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12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

Sanglante randonnée

4 Juin 2014, 10:10am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

 

Extrait du livre « Sanglante randonnée » de Olivier Pigoreau)

 

Des voyous, des bourgeois, des prolos, des étrangers

 

La 8ème compagnie de la Division Brandebourg s'est rendue coupable, en 1943 et en 1944 dans tout le Sud-Est de la France, et plus particulièrement dans les départements du Gard, du Vaucluse, de la Drôme, des Basses-Alpes et des Bouches du Rhône, d'un très grand nombre de crimes de guerre .

La division allemande « Brandebourg » était une unité autonome, qui opérait sous le contrôle direct de la branche « Sabotage » du haut commandement des forces armées allemandes (Oberkommando des Wehrmarcht, Abwehr II)

 

Le personnel de la Division Brandebourg était composé d' Allemands, ayant vécu à l'étranger et parlant couramment plusieurs langues étrangères ainsi que des étrangers de diverses nationalités. La plupart de ces éléments étaient depuis de longues dates agents de la S.R. Allemand.

La 8ème Compagnie comprenait également un certain nombre de volontaires français.

Cette unité dites antiterroriste, a exercé son activité dans le Sud-Est de la France, pendant 9 mois, de décembre 1943 à août 1944. Les enquêtes établis à la libération ont permis d'établir que, pendant ce très court laps de temps, cette unité a pris l'initiative d'un très grand nombre d'opérations qui ont provoqué le décès de plusieurs centaines de personnes : le bilan des destructions et dévastations n'a pu être établi avec exactitude.

 

Novembre 1943 – 10 janvier 1944

 

  • Le poste de commandement de la compagnie , capitaine TRAEGER est établi à Villeneuve les Avignon (Gard)

  • le dépôt de l'unité s'est installé à la Citadelle de Pont-St-Esprit (Gard) sous la direction du Lieutenant DEMETRIO

  • A Toulon Un groupe commandé par l'aspirant SCHWINN et en son absence par le sergent SOHN.

  • A BANDOL. Un second groupe, aux ordres du lieutenant STRIFFLER, de l'adjudant FELDMANN dit capitaine de VALERA, et de l'adjudant RICHTER.

  • En fin décembre 1943, les deux équipes ci-dessus, de BANDOL et de TOULON, fusionnèrent ensemble et établirent le siège de leurs opérations à BANDOL.

 

10 Janvier 1944 – fin Mai 1944

 

Les postes de VILLENEUVE-LES-AVIGNON et PONT-SAINT-ESPRIT restent en place sans modification, mais le poste de BANDOL est divisé de la façon suivante :

Helmutt Demetrio , leutenant (lieutenant) de la 8e compagnie Brandebourg.(1)

 

En Ardèche, dans la Drôme et le Gard, la 8e compagnie poursuit ses opérations depuis Pont-St- Esprit et Vivier où la 1re section venue de Gironde, s'installe début mars 1944.

Les « Brandebourgeois » s'installent à l'hôtel Pottier, situé à la sortie de la ville Comme tous ceux fréquentés par les hommes de la 8e compagnie, l'établissement ne tarde d'acquérir une sinistre réputation.

A Pont-St-Esprit, le 6 mars, les hommes de Träger réalisent un coup de filet dans les milieux résistants.(...) Les » Brandebourgeois » n'agissent pas au hasard. Ils se fondent sur une liste de suspects qu'un milicien avait adressée avant de tomber sous les balles des FTP (…)

Dés le 14 mai, les hommes de Schwinn repartent en chasse. Un habitant de Visan (Vaucluse) est arrêté à son domicile puis conduit à la citadelle de Pont-Saint-Esprit ainsi que cinq jeunes gens soupçonnés d'être des réfractaires STO. Tous sont libérés après avoir été dépouillés de leurs biens, menacés de mort et, pour l'un d'eux au moins, torturé. (…)

Étrangement, le Leutnant Demetrio n'aura pas à répondre devant la justice française des assassinats commis à pont-Saint-Esprit. (Les archives de la justice militaire ne comportent aucun dossier relatif à ce volet-là de l'action de la Brandebourg)

 

 

Sanglante randonnée

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René GRIMAUD F.T.P.F. ... Tué à 20 ans !

1 Juin 2014, 09:45am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

René GRIMAUD    F.T.P.F. ... Tué à 20 ans !
René GRIMAUD    F.T.P.F. ... Tué à 20 ans !

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Les oubliés de l'histoire

28 Mai 2014, 19:17pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Les oubliés de l'histoire
De notre histoire à l’Histoire.

Chaque famille, parfois même chacun de ses membres, détient un ou plusieurs « secrets de famille », touchant généralement à un aspect enfoui, ou caché, de son histoire.

Certains de ces secrets disparaissent à tout jamais dans la tombe, d’autres sont révélés avant et viennent, dès lors, bousculer des vérités (ou des mensonges) établies - pour le meilleur ou pour le pire...

N’en va-t-il pas de même pour ce qui a trait à notre société ? Nous qui œuvrons depuis plus de soixante années pour la mémoire et pour le souvenir - de par la nature même de notre Association -avons comme souci, comme obsession peut-être, que l’histoire de nos parents Résistants morts de leur engagement ne soit entachée ni d’oubli ni de déformations ou d’exploitations abusives. Ce légitime scrupule doit être aussi celui des historiens de tous âges, de tous pays, de toutes périodes.

Pour la deuxième guerre mondiale, que les historiens d’aujourd’hui risquent de moins en moins d’avoir eux-mêmes vécue, le problème des sources et de leur traitement est capital : documents divers, archives et, pour encore un temps, témoignages directs (mais à soixante ans d’écart) d’acteurs ou de victimes ; à défaut de direct, témoignages enregistré ou filmés ou filmés à des moments très divers, moments non séparables des conditions de l’époque de leur recueil...

A la lumière des archives qui s’ouvrent - et malgré celles qui demeurent encore inexplicablement fermées (en particulier les archives judiciaires) - d’anciennes « certitudes » évoluent, des estimations se précisent, s’affinent et le travail des chercheur s’en trouve amélioré, même si, à leur tour, leurs conclusions n’ont, elles aussi, qu’une valeur provisoire, approchée. La durée de vie d’une vérité historique n’est jamais éternelle...Les documents d’archives eux-mêmes, pour inédits ou ignorés qu’ils aient été, n’échappent pas, à leur tour aussi, à la nécessité d’un examen critique et de leur contextualisation si l’on veut comprendre dans quelles conditions ils sont apparus.

Le négationnisme ne recule pas devant l’usage de faux mais profite plus encore des silences ou des approximations volontaires. Des chiffres mal établis parfois faute de documentation fiable, par exemple concernant les fusillés ou les massacrés, viennent nourrir de nos jours mensonges et calomnies.

Notre propre expérience, touchant en particulier ( mais pas seulement) au nombre et aux noms des fusillés ( du Mont-Valérien, de Souge, de Balard, de Belle-Beille...), montre que nos efforts de clarifications, de précisions, d’identifications des victimes se heurtent à de puissantes inerties, comme si la résurgence de la vérité historique et des faits avérés venaient contrarier une véritable entreprise d’amnésie visant à faire oublier la Résistance populaire et ses acteurs.

Un exemple ? Madame F..., 83 ans, qui attend toujours que le nom de son mari soit ajouté sur la cloche du Mont-Valérien. Nous avons signalé cet oubli (et il y en a d’autres) depuis plus d’un an, presque deux... Un autre exemple ? depuis la Libération (il y a quand même 63 ans), six timbres ont été émis (à juste titre) en hommage au Maréchal Leclerc, mais aucun en celui du Colonel FFI Henri Rol-Tanguy qui, avec lui, reçu en août 1944 la capitulation allemande à Paris. Hasard ? On a honoré à deux reprise (ce qui n’est pas trop, vu son rôle) Jean Moulin- le courageux Préfet, unificateur des Résistances, mais jamais Georges Guingouin (le « Préfet du maquis » dès l’été 1940 en Limousin), jamais non plus Charles Tillon (chef et créateur des FTP et auteur, le 17 juin 1940, d’un appel à résister à l’occupation et à la trahison).

On pourrait, à ce tableau d’absences, ajouter bien d’autres noms d’ »oubliés » : la mémoire officielle est une mémoire à trous, une mémoire sélective, très orientée, très orienteuse...Ce n’est pas une infamie que de constater, dans la France occupée d’après juin 1940, l’absence d’uniformes chez celles et ceux qui disaient « NON »et se battaient ; et de les voir, ces uniformes, réapparaître en public à l’heure de la victoire, quand les combattants survivants étaient priés, eux, de regagner l’ombre...

Pierre Rebière

Président de l’Association des Familles de Fusillés, Massacrés et leurs Amis (Paris)
8/2/2007

 

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Quand le passé nous revient !

27 Mai 2014, 10:49am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Quand le passé nous revient !
Quand le passé nous revient !

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Rétro.... assemblée générale familles de fusillés 2004

27 Mai 2014, 10:25am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

"Le drapeau des Familles de Fusillés pour le 12 juin 2004 se trouvera en tête du cortège". Dix ans déjà et le souvenir reste intact et perdure tout au long des années.

Le Dauphiné Libéré 26 janvier 2004Le Dauphiné Libéré 26 janvier 2004

Le Dauphiné Libéré 26 janvier 2004

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Le chant des Partisans

26 Mai 2014, 19:14pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

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SOUVENONS-NOUS...

26 Mai 2014, 10:01am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Poème lu par Pierre EMMANUEL(*) à Valréas le 17 Septembre 1944 devant le MUR à l'occasion de la journée de la Libération.
"Edité par le Comité Local de Libération"

(*) Réfugié dans la Drôme pendant l'Occupation, il poursuivit ses activités d'enseignant et participa à la Résistance, et écrivit : Jour de Colère, Combats avec tes Défenseurs, La Liberté guide nos pas.

SOUVENONS-NOUS...

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12 JUIN 1944 - 12 JUIN 2014, 70 ans déjà....

21 Mai 2014, 10:48am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

JEUDI 12 JUIN 2014

Commémoration du 70ème anniversaire

de la fusillade des 53 otages, résistants et civils le 12 juin 1944 à Valréas (Vse)

Notre association serait très honorée de votre présence lors de cette commémoration.

Déroulement de la cérémonie

  • 09 heures 00 Messe à la Chapelle des Pénitents Blancs à la mémoire des Fusillés

  • 10 heures 30 Délégation à la Cérémonie de Taulignan - Fusillés du 12 juin 1944.

  • 17 heures 00 Recueillement et dépôt de gerbe à la stèle la Romezière

  • 17 heures 50 dépôt de gerbe plaque Autajon

  • 18 heures 00 Départ du cortège au Portalon (hôpital) vers le Mur des Fusillés

    (Les familles de fusillés , résistants, internés et déportés ainsi que les résistants, internés, déportés et portes drapeaux se placent en début de cortège, derrière le drapeau de notre association et le drapeau de le ville)

12 JUIN 1944 - 12 JUIN 2014, 70 ans déjà....
12 JUIN 1944 - 12 JUIN 2014, 70 ans déjà....

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MESSAGE DES DÉPORTÉS Dimanche 27 avril 2014

14 Avril 2014, 14:59pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Journée nationale du Souvenir de la Déportation

En ce jour de recueillement et de souvenir qui marque le 69e anniversaire de la

libération des camps de concentration et d’extermination, c’est d’abord à celles et

ceux d’entre nous qui ne sont pas rentrés de la terrible épreuve de la déportation que

nous voulons penser. Persécutés, pourchassés, arrêtés ou raflés dont des milliers

d’enfants, tous ont connu les conditions inhumaines des camps, la dégradation de

l’être humain et la mort.

Si l’année 1944 fut en France, celle de la libération du territoire, elle fut aussi celle

d’un renforcement et d’une aggravation de la répression et de la déportation marquée

par la poursuite des activités meurtrières dans les camps.

L’espoir suscité par le Débarquement de Normandie puis de la Libération de Paris fut

estompé par le durcissement et la radicalisation du régime nazi qui ne renonçait à

aucun de ses objectifs criminels.

La condition de vie des détenus s’aggrava en 1944 et les chances de survie

diminuèrent.

Dans nos sociétés où réapparaissent des actes et propos xénophobes, racistes,

antisémites et discriminatoires , les rescapés des camps de la mort rappellent toute

l’importance des valeurs de solidarité, de fraternité et de tolérance, qu’ ils n’ont eu de

cesse de promouvoir et défendre depuis leur retour.

Il appartient aux générations suivantes de préserver ces valeurs qui sont celles de la

République.

Ce Message a été rédigé conjointement par :

La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (F.M.D.)

La Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (F.N.D.I.R.)

La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (F.N.D.I. R.

P.)

L’Union Nationale des Associations des Déportés, Internés et Familles de disparus

(U.N.A.D.I.F.)

MESSAGE DES DÉPORTÉS Dimanche 27 avril 2014

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