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Ce blog a pour objet de perdurer les événements de la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas Vaucluse, où 53 personnes dont 27 résistants et 26 otages ont été fusillés. Mis en ligne par l'association cantonale des familles de fusillés, déportés, internés, résistants, patriotes et amis (AFFDIRPA) affiliée à l'association nationale des familles de fusillés (ANFFMRFA) - Tous les articles peuvent être "copié/collé", sans oublier de mettre la source. Merci

05 Feb

L'Ordre de repli et ses conséquences ce 12 juin 1944 à Valréas

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS  - Catégories :  #Livres

Projet de couverture

Projet de couverture

Toujours en cours de recherches et en  attente de documents.

 

 

Ces trente années à m'investir dans l'association des familles de fusillés, ne pouvaient me laisser indifférent des événements de cette tragique journée du 12 juin 1944. À l'écoute des survivants, mais aussi bien des personnes ayant vécu ce drame, familles de fusillés (filles et fils), des résistants et déportés, mais également des Valréassiens présents. Loin d'avoir vécu ce drame, je me suis investi pour essayer de comprendre par la lecture des livres publiés par l'association des familles de fusillés, mais aussi par d'autres lectures sur cette période. Des recherches sur certains personnages, m'ont apporté d'autres regards, d'autres témoignages, d'autres connaissances, pour les uns, leurs actes ignobles, pour les autres leurs actes de bravoure.

Dans ce livre, qui n'est que le reflet de recherches et de témoignages du passé et d'un complément de recherches actualisées, je voulais qu'il soit inscrit dans l'histoire de Valréas, afin qu'il puisse être à la connaissance de toutes les générations à venir. On ne peut oublier, on ne peut effacer.

Aurions-nous pu éviter le massacre de Valréas, 53 fusillés, résistants et otages ?

Telle est cette question que nous pouvons nous poser plus de 75 ans après le drame.

Des familles bien divisées, perdant un être cher, mais réunies dans le malheur, se posant bien des questions sur cette tragédie de résistance qui par les moyens mis en place n'aurait dû se poursuivre, sachant qu'ils mettaient en danger la population.

Il fallait bien résister contre l'oppresseur, le soulèvement d'une poignée d'hommes au départ n'avait que pour but de protéger des personnes persécutées par le régime mis en place par l'occupant et la collaboration d'un pays qui ne voyait en leur chef, le héros de la première guerre mondiale. Cette poignée d'hommes se devait d'aller plus loin et de s'insurger sur le devenir de notre pays compromis par des méthodes inhumaines, comme la déportation. Il fallait réagir au plus vite et aller plus de l'avant en constituant des maquis afin de répondre à la protection des jeunes qui étaient voués au Service du Travail Obligatoire en Allemagne. Les maquis, eurent par la suite une toute autre raison d'être, si ce n'ait de créer des « combattants » volontaires pour faire face à l'envahisseur. Même si bien de ces maquisards étaient loin d'être prêts au combat, ils avaient dans leur cœur, leurs veines le sens de la Patrie et ne pouvaient se déroger au danger qui leur faisait face. Ils n'étaient pas des cent et des milles (au départ), mais ils étaient confiants de leur engagement. Bien d’entre eux laissèrent leur vie dans des conditions abominables, quand d'autres plus en reculs regarder bien loin ce mouvement de résistance. Ils s'afficheront lors de la Libération, presque des « héros », ils oseront témoigner !

Quel camp fallait-il choisir, la combativité ou l'inaction ?

On ne peut changer un caractère, actif ou inactif, il se doit de se prononcer ou pas. Il fallait quand même avoir la niaque, l'esprit de vengeance pour faire face à une armée aguerrie, alors que les alliées n'étaient pas encore sur le sol français. Eux, le pensaient, sans savoir la vérité, à cette époque il n'y avait pas tous les réseaux de communication. Bien souvent on attendait le messager, un ordre, une réunion, sans plus ! Mais ils espéraient voir un jour la Liberté.

Aurions-nous pu éviter ce massacre à Valréas ? C'est ce que nous allons étudier dans ce livre, loin de revisiter cette journée tragique, racontée par les survivants, qu'ils soient rescapés fusillés ou témoins directs de ce drame qui a touché toute une population.

 

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