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12 JUIN 1944 - 53 Fusillés à VALREAS

Chapelle des Pénitents Blancs Valréas (Vaucluse)

25 Juin 2014, 19:53pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Chapelle des Pénitents Blancs Valréas (Vaucluse)
Chapelle des Pénitents Blancs Valréas (Vaucluse)

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5 ans déjà....

24 Juin 2014, 10:48am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

5 ans déjà que ce blog vous apporte des témoignages, des récits ainsi que la vie de son association, sur la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas où 53 personnes,  résistants et otages ont donné leur vie, pour que nous puissions vivre en paix.

Nous atteignons les 5000 visiteurs et nous vous remercions d'en être les lecteurs , de cette histoire qui appartient à tous. Faites en sorte de la transmettre à travers votre famille, vos amis.

Ne jamais oublier ! 

5 ans déjà....

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La ville a commémoré ses 53 martyrs

21 Juin 2014, 09:50am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Article La Tribune du jeudi 19 juin 2014
Article La Tribune du jeudi 19 juin 2014

Article La Tribune du jeudi 19 juin 2014

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Fernand et François DEVES fusillés le 12 juin 1944 à VALREAS

20 Juin 2014, 19:49pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Fernand et François DEVES fusillés le 12 juin 1944 à VALREAS

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CONSTANT Edouard Roger, fusillé le 12 juin 1944 à Valréas

19 Juin 2014, 20:34pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Le Dauphiné du 9 juin 2004
Le Dauphiné du 9 juin 2004

Le Dauphiné du 9 juin 2004

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Raymonde d'Isernia, rescapée du 12 juin 1944

13 Juin 2014, 21:18pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Raymonde, rescapée du massacre

 

Âgée de 81 ans, Raymonde d'Isernia était à Valréas le 12 juin 1944, quand les Allemands ont fusillé 53 personnes, dont son père. Inlassablement, elle témoigne d'un drame que la commune de l'Enclave commémore aujourd'hui

L'émotion à fleur de peau, assise à la Maison du combattant, à Avignon, Raymonde d'Isernia raconte la terrible histoire des fusillés de Valréas. Une histoire qui touche à l'intime, car elle a perdu son père, Louis d'Isernia, lors de cette journée du 12 juin 1944. Traumatisée à vie, Raymonde se replonge dans ce pan de sa vie avec la même intensité qu'il y a 70 ans. La voix chevrotante et les yeux humides, elle narre avec force les quelques jours qui ont changé à jamais sa famille et sa vie. "Mon père a mal vécu la capitulation et l'occupation française, il a alors décidé, dès 1942, de faire partie de la Résistance, explique la présidente départementale de l'Association des déportés, internés, résistants et patriotes (ADIRP). Il a utilisé l'imprimerie familiale pour réaliser nuitamment des tracts et des faux papiers pour les juifs et les résistants."

Le frère de Raymonde d'Isernia prend le maquis lorsqu'il est appelé pour le STO (service du travail obligatoire) et revient de temps en temps à la maison en compagnie d'autres maquisards. La situation dangereuse dont tout le monde a conscience, même la petite Raymonde alors âgée de 11 ans, perdure ainsi quelques mois, jusqu'à celui, terrible, de juin 1944. "Après le Débarquement en Normandie, je croyais que la guerre était finie, se remémore Raymonde d'Isernia. J'étais très contente mais j'ai vu en regardant mon père que cela n'était pas aussi simple."

Le 8 juin, Valréas passe sous la coupe des résistants, jeunes et inexpérimentés pour la plupart. Son père s'occupe de l'intendance et, face au sentiment d'inquiétude qui grandit, il demande à sa femme et à sa fille d'aller se réfugier à Grillon.

"On y est allé mais nous sommes revenues dès le lendemain, ce fameux 12 juin, car ma mère ne pouvait rester loin de mon père, confie la greffière retraitée. On l'a retrouvé à la cantine de la ville alors que la sirène annonçait l'arrivée de l'armée allemande. Après avoir reçu l'ordre de repli, on a tous pris la route avant d'être encerclé par les Allemands."

Malgré une tentative de fuite, les résistants, Raymonde et ses parents sont capturés et ramenés vers Valréas : "On s'avançait vers notre mort, mon père le sentait et, à un moment donné, il a fait un geste à ma mère pour qu'elle nous mette à l'abrielle et moiElle a alors demandé à un officier allemand de s'arrêter pour que je me repose, ce qu'il nous a accordé, en répondant en français." Puis des coups de feu ont déchiré le silence. Sporadiques. Avant une rafale interminable. À côté du monument aux Morts, 27 résistants et 26 civils ont été fusillés devant un mur. Parmi eux, quelques survivants blessés, aidés dans la nuit par la Croix-Rouge. Les tués seront enterrés trois jours plus tard.

Depuis, Raymonde d'Isernia, qui assistera aujourd'hui à la commémoration des 70 ans de ce tragique épisode (lire le programme en encadré), trouve le courage de raconter son récit, non parce qu'elle en a un besoin cathartique, mais plus par nécessité du devoir de mémoire : "Le plus important pour moi désormais est de continuer à transmettre cette histoire pour éviter qu'elle ne se reproduise."

Source : La Provence du jeudi 12 juin 2014

Raymonde d'Isernia  devant la sculpture du rond Point du 12 juin 1944

Raymonde d'Isernia devant la sculpture du rond Point du 12 juin 1944

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12 JUIN1944, 70 ans après

13 Juin 2014, 15:33pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

Allocution du Président des familles de fusillés le 12 juin 2014

 

Monsieur le Directeur de l'Office National des Anciens Combattants, représentant le Préfet

Monsieur le Maire de Valréas

Mesdames et Messieurs , chers enfants

 

70 ans se sont écoulés depuis cette horrible journée. 70 ans déjà... 70 ans pas plus...

70 ans sont passés depuis cet ultime sacrifice . On pleurait le 12 juin 1944, avec la fierté dans l'âme, car on espérait que le don de leur vie rendrait la nôtre plus belle et plus heureuse.

 

Début 1943 , Valréas accueillait de nombreuses familles Juives entre autre La famille Kaminker , la mère et ses trois enfants dont la fille sous le nom bien connu par la suite Simone Signoret. Le Vaucluse a été un des départements à recevoir un nombre important de Juifs. Dans son livre « la persécution contrariée » Jean-Pierre Kaminker , cite cette phrase :

« J'entends aussi rendre un hommage à la bienveillance , avec laquelle furent accueillies et abrités à Valréas certaines personnes, pour qui les circonstances rendaient cette bienveillance indispensable.....aucune hostilité »

A Valréas et dans sa région, l'activité résistante se développe à partir de 1943.

Une cinquantaine de réfractaire du STO (service du travail Obligatoire ), trouve refuge à la ferme Juliens où se créé le maquis de la Lance

6 juin 1944 date du débarquement alliés sur les plages de Normandie, tous les réseaux de la Résistance Française reçoivent l'ordre émanant de Londres, de sortir de la clandestinité, et d' harceler les troupes allemandes de toutes les façons, afin de retarder au maximum leur remontée vers la Normandie, ce qui va provoquer une terrible répression.

Le 8 juin 1944, ordre est donné d'occuper Valréas

 

12 juin 1944 , dans la marche d’approche vers Valréas, à Taulignan eurent lieu les premiers incidents avec comme conséquence, 13 tués parmi les résistants et les civils et 5 prisonniers fusillés ultérieurement.

Un bruit assourdissant fige Valréas, la sirène retentit, c’est l’étonnement avant la peur. Deux jours après le massacre du village d’Oradour/Glane, Valréas risque les mêmes représailles. Par la suite on frémit à ce qu'aurait pu se passer, si un seul soldat allemand avait été tué au cours de l'opération.

Depuis la fusillade des trois maquisards le 29 janvier 1944, rue Pasteur, il n'y a plus de soldats allemands à Valréas et on se demande 70 ans plus tard comment les troupes stationnés à Pont St Esprit et à Cavaillon dont la 8ème Compagnie Brandebourg ont été prévenues que la résistance était en ville .Une infiltration probable d'un élément ennemi parmi les résistants.

Dans la campagne des familles, hommes, femmes, enfants, vieillards, sont rassemblées face à un mur et mises en joue puis conduites de force vers la ville.

Le Maire Jules NIEL, destitué mais ceint de son écharpe s’interpose devant l’Officier allemand qui l’informe que la ville va être détruite.

Rassemblée sur la place de la Mairie la population est transite de peur, les enfants sont aussi présents et ici 70 ans après, parmi nous, ils en sont les ultimes témoins. Encerclée par des auto-mitrailleuses et chars braqués sur la foule, du haut du kiosque, un officier allemand harangue la foule, phrases traduites en bon français par un soldat portant l’uniforme allemand. Pendant ce temps là, la horde sanguinaire, poursuit son horrible mission d’abattre sans sommation tout ce qui bouge, dans la campagne, dans la ville.

 

Encerclée par des soldats de la Wermacht. Seul contre une armée aguerrie un groupe de résistants composé de Francs Tireurs Partisans et de l'Armée Secrète est encore présent sur la route de Baume, les ordres d’un repli ne lui parvenant pas, un résistant Raymond Carrière est touché à mort, un autre , Lucien Genot est blessé , le groupe est fait prisonnier.

Attachés en cercle , l'un Joseph Coutton étouffant sous le poids du fusil mitrailleur auquel la sangle lui a été passé autour du cou, un autre Emile Bouchet dont ses chaussures lui ont été enlevés , rejoignent sous des souffrances qui leurs sont infligées, le quartier le Portalon .

D'autres personnes se trouvant également dans ce lieu ont été arrêtées au hasard des fouilles dans la ville et la campagne.

A ce moment, il est 18 heures, il fait très chaud, comme aujourd'hui, alors commence à nouveau la longue marche funeste vers le lieu de leur supplice, emplacement choisi avec préméditation, puisqu'il se trouve bien en vue du monument aux Morts de la Guerre de 14/18 et à proximité du Quartier général des troupes allemandes l'Hôtel Tomassin.

Alignés face contre le Mur, ne pouvant fixer leurs bourreaux dans les yeux loin d'être un peloton d'exécution qui s'installe derrières les condamnés, mais des exécuteurs qui prennent le temps.

Alors on entend des détonations et l'ont voit tomber quatre corps, entre temps, les bourreaux vont se désaltérer et se laver les mains, comme pour faire durer le supplice, quelques uns rient cyniquement, décrit Edmond LAMY dans le premier fascicule de cette fusillade édité en 1946.

Prenant leur temps ces soldats d'une armée régulière, celle qui a semé tant de massacre dans le Sud-Est de la France, n'auront aucune pitié et qui sait par la suite aucun remords !

Gisant au sol, les victimes , dont leur sang ne fait qu'un.

François avait 18 ans, Fernand 21 ans, le 12 juin 1944 . Cette lettre postée le jour même par les frères DEVES à La Baume de Transit (Drôme), à un ami, Maire de They sur Vaudémont, Meurthe et Moselle, avait  dans son contenu une prémonition des actes qui allaient s’avérer fatals .

« Aujourd'hui et pour la première fois et pour des raisons, c'est pour mon frère et moi le grand jour. Tout à l'heure nous serons casés (…) à bientôt de vous voir si encore en vie . En cas de décès vous serez avisés. ».

L'autorité allemande donne l'ordre formel de ne pas les toucher. Ils sont là exposés comme une nature funeste d'une idéologie haineuse.

Avec l'aide de la Croix rouge ; des pompiers et volontaires défiant les ordres, avec un courage magnifique porteront secours aux cinq rescapés, dont l'un d'eux ne survivra pas à ses blessures. Remplacés de nuit par des morts de la campagne. Détachés, attachés, maculés de sang pour les rendre semblables aux autres, c’est une horrible scène, une vision d’enfer, que ces sauveteurs ont le courage d’accomplir. Ils veilleront jusqu’au matin devant ce mur.

Le lendemain 53 corps, 27 résistants et 26 otages civils , furent transportés à la Chapelle des Pénitents Blancs , transformée en chapelle ardente, les familles vinrent reconnaître les leurs.

Voilà l'horrible journée de ce 12 juin 1944, où nombre de familles de fusillés ici parmi nous ainsi que des Valréassiens présents ce jour tragique ne peuvent oublier .

 

Ne faisons pas de ce 12 juin 1944 le notre , mais celui de toutes les familles de fusillés, résistants et civils , et nous générations d'après faisons en sorte de ne pas oublier et de nous interposer aux mensonges grandissant , et aux propos xénophobes, homophobes d'une certaine voix cynique.

Plus le mensonge est  gros, plus  le peuple le croira », affirmait Hitler. Il ne faisait qu’amplifier ce que Voltaire disait : « Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose »

 Alors si on laisse dire, on laissera faire !

 

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Le chant des partisans

11 Juin 2014, 10:34am

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

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Résumé de la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas

5 Juin 2014, 16:26pm

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS

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