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Ce blog a pour objet de perdurer les événements de la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas Vaucluse, où 53 personnes dont 27 résistants et 26 otages ont été fusillés. Mis en ligne par l'association cantonale des familles de fusillés, déportés, internés, résistants, patriotes et amis (AFFDIRPA) affiliée à l'association nationale des familles de fusillés (ANFFMRFA) - Tous les articles peuvent être "copié/collé", sans oublier de mettre la source. Merci

29 Jun

Mort pour la France à Valréas !

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS  - Catégories :  #Hommage

Photographie Laurent Frasson

Photographie Laurent Frasson

J'avais fait cette promesse à Joseph Coutton, fusillé-rescapé du 12 juin 1944 que lors de la disparition du dernier rescapé (le plus tard possible), de faire apposer sur le Mur des fusillés la plaque mentionnant les quatre fusillés-rescapés de ce 12 juin : MARY Auguste – SOUREILLAT Gratien – BOUCHET Émile – COUTTON Joseph.

Après sa disparition en 2003, la plaque fut mise.

 

Depuis, à chaque commémoration de cette journée tragique, les noms des 53 fusillés, résistants et otages ainsi que les quatre noms des fusillés-rescapés sont cités la plupart du temps par des enfants des écoles, où à chaque nom l'assistance répond « Mort pour la France ».

 

En ce 75ème anniversaire, j'apprends avec étonnement, qu'il a été reproché lors de cette cérémonie, la citation « Mort pour la France » aux quatre rescapés.

Hors, depuis 2004 où la plaque des rescapés a été mise en place, toutes les municipalités qui se sont suivies et bien évidemment celle en place ont œuvré dans ce sens de ne pas faire de distinction entre fusillés et rescapés. Les familles de fusillés étant favorable .

 

« Ils étaient là, eux, face à ce mur à attendre la mort »

 

Difficile d'imaginer ce qui peut traverser l'esprit d'un condamné à mort, où il ne peut même pas faire face au peloton d'exécution. Il est encore difficile d'imaginer pour ces « survivants », ils étaient cinq au départ, Alfred BUEY, ne survécu à ses blessures, le coup de grâce tirer pour chacun d'eux, les laissant pour mort !

 

« Les morts ne parlent pas »

 

Alors permettez moi de répondre à la personne qui a eu ce courage de s'offusquer d'une telle citation pour des morts qui n'en seraient pas !

Le protocole, la mention « Mort pour la France » non inscrite sur leurs actes de décès peuvent justifier de son intervention.

Ils ne sont pas morts ! Ils ont survécu !

Ils ont survécu de ce charnier rempli de sang et d'horreur ils se sont relevés parmi les Morts, puis par la suite ils se sont à nouveau battus pour que leurs camarades fusillés-morts, ne soient pas oubliés.

Alors, permettez-moi, une fois encore, chère personne qui joue sur les mots, que pour nous familles de fusillés, nos quatre rescapés-fusillés sont bien morts pour la France. Ils ont eu un sursis, qu'ils n'ont pas démérité de leurs engagements, avant, pendant et après leur exécution !

 

Michel Reboul

Président de l'association des Familles de Fusillés et Rescapés

 

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