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Ce blog a pour objet de perdurer les événements de la tragédie du 12 juin 1944 à Valréas Vaucluse, où 53 personnes dont 27 résistants et 26 otages ont été fusillés. Mis en ligne par l'association cantonale des familles de fusillés, déportés, internés, résistants, patriotes et amis (AFFDIRPA) affiliée à l'association nationale des familles de fusillés (ANFFMRFA) - Tous les articles peuvent être "copié/collé", sans oublier de mettre la source. Merci

14 Feb

Opération manquée à la mairie de Valréas le 29 janvier 1944

Publié par 12 JUIN 1944 VALREAS  - Catégories :  #Témoignages

Participants : Péru – Luc – Mick – Marius – Popey – Félix – Waldeck – Williams

3 tués : Luc : Stivalet Maurice

Pérus : Geneves Henri

Mick : Poinas Auguste

2 blessés : Félix : Hospitalisé (rafale de mitraillette Sten)

Waldeck : blessé à la main (1 doigt) – rescapé

1 prisonnier : Marius (le chauffeur)

3 rescapés : Waldeck – Popey – Williams, rejoignent le camp à la Tour de Vesc au dessus de la ferme Allaize le 31 janvier 1944.

Cause de l'échec : un F.T.P. Blesse accidentellement son camarade Félix, voulant transporter celui-ci à l'hôpital, ils tombent sur les Allemands qui les mitraillent.

30 janvier 1944

Dans la nuit, sous la conduite du chef de Camps « Riquet » Rolland Henri, nous retournons à Valréas dans le but de libérer le prisonnier. Résusltat nul, celui-ci étant déjà parti sur Orange ou Avignon.

Participants : « Riquet » - Rolland

« Claude » Chaze

«  Etienne » Jolas

«  Milou »

«  Fredo » Wetter

Véhicule : B 14

Février 1944

Après cet échec, le camp va s'établir à Orcinas. Les Allemands, a Milice aidés par les collaborateurs deviennent méchants et durs. Aussi commence la vie de nomades des montagnards résistants ; les camps changent de secteur le plus souvent qu'ils peuvent.

Février est très dur, 40 coms de neige, le camps est mal placé, dans une cuvette, côté ferme « Barnavon ». Position : Dangereuse.

Nous participons à la réception de parachutages. Le camp se déplace à nouveau, il va s'installer à Cornillon à la bergerie « Chauvin » des cousins à mon épouse.

Mars – Avril 1944

Barnier de Vesc, alias « Guitry », rejoint le camp opérationnel contre un détachement de l'armée de l'Air à Serres (Hautes-Alpes), opération réussie, plusieurs tonnes de vêtements et chaussures sont récupérés, l'ensemble équipe les maquisards en bleu aviation.

Fin avril 1944

Le camp change à nouveau – Celui-ci se fixe aux Pennes, Combe de Léoux, commune d'Arnavon. Chef de camp : Dupré.

Plusieurs opérations contre les miliciens, collaborateurs sont exécutés.

Almbert Buti dit » Popey » est transporté à Die pour être opéré d'une Péritonite. Celui-ci est ensuite évacué de Die, à la Roche Saint Secret, chez la famille Pellegrin Adrien, château au bas de la Lance, jusqu'à sa guérison. Puis deviendra le gendre de ceux qui l'ont aidé et mon beau-frère par la suite.

Mai 1944

1er mai nous mangeons un lièvre pris au collet avec Barnier. Menu : polenta – œufs-lièvre, pas très riche, ni copieux pour 30, mais c'était la joie, et le débarquement approchait.

Plusieurs mutations ont eu lieu. Dupré – Etienne-Williams, nous ont quitté.

Étant commandant de Compagnie, Laffons vient comme chef de camp (matricule 72087), Jean-Pierre est C.M. (matricule 72097), Arthur est C.T. (matricule 72069)

L'ensemble des campas subissent les attaques des forces allemandes, répressions, tortures, déportations se succèdent – Opérations menées sur la nationale 7 et la nationale 94.

Le 31 mai au matin

Le Poste de Commandement du 1er bataillon F.T.P. Est attaqué par les Allemands, celui-ci se situe à Lemps au dessus de Verclause. Le camp est évacué, pas de blessé, pas de victime.

Prévenu dés le matin, par le forgeron de la Motte Chalencon, une attaque surprise (embuscade) est mis sur pieds.

Un groupe formé avec les maquisards dont les noms suivent :

Jean-Pierre C.M. Matricule 72097

Claude 72070

Milou 72133

Raymond 72071

Guitry 72361

Waldimir Duval 72123

Frédo 72068

Charles 72100

Arment : 1 mitrailleuse légère allemande – 3 fusils (1 mousqueton – 2 mauser) – 3 mitraillettes, plus les grenades dont on ne s'est pas servi étant à 200 mètres ou plus.

Véhicule : 1 camion (détruit par un obus anti-chars)

Contact avec l'ennemi :

Départ : 15heures30 – direction Sainte Marie de Rosans

But : arriver avant le convoi allemand en haut du ccol de la Souche (voir route 94 de l'époque)

Après avoir descendu le col des Tourettes entre le village de l'Epine et de Ribeyret, nous tombons sur la N.94. Pas de chance, les Allemands sont eux en haut du col, refont le plein de leurs gazogènes. Nous sautons du camion, regagnons la montagne par un petit ruisseau à sec à cette saison.

En position, les Allemands n'ont rien vu d'anormal. Nous ouvrons alors le feu, c'est l'effet de surprise, les fusils font du beau travail. Milou et Guitry font quelques « cartons ». La mitrailleuse tenue par Jean-Pierre s'enraye ; plus qu'à se replier, notre but n'est pas pleinement acquis, mais l'ennemi n'est plus invulnérable et il en est conscient.

Nous remontons vers Montmorin, bien arrosé par des obus anti-chars qui frisent les crêtes.

Nous rejoignons au court de la nuit e hameau de Chattouse où nous nous reposons jusqu'à l'aube. Le camps des Pennes est réintégré le lendemain an passant par sainte Marie de Rosans et la Motte Chalencon.

2 juin 1944

Merconti et Guitry vont récupérer une bande de mitrailleuse resté sur le camion. Pertes à l'ennemi – certaines dés le début effet de surprise. Chez les FTP – véhicule détruit – aucune perte humaine.

Témoignage : Chaze Pierre -Alias Claude – matricule 72070 – F.T.P.F. - Camp de La Lance – Ex ; CE Camp de La Lance – ex ; C.E. De Cie

Document certifié conforme signé par le Maire de Villeneuve-de-Berg (Ardèche) le 05 janvier 1989 – détenu par l'association des familles de Fusillés – Valréas (Vse)

 

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