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L'association créée le 20 novembre 1971 sous la présidence d'Henri Guillard, pour donner suite à la dissolution du Comité du Monument aux Morts créé le 19 décembre 1946, présidée par le docteur Émile Quet, n'a pas failli pendant des années à son engagement à s'interposer, à proposer et à s'indigner s'il le fallait pour défendre les valeurs de ce Mur où 53 personnes ont trouvé affreusement la mort. Ce blog a pour objet de perdurer les événements de la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas Vaucluse, où 53 personnes dont 27 résistants et 26 otages ont été fusillés. Mis en ligne par l'association cantonale des familles de fusillés, déportés, internés, résistants, patriotes et amis (AFFDIRPA) affiliée à l'association nationale des familles de fusillés (ANFFMRFA) - Tous les articles peuvent être "copié/collé", sans oublier de mettre la source. Merci

10 Feb

Médaille de la Résistance - 79ème anniversaire

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS  - Catégories :  #Distinction honorifique

Médaille de la Résistance - 79ème anniversaire

9 février 1943-9 février 2022. Nous célébrons aujourd'hui le 79ème anniversaire de la création de la médaille de la Résistance française par le général de Gaulle.

Début 1943, de nombreux Français étaient entrés dans la lutte contre l’occupant, que ce soit sous l’égide de la France libre ou dans la Résistance intérieure. C’est à ce moment que le général de Gaulle estima devoir en récompenser certains de leur engagement dans ce combat libérateur.

Le 9 février 1943, à Londres, il créait ainsi la médaille de la Résistance française afin de « reconnaître les actes remarquables de foi et de courage qui, en France, dans l'Empire et à l'étranger, auront contribué à la Résistance du peuple français contre l'ennemi et contre ses complices depuis le 18 juin 1940 ». C'est la seconde et seule autre décoration créée, après l'ordre de la Libération, pendant la Seconde Guerre mondiale, par le général de Gaulle.

Il s’agissait aussi de disposer d’un instrument pour renforcer sa légitimité comme chef de toute la Résistance alors que celle-ci était mise à mal à la fois par les conséquences du débarquement en Afrique du Nord (les Alliés, notamment Roosevelt, lui préfèrent le général Giraud) et la contestation qui se développait à son égard chez certains chefs de mouvements en métropole (Henri Frenay notamment) qui lui reprochaient de vouloir « confisquer » la Résistance.

Les titulaires, de la médaille de la Résistance sont demeurés en nombre limité, Au total, 65 068 personnes en ont été décorées, dont 4 555 personnes avec rosette (grade supérieur) et 25 655 à titre posthume.

La médaille de la résistance a été attribuée à titre individuel à des membres de la Résistance intérieure, mouvements, groupes francs, réseaux et maquis ainsi qu’à des membres de la France libre. Elle a également récompensé des unités militaires qui se sont distinguées au sein des troupes françaises libres et ont combattu en Afrique ou au Moyen Orient.

Quelques unités de l’armée métropolitaine ont également reçu cette récompense pour avoir mené des actions clandestines ou participé aux combats de la libération contre les Allemands.

La brigade de gendarmerie de la Chapelle-en-Vercors (Drôme) l’a également reçue.

Parce que la Seconde Guerre mondiale a été une guerre totale, impliquant au plus haut point les populations civiles, des communes ont pu être particulièrement impactées par le conflit, que ce soit à cause des opérations militaires ou des représailles menées par l’occupant. La médaille de la Résistance a ainsi été décernée à 17 communes qui avaient pu marquer leur soutien à l’égard de la Résistance, au risque de représailles et de sacrifices souvent importants. Le Territoire de Nouvelle-Calédonie a également reçu cette distinction pour son ralliement à la France libre en 1940.

Enfin, cette distinction a également été attribuée à des collectivités civiles. Ce sont toutes les formes de résistance qui ont ainsi été distinguées : propagande et presse clandestine, protection apportée aux Juifs, aux prisonniers évadés et aux aviateurs abattus, récupération de parachutages, sabotages, combat dans les maquis, soins et hébergement clandestins aux blessés, mais aussi soutien apporté à la France libre à travers le monde et aide aux Alliés. L’attribution de la médaille de la Résistance à ces collectivités a eu également pour objet de distinguer différents ensembles de la population : les jeunes, les cheminots, les fonctionnaires des PTT, les membres de la presse clandestine, les policiers et pompiers, les membres des professions de santé et ceux des communautés religieuses.

Comme pour la Croix de la Libération, la maquette de la Médaille de la Résistance a été réalisée par le lieutenant Mella, des Forces françaises libres, dessinateur et décorateur de profession, avant d'être soumise à l'approbation du général de Gaulle.

Le décret du 9 février 1943 prévoit la forme de la médaille. L'insigne est en bronze, d'un module de 37 millimètres. Il porte à l'avers un bouclier frappé de la croix de Lorraine avec, en arc de cercle en bas, la date XVIII VI MCMXL, et au revers, une banderole en trois parties portant l'inscription "Patria non immemor" ("La Patrie n'oublie pas").

Les couleurs rouge et noir du ruban symbolisent le deuil et le sang versé pour la Libération du pays.

La réalisation des premiers exemplaires fut assurée par la maison londonienne J.R Gaunt and Son.

Une ordonnance du 2 novembre 1945 institua un grade supérieur - avec rosette - pour les résistants particulièrement méritants. La rosette, de couleur rouge et noire, est apposée sur le ruban.

(Extraits de l'exposition sur la médaille de la Résistance française réalisée par notre association et la Fondation de la Résistance).

Musée de la résistance en ligne (museedelaresistanceenligne.org)

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