent ajouta t-il. Ce soir ils peuvent m'arrêter, me tuer...

À 21 heures la Gestapo l'emmenait avec sa femme.

Que de traits émouvants nous pourrions dire, nous voulions seulement être digne de ces trois aînés et suivre l'exemple de Louis Gras, Marius, Prudent.

 

Note : “ À 21 heures la Gestapo l'emmenait avec sa femme.”  

Louis Gras déporté à Mauthausen, mort à Hartkheim en octobre 1944

Berthe Gras déportée à Ravensbrück décédée en août 1944

 

    1. Pasteur Seignol alias « Franck »

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Après la libération, un exutoire, loin des faits de résistance à Valréas !

29 Août 2020, 13:11pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Montée cours du Tivoli à Valréas- Document Association familles de Fusillés- Valréas

Montée cours du Tivoli à Valréas- Document Association familles de Fusillés- Valréas

Parade "des tondues" au Cours Tivoli, loin de faire honneur au sacrifice des 53 martyrs de Valréas, résistants-combattants et otages, ils étaient là, eux, face au Mur !

 

Des documents qui auraient lieu d'être connus du public, sont le plus souvent occultés. Il faut dire que les faits incriminés sans jugement, si ce ne sont des dénonciations, sont loin d'être la gloire d'une "certaine armée  de libération" paradant leurs trophées sous les cris et les applaudissements de la foule, un exutoire peu valeureux.

Loin de ces 27 résistants, et 26 otages innocents fusillés au mur par des tortionnaires d'un autre temps. Valréas comme nombre de villes et villages eurent cette effroyable « enthousiasme » de la tonte !

 

La Libération de la France a été une période complexe où se mêlèrent joie et enthousiasme pour certains mais aussi crainte et tristesse pour d'autres.
Pour cimenter cette joie collective, un exutoire commun permet d'exprimer ces retrouvailles : s'en prendre aux collaborateurs, aux prisonniers allemands, à tous ceux qui ont eu des comportements jugés indignes.
Parmi ceux-là, les femmes qui ont eu des relations affectives avec des soldats allemands seront tondues dans le meilleur des cas...
Pour la plupart d'entre elles, c'est presque toujours la même histoire, celle d'une France occupée dans laquelle des jeunes filles, par insouciance ou inconscience, franchissent les interdits et commettent l'impensable : le délit d'adultère avec l'ennemi de la Nation.

Dans sa thèse, Fabrice Virgili, recense le nombre de tontes et leur périodicité.

20 000 femmes furent tondues entre 1943 et 1946, mais seulement la moitié fut accusée de "collaboration horizontale".
Un tiers pour les femmes détenues, c'est à dire ayant eu des relations sexuelles avérées ou non avec l'ennemi.

Et le poème bien connu de Paul Eluard, Au rendez-vous allemand, porte précisément en exergue la phrase :


"En ce temps-là, pour ne pas châtier les coupables, on maltraitait les filles. On alla même jusqu'à les tondre".

Ses six premiers vers en disent long …

Au rendez-vous allemand
Paul Eluard
1944

Comprenne qui voudra
Moi mon remords ce fut
La malheureuse qui resta
Sur le pavé
La victime raisonnable
À la robe déchirée
Au regard d'enfant perdue
Découronnée défigurée
Celle qui ressemble aux morts
Qui sont morts pour être aimés
Une fille faite pour un bouquet
Et couverte
Du noir crachat des ténèbres
Une fille galante
Comme une aurore de premier mai
La plus aimable bête
Souillée et qui n'a pas compris
Qu'elle est souillée

Une bête prise au piège
Des amateurs de beauté
Et ma mère la femme
Voudrait bien dorloter
Cette image idéale
De son malheur sur terre.

Un peu partout, les FFI, FTP, CDL et autorités appellent à la fin des brimades et désapprouvent les tontes. De même, les tontes sont rapprochées des procédés fascistes dans la presse (parfois précédées d’encouragement à la tonte). Sartre s’élève également contre ce châtiment qu’il juge moyenâgeux.

Quelques femmes porteront plainte contre leurs tondeurs.

http://liberation.3945.free.fr/page/reportage/mesreportages/femmes-tondues.html

 

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La Résistance sans arme

6 Août 2020, 14:15pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Écoutes de Radio-Londres

Écoutes de Radio-Londres

Dés la capitulation, des esprits plus éclairés, plus combatifs que d'autres cherchent à résister à l'occupant en zone Nord, à l'ennemi ainsi qu'au régime de VICHY en zone Sud. Avec lenteur et difficulté vont peu à peu se constituer au cours des années 1941-1942 les premiers mouvements structurés de la résistance. Mais pour beaucoup, abusés par la propagande de VICHY, la voie de la Résistance a été difficile à trouver. Nous avons relevé cependant, à travers des documents, les premières manifestations d'une attitude hostile aux Allemands ou à Pétain.

 

L'écoute de Radio-Londres (ou dans une moindre mesure de Radio-Sottens en Suisse) est significative à cet égard. Ces auditeurs clandestins sont d'ailleurs menacés par des dénonciations, par des articles virulents publiés dans des journaux collaborateurs, Le Ventoux par exemple.

 

 

Émissions radio à Valréas

 

Le premier poste a été parachuté à Valréas en 1942. On le déplace plusieurs fois : chez M. Daniel Quinaut puis chez le ménage Michel enfin à la scierie de M. Bouchet père.

Les allemands cherchent l'émetteur. Quand le piano émet on fait marcher simultanément les scies, les meules, les tronçonneuses tous les moteurs parasitent et brouillent l'écoute allemande. Le poste n'a pas été découvert. L'émetteur était manipulé par un maître principal de la Marine M. Aimo. L'indicatif du poste était « Le zèbre et Valréas ».

Témoignage Émile Bouchet 1974

 

Dénonciation au Préfet

 

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Les fusillés du Mur à Valréas, devaient-être incinérés !

29 Juin 2020, 08:36am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

C'est une histoire dont beaucoup de Valréassiens n'ont eu connaissance, les allemands avaient prévu après avoir fusillé les résistants et otages devant le Mur route d'Orange, de les emmener dans des camions et de les incinérer dans la campagne, un acte encore plus ignoble, laissant aucune trace de leur passage si ce ne sont du sang et des larmes. Une femme, se trouvant face à ce mur d'exécution, a pu grâce à sa ténacité sauver tous ces corps et surtout ceux qui étaient encore vivants. Cette femme, cette dame, Jeannine Talmon, infirmière de la Croix-Rouge, mérite toute la reconnaissance des familles de fusillés, ainsi que tous celles et ceux présents ce jour tragique pour Valréas.
Toile du peintre Bernard Merle offerte à l'association des Familles de Fusillés
 

Lettre adressée à Émile Bouchet, résistant, Fusillé-rescapé

 

Paris le 5/10/50

 

Mon cher Bouchet,

 

J'ai reçu ce matin votre lettre, retransmise de Marseille et je m'empresse d'y répondre et en même temps de venir vous remercier de bien vouloir vous occuper de moi – Avec Joseph Coutton vous êtes un petit peu mes deuxièmes fils, puisque j'ai pu par ma modeste intervention, contribuer à vous garder cette vie, à laquelle on tient tant et qui pourtant vous éprouve atrocement.

Je ne sais si j'aurai pu être assez claire dans mon résumé d'activité, mais je pense que vous pourrez parfaire ces renseignements vous-même. Je tiens pourtant à vous préciser une chose que vous ignorez peut-être car, au moment où cela se passait, vous étiez, hélas, allongé le long de ce mur d'horreur dont le souvenir ne pourra jamais s'effacer en moi.

Après vous avoir fusillés sous mes yeux – J'étais en effet devant l'hôtel où les allemands avaient établi leur P.C. À ce moment là, je reçu l'ordre d'un officier allemand de monter à la Mairie prévenir que l'on interdise à la population de descendre en direction du lieu d'exécution. Montant donc vers la place de la Mairie, j'ai rencontré Mr l'abbé Gertoux à qui je demandais de descendre et de demander l'autorisation de bénir tous ces pauvres corps torturés. Redescendant au P.C. Allemand, monsieur l'abbé vient à moi le visage défait, me disant que quelques uns parmi vous remuaient encore et de faire quelque chose. J'ai alors parcouru la longue file de ces 44 corps allongés et n'ai pu constater la chose.

Je suis revenue vers les allemands et ai entrepris de discuter avec un grand lieutenant qui parlait asse bien le français. J'appris alors, ce que beaucoup de Valréassiens n'ont jamais su , les corps devaient être ramassés sur des camions amenés exprès par les allemands,menés en campagne et incinérés. Je ne peu vous dire ici toutes mes pensées, toutes mes angoisses. J'ai entrepris alors une lutte d'adresse et de mensonges qui a duré prés de deux heures. La chance m'a favorisé car ce lieutenant allemand était un frontalier, voisin de Belfort où j'habitais avant la guerre. Connaissant bien le régiment 188e d'artillerie où mon mari était capitaine.

Donc, après avoir étendu la conversation, mêlée de revendication concernant nos fusillés, cet officier a été trouvé le commandant, a discuté avec lui, puis m'a dit en souriant « Vous êtes têtue, mais aussi vous êtes brave et nous vous laissons les corps dont vous serez responsable ». J'ai accepté avec joie. Ils sont partis, vous connaissez le reste.

Un témoin a assisté de loin à ce que je vous raconte, c'est un pompier, habitant là, dont je ne connais pas le nom, mais que vous reconnaîtrez peut-être car il a eu une main coupée par une machine à scier le bois.

Je tenais à vous dire cette petite phrase de mon intervention du 12 juin 1944, car à mon avis c'était la plus importante. Je ne l'ai jamais beaucoup racontée car à Valréas, je sais qu'étant étrangère au pays on ne m'a jamais compté au nombre des personnes dignes d'une reconnaissance...

Je vais vous éclairer en vous contant ceci , vous serez trouver les noms. En Autriche avec mon mari en 1946, nous avions parmi nous à l’État Major d'Innsbrück un Commandant chargé de la recherche des criminels de guerre – rescapé de Dachau et de Buchenwald. Le Commandant voulait absolument me faire obtenir la Croix de guerre (car je n'ai jamais sollicité aucune récompense et me demandait pour cela quelques renseignements officiels, c'est à dire consacrés par la Croix Rouge et les notabilités de Valréas. J'ai alors écrie à Madame la Présidente de la Croix Rouge de Valréas... je n'ai jamais eu de réponse.Découragée, je n'ai plus rien tenté et j'étais décidé à continuer, si des événements nouveaux ne me contraignaient à chercher une situation afin de pouvoir permetre à mon fils de terminer ses études.

Je tiens donc à vous remercier à nouveau de ce que vous pourrez faire pour moi.... Je puis pourtant vous dire tout de suite que celle qui doit en premier être citée et récompensée, hélas à titre posthume est la dévouée et courageuse Mireille Montabaranom (je ne connais pas son nom de dame). …

Je vous prie de croire....

 

Signé Jeannine TALMON

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Chronique de l'épuration à Valréas, pour le massacre du 12 juin 1944

28 Juin 2020, 10:36am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Chronique de l'épuration à Valréas, pour le massacre du 12 juin 1944

C'est par ces lectures diverses de documents, que l'on peut comprendre au mieux les condamnations légères ou l'amnistie des tortionnaires du 12 juin 1944 à Valréas. Dont celle de Demetrio Helmut, lieutenant de la 8ème Compagnie Brandebourg – C'est par ces lectures que bien des témoins de la partie civile n'ont pu être entendu et par leur témoignage apporter des preuves accablantes sur cette journée, entre autre Jeannine Talmon, infirmière de la Croix-Rouge présente devant le mur lors de la fusillade.

 

Amnistie – Immunité, deux mots qui ont un sens pour les coupables et qui de nos jours se répètent !

 

Chronique de l'épuration – 15 avril 1946

 

Les Cours de Justice

 

Les Cours de Justice ont vécu.

 

Seule, la Cour de Justice de Paris, dont les pouvoirs ont été protégés, ne fermera ses portes que dans deux mois.

Leur naissance avait fait naître de grands espoirs. Longtemps encore sans doute, on discutera de leur utilité, de leurs travaux et de la qualité de leurs arrêts.

Tentons d'établir en toute impartialité le bilan de ce qu'il est possible d'inscrire à l'actif et au passif de ces juridictions, nées de la libération.

Comme toute chose qui n'a pas subi l'épreuve du temps et de l'expérience, les cours de Justice, pendant leur courte existence n'ont pas été à l'abri de tout reproche et de toute critique.

Créées par l'ordonnance du 26 juin 1944, elle-même modifiée par plusieurs textes de loi, les cours de Justice avaient pour mission de réprimer : « tous les faits de nature à favoriser les entreprises de l'ennemi », leur champ d'application était immense.

Composés d'hommes ayant fait leurs preuves dans la résistance, et qui ne devaient compte de leur verdicts qu'à leur conscience, elles semblaient devoir donner satisfaction même aux rigoristes les plus exigeants.

Il est incontestable, qu'au début, de sévères et justes sanctions ont été infligées aux serviteurs de l'ennemi. Le nombre de condamnation à mort en est la preuve.

Malheureusement, l'intransigeante de ceux qui étaient chargés de la répression s'est affaiblie et leur fermeté à progressivement diminué. Est-ce la lassitude, est-ce le trop grand nombre de coupables, est-ce la fastidieuse répétition journalière de ces mêmes faits répréhensibles, petit à petit les sanctions sont venues moins sévères et tel accusé qui en 1944 aurait certainement été condamné à vingt ans de travaux forcés, ne se voyait infliger fin 1945 que deux ou trois années de prison.

On peut relever dans l'organisation et le fonctionnement des cours de Justice, au moins trois lacunes importantes.

La première est la non admission de la partie lésée à l'instruction et à l'audience.

Devant tous les tribunaux répressifs cependant, l'intervention de la partie civile est un droit.

Admis au débats, ceux qui ont été victimes des agissements criminels des collaborateurs, auraient pu par 'intermédiaire d'une voie autorisée, faire connaître aux jurés, leurs souffrances, réfuter par avance les inexactitudes de l'accusé dans la présentation de sa défense, et dans tous les cas obtenir immédiatement la légitime réparation de leur préjudice.

On sait que pour obtenir cette réparation, ils doivent s'adresser aux tribunaux civils, et, avancer des sommes souvent importantes pendant que les condamnés ont de leur côté eu toute facilité pour mettre à l'abri leurs biens.

La seconde est la défense faites aux membres des cours de Justice d'accorder le bénéfice du sursis.

Cette interdiction qui avait pour but de renforcer la sévérité a eu pour résultat d'entraîner de nombreux acquittements, quand il y avait un doute sur la culpabilité ou que la peine était disproportionnée à la faute.

En fin par un singulier renversement des rôles, devant la Cour de Justice, le juge d'instruction était dépouillé de sa prérogative essentielle qui est celle de juger.

Ce n'était pas à lui qui appartenait, bien qu'il ait instruit l'affaire de décider si un prévenu devait être déféré ou non à la Cour. C'est un magistrat du Parquet, que sa qualité d'accusateur privait de la sérénité désirable, qui décidait.

Cet exposé ne concerne que les chambres criminelles des cours de justice. Les chambres civiques et leurs attributions devront faire l'objet d'une étude spéciale.

Il est incontestable que trop de coupables sont passés entre les mailles des filets tendus par une juridiction forcément imparfaite parce qu'exceptionnelle.

Et nous ne parlons pas de tous ceux qui jouissent actuellement de l'impunité la plus complète, en raison de l'inertie et parfois de la complaisance des services de police.

En résumé, les cours de justice n'ont pas satisfait la soif de la justice qui était celle de tous les Français.

Il n'est pas matériellement possible de réviser toutes les décisions rendues, ce serait d'ailleurs injuste.

Nous nous permettons cependant à ce sujet de suggérer ce qui suit.

Ne serait-il pas souhaitable qu'un texte de loi intervienne pour créer une juridiction supérieure qui aurait pour mission de réexaminer et juger à nouveau :

 

1/ Tous les faits justiciables des cours de Justice, quand lesdits faits ont été soumis aux juridictions ordinaires (tribunaux civils ou militaires) avant la création des cours de Justice.

2/ Tous les faits de collaboration qui ont été reconnus établis par les cours de Justice, mais dont les auteurs ont été acquittés ou relevés de l'indignité nationale, sous prétexte de services rendus à la résistance.

3/ Tous les faits de nature à favoriser les entreprises de l'ennemi qu'il y ait eu condamnation ou acquittement, s'il y a eu une partie lésée, et si cette partie, n'a pas été appelée, soit parce qu'elle était retenue en Allemagne, étant entendu que ladite partie lésée le demandera et se constituera partie-civile.

 

René VAUTHIER

Avocat

 

Source : Bulletin de la Résistance numéro 7 – Deuxième année – 15 avril 1946

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Liste des résistants inscrits au Service Historique des Armées

27 Juin 2020, 16:03pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Dossiers individuels qui composent le fonds , concernant des personnes dont les services de résistance ont été homologués ou non au titre des F.F.L. (Force Française Libre), des F.F.I. (Force Française de l'Intérieur), des D.I.R. (Déporté Interné Résistant), ou de la R.I.F. (Résistance Intérieure Française). Ils sont constitués des pièces fournies par les demandeurs et les documents issus du travail administratif.

Liste ci-dessous, sous réserve d'omission dans les recherches actuelles.

 

Liste des résistants inscrits au Service Historique des Armées

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