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Ce blog a pour objet de perdurer les événements de la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas Vaucluse, où 53 personnes dont 27 résistants et 26 otages ont été fusillés. Mis en ligne par l'association cantonale des familles de fusillés, déportés, internés, résistants, patriotes et amis (AFFDIRPA) affiliée à l'association nationale des familles de fusillés (ANFFMRFA) - Tous les articles peuvent être "copié/collé", sans oublier de mettre la source. Merci

19 May

12 juin 1944 à Valréas, l'ordre de repli...

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS  - Catégories :  #Histoire

12 juin 1944 à Valréas, l'ordre de repli...

12 juin 1944 à Valréas

 

L'ordre de repli et ses conséquences

 

La Résistance plus de 75 ans après

Ne soyons pas partisans d'une seule voix sur les événements qui se sont déroulés à Valréas, lors de cette tragique journée du 12 juin 1944.

Faut-il s'initier aux divers témoignages et documents, sans chercher à comprendre encore plus les événements qui se sont déroulés pendant la seconde Guerre mondiale, où la Résistance par ses groupes diversifiés a su montrer son devoir de libérer la France de son occupant ?

À force de lire depuis des années, d'entendre des témoignages de retrouver d'autres documents, et dont des archives inédites s'ouvrent laissant le doute sur certains textes écrits auxquels nous avons la seule connaissance. Par ces lectures, ces recherches approfondies, on est en droit de se poser des questions sur les différents actes mis en avant lors de cette période tragique de la seconde Guerre mondiale et encore plus sur la Résistance en générale.

Chaque lieu où celle-ci a été engagée, on se doit de comprendre les événements qui par la traîtrise, l'infiltration mais aussi par le « combat » entre maquis des diverses obédiences, dont les partis politiques présents et combattants, ont laissé des troubles, des manques, des oublis plus ou moins voulus !

À Valréas, nous avons depuis plus de 75 ans, cette interrogation sur ce repli qui n'aurait pas été transmis à un groupe de résistant le 12 juin 1944. Malgré certaines suspicions sur un Roger Ferrant ou Ferrautin1, infiltré dans le groupe A.S. (Armée Secrète) rien à ce jour établi qu'il en est l'instigateur. On ne peut s'arrêter sur une accusation, sans que celle-ci soit confirmée par d'autres témoignages révélés. Il est vrai qu'à cette époque, le jugement, bien souvent sans tribunal ne peut que laisser un doute sur l'inculpation.

De nos lectures des divers ouvrages sur la Résistance, nous pouvons observer que des témoignages, des écrits sur cette période jusqu'à présent mis en avant, peuvent nous laisser interrogateur !

Guerre et politique subsistent de se placer dans un conteste qui s'avère susciter des ambitions et de ce fait laissent à penser que même en temps de guerre, la politique se veut maître en la matière, apportant par ces diverses unités de résistants une entente plus ou moins comprise, si ce n'est « combative » pour se positionner après guerre.

La liberté à un prix, bien des victimes en ont fait les frais, combattants ou civils, leurs sacrifices est loin d'une union de paix, mais bien le début d'une rivalité politique.Dans le livre du 12 juin 1944 – 53 fusillés à Valréas, nous pouvons relever, qu'un point spécialement débattu et étudié concerne la non exécution d'un ordre de repli, reçu par L'A.S. (Armée Secrète) le 11 juin, par l'intermédiaire de Pierre Raynaud (alias Capitaine « Alain ») qui arrivait du Vercors par Dieulefit. Il concerne d'autre part l'information communiqué par Don José2 au poste de la route de Baume, indiquant qu'un important dispositif allemand se dirigeait vers Valréas ;

 

 

1 La fiche signalétique de R.C. alias Roger FERRANT ou FERRAUTIN, indique qu'il a été incorporé au Streifkorps Südfrankreich/Div. Brandeburg, c'est à dire au corps d'intervention (ou corps de patrouilles selon le traducteur) du Sud de la France, le 25 juin 1944, c'est à dire au moment ou il était infiltré dans la Résistance.

Cela ne veut pas dire, qu'il s'est enrôlé à cette date dans la Brandebourg. Il y était bien entendu, déjà et n'avait pas besoin d'être présent, car le personnel de la 8ème compagnie y a été versé d'emblée.

Ce Streifkorps était en fait une transformation organique pour mieux adapter les moyens à la lutte contre les résistants. Ni plus, ni moins. Dans mon étude, je ne lui apporte qu'une attention relative.

Est décédé en août 1944 à Les Pilles (Drôme)- Jugement du Tribunal Civil de Versailles en date du 12 avril 1957 – Inscrit le 22 mai 1957.

Information transmise à l'association des familles de fusillés le 26 juin 1992 par Pierre Bonvallet

 

 

2Joseph Eugène ALAZARD alias « Don José » - voir Valréas se souvient page 57

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